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Pierre S. Adjété
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Le griot qui voulait être roi

Analyse d’une ambition. Le chanteur Youssou N’Dour a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle sénégalaise. Depuis deux ans, il louvoyait. Youssou N’Dour, dans son boubou ciré de star planétaire, jouait tour à tour au futur président, au parrain des sociétés civiles, au manipulateur des foules extatiques, à l’arbitre des élégances politiciennes et au patron de presse influent.

Il avait dans un premier temps renoncé officiellement à une candidature déjà largement commentée dans les gazettes sénégalaises. «Je ne me présenterai pas. Si je le faisais, les Sénégalais mangeraient des pierres.» Il avait dit, il se dédit. Comme son adversaire, le chef d’État en exercice Abdoulaye Wade, qui longtemps avait repoussé l’hypothèse d’un troisième mandat et sera finalement en lice le 26 février prochain. Youssou au palais? Ultime tour de force d’un griot qui se voyait roi.


Youssou N’Dour a 52 ans. Il est un enfant béni de la Médina, l’un des quartiers les plus populaires de Dakar. Peu d’école mais une trajectoire artistique et humanitaire qui plaide pour lui. Lors de son annonce, sur sa propre chaîne de télévision, le chanteur a rejeté l’argument de son incompétence qui devrait encombrer sa campagne: «C’est vrai que je n’ai pas fait d’études supérieures, mais la présidence est une fonction et non un métier. J’ai fait preuve d’engagement, de rigueur et d’efficience à maintes reprises. A l’école du monde, j’ai beaucoup appris. Le voyage instruit autant que les livres.» Dans un pays où le premier président, Léopold Sedar Senghor, était un poète latiniste et où l’actuel se revendique «l’Africain le plus diplômé de son temps», difficile de dire si les miles de voyages autour du monde accumulés sur sa carte de crédit suffiront à convaincre l’électorat.


Même si la nouvelle de cette candidature n’a pas fait la première page des journaux sénégalais, reléguée souvent derrière la grève des transporteurs, la plupart d’entre eux prennent malgré tout au sérieux ce nouveau venu. Pour Amath Dansokho, renard sage de la politique dakaroise et ancien ministre septuagénaire, Youssou n’est absolument pas ridicule dans le rôle du présidentiable: «Quand je l’ai connu, il ne pouvait pas articuler une phrase en français. Mais il a fait beaucoup de progrès. Vous savez, cela fait longtemps qu’il est invité au G8, en tant qu’artiste bienfaiteur, alors que même le président Wade en est absent. Il a une expérience de la politique internationale. De toute façon, le pays est si déglingué que chacun a sa chance, même s’il ne va sans doute pas dépasser le premier tour

Le seul projet qui semble aujourd’hui fédérer l’essentiel de la classe politique au Sénégal, c’est celui de faire partir Abdoulaye Wade. Élu pour un premier mandat en 2000 en mettant fin à 40 ans de règne socialiste, le président est aujourd’hui un octogénaire népotique dont le régime ne cesse de se durcir. Fadel Barro, l’un des piliers du mouvement de contestation «Y’en a marre», accueille la candidature de Youssou comme toutes les autres: «Nous allons évaluer son programme et nous prononcer sur ses idées plutôt que sur son nom.» A titre personnel, il déplore la «désacralisation des institutions» que le régime de Wade a engagée. «Le président a fait croire que n’importe qui pouvait devenir n’importe quoi.» Géant du rap sénégalais, Didier Awadi se refuse à commenter la candidature d’un artiste que chacun considère au choix comme l’ambassadeur parfait de la culture sénégalaise ou un citoyen puissant dont il ne faudrait pas risquer la colère: «Il a le droit de se présenter. Encore faut-il un projet politique. La popularité n’est pas un gage de succès.»

Difficile de se figurer ce que Youssou N’Dour incarne au Sénégal. Depuis trente ans, sa voix accompagne la geste nationale. Il a été, pour les présidents successifs, une sorte d’allié objectif, griot impeccable aux louanges choisies – même pour Wade avant que des litiges autour d’une concession pour une chaîne de télévision n’obscurcissent une relation presque filiale. Youssou a créé des affaires à succès. Il a fait de la publicité pour presque toutes les marques d’importance dans le pays. Il a défendu des causes internationales, comme la lutte contre le sida ou le paludisme. Et surtout, il a réussi à mettre sur la carte ce pays sahélien.

