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Mot à Maux
L'ombre de l'incertitude: plus grande que nature
Quels sont les ressorts de ce processus ? Le fait qu'elle soit une femme ? Sa capacité à ne pas parler comme les autres dirigeants socialistes ?
« L'effet femme est indiscutable. Il a un côté expérimental : on a tout essayé, sauf une femme. Essayons ! Mais il va bien plus loin. Il relève d'un phénomène culturel et même anthropologique. Lors des débats, Ségolène Royal a littéralement ringardisé ses compétiteurs. Quelque chose du vieux style masculin d'autorité ne passe plus. Sarkozy a du souci à se faire, de ce point de vue. Ses postures de matamore sont à revoir. Mais la véritable force politique de Ségolène Royal réside dans le fait qu'elle est la seule à avoir saisi la profonde crise d'autorité qui travaille la société française. Elle a pris la juste mesure du scepticisme qui règne dans le pays à l'égard de la prétendue compétence de la classe dirigeante. L'arrogance du discours technocratique dissimule de plus en plus mal l'incertitude des résultats et la faiblesse du pouvoir. Qui ne voit que nous sommes gouvernés par des gens qui, derrière leurs grands airs, ont le trouillomètre à zéro à l'image de Jacques Chirac, ce radical-socialiste qui a peur de son ombre ? Quand Ségolène Royal dit qu'elle n'a pas de certitudes, elle échappe à la malédiction du rôle de «monsieur Je-sais-tout» dans lequel les hommes politiques se sont laissés enfermer et qui n'est plus crédible. En admettant sans rechigner qu'elle n'a pas toujours la solution, elle manifeste un rapport plus sain à la réalité. Et comme en même temps elle apparaît très capable de fermeté, elle dessine une autre image du pouvoir, probablement beaucoup plus en phase avec les aspirations populaires. On discute d'abord, mais quand on a décidé, on s'y tient. » Marcel Gauchet dans Libération Horizon
Solstice politique: le jour le plus long
La chose se corse et devient même drôle, lorsque la grosse pointure gouvernementale envoyée en renfort n’arrive pas à définir ce qu’est un Québécois, que le PM lui-même ne trouve rien à dire qu’un lapidaire « Les Québécois savent ce qu’ils sont »... Bonté divine !
Ce même lundi particulier connaît la démission d’un ministre du gouvernement fédéral, Michael Chong, très peu disposé à donner son appui à la Motion de reconnaissance des « Les Québécois forment une Nation au sein d’un Canada uni », suivi par l’assermentation d’un autre député à sa place comme ministre et relations intergouvernementales et pour clore la journée, le vote de la Motion ainsi que l’élection d’un prête de l’église catholique romaine au parlement canadien, le curé de Repentigny Raymond Gravel, comme député souverainistes du Bloc québécois. La journée d’hier aurait été plus hilarante si elle n’avait pas commencé avec la mort de deux soldats canadiens en Afghanistan, pour se terminer par le départ tard, pour Riga en Lettonie, du PM canadien au sommet de l’OTAN devant demander des renforts pour ce même afghanistan qui compte déjà plus de 32 000 soldats étrangers. Il y a des jours comme ça en politique… très long ! HorizonMot à Maux
Offense à vierge
C’est la découverte du jour. Divine surprise, provocation déguisée ou insulte à l’intelligence collective. Il semble que la DIASTODE a des principes ! Elle en a tellement pour en donner en leçons aux autres, individus et organisations.
