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La seule gentillesse, la seule générosité, la popularité seule ne suffisent plus pour fonder l’action politique et son efficacité dans le contexte togolais. Autant, la qualification à la coupe du monde de football d’Afrique du Sud 2010 ne constitue pas du tout la preuve de la vitalité de ces équipes nationales africaines. La vérité absolue n’existe pas; la seule vérité qui vaille se fonde sur la négociation, parfois avec ses pires adversaires, ses propres mauvaises habitudes et suffisances. Nous sortons ainsi de l’aire de la générosité pour entrer dans le temps de l’altruisme. L’Égypte, dont les premiers habitants et pharaons étaient bien des négro-africains vient de confirmer cette loi.
Le temps de l'altruisme
Je viens de refaire ce constat en écoutant un ami personnel, Benoît Ruelle, journaliste et producteur de l’émission Idées sur RFI. Mon cher Benoît recevait Philippe Kourilsky, biologiste, professeur au Collège de France et auteur de « Le temps de l’altruisme ». En effet, l’inefficacité dont le politicien togolais le plus populaire est porteur est fondamentalement due à ce manque d’altruisme politique face au schisme nord-sud qui caractérise le Togo. La méfiance existante, la base même du drame politique du 13 janvier 1963, la distribution des moyens et des forces en action au Togo, toutes ces considérations forcent une analyse autre que celle de la seule popularité. L’absence d’une vérité absolue conforte aussi dans la quête et la valorisation de la place du réalisme en politique togolaise. Il y a eu une perte de temps dont le temps lui-même s’est occupé à corriger en poussant littéralement dehors Gilchrist Olympio, inefficace comme il n’est pas permis d’être en politique. Et justement, la thèse de Philippe Kourilsky dans Le temps de l’altruisme est proche du diagnostic de la situation togolaise, tel qu’il ressortait déjà dans mon essai « Les deux solitudes ». Et la présentation de cet essai s’applique étonnamment au cas togolais : « Pour Philippe Kourilsky, si nous éprouvons tant de difficulté à résoudre les grands problèmes (…), c’est avant tout parce que nous ne percevons pas la réalité adéquate. L’accumulation des jugements individuels produit trop de divergences et trop peu de consensus pour fonder une action collective efficace. La voie à suivre est alors tracée. Il faut élargir notre regard sur le monde et sur nous-mêmes. Ce dépassement de nos limites requiert un certain travail, un exercice d’introspection rationnelle et une confrontation avec les autres. Il a pour conséquence de faire de l’altruisme une nécessité logique et pas seulement une option éthique. Incorporer l’altruisme dans la théorie et les sciences politiques, et particulièrement dans la théorie et la pratique économique, constitue donc un préalable indispensable à l’action collective. » La désignation de Jean-Pierre Fabre est-elle un avancement ou un motif de dépassement dans le paysage togolais? La question reste posée et elle ne peut être répondue sans cette nécessité d’altruisme politique, un élargissement du regard de l’intéressé sur la réalité togolaise. Et ces mois de février, mars avril 2010 sont encore une fois cruciaux dans la vie politique du Togo, cinq ans après l’opportunité ratée pour le changement et la réconciliation.
Rédigé par psa le 31/01/2010 à 15:31
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C’était plus ou moins prévu dès le départ, mais tout de même, on est impressionné. D’ici peu, sans doute dès la fin de la semaine, Avatar de James Cameron va détrôner le Titanic du même auteur (1997) comme le plus grand succès du cinéma de tous les temps.
Gilles Rousset
La nouvelle stratégie de sortie mondiale quasi simultanée, jusque sur des marchés aussi peu accessibles que l’Inde ou la Chine, n’y est sans doute pas pour rien. Cela n’en fera pas forcément le film le plus rentable, ni le plus vu, ni le meilleur. Mais ce succès phénoménal n’en donne pas moins à réfléchir: qu’est-ce qui rend donc Avatar si irrésistible? Car, au-delà d’une démonstration de la puissance de frappe du marketing hollywoodien, il y a là un film qui plaît et qui fait parler de lui pour ses indéniables qualités.
Qualités techniques d’abord, avec l’affirmation de la troisième dimension (3D) comme avenir possible du cinéma, et plus seulement de celui d’animation. En réalité, Avatar est tout aussi frappant en version «plate», mais plus de la moitié du public s’est ruée sur la version «relief». Simple effet de nouveauté, comme à l’époque du premier boom de la 3D, dans les années 1950? Censée contrer l’arrivée de la télévision, la 3D s’était alors vite révélée un «gimmick» dispensable. Mais, cette fois, avec Tim Burton, Steven Spielberg et Peter Jackson déjà sur les rangs, cela pourrait se passer autrement, et faire d’Avatar le prototype d’une riposte à l’essor du «home cinema».
