Diplomatie Ouverte

Mot à Maux

Aube nouvelle?
Aube nouvelle?
Merveilleux que ce mois de mars qui nous offre une élection exemplaire au Bénin; surtout une volonté de changement réel à la hauteur d'une consolidation de la démocratie ou d'une Révolution tranquille. C'est selon! Mais, tout reste à venir nous prévient-on.

« Le Président Mathieu Kérékou n’avait pas de parti politique, charles de Gaulle non plus, et ils avaient raison. J’ai été de ceux qui ont préconisé la création d’un parti par le Président SOGLO qui n’en voulait pas, et j’ai contribué à la fondation de la Renaissance du Bénin, je le regrette. On a vite fait d’installer un clientélisme qui laisse de côté la crème et la fine fleur de la Nation, et on s’enferme dans les mêmes couloirs que le parti unique... Dans des pays comme les nôtres, il y a tellement de travail pour tout le monde, et le chômage est un gros scandale, parceque, avec le système des partis vont nécessairement les nominations politiques de gens médiocres et l’obligation d’alimenter les caisses des formations politiques. C’est l’une des causes du développement de la corruption. Finalement, le système des partis avec l’excès des formations politiques a tué le sens du parti et dévalorisé toutes les pratiques partisanes. Mais comment construire la Démocratie sans les partis politiques ? Une réflexion commune est à entamer sur le sujet : la Société Civile naissante et le peuple mûri par tant de misères ont imposé leurs volontés dans tout ce long processus électoral qui restera un moment historique de notre politique nationale.
On cherche en vain l’animation de la vie politique nationale par les partis, on a recherché en vain le poids et le concours des partis lors des scandales successifs de la SONAPRA, de la SONACOP, des GSM, de l’Affaire TITAN... L’Assemblée Nationale a montré son impuissance pour ne pas dire son refus « d’embarrasser » le Chef de l’Exécutif. On a tourné en rond. Les gens honnêtes ont du mal à travailler honnêtement, les délinquants défient tout le monde par leur arrogance et leurs marches de gens repus et intouchables. Et beaucoup d’entre eux ont aujourd’hui le culot de vous entourer, de vous encombrer et de faire chorus à la volonté populaire de changement. »

Adrien Ahanhanzo Glèlè
Président de Transparency International Bénin
Extrait de Lettre ouverte au Président Yayi Boni
Mars 2006
Rédigé par psa le 30/03/2006 à 12:31 | Permalien

Mot à Maux

Avenir
Avenir
Depuis son limogeage de la tête des Éperviers –ce que nous sommes nombreux à considérer comme inconvenant, je n’ai pas pris le temps de parler à notre ami Stephen Keshi : c’est chose faite aujourd’hui. Contre mauvaise fortune, Stephen Keshi a fait bon cœur, enjoué et très serein sur son avenir. Et, il en a de l’avenir, puisque des sollicitations lui parviennent déjà, particulièrement du continent africain où les résultats obtenus avec l’équipe nationale du Togo sont une référence, faisant de lui, l’entraîneur de l’année. Mais que devient l’équipe nationale du Togo qualifiée par Stephen pour la Coupe du monde de football qui débute le 9 juin 2006? Il me faudra du courage pour prendre des nouvelles de cette équipe au destin si fragile qu’incertain.
Rédigé par psa le 24/03/2006 à 16:45 | Permalien

Horizon

Mot à Maux

« Le rang ne confère ni privilège, ni pouvoir, il impose des responsabilités. »

Louis Armstrong


Rédigé par psa le 20/03/2006 à 10:46 | Permalien

Mot à Maux

VICTOIRE de la démocratie
VICTOIRE de la démocratie
Le spectacle démocratique auquel le Bénin se livre doit continuer. Tous nos interlocuteurs, suite à des appels pressants, sont effectivement unanimes: The Show must go on! Mieux, les informations de l’intérieur prévoient déjà l’arrivée de notre ami Yayi Boni à la tête du Bénin... Lehady Soglo ne doit donc pas être loin de cette coalition du second tour.
Quelle histoire que cette élection? Attendons de voir cependant.
Rédigé par psa le 09/03/2006 à 11:57 | Permalien

Horizon

Horizon

Vote direct et indirect
Vote direct et indirect
Phénomène intéressant, tardif ou inquiétant? Le président Mathieu Kérékou dénonce les irrégularités du scrutin présidentiel organisé pour sa succession, le jour même des élections et récidive 48 heures après, devant le corps diplomatique; il évoque aussi l'imbroglio américain de l'État de Floride à titre de comparaison. C’est une tendance, quoique nouvelle, que Mathieu Kérékou inaugure de nouveau sur le continent, après avoir ouvert la voie aux Conférences nationales. De sa position, il est évident que le président béninois est bien au courant des fraudes, de leur degré et de leur nature. Que vise Mathieu Kérékou à les dénoncer ou à remettre en cause un système qui a perduré ces dernières années, avec des tournures inquiétantes à Cotonou, la métropole, et siège de l’organe de gestion des élections, la CENA. Seul doute raisonnable comme preuve: la liste électorale a doublé en l’espace de 5 ans.
Mon admiration pour le Bénin est réelle, en dehors de la pagaille légendaire des citoyens de ce pays. La responsabilité des uns et des autres est engagée dans la gestion de cette étape difficile sur le chemin de la vertu démocratique qui n’est pas sans heurt, parfois. Il est plus qu'urgent de passer des coups de fil dans certains cercles, au Bénin, pour une meilleure compréhension des choses.
Rédigé par psa le 07/03/2006 à 13:51 | Permalien

Horizon

« Il ne vous aura pas échappé que le CPE de D. de Villepin ressemble de plus en plus au CIP d'E. Balladur. Pas forcément dans le fond, mais dans la forme de la contestation et de sa montée en puissance. (...) C'est une mèche lente qui semble progresser inexorablement. Et, devant la menace de l'embrasement, il faut bien reconnaître que D. de Villepin n'a pas trouvé beaucoup de pompiers volontaires. (...) Il se disait capable de réformer sans fracturer. Il va devoir payer la facture de la réforme. »
Jacques Camus , La République du Centre
Rédigé par psa le 07/03/2006 à 10:38 | Permalien

Mot à Maux

Riche histoire et avenir serein
Riche histoire et avenir serein
Le Bénin offre la fascination d’un destin renouvelé à la sueur d’une volonté collective inspirée par un certain Mathieu Kérékou. Ce mois de mars devra définitivement propulser le Bénin, à travers les élections présidentielles, sur la voix de l’alternance assidue, surtout que celle-ci se fera désormais avec une nouvelle cohorte de femmes et d’hommes politiques, tout aussi capables que la génération précédente. En prime, la démocratisation des téléphones cellulaires risque encore une fois de veiller sur le scrutin présidentiel pour lui donner une crédibilité populaire difficilement falsifiable. À part leur indiscipline légendaire, nous devons grande admiration aux Béninois pour la profondeur de leur exemple politique dans le paysage francophone africain.
Rédigé par psa le 01/03/2006 à 18:51 | Permalien

Horizon