Diplomatie Ouverte

Une Bataille de moins à Gauche : sauf Picasso et Guernica
Une Bataille de moins à Gauche : sauf Picasso et Guernica
« Si son but était de barrer la route à la grande favorite des sondages (...), alors son attitude aura été aussi contre-productive. (...) L. Jospin n'a pas dit qui il soutiendrait, mais il a clairement dit pour qui il ne voterait pas. Libérés de la concurrence de l'ancien Premier ministre, D. Strauss-Kahn et L. Fabius se voient chacun en finaliste (...). Mais encore faut-il qu'il y ait un deuxième tour, ce qui n'est pas du tout sûr tant la candidature de S. Royal semble désormais portée par un mouvement de fond, encore illustré hier par le soutien apporté par l'emblématique P. Mauroy (...) »
Hervé Favre, La Voix du Nord


« La nostalgie, camarade Jospin, viendra après la rage. La rage née de la défaite forcément injuste du 21 avril, rage alimentée par l'ingratitude des obligés des beaux jours. La politique est cruelle, surtout quand il faut la quitter pour aller garnir les étagères de l'Histoire. Le plus dur, confie Giscard, est "le sentiment d'une inutilité". Il a d'ailleurs intitulé ses Mémoires "Le pouvoir et la vie", comme si les deux allaient ensemble - comme si renoncer à l'un, c'était déjà un peu renoncer à l'autre. »
Francis Brochet, Le Progrès


Rédigé par psa le 29/09/2006 à 10:05 | Permalien

Horizon

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Une exceptionnelle compréhension de l’art de la politique
Une exceptionnelle compréhension de l’art de la politique
Voici le message reçu d’un politique et analyste africain qui aime bien dire que « Edem Kodjo m’a fait l’honneur de son amitié (…) Je le vois toujours dans ma petite voiture parcourir incognito les rues de Dakar et se donner le devoir de m’instruire sur certaines choses, malgré le peu de temps qu’il avait à se donner à se plaisir (…)»

Je partage ces quelques lignes de notre ami africain et non-togolais pour ce constat que j’ai fini par faire que, souvent, aucune justice n’est encore rendue à Edem Kodjo, dans son parcours politique. Dans son cas, l’absence de justice s’apparente aux injures. Les dernières en date, aussi creuses que retentissantes en simple alignement de mots, fait suite à ce qu’une agence de presse gabonaise à nommer la Cooptation d’Édem Kodjo comme Ministre d’État ; une fine manière de traduire une réalité de reconnaissance d’une grande densité de la personnalité de ce Monsieur, une reconnaissance qui va au-delà du simple titre de Ministre d’État à la Présidence.

On est prompt à passer sous silence de la porte-arrière, de la pensée sélective et de l’anonymat poltron les vrais amateurs et fossoyeurs de la politique togolaise, ceux-là qui, drapés en mentaux de démocrates ont lamentablement échoué l’opportunité unique de faire faire au Togo un pas démocratique consistant certes, mais aussi apaisant ; ce que suggérait fortement l’opportunité politique du décès d’Eyadema.

Nous les connaissons ces personnes, ils sont là sous nos yeux ; ce sont même nos frères et nos amis. Il n’en demeure pas qu’ils n’avaient aucune solution pour le Togo en février-avril 2005. Je comprends la pertinence des propos, ci-après, de notre ami. Et j’espère qu’un jour prochain, et de son vivant, que tous ceux-là qui se pressent aujourd’hui aux portillons de Faure sauront servir à Édem Kodjo, Justice et Reconnaissance, plutôt qu’amère jalousie face à une compétence, une élégance et un patriotisme rassembleur qu’en son temps, célébrait bien, un certain Léopold Sédar Senghor. Oui, le poète aussi savait voir les bonnes choses, dans la gouverne des États africains au contexte particulier que dans le vent qui souffle, par temps de guerre et de paix.

Si seulement ces papiéristes dévalués savaient la valeur, la grandeur et l’humilité de… Servir son propre fils. Particulièrement, au lendemain d’une boucherie inacceptable que seule l’opposition togolaise, aveuglée par le radicalisme, n’avait pas vu venir. Ou peut-être si, pourvu que ce soit les autres. Surtout qu’on a jamais créé un parti politique, et qu’on s’est fait offrir un, pour le nom patronymique que l’on porte à sa naissance. Malheureusement, dans ce cas-ci, l'incompétence politique rimait avec. Certains comprennent aujourd’hui; d’autres attendent de se faire exclure du parti qui les a toujours toléré, pour réaliser le temps qu’ils ont fait perdre à tout un pays.