Qualités artistiques ensuite, tant la patte du cinéaste, également auteur du scénario, est ici évidente. Si James Cameron, maître du cinéma de genre acquis à son principe de recyclage permanent d’idées et de formes, n’a rien d’un visionnaire comme Stanley Kubrick, il manifeste une belle fidélité à des thèmes personnels et une capacité phénoménale à coller au «Zeitgeist» (Esprit du temps). Naïve, la fable d’Avatar? Peut-être, mais aussi sacrément bien vue dans son propos écologiste, anti-impérialiste et féministe, sa mise en abyme de l’expérience du spectateur et son invitation à un dépassement de ses limites par l’humain! Si la version 2D fonctionne parfaitement, c’est que la meilleure dimension supplémentaire restera toujours l’immersion par identification, ce que Cameron maîtrise heureusement aussi bien que ses innovations technologiques. Et s’il y aura bien un avant et un après Avatar, ce sera pour toutes ces raisons-là. ///////Norbert Creutz
Rédigé par psa le 25/01/2010 à 06:15
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Lendemain du jour de naissance de son fils, partons à la rencontre de Joseph. Doux, attentif, concret. «Epoux non possessif de sa femme et de son fils». Le mari de Marie est «l’ancêtre des pères d’aujourd’hui». De plus, voilà un homme qui accepte sans broncher de s’occuper d’un enfant qui n’est pas de lui, «comme tant d’hommes sont amenés à le faire aujourd’hui». C’est un scoop : Joseph est le modèle des pères modernes.
Mangilli
La psychanalyste française Marie Balmary, auteur de La Divine Origine: Dieu n’a pas créé l’homme, interroge quant à elle la Bible depuis vingt-cinq ans. Et en tire la surprenante conclusion que, dans la suite d’Abraham et Sarah, c’est le couple formé par Marie et Joseph qui est moderne, «s’il est vrai que ce que nous cherchons aujourd’hui, c’est une relation entre un homme et une femme où chacun a sa juste place». Un couple qui est tout le contraire de celui, raté, d’Adam et Eve: d’abord, parce que, lorsque Joseph apprend que Marie est enceinte, «il ne la désigne pas comme coupable». Ensuite, parce que «Marie, contrairement à Eve, résiste à la promesse mirifique, à la tentation de faire un enfant toute seule avec l’Eternel». A la naissance de Caïn, en effet, Eve dit: «J’ai acquis un homme avec YHWH (Dieu).» Elle ne mentionne pas la paternité d’Adam. Marie en revanche, lorsque l’ange lui annonce qu’elle enfantera le fils de Dieu, s’étonne qu’une telle chose soit possible puisqu’elle ne connaît pas d’homme. «Relation sans connaissance? Symbole à interpréter?» se demande Marie Balmary. Voilà en tout cas un homme, Joseph, «époux non possessif de sa femme et de son fils». Et une femme, Marie, qui «n’est pas une mère porteuse», mais signifie clairement que la place à ses côtés est occupée par Joseph. «Ton père et moi nous te cherchions», dit-elle à Jésus lorsqu’elle le retrouve au temple. «D’une certaine manière, conclut Marie Balmary, Marie et Joseph représentent un accomplissement. Car une mystérieuse réussite a lieu lorsque l’humain n’est issu ni d’un père tout-puissant ni d’une mère toute-puissante, mais d’une relation puissante.» Cette passionnée de la Bible, qui s’est mise à apprendre l’hébreu après avoir découvert les traductions d’André Chouraqui, va plus loin dans ses écrits: elle est parvenue à la conviction que, dans le texte, Dieu lui-même n’est pas tout-puissant. Et que «cette figure d’ogre» qui s’est imposée à nous est bien souvent issue de la tête des lecteurs et des traducteurs. Dans le texte original, note Marie Balmary, le Père dit «nous»: «Nous ferons l’humain en notre image.» «Où est la mère, se demande la psychanalyste? Serait-ce l’humanité?» En tout cas, pour elle, les choses sont claires: «On est dans une religion de la relation.» Pas de la possession, pas de la toute-puissance, pas de l’exclusion. De la relation. Que Dieu l’entende. //////Anna Lietti
Rédigé par psa le 26/12/2009 à 01:36
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Prise avec un très fort téléobjectif, cette image d’actualité rappelle que Galilée a inventé la lunette astronomique il y a juste 400 ans, gloire à lui.