Au fait, de quelle DIASTODE nous parle-t-on ? La DIASTODE avec ‘’1D’’ ou la DIASTODDE avec ‘’2D’’. De la DIASTODE façonnée par les uns et confisquée à vie par les autres, prêtres de la démocratie partout ailleurs que chez eux ? De la DIASTODE sans Président ? Et, pourquoi donc est-elle sans président si tant de vertus et principes d’information ne l’incitent à mieux se chausser elle-même ? Dans les circonstances, bien s’occuper de soi, de ses membres, et pratiquer la consultation des autres membres du bureau pourront être œuvres utiles d’apprentissage. Et surtout, laisser de côté Nelson Mandela, dont manifestement on ne connaît l’histoire, puisque les rencontres de Madiba -pas seulement une seule, s’étaient faites justement en catimini avec ses… oppresseurs ! Mais, personne ne demande aux Togolais d’être des surhommes, à la Mandela ou à la Gandhi. Juste être assez modestes et humbles pour reconnaître que, dans bien de circonstances, ils ont échoué, lamentablement, à travers des approches irréalisables, portées par un amateurisme aveuglant sur fond de chimères incantatoires. Quand on en est là, surtout lorsqu’on n’a pas été modèle d’une grande transparence dans son propre temple –pas plus hier qu’aujourd’hui, on doit savoir raison gardée et humilité affichée dans cette quête du mieux-être pour ce Togo. Essayez et laissez braire ! Essayez l’imperfection pour laquelle eux-tous, se bousculent aujourd’hui tout en jouant à la vierge organisation offensée. Ils étaient pourtant bien à genoux pliés devant l'innommable, avant de l'accueillir à 2D ouverts: leurs mains, de trahison, d'irrespect des règles organisationnelles et de complot. Dites-leur qu'ils n'ont pas de leçon à donner, à vous donner. À Personne d'ailleurs ! Dites-leur qu'ils sont nus et n'ont qu'à aller se vêtir, autrement que de ce drap blanc maculé, pour longtemps, de leur propre souillure. Osez leur dire… À d’autres ! Horizon
On remet le plaisir
La table est vraiment mise… De retour, dans mes courriels, je retrouve le Communiqué diffusé par le bureau du Premier ministre du Canada. Généralement, j’en efface des dizaines du genre par mois, en voyant juste le titre. Voilà que celui-ci est de taille, et reprend in extenso, les propos du PM canadien. Voici sa position, plutôt, sa déclaration et sa charge, hier, au Parlement canadien; en attendant que les autres ne lui répondent par la bouche de leurs canons… Du plaisir renforcé !
[Le Premier ministre Stephen Harper a fait aujourd’hui la déclaration qui suit à la Chambre des communes concernant la motion proposée relative au Québec en tant que nation : « Que cette Chambre reconnaisse que les Québécoises et les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni. » Monsieur le Président, La véritable intention du chef du Bloc et du camp souverainiste est parfaitement claire. Ce n’est pas de faire reconnaître ce que les Québécois et Québécoises sont, mais ce que les souverainistes voudraient qu’ils soient. Pour le Bloc, il n’est pas question du Québec en tant que nation, l’assemblée nationale s’est déjà prononcée là-dessus. Il est question de séparation. Pour eux, nation veut dire séparation. On a vu ses vraies intentions le 27 octobre quand il a dit: « …le NPD a reconnu pendant des décennies que le Québec forme une nation, mais à chaque référendum, ils agissent en contradiction avec les positions qu’ils ont prises. » En d’autres mots, si on reconnaît les Québécois comme nation, il faut voter « oui » à un référendum sur la séparation. Et la tentative du chef bloquiste d’entraîner des Québécoises et des Québécois de bonne foi à appuyer la séparation malgré eux rappelle les « pièges à homard » de son mentor Jacques Parizeau. Mais les Québécois ne sont pas dupes de ces tactiques maladroites. L’ancien Premier ministre péquiste, Bernard Landry, a posé la question suivante : « dès que cette reconnaissance sera réalisée, il faut que vous sachiez que vous serez par la suite confronté à la question suivante : Pourquoi la nation