Diplomatie Ouverte |
|
|
Profil
Pierre S. Adjété
Archives
Galerie
Dernières notes
Infos
Nos liens
|
Mon Blog-Note
Le temps de reprendre de l'énergie en retournant à l'une de ces sources vivifiantes qui peut, par moment, nous manquer.
À bientôt!
Le triomphe de Zidane
En réalité je pariais pour la victoire de la France… On connaît le résultat : l’Italie laborieuse s’est emparée de la Coupe du Monde. Elle la mérite sans doute, mais pas moins que la France, cette France de si grands joueurs dont le fabuleux Zinédine Zidane. Dans une rare entrevue accordée à la revue Psychologie –que sa femme achète et lit régulièrement, Zizou déclarait dernièrement qu’il aurait considéré que sa vie est réussie si, et seulement «Si mes enfants trouvent que j’ai été un bon père ».
Le seront-ils après le spectacle de la sortie de leur papa hier, après un coup de tête inattendu donné au joueur italien ? Probablement que OUI. Probablement que les enfants de Zizou seront très fiers de leur père. Homme exemplaire, timide et donc de retenu, l’homme s’était libéré hier, le 9 juillet 2006, devant plus d’un milliard de personnes, de toutes les chaînes pour se lever haut et fort à jamais, en refusant l’ultime insulte. Parce qu’il a toujours tout accepté sans broncher, parce que l’enjeu était grand, parce que le geste était son choix réfléchi qu’il ne voulait pas laisser passer, même au nom d’une Coupe du Monde veau d’or, parce qu’il s’est retourné vers le petit monsieur insulteur, parce qu’il a fait le choix de la dignité et du respect, cet homme restera unique face à la gloire qu’il a toujours évité par ailleurs. C’est ce genre d’hommes et de femmes uniques dans leur jugement et leurs actes qui méritent notre admiration, partout où ils se trouvent… Ces gens là savent nous surprendre. SilenceSilence
Belle imperfection à porter haut
On dirait que les Togolais changent ? À part les imbéciles, qui ne change pas ? Le dialogue inter togolais a ainsi donné un résultat, imparfait sans doute, mais assez probant pour susciter l’adhésion des participants majoritaires qui s’y sont frottés. Ainsi donc, la modération commence à avoir meilleur goût pour réussir à rallier un des radicaux, le CAR et son président, Me Yawovi Agboyibo, piégé par ailleurs par le poste de présidence qui lui était accordé au début du dialogue. Il est difficile en effet, de rédiger un projet d’accord et refuser de le signer soi-même...
Il m’apparaît important d’insister sur l’imperfection et sa vertu principale qu’est le dépassement, le désir de mieux faire à une étape prochaine. Il faut l’avouer, le momentum est bien là, tout comme tous les regards qui se sont tournés vers cet exercice du tout premier dialogue de l’ère Faure Gnassingbé. Une référence raisonnable vient ainsi d’être fixée ; elle dédouane aussi, les erreurs de ces mêmes radicaux qui se sentiront un brin isolés, quel que soit la pertinence de leurs réserves à prendre le train togolais et, en co-aiguilleurs, aider à lui faire emprunter des voix beaucoup plus acceptables que par le passé. Le Togo bouge. Et dans ce pays que nous connaissons bien, le compromis demeure la meilleure approche pour retrouver le temps perdu. SilenceMot à Maux
Bordeaux, de Jean Dupas
« Lundi 3 juillet, en conseil municipal, le premier magistrat a adopté un ton grave pour répondre au chef de file des Verts, Pierre Hurmic, qui accusait M. Juppé de "fait du prince" s'il provoquait des élections anticipées. "M. Juppé est un homme d'Etat, que vous le vouliez ou non. C'est aussi un homme de chair et de sang, d'une probité absolue, reconnue de manière unanime", a commencé M. Martin devant une salle silencieuse. "Sa remise en situation sur la scène politique nationale que nous souhaitons tous, surtout à l'approche des présidentielles, implique cette réhabilitation" a poursuivi le maire, qui avait écrit son discours. Il a été très applaudi par la majorité. En cas de victoire de M. Juppé, il ne cache pas qu'il souhaite redevenir son premier adjoint.
L'ancien maire a déjà loué un appartement à quelques centaines de mètres de la mairie. Cette résidence est proche du collège privé Tivoli où sa plus jeune fille Clara fera sa rentrée en septembre. Il devrait emménager à d'ici à la fin juillet. » Claudia Courtois et Béatrice Gurrey, Le Monde Mot à MauxHorizon
La liturgie du respect
Que fait on lorsqu’on attend une rencontre aussi pathétique que celle qui opposera la France à l’Italie? On en discute avec les amis... Mais, me dit un ami, « Chaque fois que l’Italie gagne, le football perd» car le système de jeu de ce pays, ajoute t-il, est simplement anti plaisir ou du genre tragi-comique à la sauce Homère. Je ne sais pas si c’est une forme d’hédonisme ou d’épicurisme footbalistique qu’il voulait énoncer à toute vapeur, mais cette Coupe du monde nous rendra nostalgique de ses beaux moments de football. Mon regret serait de n’avoir pas assisté à un match France-Portugal sans aucun carton jaune. Avouons que l’enjeu était assez grand et les Français n’ont pas donné le meilleur d’eux-mêmes. Le résultat est là pour la France expérimentée, et le jeune Portugal qui, de son côté, s’est bien battu élégamment. La fin du match a certainement fait un gagnant : le jeu agréable, loin des grandes brutalités et des scènes d’inutiles comédies. La fin du jeu est moins tragique pour les perdants, avec une joie modeste pour les vainqueurs : c’est le respect sportif des joueurs et du public des amoureux du ballon rond.
Horizon
Le Flirt
Grand favori de cette Coupe du Monde, le Brésil s’en est allé… impeccablement battu par une France réveillée que se doivent d’aimer, maintenant, les amoureux du beau jeu. Cette France des Vieux survivra t-elle à la jeune et sympathique équipe du Portugal ? Là est la question est là. Mais en face se trouve un football efficace, discret, rigoureux et machinalement incarné par le Brésil et l’Italie qui ont toujours posé problème au beau jeu, et particulièrement à la France. Réalisme ou Beauté, Dame Coupe du Monde se demande avec qui convoler, flirter et faire ménage quatre ans durant… moi aussi.
Mot à Maux
Le face à face de la division: La question du Sahara
« Le Sommet de Banjul n'a pas échappé, loin s'en faut, à cette tentation où les délégués algériens se sont efforcés de manipuler les uns et les autres pour leur imposer un texte anachronique, en l'occurrence ce qui reste du plan Baker, relégué aux calendes grecques il y a déjà quatre ans par le Conseil de sécurité des Nations unies. M. Alpha Oumar Konaré, tout à sa volonté affichée de faire plaisir aux dirigeants algériens, ne peut en revanche réécrire l'histoire du Maroc à sa façon : les deux paragraphes, rédigés en sous-main par un stipendié de l'Algérie, apocryphes et inspirés de la pire manœuvre, ne peuvent tout au plus convaincre que ceux qui croient encore aux extravagances algériennes. »
Hassan Alaoui, Le Matin |