Une pleine Lune surgit sur les premières neiges du Salaz Alp, dans les Grisons. Un instant d’hésitation: le photographe a-t-il assemblé deux images, l’une du satellite naturel de la Terre, l’autre de la montagne grisonne? Après tout, la pratique de la retouche appuyée est aujourd’hui courante dans la photo de nature. A tel point qu’un magazine comme le National Geographic exige désormais que les photographes lui envoient les fichiers «raw» («bruts») de leurs images pour vérifier leur authenticité. Ou plutôt leur degré de manipulation. Mais faisons confiance au photographe Arno Balzarini de l’agence Keystone. A vue de nez, celui-ci a au moins dû se servir d’un téléobjectif 1000 mm avec un doubleur de focale pour obtenir un tel effet de grossissement. Quoi qu’il en soit, la photo peut être aussi prise comme un hommage à Galilée. Le savant italien a inventé le premier téléobjectif (téléscope plutôt) de l’histoire il y a juste 400 ans. La lunette lui a servi à découvrir d’autres lunes, celles de Jupiter, ce qui a lancé à la fois l’astronomie moderne et, pour lui, une série d’ennuis avec les autorités religieuses de l’époque. «E pur si muove!» ////// Luc Debraine
Rédigé par psa le 13/12/2009 à 05:22
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Le sommet sur le changement climatique vient de s’ouvrir et se poursuit à Copenhague. Sur le fond, l’enjeu est crucial : saurons-nous endiguer le réchauffement climatique, et pour cela réduire nos émissions de gaz à effet de serre (cf. Dossier de Terra Nova)? Saurons-nous réduire de seulement 2% la tendance au réchauffement climatique qui se ressent bien en Afrique comme dans le pôle nord, pays des ours polaires autant que celui du Père Noël que nous allons tous solliciter abondamment dans les prochains jours ?
Arctique et Afrique Même Position
Plus sérieusement, Copenhague pose aussi des questions fondamentales de gouvernance au plan mondial où les États, comme sujets de droit international, sont toujours réticents à y sacrifier leur autorité souveraine. La question du climat et celle de la gestion durable de l’environnement devront pourtant les amener à cette évidence du destin commun, voire de l’application du principe du Patrimoine Commun de l’Humanité (PCH). Il y a cinquante ans (1er décembre 1959), le Traité de Washington sur l’Antarctique, le pôle sud de la terre, a pourtant réussi à geler les prétentions de souveraineté sectorielles des États sur ce continent pour en changer le destin environnemental depuis lors. Aujourd’hui, de l’Afrique à l’Arctique, le destin et le besoin sont communs qu’il faut arrêter le réchauffement climatique : une nouvelle gouvernance mondiale en environnement, une responsabilité assortie de reddition de compte devant un organe de règlement de différends doté d’un niveau d’appel, devrait être raisonnablement faisable. De part le monde, les éditoriaux le clament, les citoyens actifs l’exigent : c’est devenu un poing de vue crucial et interpellatif de la conscience des dirigeants de ce monde.
Le climat est le premier enjeu politique planétaire à solidarité obligatoire. Il n’y a pas de maîtrise nationale possible du climat. Impossible d’améliorer le climat à Paris si on le dégrade à Washington et Pékin : il s’agit d’un bien public mondial indivisible. Pour le réguler, nous avons besoin d’une gouvernance mondiale. Les engagements de Kyoto ont montré leurs limites. Il s’agit d’un traité juridiquement contraignant mais sans mécanisme de sanctions en cas de non-respect. Le Canada, la Nouvelle Zélande ont laissé exploser leurs émissions en violation de leurs engagements à Kyoto, sans conséquences. Et le traité n’est pas universel : des pays industrialisés comme les États-Unis ou l’Australie ne l’ont pas ratifié ; les pays en développement ne faisaient pas partie de la négociation. Pour pallier ces faiblesses, nombreux sont ceux qui plaident pour l’avènement d’une Organisation mondiale de l’environnement. Une organisation sur le modèle de l’OMC en matière commerciale : à vocation universelle ; et dotée d’un organe de règlement des différends capable de faire respecter les engagements pris sous peine de sanctions. Les États-Unis de Barack Obama ont accepté de revenir dans la négociation climat, à l’inverse de l’Administration Bush, mais ils refusent toute perte de souveraineté nationale. Ils rejettent notamment l’idée de sanctions. Pour les spécialistes de diplomatie multilatérale, cet épisode rappelle fortement les débats qui ont prévalu avant la naissance de l’OMC. Bill Clinton avait arraché au Congrès américain la ratification de l’accord OMC, en acceptant que les États-Unis se retirent s’ils étaient condamnés plus de trois fois par l’OMC. Les États-Unis ont été condamnés à maintes reprises depuis et plus personne ne parle de retrait. Barack Obama saura-t-il obtenir sur le climat ce que Bill Clinton avait réussi à obtenir en matière commerciale ?
Rédigé par psa le 09/12/2009 à 11:19
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Recevant le premier ministre indien Manmohan Singh à la Maison-Blanche, le président Obama a fait une nouvelle démonstration de son approche politique du monde. Il se pose en réparateur des années Bush; ce qui n’est pas un mince labeur.
Mains
Recevant le premier ministre indien Manmohan Singh à la Maison-Blanche, le président Obama a fait une nouvelle démonstration de son approche politique du monde: «Nos nations, a-t-il dit à son hôte, sont deux leaders globaux conduits non pas à dominer les autres nations mais à construire un avenir prospère et sûr pour toutes les nations.»
