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Pierre S. Adjété
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Surenchère permanente
« La classe politique manque-t-elle à ce point de travail pour s'adonner en permanence au petit jeu des "heurts supplémentaires" ? Pas un jour ne se passe, (…) sans que la surenchère verbale - pour ne pas dire verbeuse - tienne lieu de débat. (…) À croire que nos représentants de tout bord n'ont désormais qu'un seul souci. Ne pas rater le bus. Mais pas celui qui brûle à Marseille ou ailleurs. Non: celui de la prochaine destination électorale. Et ce "véhicule"-là, à force de jouer avec les allumettes des rivalités partisanes, ils pourraient bien finir par y mettre le feu eux-mêmes. »
Didier Pobel, Le Dauphiné Libéré
Difficile de fuir ce débat, SVP
Les Libéraux du Québec ont beau éviter le débat, surtout du temps de gloire de Jean Chrétien, la question sur le statut du Québec dans le Canada les rattrape.
À la faveur d’une résolution du Parti Libérale du Canada (PLC), nous voilà repartis dans le Grand Débat. Selon Radio-Canada, le député de mon arrondissement, M. Jean Lapierre, « Qui est demeuré neutre dans la course à la direction, estime que la résolution constitue une branche d'olivier tendue aux Québécois». Il ajoute « Chaque fois que le PLC a refusé de reconnaître la différence québécoise, ça nous a coûté très cher Jean Lapierre évoque notamment la naissance du Bloc québécois, à laquelle il a participé après l'échec de l'Accord du lac Meech, le référendum de 1995 et le programme des commandites, créé, dit-il, pour « faire oublier la différence québécoise ». L'ancien bras droit de Paul Martin au Québec n'est pas le seul à appuyer la résolution. Denis Coderre, Pablo Rodriguez et Marc Garneau l'appuient également. Dans une lettre publiée dans Le Devoir, ce dernier écrit qu'il est temps de tendre la main au Québec afin de faire du Canada un pays plus fort. » Du côté des opposants à la reconnaissance du Québec par ce même PLC, on retrouve Stéphane Dion qui déplore que ce « débat sémantique qui n'a aucune portée concrète pour les gens » au point de devenir un « enjeu gonflé à l'hélium ». C’est toujours la position de M. Dion qui semble sortir du lot et manque de réalisme à mon avis. Onze ans après le dernier Referendum, celui du 30 octobre 1995, la moitié des Québécois sont toujours adeptes de la souveraineté de cette province. Il s’en trouve encore pour dire que c’est un débat qui n’intéresse personne. Curieux tout de même ! Les gens du Québec n’ont peut-être pas besoin d’en parler tous les jours. Mais il est évident que ce sujet fait bien partie du sport national ici, et pour longtemps encore… Comme avait dit l’autre, jusqu’à « La prochaine fois ». On peut l’aimer ou ne pas l’aimer, y être favorable ou pas, le sujet est toujours d’actualité et sert d’ailleurs à définir son appartenance à cette particulière société. D’ailleurs j’ai retrouvé ce matin, au bureau, un message de notre ami Maka Kotto, le député camerounais souverainiste du Bloc Québécois. Un bon candidat à une prochaine activité du Club Verbatim, sur la manière dont il vit sa citoyenneté, dans un monde multipolaire.
Insuffisances veineuses
L’absence de l’UFC au gouvernement, n’est pas à l’image du processus de réconciliation en cours au Togo. C’est à cette conclusion que je suis arrivée dernièrement ; ce que j’ai communiqué sous le litre « Plaidons UFC ! ». Analyse prospective s’il en est, la SG de l’UFC semble aller dans la même direction (Forum de la Semaine, dans le LeTogolais.com), et c’est son rôle, quant à lui, de défendre son organisation. Mais comme toujours, cette manière particulière de faire politique transborde du vase pour faire amalgame. Tenez : « Nous nous rendons une fois encore à l’évidence que la volonté d’exclusion de l’UFC est totale. Nous sommes inquiets parce que nous avons l’impression qu’une alliance objective des participants au gouvernement, a tenté et réussi à imposer dans la désignation du président de la CENI, un schéma convenu à l’avance. Il est en effet incompréhensible qu’un aréopage aussi averti puisse choisir comme président un membre sans voix délibérative. Comment peut-on présider alors qu’on n’est pas habilité à prendre part à la prise de décision ? Car il s’agit bien de présider et non d’arbitrer. »
Plusieurs associations maladroites figurent dans cette déclaration et surtout des évidences y apparaissent comme autant de signes de la naïveté ufcéenne. Je vous le donne en vrac… Rien n’oblige qui que ce soit à concéder présidence de la CENI à l’UFC. Penser même l’acquérir est pure illusion. L’UFC n’a jamais appris à travailler avec cette mouvance présidentielle qu’elle doit s’attendre à une méfiance de sa part, au moment même où tous les autres partis sont en mode électoral, chassant sur le territoire des autres. Les maladresses d’hier et celles du moment doivent apprendre à L’UFC que les temps de la Toute Puissance ont changé au Togo également : être fort n’est pas une autorisation à l’irrespect continuel des autres. Notre ami Georges W. Bush lui-même en fait actuellement l’expérience. Pourquoi pas l’UFC. Et puis, être président aujourd’hui, demande plus de capacité d’arbitrage et de recherche de large consensus que d’occasions d’imposer ses points de vue. Et je peux continuer comme ça à en énumérer de ces insuffisances déclaratoires qui, aujourd’hui, dégonflent le passé glorieux, et malheureusement hautain, de l’UFC. Dur, et très dur de revenir sur terre et retrouver ses veines… Courage !