québécoise devrait-elle se satisfaire du statut de province d'une autre nation et renoncer à l'égalité avec votre nation et toutes les autres? » La réponse est claire, parce que les Québécoises et les Québécois ont toujours joué un rôle historique pour faire avancer le Canada avec solidarité, courage et vision, et pour bâtir un Québec confiant, autonome, solidaire et fier, au sein d’un Canada fort, uni, indépendant et libre. En débarquant à Québec, Champlain ne s’est pas mis à dire. Ça ne marchera pas : c’est trop loin, il fait trop froid, c’est trop difficile. Non, Champlain et ses compagnons ont travaillé fort parce qu’ils croyaient dans ce qu’ils faisaient, parce qu’ils voulaient préserver leurs valeurs, parce qu’ils voulaient construire un pays durable et sécuritaire. Et c’est exactement ce qui s’est réalisé il y a presque 400 ans – La fondation de l’État canadien. Monsieur le Président, les Québécois savent qui ils sont. Ils savent qu’ils ont participé à la fondation du Canada, à son dévéloppement et à sa grandeur. Ils savent qu’ils ont préservé leur langue et leur culture uniques et fait avancer leurs valeurs et leurs intérêts au sein du Canada. La question est simple – est-ce que les Québécoises et les Québécois forment une nation, au sein d'un Canada uni? La réponse est oui. Est-ce que les Québécoises et les Québécois forment une nation indépendante du Canada? La reponse est non, et elle sera toujours non. Tout au long de leur histoire, ils ont toujours reconnu les prophètes de malheur et les véritables guides de leur destin. Parce que les Québécois depuis Cartier et Laurier jusqu’à Mulroney et Trudeau ont dirigé ce pays et des millions comme eux ont contribué à le bâtir. Et avec leurs concitoyens anglophones et francophones et des gens originaires de toutes les nationalités du monde, ils ont fait de ce pays ce qu’il est – le plus grand pays de la terre – un modèle brillant, dans un monde dangereux et divisé, de l’harmonie et de l’unité dont les peuples sont capables. Et nous ferons ce que nous devons faire, ce que nos ancêtres ont toujours fait, soit préserver ce pays – un Canada fort, uni, indépendant et libre. ] Silence
Entre délectation et cauchemar : la Nation ou la réflexion
Et tout cela se passe sans qu’un coup de fusil ne soit tiré ou une mitraillette mise au service d’une quelconque cause. C’est ce qui fait le charme du débat canado-québécois, dont il faut être fou de s’en passer. Tellement, il présente des défis analytiques à geler les neurones, à qui n’y verrait qu’inutile conspiration de politiciens en mal de sensation.
Ainsi, pour Le PM canadien Stephen Harper, Le Québec serait bel et bien une Nation. C’est une évidence, qu’il faut simplement ouvrir les fenêtres ou circuler une seule fois dans une province ou territoire, autre que la dénommée Belle Province, pour s’en apercevoir. Naturellement, il faut du temps à certains pour s’en rendre compte, et surtout, oser l’affirmer. Lorsque l’on sort de la période de politique minimaliste de Jean Chrétien, auréolée par un retentissant Scandale des commandites qui balaya héritiers et adversaires de cette approche libérale de ne Rien dire, Rien voir, Rien écouter, l’anesthésie intellectuelle générale prend du temps à s’évaporer, afin que l’oxygénation du cerveau redevienne normale au Canada. Le réveil s’opère maintenant. La déclaration de Harper de reconnaître le Québec comme une Nation en est la preuve. Et l’évidence de la chose fait que très peu vont s’y opposer. Très peu, d’entre ceux qui s’y sont toujours opposés. L’audace de Michael Ignatieff En ce point, Michael Ignatieff a eu le génie de proposer à son parti politique, le Parti libéral du Canada, l’idée de cette reconnaissance. A la faveur de la course au leadership au PLC, l’ancien professeur de Harvard demeure assez bien inspiré dans cette position dont se réclame aujourd’hui le PM canadien. Ce dernier ne coupe pas l’herbe sous les pieds encore chancelants du prétendant à la direction du PLC, le même parti que