Alliances, partenariats, recherche d’ententes entre égaux, réconciliation, respect: les mots qu’emploie maintenant la présidence américaine sont révélateurs d’une vision de la planète qui n’est plus celle des administrations précédentes. Ce n’est pas seulement le remplacement conceptuel d’une Amérique superpuissante et maîtresse du monde des années Bush par une Amérique acceptant sagement sa place dans une organisation multipolaire. C’est plus que cela: l’idée que la puissance elle-même, telle qu’on l’entendait jusqu’ici, est impuissante à résoudre les problèmes qui se posent à la planète d’aujourd’hui.
Souvent Obama, dans ses discours, semble refléter l’impuissance. On le lui reproche: Il ne «fait» rien au Proche-Orient, insuffisamment à l’égard de l’Iran, etc. La critique renvoie cependant à un mode d’action qui paraît n’être plus d’actualité: l’action menaçante, dont on ne perçoit pas quel genre de solution elle peut apporter aux maux du présent, comme on le constate en Afghanistan et au Pakistan. Manmohan Singh n’invite d’ailleurs pas Obama à y «gagner» la guerre mais à éviter de se retirer «prématurément».
Barack Obama incarne profondément son époque, celle du droit humanitaire et civil, celle du zéro mort, celle de la découverte politique du sort commun des vivants sous la couche atmosphérique qu’il s’agit de dépolluer.
Dans cette époque, les nations ont moins d’ambitions que de problèmes: problèmes énergétiques, problèmes de pauvreté, problèmes climatiques, problèmes de terrorisme, problèmes de santé, d’emploi, et ainsi de suite… Pour s’y attaquer, Barack Obama préconise la compréhension des autres, la prudence, la réévaluation des rapports amis/ennemis traditionnels. Il se pose en réparateur et en facilitateur. Il cherche les solutions. Dans son époque à problèmes, et sous son règne, la force donne l’impression de s’être démodée.////// Joëlle Kuntz
Rédigé par psa le 25/11/2009 à 00:15
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Il est fascinant de voir comment une bande de jeunes, inconnus il y a quinze jours encore hors des cercles initiés du football suisse, a déclenché un vent d’enthousiasme dans tout un pays. Ils ont des noms suisses d’une plurielle et moderne identité nationale: Siegrist, Kamber, Ben Khalifa, Xhaka, Rodriguez, Kasami, Vesseli, Seferovic, Mijatovic, Kiassumbua, Spiegel, Kofi Nimeley, etc. Et, à la 63’ du jeu, c’est Seferovic qui marque pour une Suisse en passe de ravir sa première coupe du monde de football; ce qui équivaut à tous les débats sur l’identité nationale qui ont cours chez tous ces politiciens incapables d’articuler des projets de société pour l’avenir de leurs citoyens.
Une Suisse Jeune Bronzée Championne du Monde
Il est fascinant de voir comment une bande de jeunes, dotée d’un surnom presque puéril («Les Rougets»), inconnus il y a quinze jours encore hors des cercles initiés du football suisse, a déclenché, à des milliers de kilomètres du sol national, un vent d’enthousiasme. Le phénomène a pris, victoire après victoire contre les grandes nations de la discipline, une telle ampleur que, dimanche en début de soirée, il y a eu autant de téléspectateurs devant leur écran que pour un contre-la-montre du champion cycliste Fabian Cancellara, un match qualificatif des «aînés» dirigés par Ottmar Hitzfeld, voire une finale de tennis de l’exceptionnel Roger Federer en Grand Chelem, Roland-Garros excepté.
Pourquoi un tel frisson collectif? Après tant de blessures d’ego subies cette année sur les champs de bataille politiques (États-Unis, Libye, voisins européens, etc.), la gloire glanée au Nigeria met du baume à l’honneur blessé des Suisses. C’est de l’ordre: je gagne donc je suis… Ensuite, dans un pays qui a toujours privilégié l’esprit et l’effort du groupe plutôt que la réussite d’une tête qui dépasse, il souffle une fraîcheur nouvelle et inattendue née de ce groupe d’ados anonymes venus des quatre coins du pays, désormais illustres par leur réussite collective. C’est de l’ordre: ensemble, on est meilleurs… De plus, quand certains pays en sont à débattre sur l’identité nationale, voilà qu’une vingtaine de gamins livrent une réponse sans fard sur ce qu’est la Suisse réelle du XXIe siècle, diverse culturellement, ouverte, décomplexée et qui se prévaut de racines multiples. C’est de l’ordre: quand je me regarde, j’aime l’image qui m’est renvoyée…/////Ignace Jeannerat
Rédigé par psa le 15/11/2009 à 14:14
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Edward Hopper, Un Matin
Les Palestiniens, les opposants pacifistes à Téhéran, ceux qui souffrent sous Robert Mugabe ou dont les libertés sont contraintes en Tunisie, le peuple birman, tous ceux qui rêvent de liberté auront ce lundi soir un pincement au cœur et peut-être beaucoup d’amertume lorsque, à Berlin, tombera le dernier domino de la liberté devant la Porte de Brandebourg.