Rédigé par psa le 31/10/2006 à 08:44
La plaidoirie de Ginette Berthiaume
Il était riche aussi, l’âne de Buridan. Il était riche et pauvre. Pauvre, foncièrement, avant d’être riche, pourrons dire certains. Il mourut, le ventre creux, incapable de choisir entre l’avoine et l’eau. C’est vrai qu’il avait autant soif que faim. Malheureusement, il n’a pas su choisir… seulement par où commencer… dans lequel des deux boisseaux tremper sa tronche d’abord, avant d’en venir à l’autre.
Je ne comprends pas les hésitations à intégrer l’UFC au gouvernement du Togo. C’est probablement le parti le plus populaire, riche en adhérents et sympathisants réels et fictifs. Une telle richesse de popularité doit s’inviter dans le Gouvernement d’union nationale, actuellement au service des Togolais. Une chose est l’incompétence politique de son leader, Gilchrist Olympio, une autre est d’éviter de laisser de côté nos nombreux amis de l’UFC, avec un sentiment de rejet et la mort dans l’âme. Je n’ose pas penser qu’avec une telle richesse de militantisme, ce parti soit sur le point de connaître une ère d’amère pauvreté, à cause de l’indécision caractérielle de son chef. S’il n’existe aucune raison objective de concéder la présidence de la CENI à l’UFC, passé les moments d’errements de Gil, rien ne doit plus s’opposer à la présence de ce parti dans ce gouvernement. C’est un engagement collectif que chacun, chaque signataire, doit s’y retrouver. Je plaide pour la pauvre UFC dont l’accueil rendra tout le monde digne du nouveau modèle togolais ! J'y associe Ginette Berthiaume et sa belle oeuvre.
Rédigé par psa le 27/10/2006 à 15:05
Angoisse
« "Il n'y a pas d'anniversaire à fêter". On ne fête pas une catastrophe. On la commémore, pour se souvenir et essayer d'éviter une nouvelle déroute... Sur les banlieues, on n'en prend guère le chemin. (...) [On] a vu les émeutes à la télévision, compati aux misères de l'autre France - mais de loin, à l'abri de ses quartiers. [On] attendait l'anniversaire avec angoisse, craignant que ça ne recommence. Et "ça" recommence, bien sûr - parce que ça n'a jamais arrêté. Simplement, les caméras sont de retour, et la France où l'on vit bien redécouvre à la télévision le quotidien de l'autre France. »
Francis Brochet, Le Progrès
La fin d’un mythe
Quelle Togolaise ou quel Togolais n’a pas eu de la sympathie pour Gilchrist Olympio ? Ils doivent être rares ceux-là qui ont été insensibles au drame humain et politique qui avait frappé la famille Sylvanus Olympio et l’ensemble du Togo aux petites heures du 13 janvier 1963. Atterrés, ces Togolaises et ces Togolais n’avaient même pas su répondre aux cris de détresse de Bonito Olympio, fils du défunt, qui parcouraient quelques rues du quartier, de notre quartier loméen, dans une triste désolation doublée d’impuissance. La suite nous la connaissons…
Cette sympathie s’est transformée en idolâtrie, réelle, qui s’était emparée de tous les Togolais, leaders politiques, militants de tous les partis et simples sympathisants, afin que, minimalement, une reconnaissance de la tragédie et un traitement conséquent soient réservés à la mémoire du tout premier Président de la République togolaise, Sylvanus Olympio. Et, ce transfert de sympathie s’est opérée sur l’un de ses enfants, Gilchrist Olympio, le seul à vouloir retourner dans l’espace politique…. Par vocation ou par devoir de vengeance ? Nul ne saurait le dire, d’autant plus que toute Togolaise et tout Togolais a le droit de s’y aventurer. Cette allégeance collective s’est traduite par l’offre qui lui avait été faite de diriger le regroupement d’une pléiade de petits partis politiques qui se réclamaient tous de la tradition politique de Sylvanus Olympio ou plus prosaïquement, de l’idée que chacun de ces mouvements naissants s’en faisait ; l’Union des Forces du changement (UFC) devenait alors le véhicule politique de Gilchrist Olympio. Mais, être en politique de nos jours demande tout un réseau actif d’amitiés stratégiques que le Gil national des Togolais n’a jamais réussi à bâtir dans les cercles de pouvoir à travers l’Afrique, et dans certaines capitales incontournables à travers le monde. En dehors de la simple courtoisie, l’homme se révéla un piètre politique au plan international, aveuglé par sa seule popularité à l’intérieur des frontières togolaises et dans la communauté