En 1994, en duo avec Neneh Cherry, Youssou N’Dour était le premier artiste à mettre la langue wolof dans les oreilles du monde. A l’époque, l’Américaine Verna Gillis était sa productrice, elle se souvient d’un artiste au triomphe quasi messianique: «Il suffisait de se promener dans Dakar cinq minutes pour entendre la voix de Youssou. Je l’ai toujours vu comme un animal politique. Son premier disque s’appelait Nelson Mandela, il a souvent traité des questions sociopolitiques, comme dans sa chanson «Immigrés». Il a participé à des tournées mondiales pour le CICR ou Amnesty International. Il est engagé et articulé

Depuis que la plateforme d’opposition Bennoo n’a pas réussi à s’entendre sur un candidat unique, les annonces se multiplient ces derniers jours pour reprendre son siège à Abdoulaye Wade. Le journaliste Abdou Latif s’est lancé un instant, avant de se retirer faute d’argent: «L’éparpillement des voix n’est pas un vrai problème. Ce qu’il faut, c’est que Wade ne passe pas au premier tour. Ensuite, je suis convaincu que nous nous allierons tous contre lui pour le deuxième tour. Wade est incapable de mener cette campagne. Il a été évacué à Paris pour des raisons de santé. Il est gravement malade. Il nous faut du changement.» Agacé par une alternance politique ouverte il y a 11 ans et dont les résultats probants se font encore attendre, le peuple sénégalais pourrait être séduit par une option qui ne soit pas fondamentalement politique.

Hors des logiques partisanes, indemne des promesses non tenues et de la corruption massive qui touche tous les rangs de l’administration nationale, Youssou N’Dour joue sa partition. Celle d’un enfant prodigue, capable de chanter et de faire chanter. //////////Arnaud Robert


Rédigé par psa le 11/01/2012 à 22:05

Comme la Tunisie s’était annoncée en décembre 2010 avant de marquer l’année 2011, la Russie frappe déjà à la porte de 2012. Une Russie sans Poutine, c’est Poutine Dégage que clament les manifestants dont le vieux Mikhaïl Gorbatchev. Il y a des révolutions qui ont besoin d’être complétées; elles sont partout où l’éthique reprend ses droits, ici et là où les politiques ne peuvent penser tromper leur peuple éternellement. Non, l’éthique n’attend pas !


2012... la Russie, les Autres et l’Éthique
À la grande liste des rendez-vous qui nous sont déjà donnés -Sénégal, France, États-Unis et autres, vient s’ajouter la Russie de la « Russie Unie » de Vladimir Vladimirovitch Poutine. Une Russie assidûment trompeuse de ses propres citoyens au point de penser que les gens ne voient pas la supercherie et l’indécence du retour aux affaires de Poutine, après son temps de bluff comme Premier ministre de son ami et postiche Medvedev.

L’homme de la Pérestroïka, Gorbatchev n’a pas hésité depuis le début de la contestation à joindre sa voix à celle de la population russe, nombreuse à demander que les voix des citoyens soient mieux entendues, depuis les élections frauduleuses du début de ce mois de décembre. Quelques jours seulement après ces élections frelatées, des manifestations étaient orchestrées par un bloggeur, avocat et tribun implacable, Alexeï Navalni, pour canaliser la contestation, particulièrement à Moscou. C’est bien depuis lors que Gorbatchev comme d’autre dont l’écrivain Boris Akounine et même l’ancien ministre des finances de Poutine lui-même Alexeï Koudrine ont donné leur soutien aux contestataires. La répression qui s’est abattue sur les manifestants ne semble pas avoir découragé le rêve de ces citoyens russes voulant à tout prix et au prix fort le départ de l’imposteur Poutine.

C’est encore Gorbatchev, Prix Nobel de la Paix, qui résume mieux la situation dans sa sortie sur les ondes d’une radio privée de Moscou : «Je conseillerais à Vladimir Vladimirovitch de partir maintenant. Il a déjà fait trois mandats: deux en tant que président, un en tant que Premier ministre - trois mandats, ça suffit !» Dans les rues de Moscou, on entendait bien ce samedi : « trois mandats c’est trop ! », «des législatives anticipées», «libération des prisonniers politiques», etc. Comme l’on pouvait s’y attendre, l’exaspération contre Poutine est plutôt vaste et largement partagée.

C’est en cela que le règne de l’Éthique ne fait que commencer. Mieux vaut bien faire les choses avec respect et honnêteté que de se la faire dire par les autres, par la rue pratiquement. La perspective noble du bien commun n’a jamais quitté l’espace public, contrairement à ce que pensent les dirigeants : on ne peut tromper impunément les peuples. À Québec, Jean Charest a passé une année à nier la corruption dans le domaine de la construction avant de se résoudre à y faire face sous la pression populaire ; encore là, il a utilisé tout les astuces pour échapper à une véritable commission qui s’occuperait de la chose adéquatement. Vainement, puisque le bon vieux peuple a fini par lui faire rendre gorge.

