Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Est-Ouest
Est-Ouest
Les préalables organisationnels du dialogue intertogolais semblent être établis; ce n’est la garantie pour un quelconque succès de la démarche de rapprochement entre les partis politiques participants. Il demeure cependant que cet exercice balise le terrain pour aborder les enjeux inscrits à son ordre du jour pour être abordé dans les 15 prochains jours, notamment :
1. Le cadre électoral
2. Le cas des réfugiés et des personnes déplacées
3. Les réformes institutionnelles (autres que celles examinées au point 1)
4. Les problèmes de sécurité : la réforme de l’Armée et des autres Forces de sécurité - Autres questions de sécurité -
5. Le problème de l’impunité
6. Le financement des partis politiques
7. L’évaluation des 22 engagements et l’examen des propositions pour y apporter des améliorations
8. Le règlement du contentieux du scrutin présidentiel d’avril 2005
9. Appel à la reprise de la coopération
10. La mise en place d’un cadre permanent de dialogue et de concertation sur des sujets d’intérêt national
11. La mise en place d’un mécanisme de suivi de la bonne application des décisions du dialogue national
12. La formation d’un nouveau Gouvernement

Ce qui frappe, à l’observation froide, est toujours ce manque de stratégie commune qui fait place à une cacophonie légendaire émanant toujours de cette Opposition dite radicale. Piégée par la perspective d’une participation au gouvernement, cette opposition se retrouve déjà divisée, avant même le début des échanges sur les différents points du dialogue. Une telle situation laisse entrevoir un manque (à venir) de décisions consensuelles, propices dans un tel forum de rapprochement. Le cheval du radicalisme est encore une fois emprunté par l’Union des forces du Changement (UFC). Principale force politique et mythique du Togo, l’UFC qui demeurera aussi longtemps populaire qu’elle se fondera sur la mémoire de Sylvanus Olympio, court néanmoins le risque de voir s’effriter ce privilège confisquer par un Gilchrist Olympio qui, quarante années durant, à prouvé qu’il ne possède les habiletés politiques utiles à faire évoluer la donne socio-politique au Togo. Pour une partie de la classe politique togolaise, la preuve de la grandeur réside aussi dans l’effacement, après un si piètre résultat et surtout, une incapacité avérée de changer de paradigme face à un Togo dont les citoyens demanderont des comptes un jour prochain. Au fait, pourrait-on faire au Togo un gouvernement d’union nationale avec tous les partis sans leur chef ? Suivez mon regard vers l’Est, au Bénin… Probablement qu‘il va falloir ne pas réinventer la roue et laisser le soleil se lever toujours du même côté !

Silence


Rédigé par psa le 01/05/2006 à 12:24