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Pierre S. Adjété
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L'autre immigration... douloureuse
« Le témoignage involontaire de l’un des naufragés du navire fantôme, donne une idée de cette terrible traversée de l’Atlantique, que beaucoup prenaient pour la mer Méditerranée. Sur une note trouvée sur le bateau, le jeune Diao Souncar Diémé, âgé de 29 ans, griffonne : «La situation dans le bateau est si pénible que je ne crois pas que je vais en sortir vivant. Je voudrais que ceux qui me trouveront transmettent à ma famille à Bassada cette somme d’argent. Adieu et pardonnez-moi. Ma vie finit ici, sur cette grande mer marocaine.» Tim Slinger, reporter au journal de Barbade, The Nation news, déclare que, cette note de Diao Diémé a permis de savoir que sur le bateau, au départ, avaient embarqué 52 personnes. De ce nombre, certains avaient changé d’avis peu après, tandis qu’une bonne partie a fini son aventure dans le ventre de l’Atlantique. Les habitants de la Barbade ont été choqués d’apprendre que ces jeunes ouest-africains sont morts de faim et de soif. »
Mohamed Gueye, Le Quotidien
Rédigé par psa le 31/05/2006 à 12:49
État de quoi?
« Le contrat première embauche visait à donner une chance d'insertion professionnelle à des jeunes sans qualification. (…) Le gouvernement avait, certes, mal délimité sa cible, mais certains se sont peut-être trompés de combat en niant la diversité de la société française. (…) Quel que soit le traitement que nous réservions désormais aux candidats à l'immigration, il ne nous dispense pas de repenser le traitement social des banlieues et de leurs populations telles qu'elles sont. A Montfermeil et ailleurs. Il est plus facile de décréter l'état d'urgence que de répondre à une situation d'urgence ».
Pierre Fréhel, Le Républicain Lorrain
Rédigé par psa le 31/05/2006 à 12:04
10 Commandements
Avant que nous ne sombrions, corps et âmes, dans le football mondial pour ces quelques prochaines semaines, il semble que la nature du problème auquel l’Afrique est toujours confrontée est politique plutôt que d’ordre économique. Cette perspective accorde une place fondamentale à la gouvernance et au processus des décisions étatiques, au détriment de l’assistance économique et de l’aide au développement tout azimut. Mieux, l’idée renouvelée par un certain Greg Mills dans un texte (Ten Things that Africa Can Do for Itself) publié dans le bulletin Heritage Lecture, le 27 février 2006, avance que nous savons déjà Quoi faire -à travers rapports et analyses, et qu’il nous manque cruellement le Comment faire. Tout naturellement, notre ami Greg Mills nous le donne en 10 points, en 10 stratégies pour le développement de l’Afrique:
1. Commencer à l’intérieur, par le commencement, en établissant les règles du jeu et en valorisant les personnes, tout autant sinon plus que les infrastructures de base et les équipements. 2. Différencier les approches et les politiques de développement selon les catégories de pays. Ici, l’auteur se base sur 6 catégories de pays empruntées au professeur Jeffrey Herbst. En somme, place à la nuance! 3. Accepter les échecs. Il s’agit de tenir compte des contraintes, des imprévus, des effets pervers et autres dommages collatéraux… Persévérez! 4. Valoriser la qualité. Trop d’aide au développement ne sera pas nuisible. Mais la définition de cibles précises à privilégier serait grandement préférable au saupoudrage, même si les besoins sont multiples et souvent urgents. 5. Participer à la mondialisation. Tout simplement et sans hésitation, se présenter au rendez-vous de cette Aventure ambiguë, y apporter du soi et de ses atouts pour mieux en tirer avantage. Sachant que la compétition est rude, célébrons les succès africains. 6. Renforcer la société civile et la démocratie, en toute occasion, comme des outils d’aide au développement. 7. Créer des points d’entrée à travers des pôles de priorités sectorielles, des grappes technologiques, par pays, par secteur, par industrie et surtout, sans grande bureaucratie. 8. Changer de perspective, de paradigme et de débat face à la question même du développement : imaginer clairement et positivement le résultat final et travailler pour l’atteindre. 9. Lier croissance et développement en investissant les fruits des opportunités de revenus provenant des ressources naturelles dans la confection d’un tissu d’infrastructures industrielles génératrices de valeur ajoutée. 10. Fixer des priorités et les faire connaître largement aux partenaires et acteurs nationaux et internationaux du continent africain. En passant, notre ami Greg Mills est… africain. Il sombrera probablement dans le foot avec nous dans les prochains jours. Son pays accueillera la prochaine Coupe du Monde de ce sport roi en 2010. D’ici là, et à partir de ce jour d'ouverture du Forum économique sur l'Afrique en Afrique du Sud,il nous invite à l’action.
