Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Une surenchère à mettre du sable dans l’engrenage
Une surenchère à mettre du sable dans l’engrenage
Beaucoup trop d’argent a été mis dans la dernière campagne pour se tailler une place dans le bureau actuel de la Fédération togolaise de football (FTF). La plus convoitée des places, la plus décisive également, a été finalement raflée par Tata A. Avlessi : il est président de la FTF pour quatre ans, normalement. Cette position a également projeté l’homme, relativement inconnu du grand public, au devant de l’actualité. Quant à sa gestion de la FTF, elle est en cours, elle est moins de six mois. Mais Déjà… Que de critiques, particulièrement à la suite de la suspension par lui infligée à un groupe de joueurs dont Emmanuel Adébayor, la super vedette de l’équipe nationale de football du Togo, les Éperviers. Sanction controversée, aussi bien de l’intérieur même de la FTF que dans la galaxie des amateurs au Togo et à l’extérieur.
Gérer le football togolais exige du métier et beaucoup de doigté. Notre ami Tata n’en est qu’à ses débuts et nous n’avons même pas assez d’éléments pour le critiquer. C’est à sa décharge qu’il est le mieux placé pour évaluer la situation confuse des Éperviers qui frisait à un moment ou un autre, l’absence d’autorité et le désordre caractérisé, au motif d’un reliquat de primes qui devrait être versé aux joueurs. Malheureusement, nous le savons tous, les primes devant venir de la FIFA pour garnir les coffres de la FTF ont été coupées de moitié, pour toutes sortes de raisons. Devant une telle situation, les attitudes devraient être à la conciliation; ce qui a manqué cruellement à certains joueurs durant les périodes de négociation antérieures à la sanction du président de la FTF et même après la levée des sanctions. Des choses qui arrivent dans une vie, le temps de se défâcher…
Aux nouvelles ce soir, j’ai été surpris d’apprendre au téléphone que malgré les appels des uns et des autres à la modération et au dépassement de la situation, l’entêtement prévaut encore : samedi 2 juin 2007, vers 8 heures, l’avion nolisé décollera sans Adébayor, toujours fâché, toujours en quête d’une lettre de confirmation de la levée de sa sanction. Je pense que manquer ce rendez-vous avec la Sierra Leone pourrait bien être s’exclure soi-même de l’équipe nationale : une grosse erreur mais un droit. Une grosse erreur dont le prix pourrait être lourd de conséquences : la surenchère et la prolongation d’un inutile bras de fer avec le président de la FTF qui possède quatre années pour faire ses preuves.

Horizon


Rédigé par psa le 01/06/2007 à 23:53