À Paris, notre ami Sarkozy a cru bon ficeler des lois de dernières minutes pour rendre punissable de lourdes peines la contestation du génocide arménien ; quelques voix des Arméniens de France dans les futures élections présidentielles pourraient faire du bien… Mais la contestation et la validité même de la supercherie –visible de loin car cousue de gros fils blancs dans un décor assez sombre de résultats sarkozystes faibles et trompeurs, se trouvent à semer la zizanie dans les rangs de son propre camp, en plus de donner l’impression aux spécialistes que le projet passerait difficilement les tests de la constitutionalité. Devant un Barack Obama affaibli, à Washington DC, nos autres amis les Républicains par leur volonté de blocage à tous les coups, finissent par lasser la population, déjà, et redonner progressivement de l’oxygène au président américain restés proche des mesures favorables à la classe moyenne étatsunienne. Le vieux Abdoulaye Wade, Gorgui, se fait adouber comme candidat à sa propre succession –pour un troisième mandat svp, alors qu’il lui est désormais impossible de soutenir un discours cohérent pour un temps relativement long… Retraite, Wade connait pas ! Il aurait un plan pour le Sénégal, un plan pour son fils, Karim Wade, diront ses adversaires… l’éthique peut attendre.

Justement, l’éthique n’attend pas ! La moquerie politique ne peut avoir raison de la dignité des peuples. C’est bien pour cela que de Londres à Lomé, d’Ottawa à Ouagadougou, de Madrid à Moscou l’heure est effectivement au bien ; au bien dire, au bien faire, au bien communiquer, au bien public inaliénable : la dignité et la liberté qui jamais n’ont fatigué les peuples au grand désespoir de Francis Fukuyama, celui-là même qui nous avait promis « i[la fin de l’histoire
»… Non, ce n’est qu’un début ! C’est pour tout cela que 2012 ne semble pas bien s’annoncer pour notre ami Vladimir Vladimirovitch Poutine. Celui-là même qui pensait avoir une combinaison gagnante pour revenir au pouvoir… impunément en contournant les règles éthiques qui demeurent au-dessus des lois.





Rédigé par psa le 24/12/2011 à 16:32

La responsabilité de chaque pays résolu à «aller de l’avant» est engagée. Ce n’est pas à Bruxelles, mais dans les capitales et dans les parlements, que se jouera, dans les semaines à venir, la crédibilité politique de la réponse à la crise


Euro: Un Élan et des Doutes
David Cameron est donc reparti plus isolé que jamais. Au bout de la nuit, le premier ministre britannique a choisi d’entamer le virage, risqué, d’une marginalisation de son pays au sein de l’Union européenne. Une décision à vrai dire peu surprenante, tant la volonté allemande d’imprimer une culture de stabilité, basée sur des règles communes plus strictes et une intégration budgétaire affirmée, contredit le souverainisme des conservateurs britanniques. Il est trop tôt pour mesurer l’impact de cet «opt-out» sur le fonctionnement futur de l’UE.

Le flou s’est ensuite installé. Au final, les vingt-six autres pays membres pourront rejoindre, courant 2012 ou après, le traité qui donnera naissance à «l’Union pour la stabilité», autour du noyau dur de l’Eurozone. Mais la liste, on le sait, reflète des situations ambiguës. La Hongrie, criblée de dettes et de populisme, est imprévisible. La République tchèque, où le ressentiment anti-européen est exploité par son chef d’État, a malmené le Traité de Lisbonne. La vertueuse Suède, toujours hostile à modifier les traités, s’interroge.

Les pays de l’Eurozone, et ceux qui sont engagés à la rejoindre, doivent dès lors se préparer à des débats de fond. Car le traité intergouvernemental envisagé aura, pour tous, des conséquences bien au-delà des «règles d’or». L’obsession allemande est de tout faire pour que l’Europe de 2020-2025 soit compétitive dans la mondialisation. Ce qui suppose des efforts nationaux considérables, difficiles à imposer dans le débat démocratique.

La responsabilité de chaque pays résolu à «aller de l’avant» est engagée. Ce n’est pas à Bruxelles, mais dans les capitales et dans les parlements, que se jouera, dans les semaines à venir, la crédibilité politique de la réponse à la crise. Les dirigeants concernés, à commencer par Nicolas Sarkozy en campagne électorale, ont mis sur les rails une nouvelle Union, avec un calendrier. Ils doivent maintenant défendre, devant leurs opinions, les institutions communautaires qui restent les mieux équipées pour faire respecter la discipline. Et justifier les inévitables concessions de souveraineté qu’entérinera le nouveau traité.///////Richard Werly


Rédigé par psa le 10/12/2011 à 06:01
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Le départ brutal de Kadhafi, son assassinat quasi direct, posent réellement un cas de conscience aux démocrates convaincus que nous demeurons, particulièrement celles et ceux du continent africain. Autant nous appelons à l’évolution du continent par une écoute fidèle des populations et de leur droit de choisir leurs dirigeants et représentants, autant les moyens mis en œuvre pour y parvenir, parfois, peuvent s’avérer disproportionnés pour atteindre cet incontournable résultat de la démocratie et de la dignité humaine. Notre devoir de sacraliser la primauté des citoyens et leur respect par les dirigeants qui sont à leur gouverne est-il pour autant compromis et ébranlé par ces temps d’incertitude?