Pourquoi Berlin et pourquoi pas eux? Vingt ans après la chute du Mur, on est pourtant saisi, dans la capitale allemande réunifiée, par la vivacité des idées qui ont animé les Allemands de RDA, mais avant eux les Polonais et les autres Européens de l’Est: aucune injustice ne parvient à étouffer l’idée de liberté. Aucune dictature n’est éternelle, et rien ne résiste à une révolution populaire pacifiste, fraternelle, obstinée. Mais surtout, comme elle le fut dans les églises allemandes, ancrée dans une dimension, humaniste ou spirituelle, bien plus vaste et bien plus profonde que les vagues de révolte.
Cela peut hélas durer longtemps, trop longtemps. Le premier soulèvement des ouvriers d’Allemagne de l’Est a commencé en 1953.
Et c’est pourquoi l’autre leçon de cet anniversaire doit être celle de la solidarité des peuples. Que nous importe que les chefs d’État et de gouvernement célèbrent à Berlin la chute du régime de Walter Ulbricht et Erich Hone¬cker s’ils ferment les yeux sur les injustices et les violations des droits de l’homme à Moscou, Pékin, Téhéran, Harare!//////Yves Petignat
Rédigé par psa le 09/11/2009 à 00:09
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C'était le 4 novembre 2008: jour d'élection de Barack Obama comme 44e président des États-Unis d'Amérique. Pour certains et ils étaient nombreux, ce fut une surprise. Et depuis, des moments de joie succèdent à des jours de peine politique évidente. La tâche demeure colossale à la Maison Blanche. Mais l'espoir demeure pour celui dont le parcours et l'arrivée au sommet ne sont pas du tout le fruit du hasard...
À peine élu, Barack Obama confirme ses intentions de candidat en plaçant l'Afghanistan au cœur de la lutte contre le terrorisme. Le 17 février, il annonce l'envoi de 17 000 soldats supplémentaires sur le terrain à partir du printemps, venant s'ajouter aux 38 000 hommes déjà sur place. Mais l'année 2009 marque le recul de la coalition internationale, régulièrement cible d'attaques meurtrières. Barack Obama doit d'ailleurs se prononcer dans les jours qui viennent sur la nouvelle stratégie américaine. Deux solutions sont à l'étude: un scénario à "l'irakienne" qui consisterait à envoyer davantage de soldats sur place – le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, a avancé le chiffre de 45 000 – ou recentrer la stratégie sur les combattants d'Al-Qaïda. Selon la presse américaine, l'administration démocrate réfléchit à l'envoi de troupes supplémentaires dans les zones peuplées uniquement, laissant les drones faire le travail dans le reste du pays.... Le 20 mars, Barack Obama adresse un message historique au peuple iranien, à l'occasion du nouvel an iranien. "Je voudrais parler directement au peuple et aux dirigeant de la République islamique d'Iran", déclare-t-il, évoquant la perspective d'un "avenir où les anciennes dissensions sont surmontées". Mais cette politique de la main tendue reste pour l'heure sans effet. La République islamique persiste dans son droit au nucléaire, qu'elle considère "inaliénable". En 2009, les négociations internationales se trouvent ralenties par la situation interne iranienne, avec la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Depuis le 1er octobre, la communauté internationale a mis une nouvelle proposition sur la table, qui consiste à enrichir l'uranium iranien en dehors de son territoire (en Russie et en France). L'Iran en a accepté le principe mais pose ses conditions. La communauté internationale s'impatiente et pourrait décider de nouvelles sanctions à la fin de l'année... Barack Obama fait de la reprise des pourparlers de paix au Proche-Orient sa priorité en matière de politique étrangère. Très vite, il nomme un émissaire spécial pour le Proche-Orient en la personne de George Mitchell. Dans ce dossier, le président américain plaide pour une solution à deux Etats et exige d'Israël le gel de la colonisation dans les Territoires. Ce que Benjamin Netanyahou refuse. S'il accepte l'idée de ne pas construire de nouvelles colonies, le Premier ministre israélien défend en effet "la croissance naturelle" dans les colonies existantes. Ce bras de fer entre Tel Aviv et Washington annule les efforts pour relancer les pourparlers. Et en dépit d'une rencontre symbolique entre Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahou en septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, les négociations sont dans l'impasse. Conscient de ce statu quo, Washington a décidé d'accroître la pression sur les Palestiniens... Le 27 février, Barack Obama annonce le retrait progressif des troupes américaines du territoire irakien. Débuté le 30 juin, il prendra fin le 31 décembre 2011. Entre 35 000 et 50 000 hommes resteront jusqu'à cette date pour assurer, entre autres, la formation des forces irakiennes. 2009 marque en Irak un premier test démocratique réussi avec les élections provinciales. Mais ces derniers mois, on constate une recrudescence des attaques. Dans ce contexte, le déroulement des élections législatives et présidentielle fin 2009 début 2010 sera scruté avec la plus grande attention...
