Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Rupture
Rupture
Comme des amibes, la division fait partie de l’évolution normale des structures organisationnelles du Togo. Aussi, ne suis-je pas surpris, au retour de mon hibernation de cette particulière semaine, d’apprendre qu’une partie de la Fédération togolaise de Football (FTF) s’est désolidarisée de la gestion de son président Tata A. Avlessi. Au motif, la gestion de notre ami Tata serait « artisanale » à la tête de la FTF qui ne disposerait pas d’assurance pouvant couvrir les joueurs et les dirigeants dont certains ont laissé leur vie dans l’accident d’hélicoptère en Sierra Leone, comme nous le savons. Leur lettre que je n’ai pas encore l’occasion de lire, doit certainement offrir des faits solides autres que les railleries impudiques et inélégantes de leur inimitié envers Tata Avlessi. Mais en fait, le côté artisanal de l’histoire se retrouve bien dans la désolidarisation hâtive de cette Bande des quatre, du reste de la nouvelle équipe qui boucle aujourd’hui même, rien que ses six mois de gestion.
À six mois de gestion à la FTF, on peut se permettre quelques erreurs bien humaines qui, en temps normal, ne devraient pas susciter tant de déclaration forte en procès d’intention. Justement, la FTF dispose bien d’une Assurance collective couvrant 45 personnes, joueurs et dirigeants, contractée le 3 février 2007 et qui porte sur l’essentiel des risques (personnes, maladie, médicaments, évacuation sanitaire, transport et rapatriement de corps en cas de décès par accident, etc.) . D’ailleurs une déclaration de sinistre avait été faite par la FTF auprès de l’assureur, dans les délais prescrits,suite aux évènements tristes des dernières pertes humaines. Ne reste alors que la calomnie gratuite enrobée de quelques futilités; ce qu’il est difficile de couvrir auprès d’un assureur, et permettre l’exécutif de la FTF de faire son travail dans une relative sérénité. Des erreurs de parcours ou pas, ce bureau de la FTF mérite qu’on le laisse travailler pour un temps raisonnable, avant que ne reprennent les ruptures et les inutiles querelles dont les Togolais ont le secret. Le football togolais a besoin d’une saine période de tranquillité pour se refaire une autre image.


Silence


Rédigé par psa le 08/07/2007 à 02:00