La Libye… Une Tragédie Africaine
La Libye, plus que la Tunisie et l’Égypte, appelle réellement à une analyse qui porte loin, bien au-delà des simples alignements des mots doctrinaires et révolutionnaires d’une autre époque. L’état des lieux dans cette Afrique que nous connaissons, toutes et tous, révèle toujours un constat lamentable lié aux insuffisances notoires de nos dirigeants, du fait même qu’ils ne sont généralement pas qualifiés pour aborder et résoudre les lancinantes problématiques démocratiques. Le souci de la plupart de nos dirigeants reste de toujours trouver et imaginer les moyens les plus rocambolesques pour s’éterniser au pouvoir, directement ou par leur progéniture, trop souvent en malmenant leurs opposants et en manipulant leur peuple au lieu d’institutionnaliser la démocratie et en être valorisés par l’histoire.

La question de l’alternance politique en Afrique et la possibilité pour les peuples de savoir qu’ils peuvent remplacer, remercier ou ramener, au moyen de leur vote, leur dirigeant reste toujours au cœur des préoccupations de ce demi-siècle d’indépendance des États africains. La Libye, surtout sans dettes économiques et avec des réserves financières énormes, est un cas d’espèce qui nous interpelle davantage et frustre certains d’entre-nous. Nous pouvons les comprendre!

D’abord, le corps encore chaud de Kadhafi nous impose le devoir d’éviter de lacérer sa mémoire; cette prudence nous est aussi opposable compte tenu de la proximité des événements et de l’ensemble même de la tragédie libyenne, toujours incertaine. Sur plusieurs plans, l’homme, le Guide Mouammar Kadhafi n’a pas toujours démérité à la tête de son pays et au service de l’Afrique. Un « Digne fils d’Afrique », entend-on souvent dire de lui.

Sauf que, le fait d’être de dignes fils d’Afrique –ce sont généralement des hommes et non des femmes qui sont à la tête de ces États africains, ne doit empêcher les chefs d’État africains de céder le pouvoir et favoriser l’alternance démocratique. En Libye, il n’existait même pas un moyen « légal » qui ne soit tout simplement héréditaire, loufoque ou brutal de remplacer Kadhafi. Il était le roi des rois, autant chez lui que sur tout le continent africain, et peut-être même le roi des rois du monde entier.

De sa bouche et surtout de celle de son fils Saïf al-Islam ont été proclamé, largement, leur désir de s’opposer et de massacrer leurs concitoyens fatigués de ce règne sous lequel tout le monde commençait à suffoquer littéralement, même ses admirateurs et partisans d’hier, depuis sa révolution de septembre 1969. Mais Kadhafi ne connaissait un autre langage que les chiffres et les lettres de la brutalité; son successeur patenté, Saïf al-Islam, promettait des « rivières de sang » aux uns et aux autres, en février dernier déjà: « L'armée aura maintenant un rôle essentiel pour imposer la sécurité parce que c'est l'unité et la stabilité de la Libye qui sont en jeu. La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd'hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts mais des milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye. » La suite, nous la connaissons ou la devinons, puisque Saïf al-Islam est aujourd’hui toujours en fuite, toujours plein de promesses quoiqu’affaibli…

La Libye… Une Tragédie Africaine
Solidaire du ridicule et de la naïveté? Non, solidaire de la raison!

Naturellement, la non-qualification de la plupart des chefs d’État africains sur les questions de démocratie ou encore leur dépendance financière ou sécuritaire vis-à-vis des Kadhafi, rendait leur syndicat qu’est devenue l’Union Africaine, pratiquement inopérante, car cacophonique, calamiteuse puis caduque au niveau de la diplomatie et surtout du devoir démocratique que cette institution doit, désormais, aux peuples africains.

Principalement au nom de la solidarité africaine, une telle catastrophe doit perdurer. C’est ce que nous suggèrent certains de nos amis, Africains et Africanistes, anti-impérialistes connus et reconnus. Non merci! Désolé pour vous, c’est non; c’est même un gros non, clair et sans équivoque.

Que notre « non merci!» soit même entendu que, désormais, ce sera : « Qui veut la démocratie prépare la guerre ». Malheureusement! Il nous faut désormais préparer « La guerre sans l’aimer », la guerre comme nous ne l’aimons pas et ne l’avions jamais souhaité, la guerre, la juste guerre malheureusement, la guerre de la paix, la sainte paix en Afrique, notre tardive Pax Africana de la démocratie et de la dignité humaine.