les Trudeau, Chrétien et compagnie. Mais, pour avoir eu l’idée assez tôt et en faire un cheval de bataille, Ignatieff sanctifie l’audace qui, à mon avis, manque cruellement aux politiciens. Dans ce sens au moins, il pourrait se réclamer de Trudeau, même si le fils de ce grand politique -Justin Trudeau qui, nous dit-on, viendrait un jour en politique parce que simplement fils-de-son-père, Pierre Elliot Trudeau, sans en avoir la stature- s’est opposé dernièrement à l’inévitable reconnaissance du Québec comme Nation. Lui, le Justin Trudeau, avait raté une occasion de se taire, et continuer à faire ses classes, avant de nous sortir, autrement, ce qu’il a dans le corps… L’embarras de Gilles Duceppe Nation unique au Canada au point d’en être indépendante ? Pour les souverainistes, le Québec doit oser traverser la ligne. La reconnaissance actuellement proposée, fragilise un peu cette position de quête d’indépendance, dont le Bloc québécois et son chef, Gilles Duceppe, sont porteurs à Ottawa, et mandatés à cet effet par une partie importante des Québécois. Mais à l’analyse, la preuve d’un cheminement commun dans un Canada Uni doit encore être apportée par les fédéralistes, qui sont souvent restés sourds, muets et aveugles face aux besoins des provinces canadiennes, héritières d’une Constitution qui leur avait cédé des charges immenses de gouvernance, l’argent devant les accompagner en moins. Toutes ces Provinces et Territoires ne demandent pas pour autant, leur indépendance du Canada. La question demeure : Pourquoi donc le Québec ? La réponse est probablement aussi ailleurs. Et nous voilà de retour à la case de départ. Nous voilà reprojetés dans la réflexion permanente sur ce pays. Véritable mission de politicien! C’est donc de la délectation papillante que nous réservent ces prochains jours, ces prochaines semaines, et au moins jusqu’aux élections québécoises et fédérales de 2007. C’est mon plaisir, et je ne peux m’en soustraire autrement qu’en le partageant. Maintenant que c’est fait, je peux passer à mes autres mille-et-une choses, tout aussi captivantes... SilenceMot à Maux
Enjeu de taille, vue de dos seulement
Il semble que le tout Washington politique est sens dessus-dessous. La victoire démocrate du 7 novembre 2006 bouscule tout le monde, pas seulement les chancelleries mais surtout la grande famille des consultants, avocats et lobbystes qui officient généralement sur K Street ou sur Constitution Avenue à Washington DC. La clé serait dans le renouvellement et l’embauche des personnalités proches des démocrates pour influencer les décisions prochaines des congressistes démocrates, députés et sénateurs, dans leur désir d’orienter la machine administrative et législative autrement qu’elle ne l’a été ces six dernières années, pour ne pas vous effrayer en disant douze années. Pour tous ceux qui rêvent du métier de Lobbystes, et particulièrement un ami qui se reconnaîtra facilement, il semble même, selon un article de Washington Post, que les résultats serrés du Congrès rendent encore plus attractif le défi des démarcheurs professionnels de la capitale fédérale américaine.
Et l’éthique dans tout ça ? Elle repassera! Nous verrons bien si les démocrates vont créer le Bureau de l’intégrité publique qu’ils ont promis aux citoyens américains, inquiets du puissant rôle des firmes de relations publiques et d’avocats dans les décisions politiques et gouvernementales. Reste que dans la réalité des choses, les intérêts en jeu, valent bien le polissage des décisions populaires par les tamis des groupes particuliers. C’est aussi la démocratie, et c’est celle choisie par les Etasuniens. Ad Valorem
Retour à Genève
«Imaginez la tête des passagers dans le tram! Ils voient tout à coup Kofi Annan monter à bord, si soudainement que les portes se referment devant les gardes du corps. Lesquels ne peuvent que poursuivre le wagon en courant. Toute la Suisse a pu voir ces images… et constater que le secrétaire général de l'ONU n'avait pas pris de billet!»