Le 22 janvier, deux jours après son installation à la Maison blanche, Barack Obama annonce la fermeture de Guantanamo d'ici un an. Mais le président américain se heurte rapidement à l'hostilité de la Chambre des représentants et du Sénat. Plusieurs élus, républicains comme démocrates, refusent en effet que les prisonniers de Guantanamo soient transférés, voire libérés, sur le sol américain. Pour faire taire les critiques, Barack Obama amende son plan et négocie avec plusieurs pays européens le transfèrement d'anciens détenus sur leurs sols. Plusieurs d'entre eux ont ainsi été libérés en 2009. Reste le cas difficile des Ouïghours, dont s'est saisie la Cour suprême; un cas qui vient de trouver solution. La longueur de la procédure rend hypothétique une fermeture en janvier 2010... A l'occasion d'un voyage en Turquie en avril, Barack Obama réaffirme que "les États-Unis ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l'Islam". Au Caire quelques semaines plus tard, le président américain confirme ce "nouveau départ" entre l'Amérique et le monde arabo-musulman. "Le cycle de méfiance et de discorde doit s'achever", lance-t-il à l'adresse des 1,5 milliard de musulmans dans le monde... Pour sa première tournée en Afrique, Barack Obama choisit le Ghana, exemple de démocratie sur le continent. Devant le Parlement du Ghana, il invite les Africains à prendre leurs responsabilités. "Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez ["Yes you can", ndlr]", lance-t-il, avant d'ajouter: "Mais cela n'est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile (...) Mais je peux vous promettre ceci: l'Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu'amie." Des propos qui lui valent l'ovation des élus ghanéens...
Dès son arrivée à la Maison blanche, Barack Obama engage une politique de dégel envers Cuba. Le démocrate met fin aux restrictions aux voyages des Américano-Cubains sur l'île ainsi qu'aux envois d'argent à leur famille restée sur place. Mais en dépit des appels répétés à la levée de l'embargo américain sur l'île castriste, Barack Obama dit attendre davantage de gestes de la part des autorités, notamment sur les droits de l'Homme, avant d'aller plus loin... Le 9 mars, Barack Obama autorise le financement fédéral des recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines, levant les restrictions imposées depuis 2001 par George W. Bush... À la tribune des Nations unies en septembre, Barack Obama dévoile sa vision du monde: il prône une "nouvelle ère de coopération multilatérale" pour faire face aux défis de la planète. Mais le président américain a prévenu: "Ceux qui ont l'habitude de réprimander l'Amérique pour son action solitaire dans le monde ne peuvent aujourd'hui rester de côté et attendre que l'Amérique résolve seule tous les problèmes du monde."... À la surprise générale, Barack Obama reçoit le 9 octobre le prix Nobel de la Paix. Une récompense rapidement controversée par ses nombreux détracteurs. Le Comité se justifie en évoquant l'espoir qu'a représenté son élection et ses efforts en matière de lutte contre la prolifération nucléaire. Le principal intéressé, lui, ne cache pas sa surprise."Je ne sais pas si je mérite de me retrouver aux côtés d'hommes et de femmes prestigieux qui ont tant contribué à la paix dans le monde", déclare-t-il sur le perron de la Maison blanche, rappelant la nécessité d'assumer ensemble la responsabilité de la paix... Barack Obama l'a promis: en matière de climat, il entend changer radicalement la position américaine ; les États-Unis n'ayant, rappelons le, pas ratifié le Protocole de Kyoto. En juin, la Chambre des représentants adopte le projet de loi énergie-climat visant à réduire de 17% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 2005. Mais les débats au Sénat sur la réforme de la santé retardent l'examen du texte et rendent hypothétique son vote avant la conférence de Copenhague sur le climat début décembre. Les États-Unis devraient donc se trouver dans une position inconfortable, et ce d'autant plus que le chiffre de 17% est jugé insuffisant autant par l'Union européenne que par les pays africains... Pour sa première année au pouvoir, Barack Obama s'est heurté à une réforme difficile: celle du système de santé. D'autres avant lui, Hillary Clinton notamment, s'y sont cassé les dents. Son projet, évalué à 829 milliards de dollars pour les dix premières années, doit permettre à tous les Américains et résidents légaux aux Etats-Unis de bénéficier d'une couverture médicale. Mais au pays du libéralisme, certains craignent qu'une couverture médicale universelle soit synonyme de fin du libre-arbitre et dans les rues du pays, nombreux sont ceux qui accusent Barack Obama de "socialisme". La situation se débloque toutefois en septembre avec l'adoption d'un compromis à la Chambre des représentants. Mais le chemin jusqu'à l'adoption finale du texte reste encore long... L'histoire continue malgré toutes les adversités ouvertes sur la quasi totalité de ses politiques. La présence de Barack Obama à la Maison Blanche revigore l'extrême droite américaine qui pèse désormais sur toutes les élections à venir par une mobilisation quasi quotidienne et des menaces régulières. Un an après son élection, ainsi va Barack Obama et son Amérique à lui qui perd encore aujourd'hui cinq soldats. Il demeure toujours l'homme le plus populaire au monde et son pays, la terre où la majorité des gens aimeraient immigrer et vivre, particulièrement les Africains au sud du Sahara... Ahead, many rivers to cross...