De toutes les façons, si ce n’est pas la guerre ce sera le Ridicule qui nous tuera. Tout pacifiste qu’il est, le Ridicule finira par changer de camp –de bon droit, pour nous tuer. Même le Ridicule est fatigué de nous : las de nous voir incapables d’adhérer à la dignité humaine, las de notre incapacité à écouter nos concitoyens, las de ne pas avoir d’intérêt et refuser aux autres d’en avoir, las de nous plaindre et de nous complaindre pour tout et pour rien, las de nos inutiles tergiversations et de nos décevantes afro-chicaneries. Las de tout cela, le Ridicule finira par nous tuer; et non pas Nicolas Sarkozy, pas Barack Obama, pas David Cameron et pas d’autres qui savent ce qu’ils veulent et sont fiers défendeurs de leurs intérêts.

Seulement pour ces temps derniers et prochains, nous en connaissons des Burkinabès, Camerounais, Congolais et bien d’autres Africaines et Africains qui aimeraient bien que dans leur pays, les votes traduisent véritablement leur désir d’être gouverné par des dirigeants de leur choix. Depuis tout le temps qu’on en parle… Hélas! En Libye, il n’y avait même pas de votes, pas d’élections respectables. Le roi des rois connaissait le désir éternel et définitif de son peuple : lui et ses enfants, bien sûr. Le voilà parti. Seulement parce que la manière n’y était pas, devrions-nous nous replier sur nous-mêmes et être en réserve de la démocratie?

De grâce, ne nous trompons pas de solidarité. Solidarité de peau, de race, « là n’est pas la question n’est pas là » dirait-on ici, sur les bords du Saint-Laurent. Et l’autre de préciser depuis les rives du Sénégal: « Certes la solidarité raciale existe mais elle est suggestive. Cela est si vrai que la solidarité raciale n’a pas empêché les assassinats, les détentions illégales, les emprisonnements politiques des dynasties régnantes d’aujourd’hui en Afrique noire », en Afrique tout court. Autant de faits qui font que notre solidarité est davantage humaine, celle de notre seule race par ailleurs, comme nous l’enseigne toujours Cheick Anta Diop; une solidarité de la raison avant celle de nos émotions.

Chaque dictateur africain qui s’en va est un pas en avant vers la démocratie, un pas vers la dignité africaine. Et c’est l’essentiel! Pour la manière, on en reparlera sûrement, autant que pour nos pleurs éternels depuis plus de cinquante ans, parce que nos âmes seraient vertueusement non impérialistes. En attendant, un dictateur de parti est véritablement une dignité de conquise. C’est en cela que la Liberté pour la Liberté, la liberté pour le développement et le respect restent une valeur qui toujours aura un prix minimum à nos yeux, un prix commençant par celui de l’abandon de notre naïveté et de notre sifflotant candeur, pendant que tout bouge autour de nous. À cinquante ans, « Afrique, lève-toi et marche! » Tombe, mais relève-toi et marche, Afrique. « L’heure de nous-mêmes » a plus que sonné, c’est désormais le glas qui sonne pour un réveil démocratique de toutes les nations africaines.

libye_tragedie_africaine_1.pdf Libye-Tragédie Africaine.pdf  (526.38 Ko)


Rédigé par psa le 11/11/2011 à 20:50
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Le Printemps arabe a déclenché un mouvement qui rend le statu quo actuel totalement anachronique. Le repli du gouvernement israélien derrière ses murs apparaît de plus en plus pour ce qu’il est: un déni de réalité. Les promesses d’une paix ne peuvent plus se substituer à la paix elle-même. Le président de l’Autorité palestinienne va demander aujourd’hui, vendredi, l’adhésion de son pays à l’ONU en tant qu’État membre à part entière.


Le Pari d’Abbas
Annoncé politiquement mort à maintes reprises ces dernières années, Mahmoud Abbas pourrait bien finalement s’inscrire dans l’Histoire comme étant l’homme qui a précipité la reconnaissance d’un État palestinien après plus de soixante années de vaines luttes. Le président de l’Autorité palestinienne va demander ce vendredi l’adhésion de son pays à l’ONU en tant qu’État membre à part entière. Il fait ainsi le choix d’entrer en collision frontale avec Israël et son principal allié américain, qui a déjà annoncé son veto à une telle démarche.

Il a pour lui une bonne dose de légitimité. Juridique, d’abord, avec un droit international qu’il ne demande qu’à faire appliquer. Politique, ensuite, en dénonçant le blocage depuis deux ans des négociations de paix et la poursuite par Israël de la construction de colonies. Populaire, enfin, puisqu’une large majorité de Palestiniens et d’Arabes le soutiennent, de même qu’une frange grandissante de l’opinion internationale. Sans oublier la promesse du président Barack Obama, il y a tout juste un an, d’accueillir un 194e État lors de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvre cette semaine.