Hilarité générale. Il fallait voir hier soir l'assistance se tordre de rire en écoutant le président de la Confédération. Croyez-le ou non, c'est en ces termes que Moritz Leuenberger a honoré le plus genevois des Ghanéens, Kofi Annan. Avant de lui remettre, sous un tonnerre d'applaudissements, un cadeau des plus helvétiques: un abonnement général des CFF (un des Groupes de Transports publics suisses, proprétaire du Tram emprunté par M. Annan... sans en payer le prix du passage). Mais ce n'était là que l'épisode le plus spectaculaire d'une très touchante cérémonie. La Fondation pour Genève a en effet décerné hier, à La Pastorale, son prix 2006 à Kofi Annan. Pour le remercier de son soutien à la cité de Calvin. Et peut-être surtout, manifester au secrétaire général, qui quittera le 31 décembre son poste à New York, toute l'affection que lui porte le peuple du bout du lac Léman. D'où une avalanche de discours souvent émouvants. Celui du banquier Ivan Pictet, en vieil ami qui se réjouit de le voir revenir s'installer à Genève. Celui du maire André Hédiger, qui se souvient d'avoir jadis refait le monde, rue de Carouge, avec le brillant étudiant africain. Celui du président du Conseil d'Etat Pierre-François Unger, qui souhaite la bienvenue au futur ex-patron de l'ONU en lui prêtant ces mots d'Albert Einstein: «Je veux mourir en Suisse… parce que tout y arrive avec dix ans de retard.» Une histoire d'amour Visiblement ému, Kofi Annan confie pour sa part accepter le prix «humblement». Car, souffle-t-il d'une voix hésitante, «je ne suis pas sûr de mériter toutes ces louanges». Ce n'est certainement pas l'avis des 500 invités des plus éminents, parmi lesquels figuraient entre autres Carla Del Ponte, Jean Ziegler, Ruth Dreifuss, Adolf Ogi, François Longchamp, Martine Brunschwig-Graf, Carlo Lamprecht, Guy-Olivier Segond, Jacob Kellenberger, Cornelio Sommaruga ou encore le peintre suisse Hans Erni. Qu'importe. De Genève, Kofi Annan dit que c'est un peu sa deuxième patrie. Parce qu'il a fait ses études de troisième cycle aux HEI. Parce qu'il a entamé ici sa carrière onusienne, au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Surtout, parce qu'il a rencontré dans notre ville, alors qu'il travaillait au Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), l'amour de sa vie: la Suédoise Nane Lagergren. Et de conclure par le plus beau des hommages: «Genève incarne, à bien des égards, ce que défendent les Nations Unies: un carrefour de tolérance, de paix et de démocratie, où se rencontrent les langues, les religions et les cultures. Les hommes dans toute leur diversité.» Une fondation pour l'Afrique Personne n'ose le dire ouvertement mais tout le monde en parle: Kofi Annan aurait été sollicité par la Confédération. Pour faire quoi exactement? Mystère. Sans doute, dit-on, exercerait-il un rôle dans le domaine humanitaire. Mais Berne n'est pas seule à disputer ses faveurs. Mille demandes sont sur sa table. Pour l'heure, il n'y répond pas. Le Ghanéen et son épouse souhaitent d'abord disparaître quelques mois. Prendre le large. Puis s'installer à Genève. Et créer une fondation pour l'Afrique. On n'en saura pas davantage. Est-il vrai que vous comptez vous installer à Genève et que vous êtes à la recherche d'un appartement? Avez-vous trouvé votre bonheur? C'est vrai, mon épouse Nane et moi comptons vivre entre Accra (ndlr: capitale du Ghana) et Genève. Mais je ne peux pas encore vous dire où exactement… Malgré votre fort attachement affectif pour Genève, vous cherchiez d'abord un logement dans le canton de Vaud. Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis? Genève est au centre de mes projets. Je vais créer une fondation pour l'Afrique. Il sera plus aisé de rencontrer ici les chefs d'Etats avec lesquels je souhaite travailler. Quel sera le défi majeur auquel votre successeur Ban Ki-moon sera confronté? Sans aucun doute: la crise au Moyen-Orient. Andrés Allemand, Tribune de Genève Publié le 21 novembre 2006 Ad Valorem
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À Visage découvert, la fête du rock-n-roll aura bel et bien lieu
Il n’est pas trop tôt d’avoir un œil sur ce qui serait les prochaines élections a la Fédération Togolaise de Football (FTF). Je suis de ceux qui pensent que c’est un désaveu majeur que la position de la FIFA envoyée aux responsables de la FTF, à travers les deux correspondances qui enlevaient l’organisation des élections au bureau sortant. Un bureau amputé, il est vrai, de ses ténors dont les deux VP et les secrétaire et trésorier généraux. Mais encore une fois, la surprise serait dans le comportement des prétendants au changement à la tête de la FTF. Déjà, les candidats à la succession de Rock Gnassingbé –qui naturellement jouera des coudes et des largesses pour conserver son poste- se présenteraient en rang dispersé. C’est Togolais cette façon d’aller aux élections, pourront dire certains. Mais, les Togolais aussi, ont le droit de changer, en bien. Et le bien est naturellement de mettre fin à la gestion calamiteuse du commandant Rock Gnassingbé, pour le seul bien du Football togolais. D’autres compétences doivent s’investir dans la gestion de ce football, particulièrement là où ce sport a le plus mal, la responsabilité de Président de la FTF.