Rédigé par psa le 04/11/2009 à 00:00
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Un Travail de Titan
Après une première et rapide lecture du texte de Michel Kinvi « La pièce qui manquait », l’auteur découvre et nous expose le génie politique d’Agbéyomé Kodjo. Mais étonnamment, il pose une analyse qui tient en cordon l’une des rares compétences multiformes du Togo qui réside en Agbéyomé Kodjo, devant les apprentis politiciens et gestionnaires de la chose publique que demeurent les Gilchrist Olympio et Cie. Devant l’avenir du Togo, il est temps de comprendre que ce pays ne peut se permettre le rejet de ces rares valeurs sûres au rang desquelles figure, et de très loin, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Le souffle rafraichissant d’Agbéyomé est effectivement une audacieuse perspective qui mérite une pleine reconnaissance. Celle-ci ne doit pas être tributaire des erreurs et des malfaisances très regrettables du parti au pouvoir, le Rassemblement du Peuple togolais (RPT), notamment ce que rappelle Michel Kinvi : « le drame de la lagune de Bè, l’assaut de la primature, les massacres de Freau jardin, les tueries de 2005 ». Pour n’être pas imputables à Agbéyomé Kodjo, ces faits ne peuvent et ne doivent atténuer la portée du constat que dresse Michel Kinvi sur le président de la formation politique OBUTS. Gilchrist Olympio aura beau être populaire, son incompétence politique et celle des autres ne peuvent constituer la norme, pas plus que la proclamation d’une appartenance continuelle à une certaine opposition sclérosée et en mal d’idée et de leadership. Agbéyomé Kodjo établit par lui-même, un nouveau standard qui n’a rien avoir avec les attributs des personnes qui incarnent l’échec politique au Togo, dont le plus retentissant a eu lieu en 2005, au travers de l’incapacité de cette opposition à renverser le destin d’un pays en mal d’avenir, au lendemain de la disparition du président Eyadema. Il faut rendre à Agbéyomé Kodjo, la reconnaissance de toute sa compétence et cesser de le discréditer par d’inélégants propos allusifs, très caractéristiques des gens qui ont confisqué le devenir du Togo, et incapables d’articuler clairement leur vision et leur programme lorsque l’occasion leur est offerte. Pour responsable qu’il puisse être, Agbéyomé Kodjo le demeure devant son désir d’un autre Togo, et pas du tout du comportement et des réactions du RPT après les prochaines élections présidentielles de 2010. Je reste ainsi surpris que les propos de notre ami Michel Kinvi ne soient allés au bout de leur logique en établissant la nécessité de reconnaitre la valeur, et la pleine valeur dans le contexte togolais, à la contribution titanesque du sieur Agbéyomé Kodjo. Le courage et la compétence d’Agbéyomé sont à saluer pleinement et entièrement. Au Togo, actuellement, ils n’ont tout simplement pas leur pareil dans ceux et celles qui sont activement engagés dans l’espace politique. Et les Togolais doivent apprendre à s'incliner devant le beau et à saluer la compétence, sans hésitation et faux semblant aucun. Bravo Agbé !
Rédigé par psa le 22/10/2009 à 07:00
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Geisha Débranchée
Arrêt sur la réalité politique togolaise. S’il existe une compétence politique bien définie au Togo pour évaluer les capacités des acteurs togolais, les habiletés du sieur Agbéyomé Messan Kodjo sortiraient en tête de liste. C’est fascinant comment celui que l’on appelle familièrement Agbé domine littéralement ses collègues de l’espace politique togolais. Surprenant encore, de voir le président de l’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo solidaire (OBUTS) aux côtés du président de l’Union des forces du changement (UFC) Gilchrist Olympio lors des manifestations du 26 septembre 2009 dernier, à Lomé. Gilchrist côte à côte avec Agbé, ce n’est pas rien et c’est sans doute à mettre à l’actif du président d’Obuts. Pour avoir fréquenté le site internet d’Obuts ces derniers jours (obuts.org), pour avoir pris le temps de discuter avec certaines personnes, il apparait clairement qu’il faut compter avec Agbé lors des prochaines élections présidentielles togolaises. Sa jeune organisation est probablement l’une qui démontre une audace d’occupation de terrain ainsi qu’une extraordinaire capacité de communication qu’aucun autre parti n’a su démontrer jusqu’à maintenant. Cela ne garantit pas le pouvoir à Agbé en 2010. Pas du tout ! Plusieurs autres facteurs conditionnent l’exercice du pouvoir au Togo. Mais ce qui est fascinant et mérite une mention spéciale, c’est la démonstration assidue que la grande et redoutable bête politique en cet Agbéyomé Kodjo ne semble pas s’être endormie. Le prototype même du politique qu’il faut avoir à ses côtés que contre soi... Juste l'imaginer rebranché à la politique au Togo... Quelle surprise nous réserve-t-il? Sacré Agbé !