Son geste n’en demeure pas moins un pari risqué. Mahmoud Abbas sait en effet qu’il va irriter ses principaux bailleurs de fonds, américains et européens, et provoquer des mesures de rétorsion financières de la part d’Israël. Il sait également que son geste – non suivi d’effet concret et immédiat – peut nourrir les frustrations de son peuple et donc ranimer le cycle des violences. Il sait enfin que le Hamas, toujours en embuscade, serait le principal vainqueur de cet épisode s’il devait sortir humilié de son passage par la case ONU.

S’il persiste, c’est que Mahmoud Abbas est aujourd’hui convaincu que le vent de l’Histoire est cette fois-ci du côté des Palestiniens. Difficile de lui donner tort. Le Printemps arabe a déclenché un mouvement qui rend le statu quo actuel totalement anachronique. Le repli du gouvernement israélien derrière ses murs apparaît de plus en plus pour ce qu’il est: un déni de réalité. Les promesses d’une paix ne peuvent plus se substituer à la paix elle-même. Et celle-ci ne peut se réaliser que dans l’acceptation d’un nouvel État.

La demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU, est contestée par les États-Unis et provoque beaucoup de remous diplomatiques. La délégation palestinienne à New York affirme qu’il s’agit là d’une stratégie de long terme dictée par l’échec du processus de paix. Une fois leur demande d’adhésion à l’ONU déposée, les Palestiniens ne s’attendent pas une décision rapide du Conseil de sécurité. L’important étant de commencer le processus d’adhésion, peu importe s’il n’aboutit pas dans l’immédiat.


Droit de veto
« Ce n’est pas un bluff, affirme Nabil Shaath. Nous allons essayer et si nous échouons, nous reviendrons devant le Conseil de sécurité plus tard. L’adhésion à l’ONU a pris neuf mois pour la Macédoine, un an et demi pour Israël et cinq ans pour la Jordanie ». La démarche palestinienne au Conseil de sécurité prendra sans doute plusieurs semaines ou plusieurs mois. Les Palestiniens se tourneront ensuite vers l’Assemblée générale pour un statut intermédiaire d’État non membre.

Les efforts américains ont été vains : Hillary Clinton a reconnu, en quelque sorte, son échec en déclarant : « Quoiqu'il arrive vendredi nous restons concentrés sur le jour suivant ». Le jour suivant, c'est une façon de parler puisqu'il n'y aura pas de vote immédiatement au Conseil de sécurité sur cette demande d'adhésion. La procédure peut prendre plusieurs semaines. La France compte sur ce délai pour débloquer la situation, éviter un veto américain et éviter que la rue arabe ne s'embrase sur cette question palestinienne. Mais sans même parler de veto, la demande palestinienne, pour passer, doit être validée par neuf voix sur quinze au Conseil de sécurité. Quel est le rapport de force au sein du Conseil ?

Pour l'instant, cinq membres soutiennent officiellement la démarche palestinienne. La Chine, la Russie le Brésil, le Liban et l'Afrique du Sud souhaitent que la Palestine devienne un État membre à part entière. Les États-Unis sont farouchement opposés au projet palestinien. La Colombie qui fait aussi partie du Conseil de sécurité va s'abstenir. Une position qui arrange les Américains. La délégation palestinienne à l'ONU affirme que trois membres sont sous pression américaine pour voter contre : la Bosnie, le Gabon et le Nigeria.

Et puis il y a ceux qui laissent planer le suspense : l'Inde, L'Allemagne, la Grande-Bretagne. À la tribune de l'ONU, David Cameron s'est placé dans les pas des Américains : « Aucune résolution des Nations unies ne peut à elle seule se substituer à la volonté politique nécessaire pour amener la paix », a déclaré le chef du gouvernement britannique sans dire quel serait son vote. La France répète que la question de son vote ne se pose pas, puisqu'il n'est pas programmé. Paris a proposé un plan intermédiaire pour éviter justement de placer le Conseil de sécurité dans une position trop délicate. /////////Frédéric Koller, Karim Lebhour


Rédigé par psa le 23/09/2011 à 06:26
Lumière, Studio Lydie Fauteuil
Lumière, Studio Lydie Fauteuil
Je publiais cemême titre il y a sept mois, le 21 février 2011: Que fait encore Jean Charest à la tête du gouvernement du Québec?. L’introduction du texte se présentait ainsi :
Se pourrait-il que tous les signes d’incompétence politique dont son parcours est pavé ne lui soient pas visibles? N’existe-t-il personne dans son entourage qui lui soit suffisamment différent pour lui dire de ne pas sombrer le parti politique –le Parti libéral du Québec, qui n’a jamais été le sien –lui le conservateur parachuté chez les Libéraux, et faire du Québec une terre brûlée avant son inévitable départ? Qui sonnera bientôt à la porte des Charest pour leur dire… Ben, il est peut-être temps d’aller voir ailleurs pour te refaire, non?