Certes, Tino Adjété serait un bon candidat pour le poste de président de la FTF. Son courageux combat pour une meilleure gouvernance de la FTF lui confère la crédibilité nécessaire, en plus de sa rigueur professionnelle, de sa compétence comme leader et meneur d’hommes, etc. Je peux en dire beaucoup plus mais je m’en tiens et je ne résume que les propos parus sur lui, au moment où, dernièrement, il se faisait élire président de Agaza Football Club. Oui, Tino c’est aussi mon frère… quoique le débat ne soit pas à ce niveau, du fait que les gens compétents dans leur domaine, le Togo en dispose. Je le pense, en tout cas ! Pour la symbolique, pour ne pas personnaliser le débat et donner à penser que le combat de Tino fut une lutte de siège, un Ôtes-toi que je m’y mette, qui occulterait la profondeur de la débâcle en cours dans la gestion du Football togolais, il serait de bon ton que Tino s’efface au profit d’une autre personne, tout aussi capable et, surtout, une personne respectueuse des fonctions attribuées aux uns et aux autres dans une FTF renouvelée. Si Tino peut laisser passer son tour et contenir son légitime désir de diriger la FTF, d’autres peuvent également modérer leur envie afin que le ralliement soit fait autour d’une personne qui pourrait rassembler le maximum de voix des Grands électeurs, permettant un véritable renouveau à la FTF, le 9 janvier 2007. Pas de bal masqué pour réussir le salutaire changement à la FTF. J’espère ne pas l’avoir caché : je travaillerai pour un si judicieux et opportun changement à la FTF. Horizon
Fini les soixante-huitards : c’est le Che Royal
Au-delà de la symbolique, c’est bien l’événement de l’année en France : un grand parti s’offre une candidature féminine pour les Présidentielles de 2007. La victoire de Ségolène Royal ouvre effectivement une voie royale pour les socialistes français dans leur désir de reconquérir le pouvoir en France. En regardant et a écoutant France 2 hier soir, c’est l’impréparation de la gagnante elle-même qui m’a le plus frappé ; tant ses premiers mots étaient trop émotifs et se limitaient a ses sentiments personnels… Bon, c’est pas facile d’en arriver là dans cette France particulière de ce début du siècle. Bravo la Sego !
Du coup, la tâche devient plus difficile à droite de la scène politique française. Un véritable vent de changement vient de se lever et risque de balayer les sexagénaires et aristocrates de la politique française : Chirac et Le Pen en premiers doivent bien se tenir. D’autres figures traditionnelles pourront également y passer. On peut aimer ou ne pas aimer Ségolène Royale, elle vient changer les règles du jeu politique à travers la popularisation de l’image. L’effet Ségolène vient de commencer et risque bien d’accélérer l’implication des femmes en politique ainsi que la conquête du siège royal de la gouvernance des pays. Ad Valorem
Bruxelles donne envie... intelectuelle
« Le président togolais qui participe aux Journées européennes du développement qui se tiennent à Bruxelles, s'est élevé contre l'utilisation abusive du concept de la gouvernance, "dont le contenu prête à confusion", au cours d'une conférence de presse, jeudi, à Bruxelles.