togolaise de l’extérieur. Exiger le mieux pour le Togo Gilchrist Olympio, n’a pratiquement pas de résultat politique à exhiber aux Togolaises et aux Togolais, en dehors de sa hargne à contester tout ce qui ne provient pas de lui… De lui seulement, bien que l’homme ne soit pas une lumière en terme d’idées politiques ou de stratégies de conquête du pouvoir. Le meilleur exemple d’entre tant d’autres a été son incapacité à gérer l’après Eyadema, malgré les erreurs des uns à l’intérieur et le soutien au changement politique, clairement affirmé, par les autres de l’extérieur. Ce manque de stratégie est curieusement aggravé par l’absence de flair politique chez le Gil national des Togolais ; il peut refuser quelque chose aujourd’hui et le vouloir demain sans raison apparente, sauf celle d’un enfant fragile et gâté, que toute a famille voulait protéger. Tout le processus et le mode d’application de l’Accord Politique Global (APG) sont encore un bel exemple qui a fini par convaincre nombreux des militants de l’UFC de l’amateurisme confirmé de Gilchrist Olympio ; ce qu’ils refusaient de voir et d’accepter jusque là. Nous sommes nombreux à avoir offert nos épaules à ces amis inconditionnels de Gil, pour accueillir leurs pleurs et désolations de ces derniers mois. Nous sommes probablement prêts à le faire encore et nous le ferons à chacune de ces occasions de détresse pour atténuer leur peine. Nous profitons aussi pour leur dire que notre Gil national n’est pas un politicien habile. Il n’a donc que retardé le Togo, toutes ces années durant. Le temps est probablement venu de penser à lui trouver un successeur, un véritable politique qui ne soit pas son choix à lui, surtout lorsqu’on connaît, scientifiquement, comment il a le don de ne pas avoir la main heureuse dans ses choix. Au-delà de tout, l’idolâtrie doit cesser chez les Togolaises et les Togolais pour faire face à la réalité de leur pays. Celle-ci, probablement, se fait déjà sans Gilchrist Olympio dont l’incompétence politique est plutôt criarde. Ne pas savoir n’est pas un crime. Persister dans l’ignorance est douteux de nos jours. Être incapable de faire preuve d’un désir d’apprentissage afin d’afficher un minimum de résultat, après quarante années en politique, est tout simplement la preuve que l’on doit changer de métier ou de loisir. Merci pour le temps donné au Togo. Ce pays n’a plus les moyens d’entretenir, à ses propres dépends, un tel mythe. Le Togo a besoin de mieux. Akpé!
Du temps aux ambitions
Alain Juppé n’en espérait pas temps. Elu avec plus de 55 % des voix au 1er tour par les Bordelais, il a eu, coup sur coup, les félicitations de Nicolas Sarkozy, de Jacques Chirac, de Dominique de Villepin et de Jean-Pierre Raffarin ! Autant dire qu’il sera très présent au cours de cette campagne présidentielle avec déjà un oeil sur 2012 à condition que l’élu de 2007, s’il est de son camp, ne soit pas trop jeune pour briguer un second mandat !
(Réponse à tout)
Rédigé par psa le 23/10/2006 à 12:58
À la rame
« Un parcours étonnant et complexe que celui de J. Chirac, un Président qui a été le ministre ou le Premier ministre de ses quatre prédécesseurs à l'Elysée. Un animal politique, tantôt radical, tantôt travailliste, tantôt libéral, qui a trahi nombre de ses amis politiques et adapté avec constance ses positions à l'air du temps. (…) On a du mal à imaginer que ce parcours puisse brusquement s'arrêter en mai 2007. J. Chirac est tellement dans le paysage que ses proches arrivent à semer le doute quand ils laissent entendre qu'il pourrait briguer un troisième mandat. »
Michel Noblecourt, Midi Libre « Et si l'on assistait au deuxième tour de la présidentielle à un combat inédit entre J. Chirac et S. Royal ? (…) Lors de son intervention hier à la Sorbonne le Premier Ministre a confirmé qu'il "n'avait pas l'appétit du poste du dessus" confirmant ainsi, bien sûr de manière encore elliptique, qu'il ne serait pas l'adversaire de N. Sarkozy lors de primaires au sein de l'UMP. Pour laisser toute latitude à J. Chirac il se sacrifierait donc sur l'autel de la raison d'État en laissant son patron briguer un troisième mandat. Hypothèse qui paraît pourtant peu raisonnable à une majorité de Français. » Jean-François Montémont, Le Courrier Picard
Rédigé par psa le 23/10/2006 à 09:31
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