Aujourd’hui, rien ne semble avoir changé. Le Premier ministre du Québec n’a pas cru devoir lire un rapport dévastateur devant lequel tout un État, le Québec, est en ébullition. Pour une raison simple : des liens probants existent entre l’industrie de la construction et le financement des partis politiques, après le détour connu des gonflements de factures. Le Québec est devenu un haut lieu de la corruption sur les marchés publics.

Dans un contexte démocratique et suivant la tradition politique ambiante, le degré de collusion et d’infiltration de la Mafia dans la vie publique exigerait une enquête publique. C’est un tel rapport que celui qui prétend être à la tête d’un État démocratique n’a pas lu, n’a pas osé lire. Comble d’incompétence politique et de cynisme, il ose se présenter devant les journalistes, persuadés qu’il jouera au fin politique sans qu’une si grande lacune ne soit constatée.

Il est vrai que la dernière commission du genre dans le paysage politique a été dévastatrice pour le parti politique qui l’avait déclenchée. Mais, la raison partisane doit-elle toujours prévaloir sur la raison d’État? Lorsqu’arrive ces intrigues, lorsque surgissent ces dilemmes, c’est alors que l’on distingue les gens de caractère et de dimension éthique. Il est clair que Jean Charest n’est pas de cette trempe : ni de ce caractère, encore moins de cette dimension. On comprend pourquoi l’émoi s’élève pour nommer les insuffisances de ce Jean Charest et réclamer son départ, exiger sa démission si ce n’est le déclenchement des élections pour laisser parler le bon peuple.

C’est en cela que l’Éthique, de la mise à mort de Socrate au modèle de vie de Mandela, l’Éthique est un ferment utile à l’espace public. Sous une autre forme, je paraphrasais Rabelais en écrivant ailleurs : « Politique sans éthique n’est que peine perdue ». La résistance non-éthique de Jean Charest, son non-souci du bien, le noble bien public et non partisan, ce refus creuse inlassablement le trou dans lequel reposeront bientôt les ambitions politiques simplistes du Premier ministre du Québec.

De nos jours, un tel degré d’incompétence politique n’est plus permis d’un chef de gouvernement officiant dans un environnement démocratique. Cela ne vaut même plus la peine de lui demander de quitter son poste. Monsieur le Premier ministre Jean Charest, restez là! Continuez! Vous le faites tellement bien et la bêtise vous va tout aussi bien! Que serait le Québec sans vous?


Que fait encore Jean Charest à la tête du gouvernement du Québec?

Rédigé par psa le 16/09/2011 à 21:30
Notez WikioEs Tags : Québec Éthique

Sous nos yeux, se déroule le Procès de l’Euro. Un procès qui ne dit pas encore son nom. Des économies aussi disparates et fragiles ont-elles le droit d’émarger à une monnaie si forte? Mieux encore, l’inéluctable défaut grec met de nouveau en évidence le caractère spéculatif des marchés financiers et boursiers –les deux se confondant désormais, davantage que leur reflet instantané de la réalité économique jadis enseigné dans les facultés d’économie. L’Euro est plus qu’en crise, c’est un modèle économique mal maîtrisé qui s’emballe, qui prend l’eau de tous les côtés : les dirigeants européens eux-mêmes n’excluent plus une faillite de la Grèce, du moins partielle, faute d’une solidarité et des mesures vigoureuses conséquentes. Ce serait tant mieux pour la Grèce et pour… l’Europe des citoyens.


Aristote Onasis et Jackie Kennedy
Aristote Onasis et Jackie Kennedy
Le tabou finit par tomber. La Grèce peut faire faillite. Voire sortir de la zone euro. Depuis quelques jours, les déclarations ne viennent plus seulement des économistes, mais à présent des capitales européennes.

C’est une bonne nouvelle car la zone euro finit par reconnaître la gravité de la situation grecque. Les deux plans de sauvetage accouchés au forceps en mai 2010 et en juillet dernier ont fixé des exigences intenables pour Athènes. Au point de faire dégénérer le surendettement de l’une des plus petites économies de la zone euro en une crise de la monnaie unique.

Admettre cette réalité ne constitue cependant une bonne nouvelle que si les Européens lui trouvent un remède durable. La création d’une union budgétaire, à côté de la monnaie unique, constitue la réponse la plus efficace économiquement. Sauf miracle, cette solution, qui implique un transfert de souveraineté des capitales à Bruxelles, paraît cependant politiquement impossible. En particulier depuis que la justice allemande, la semaine passée, a pratiquement interdit à Berlin tout nouveau soutien financier aux Grecs.

À partir de là, le défaut de la Grèce paraît inéluctable. Cette faillite, probablement partielle, ne constitue pas encore le scénario catastrophe. L’Histoire fournit plusieurs exemples de restructuration de dette qui ont permis à des pays, comme le Mexique ou l’Argentine, de se relancer.