"Il faut que tous les acteurs, à savoir les gouvernements, les institutions internationales, ainsi que les bailleurs de fonds multilatéraux, soient d’accord sur la signification de ce terme, souvent utilisé à tort, pour dénoncer la corruption généralisée en Afrique". Pour le Président Faure Gnassingbé, il faut, au-delà du terme corruption, comprendre la gouvernance politique, le respect de l’opposition, l’implication de la société civile, et l’augmentation des capacités institutionnelles. » C’est l’exemple d’une information insuffisante retrouvée ce jour sur le site republicoftogo.com. Le contenu prête-t-il à confusion au point d’en donner une autre signification ? Devons-nous nous attendre à une autre définition formelle de la gouvernance de la part du Chef de l’Etat togolais, dans son discours de ce jour à Bruxelles? Dans tous les cas, les propos tels que rapportés attisent grande curiosité en nous, pour voir la suite des choses. Et personnellement, j’ai grande admiration pour l’audace des personnes qui définissent ou redéfinissent les termes et concepts qu’ils utilisent. Il serait intéressant d’en recevoir d’un praticien de cette gouvernance, qui plus est un Chef d’Etat. A moins que ce soit mon imagination qui ait allumé trop top ! Ad ValoremHorizon
Rue Case Problème
Difficile à croire ou situation prévisible ? Après la débâcle républicaine d’il y a huit jours, la situation semble s’empirer en Irak. Les Forces américaines ne semblent pas vouloir prendre trop de risque, au point de voir kidnapper des gens en détournant leurs regards. l’exécutif est toujours républicain, mais l’effet d’un Congrès démocrates fait changer la donne. Halliburton s’apprêterait à quitter l’Irak sous les quolibets des autorités politiques, après le départ du géant des Travaux publics, Bechtel, qui n’a jamais été en mesure de rétablir l’électricité à Bagdad. Les temps ont changé… Viendront alors les enquêtes inévitables de surfacturation, de scandales divers et que sais-je encore, pour arriver à fragiliser davantage le pouvoir républicain avant les Présidentielles. Bonjour bordel !
L’effet démocrate ira-t-il jusqu'à demander le retrait trop rapide des troupes américaines ? Tony Blair se sent fragilisé au lendemain de la perte de quelques soldats à Basora. Il ne peut que faire pression sur le Bush. Au Canada, Stephen Harper passera probablement l’hiver ; en 2007, ses amitiés bushiennes pourraient lui coûter cher et malheureusement, des soldats dont de plus en plus de ces Afro-canadiens qui, par enchantement, trouvent travail maintenant dans les Forces armées canadiennes. Comment mesurer cet effet démocrate avec lucidité ?
Edem Kodjo, une audace politique et une compétence reconnues, et trop souvent jalousées : «Sa voie était la meilleure »
« (…) Notre peuple n'a jamais su comment se servir de son EDEM KODJO. D'autres peuples africains auraient eu un tel homme que leur destin se sera résolument et positivement amélioré. Comme dirait Célestin MONGA, le célèbre économiste camerounais, si une main invisible choisissait pour chaque peuple son meilleur dirigeant, nul doute que Edem KODJO serait parmi les choisis...
KODJO n'a jamais vu venir la masse de rancoeur, d'envie et de haine que certains de ses "amis" ont lentement alimenté et qui a roulé le long des années comme une boule de neige qui ne cesse le contraindre à une vie de Tantale. Maintes fois on l'aura abattu, maintes fois il se sera relevé. Trahi à chaque fois par des proches des plus proches, des gens qui lui crachent dessus après avoir goulûment mangé dans ses mains. Cet homme a choisi une voie, et les évènements récents m'incitent à penser que sa voie était la meilleure, puisque tous y viennent, même les "radicaux" qui se disputent les faveurs de Faure. Ce que certains de nos frères ne veulent pas comprendre est qu'une chose est de ne pas aimer cette voie, une autre est de vilipender cet homme qui, à tout point de vue, a toujours apporté à notre pays plus de bienfait que nul autre. » Le Negrenoir |