Rédigé par psa le 12/10/2009 à 23:15
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Avec une régularité moyenne de 2 ans, l’IGA, Indice de la gouvernance africaine (Index of African Governance : IAG) vient de livrer son palmarès. En réalité, c’est un bulletin de note sur la gestion des États africains commencé par la Fondation Mo Ibrahim et pris en charge totalement par l’Université Harvard (École d’administration publique John F. Kennedy). Son véritable initiateur, le professeur Robert I. Rotberg qui dirige le programme Intrastate Conflict et est président de la World Peace Foundation, soutient depuis longtemps qu’en classant les pays africains de manière rigoureuse, chaque État va faire face à ses responsabilités sur sa gestion des biens publics et pourrait avoir tendance à s’améliorer sur tous les plans. Cette idée a fait du chemin et se raffine dans sa mise en œuvre conceptuelle et pratique, notamment dans la flexibilité et la rigueur associées à la collecte des données. Et, celles de 2009 couvre dorénavant tous les États du continent en intégrant les pays de l’Afrique du nord. Avec 5 catégories principales, elles-mêmes divisées en catégories secondaires à leurs tours divisées en plusieurs autres indicateurs, l’IGA se base sur plus d’une cinquantaine d’instruments de mesure : allant de l’existence des conflits armés à l’éducation des filles par rapport aux garçons, en passant par la régularité des élections, la corruption, le respect de la loi, les refugiés politiques, l’indépendance de la justice, l’inflation, l’usage de l’internet, etc. En somme, cette mesure d’évaluation est un effort d’exhaustivité qui tente admirablement de saisir les différents éléments descriptifs des situations complexes des États africains. L’IGA fait aussi la démonstration que l’exercice de son agencement est loin d’être une collection des seuls jugements et opinions des intellectuels et experts de tout genre. L’indice 2009, base 100, se colle sur la réalité de chaque contexte, et donne ici un portrait suffisamment complet de la gouvernance publique des États africains pour être digne de mention, d’analyse et de respect. Depuis 2000, l’Île Maurice occupe la tête du classement des 53 pays africains : il force notre admiration. À ses côtés, ont régulièrement figuré les pays comme Les Seychelles, le Cap Vert et le Botswana. Voici donc le nouvel habit taillé sur mesure aux réalités du seul continent africain. Un tour d’Afrique inédit qui met chacun devant ses responsabilités, les chefs d’État et de gouvernement africains en premier. Consolation : seuls 11 États ont moins de 50%. Mais en règle générale, l’on maitrise peu sa matière, ici la gouvernance, à moins de 60%. Avec cette grille d’évaluation nord-américaine qui s’impose et se justifie de plus en plus quant à la maitrise d’un sujet ou d’une matière, la mention « Peut Mieux Faire » se retrouve sur le bulletin de notes de 30 États sur les 53 de la classe Afrique. En réalité, il faut avoir au minimum 70% pour se voir octroyer un diplome -pas une attestation d'études- d'une grande institution. Avec toutes ces perspectives, regardons les résultats de ce travail d'appréciation de la gestion des États en Afrique.
1 Maurice 85.7
2 Seychelles 79.8
3 Cap Vert 77.4
4 Botswana 72.7
5 Tunisie 71.5
6 Ghana 70.6
7 Algérie 70.2
8 Namibie 69.2
9 Afrique du Sud 68.4
10 Sao Tome ET Principe 68.2
11 Gabon 66.5
12 Maroc 65.9
13 Benin 64.0
14 Malawi 63.3
15 Gambie 62.8
16 Sénégal 62.7
17 Madagascar 62.4
18 Egypte 61.9
19 Burkina Faso 61.6
20 Tanzanie 61.5
21 Libye 61.2
22 Mauritanie 61.0
23 Lesotho 60.0
24 Zambie 59.6
25 Comores 58.7
26 Rwanda 58.6
27 Kenya 58.2
28 Ouganda 57.8
29 Niger 57.8
30 Mali 57.2
31 Mozambique 56.8
32 Djibouti 56.7
33 Cameroun 54.4
34 Togo 52.7
35 Sierra Leone 51.6
36 Guinée-Bissau 51.5
37 Ethiopie 51.1
38 Nigeria 50.3
39 Burundi 50.0
40 Liberia 50.0
41 Guinée Équatoriale 49.5
42 Swaziland 49.4
43 Congo (Brazzaville) 48.7
44 Guinée 47.4
45 Zimbabwe 47.3
46 Angola 45.9
47 Erythrée 44.4
48 Centrafrique, République 43.0
49 Cote d’Ivoire 42.7
50 Congo, Republic Démocratique 37.3
51 Tchad 36.7
52 Soudan 34.8
53 Somalie 16.3
Rédigé par psa le 11/10/2009 à 11:11
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