Rédigé par psa le 31/05/2006 à 09:32
Bossu trois cornes de G. Fortuné
La réflexion est sortie comme de nulle part … le Bélier noir togolais, M. Agboyibo, chef du parti CAR. L’homme est au cœur de certaines décisions visibles, ces quinze dernières années. On l’oublie souvent, son choix à primé lors de la Conférence nationale des Togolais : Le choix Joseph K. Koffigoh. Aux élections d’avril 2005, sa stratégie a été retenue dans le mécanisme de désignation du candidat unique; la suite nous le savons. Sage idée que de lui confier la présidence du directoire du dialogue intertogolais; j’en suis convaincu. Et j'en passe. Que devons-nous attendre de ses habiletés, particulièrement au moment ou les digues qui retiennent ce dialogue sont encore bien ébranlées? Qu’enfourcheront désormais les cornes du bélier? La réflexion se poursuit…
Rédigé par psa le 29/05/2006 à 07:48
Vivre le compromis et faire naître la confiance
Le problème togolais est beaucoup plus complexe qu’il ne paraît. On est au 11e ou 12e dialogue et les résultats attendus sont loin d’être évidents. Pour certains, on vogue de « mensonge en mensonge » à chacune de ces rencontres, persuadés que personne n’appliquerait les résolutions à la fin du présent dialogue; pour d’autres, l’exercice mènerait à « une sortie de crise par le bas » qui se confondrait tout simplement à une compromission. Il se pourrait que les choses en soient ainsi. Mais avons-nous le choix depuis que l’occasion du changement a été ratée par cette même opposition togolaise, friande de radicalisme et de très peu de stratégie. L’occasion ratée du changement véritable, démocratique pour tous, sans vengeance et qui n’aliène pas les héritiers du système et de la personne de feu Eyadema a bien été dilapidée sur l’autel des égos politiques de quelques leaders qui n’ont jamais eu assez de respect pour eux-mêmes pour s’entendre sur un minimum d’apprentissage du compromis et du réalisme dans leur propre rang.
Quelle idée que d’exclure un Edem Kodjo au moment même où il fallait négocier avec la communauté internationale? Quelle idée que de faire des marches de soutien à vos adversaires politiques alors que d’autres sillonnaient le monde à plaider leur « bonne foi » politique, malgré leurs erreurs? Quelle idée que de choisir un Bob Akitani pour rivaliser avec Faure Gnassingbé? Faute d’avoir pratiqué l’art du compromis dans ses propres rangs, l’opposition togolaise doit se mettre à cette école de la diplomatie des petits pas politiques; durement, mais inévitablement. Mais ici encore, personne ne parle de la responsabilité de ceux là qui ont jeté des jeunes Togolais dans les rues, sachant bien ce qui les attendait… Une partie de l’opposition togolaise doit faire preuve de modestie, agir en Hommes d’État et travailler à mériter le pouvoir.
Rédigé par psa le 24/05/2006 à 12:44
Sueurs de servitude et Économie de traite à compenser
« Votre présence en terre africaine nous donne ainsi une précieuse opportunité que nous devons saisir pour exprimer notre part de vérité. Notre histoire mêlée à la vôtre fait de nous des « Ayant droit à la France ». Nous avons droit à la France autant sinon davantage que certains ressortissants européens qui s’installent désormais sans nulle barrière de Dunkerque à Avignon. Nous avons droit à la France en raison des sueurs de toutes servitudes, en raison du sang communément versé pour la liberté, de notre langue commune, de l’exception culturelle ensemble revendiquée, de l’économie de traite à compenser.
Nulle raison pour que passent avant nous : allemands, bulgares ou autrichiens, hongrois, écossais, polonais ou croates – sauf pour des motifs d’options sociales à mémoire sélective. Si pour des considérations ‘‘pratiques’’ devenues malheureusement impérieuses notre droit à la France doit se trouver abusivement limité, je voudrais que votre visite chez nous serve au moins à reconnaître ce déni de justice et à éveiller en votre esprit – reconnu vif, fécond et créateur - des initiatives audacieuses, rédemptrices du mal qui risque de nous opposer durablement. » Albert Tévoêdjrê, dans Lettre ouverte à M. Nicolas Sarkozy
Rédigé par psa le 19/05/2006 à 17:07
Droit dans les yeux
« [Pour N. Sarkozy], faire un tri entre immigrés "intéressants" (…) et immigrés jugés indésirables n'est sans doute pas la meilleure façon d'engager une nouvelle politique africaine pour la France. (...) Il aura avantage à méditer la lettre ouverte que lui a adressée un des principaux conseillers du président du Bénin qui revendique (…) [en vertu des] liens séculaires avec l'ancienne puissance (…) [un] "droit à la France autant sinon davantage que certains ressortissants européens qui s'installent désormais sans nulle barrière de Dunkerque à Avignon". »
Gérard Noël, La Liberté de l’Est
Rédigé par psa le 19/05/2006 à 16:10
« La valeur d’un État, à la longue, c’est la valeur des individus qui le composent. (…) Un État qui rapetisse les hommes, afin qu’ils puissent être entre ses mains des instruments dociles de ses projets (même bienfaisants), s’apercevra qu’on ne peut faire de grandes choses avec de petits hommes. » John Stuart Mill
Rédigé par psa le 15/05/2006 à 07:39
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