Les risques ne manquent pourtant pas car, depuis 18 mois, les dirigeants européens ont brillé par leur manque de pragmatisme et leur incapacité à mettre rapidement en œuvre les plans retenus. Dans ces conditions, un défaut maîtrisé ne semble pas garanti.

Mal ordonnée, déclenchée dans un contexte boursier brûlant, cette faillite pourrait être perçue comme un abandon de la Grèce. Qui pourrait à son tour renoncer à l’euro.

On imagine alors le jeu de dominos dans lequel l’économie européenne et son système politique pourraient être entraînés. Un noir scénario qui ne manquerait pas non plus de toucher la Suisse, et le monde.
Inimaginable il y a encore deux ans, cette hypothèse mérite désormais d’être sérieusement considérée. ////////Frédéric Lelièvre


Rédigé par psa le 14/09/2011 à 06:01
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Il est grand temps que les régimes omnipotents d’Afrique se rendent tous à l’évidence : si eux n’ont pas changé et ne veulent pas le faire, les temps ont changé et les Africains aussi sont fatigués du ridicule répandu en leur nom. C’est ce qu’inspire la chute de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis septembre 1969, quarante-deux ans bien sonnés. Le 1er septembre prochain sera une Journée pour une autre Libye. Désormais, toutes les hésitations, manigances, frasques et autres roublardises politiques de toujours ont fait leur temps.


Dieudonné Amigoé, Les Peuples... Les Gens
Dieudonné Amigoé, Les Peuples... Les Gens
Il y a bien longtemps que le ridicule a cessé d’être l’apanage des Africains, en politique et ailleurs dans d’autres sphères. Mais la persistance des dictatures et des démocratures sur le continent africain demeure en tout point inacceptable. Le pouvoir pour sa seule dimension héréditaire traficotée avec ou sans élections, les changements constitutionnels pour se maintenir et anéantir toutes les oppositions et l’ensemble des institutions républicaines, la création des partis politiques à sa seule gloire et adoration sans aucun projet de société ambitieusement proposé et réalisé, toutes ces démonstrations avilissantes d’incompétence notoire à la gouvernance publique et au mépris de l’éthique publique ne peuvent plus continuer au nom des pays africains.

L’erreur est permise, comme partout ailleurs à la gouverne de la chose publique. Mais les coups d’éclat et d’incompétence permanemment servis à des citoyens –qui n’avait jamais demandé de tels niveaux de bêtises humaines, a comme trop duré. Tout cela doit s’arrêter, au nom de l’Afrique et de ses citoyens, au nom du bon sens et de la dignité humaine!

Ali Ferzat
Ali Ferzat
Il s’en trouve encore à se demander si le Tribunal pénal international (TPI) n’est fait que pour juger les Africains. Bien sûr que oui, et pourquoi pas! Aussi longtemps qu’une justice dans pratiquement tous les pays africains ne serait moindrement juste, aussi longtemps qu’un tribunal, une cour constitutionnelle ou suprême en Algérie, Burkina, Cameroun, Congo, Ouganda, Sénégal, Tchad, Togo, Tunisie, Zimbabwe et autres ne saurait placer l’éthique au-dessus des lois et dire le droit avec assurance, sérénité, autorité et respect, aussi longtemps que la première puissance africaine, l’Afrique du Sud ne saurait se comporter en nation exemplaire et non protectrice des bourreaux des peuples humiliés d’Afrique, le TPI devrait même être exclusivement une juridiction de recours pour les Africaines et les Africains toujours privés de leur dignité.

Des progrès sont perceptibles en Afrique. Mais ce continent en mérite beaucoup plus, et à un rythme plus soutenu. Et dans cet univers, les insuffisances politiques, le manque de volonté politique, le rythme des changements primordiaux et multiplicateurs de grands mouvements d’ensemble sont trop souvent restés inacceptables. Le départ de Mouammar Kadhafi a cela de positif que la Libye survivra au guide, généreux des dictateurs et despote des peuples, et ce n’est pas rien. Le chaos et les catastrophes font partie du naturel des peuples qui en ressortent grandis par ailleurs. L’histoire du monde en regorgent des ces exemples que devant l’inacceptable continuel, les grands remèdes sont de rigueur, qu’importe leur créateur ou concepteur, Africains ou non-Africains.

L’Afrique vacille lourdement. Les démocratures qui règnent sur le continent sont sérieusement en danger; toutes leurs manigances, frasques et autres roublardises démocratiques de toujours ont fait leur temps. L’heure est à l’ambition du vrai et de l’éthique; un train, un rendez-vous que nul ne peut se permettre de rater en Afrique.


Rédigé par psa le 26/08/2011 à 08:45
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