Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Nuance politique, à gauche, à droite
Nuance politique, à gauche, à droite
Aussi bien à gauche qu’à droite, la France semble ne pas être satisfaite de ses dirigeants. Curieux que la déprime regagne de si tôt la droite victorieuse des dernières élections présidentielles pour cause de trop large ouverture du gouvernement. Écoutons l’un des plus fidèles sarkozystes, Patrick Devedjian nous dire son désaccord dans l’ambition d’ouverture de son chef : « Pour aller très loin dans l'ouverture (...), très loin, y compris jusqu'aux 'i[sarkozystes', c'est dire ! (…) la fidélité n'est pas nécessairement le contraire de la compétence]i » En face au PS, Ségolène se prépare déjà pour 2012 alors que le premier secrétaire du parti, compagnon de vie de surcroît, commence à subir les foudres de ses membres, particulièrement le candidat éternel à la refondation, le fameux DSK (Dominique Strauss-Kahn), pour lequel François Hollande, Premier secrétaire, est le «Premier responsable» de l’échec.

Le cas socialiste est certainement assez grave. Ce parti est assez noyauté par des dinosaures de l’intérieur et par une extrême gauche au gout radical qui n’a presque plus d’avenir. À mon avis il faut consacrer Ségolène royal au plut tôt, après une forme de discussion. Je vois difficilement comment la Ségolène voudra se désister désormais au profit d’un Fabius ou d’un DSK, avec tout le chemin qu’elle a effectué, souvent seule, la jeunesse et la fraicheur en prime. C’est beaucoup plus du contenu qu’il faut donner à Ségolène Royal; elle-même s’y mettra, avec ou sans les autres camarades de son parti de gauche. Cela me parait clair, pour que les ténors du PS soient moins prétentieux; le vent à bien changé au profit de Ségolène Royal.
À droite, le cas est de l’ordre de simples gesticulations égoïstes. Nul doute que le président Sarkozy saura satisfaire les ambitions de certains des siens frustrés. Il y a assez d’opportunités lorsque le pouvoir est dans son camp pour que le jeu se calme assez rapidement. Je le souhaite en tout cas. Cette France a besoin d’un gouvernement de large consensus, qui va de la gauche à la droite, pour espérer mettre en œuvre les nécessaires réformes dont le pays a besoin pour faire enfin une France de son temps.