Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Ombres et Lumières
Ils sont de retour du Caire, Tata Avlessi et sa suite d’avocats et autres. Dans leur escale parisienne, j’ai fini par lui parler brièvement, cette nuit même. L’homme est débordant d’optimisme au motif, surtout, que le vieux Secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), Mustapha Fammy, a craqué en lâchant publiquement un gros morceau : le vice-président de la CAF aurait fait pression sur lui et télécommandé la sanction à l’encontre de Tata Avlessi. Par trois fois et par téléphone, le général Togolais Seyi Méméne aurait presque exigé la sanction à l’encontre de Tata Avlessi. En situation normale, cet aveu est un motif suffisant pour disculper Tata Avlessi de l’accusation retenue contre lui. Mais, nous sommes loin d’être en situation normale. Et, pour ma part, j’attends le verdict de l’instance d’appel.
Il demeure que cette histoire rocambolesque tient bien ses promesses et nous réserve encore des surprises et des révélations étonnantes sur cette affaire sombre cousue de gros fils blancs, très visibles de tout esprit critique. Il est temps que les dessous de cette histoire sortent de l’ombre pour s’exposer à la lumière publique, comme ces fantômes que dévoile le Secrétaire général de la CAF maintenant. Le ridicule de l'histoire est que toute l'Afrique sportive, du Caire à Lagos et en passant par Nairobi et Bamako, se moque bien de cette lutte fratricide togolaise qui n'a trouvé rien de mieux que de s'avilir un peu plus sous le regard du monde entier. C'est effectivement à ce jeu grossier que se livre le prétendu président du Comité de gestion de la FTF, tout en s'étonnant que certains clubs ne veuillent lui faire allégeance. Ni le gouvernement ni le le Comité national olympique togolais ne possèdent l'autorité, encore moins la légitimité pour nommer une équipe à la direction du football togolais en dehors de ceux et celles qui ont été élus à cet effet sous l'égide de la FIFA. On comprend d'ailleurs, pourquoi dans le propre camp politique de Bernard Walla, des voix s'élèvent contre sa supercherie de vouloir diriger la Fédération togolaise de football (FTF) à tout prix et à tout casser.

Horizon


Rédigé par psa le 01/08/2007 à 18:41