Je me tais pour laisser notre ami, dans le temps baladeur d’Édem Kodjo à Dakar, nous le dire maintenant:

« Si ceux qui parlent savent au moins de quoi ils parlent...
Edem Kodjo ne serait donc pas un bon fils du Togo... On aura tout vu et entendu. Eyadéma avait raison : "le Togolais est un peuple difficile à diriger". En écho, un autre homme politique béninois, feu AHOMADEGBE, disait des Togolais et des Béninois "même si tu tues ta mère et que tu en préparais la viande pour eux, ils vont la manger, se lèveront et t'insulteront". (…)
Je pense, je dis et je répète : Si Faure se sépare d’Edem Kodjo, il sera atteint. Et ceux qui veulent l'atteindre et l'abattre sont légion. Et si nous voulons voir le Togo sortir de la nuit dans laquelle il s'est plongé, le plus intelligent est de renforcer le pouvoir de Faure pour lui permettre d’amorcer et de consolider les réformes sociales et politiques dont le Togo a besoin, sans basculer dans les affres ethniques.
Heureusement pour lui, il a quelqu’un à disposition qui, par amour pour sa patrie, se fait taillable et corvéable à merci, quelqu’un à qui on fait appel dans les grands moments de crise et de doute : Edem Kodjo. Quel destin exceptionnel ! Cet homme, un jour, nous le regretterons amèrement en Afrique.
Je dis bien amèrement. »


Rédigé par psa le 27/09/2006 à 13:16 | Permalien

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Conergence patriotique
Conergence patriotique
Un bon ami à moi, conseiller jusque tout dernièrement du Chef d’un État africain, modèle de démocratie, a prévu la fin de l’histoire politique togolaise… Les derniers développements me font réaliser qu’il a peut-être raison. Peut-être, car je désire voir la confirmation des choses avant de lui donner tout le crédit. Mais déjà, je lui rends un bel hommage pour sa perspicacité.

Notre ami, à partir d’une lucide analyse des faits togolais, prévoyait la fatalité de la baisse de popularité chez Gilchrist Olympio, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs, dont la disparition d’Eyadema et la jeunesse de son successeur. Il poursuivait son analyse en disant que l’avenir du jeune Faure serait dans sa capacité à faire des alliances avec un homme de métier politique comme Edem Kodjo. Il avait même poussé son audace analytique jusqu’à prévoir la nécessité d’un regroupement politique chez les radicaux togolais d’hier alors qu’une convergence serait possible entre les modérés et le parti de Faure.

Tout porte à croire que le temps est venu pour que le paysage togolais s’éclaircisse. Le CAR a le vent dans les voiles. L’UFC et la CDPA doivent surveiller leur électorat. Mais surtout, l’opportunité d’une vraie coalition est bien là, afin de faire face aux législatives prochaines. Pourvu que les égo ne reprennent pas le dessus : la vieille coalition de 2005 peut renaître de ses cendres… La reconnaissance exprimée par Faure à Édem est révélatrice de la solidité de leur relation. Ce qui n’est donc pas sans exclure un rapprochement politique de Faure d’une opposition modérée à laquelle pourraient se joindre les Réformateurs que sont les Peré et Agbéyomé. La chose est désormais possible

Le chemin est peut-être long, mais une évolution certaine est à l’horizon pour rajeunir la classe politique togolaise. Le terme Convergence est au goût du jour au Togo, et pas seulement dans le discours-programme du nouveau PM.

Rédigé par psa le 27/09/2006 à 00:00 | Permalien

Silence

Compétition ou harmonie: des vicissitudes de l'histoire
Compétition ou harmonie: des vicissitudes de l'histoire
«Nous avons tous constaté l’inefficacité de la violence et de l’arbitraire. L’expérience a montré que nous devons tous nous départir du tribalisme. (…) Nous nous sommes surtout aperçus depuis avril dernier que l’esprit de consensus est la seule méthode qui puisse permettre à notre pays de sortir de la crise sociopolitique liée au déficit démocratique. La signature de l’accord politique global par toutes les parties prenantes au dialogue national et l’adhésion de toute la classe politique à l’idée de la formation d’un gouvernement d’union nationale en sont des illustrations. (…) Il est réconfortant que les acteurs politiques se montrent sensibles à ces efforts et consentent les uns et les autres des sacrifices pour faire avancer graduellement le processus consensuel amorcé. Dans le contexte politique de crise qui est le nôtre, la méthode initiée et partagée par tous est incontournable. Nos décisions seront d’autant plus soutenues par nos populations qu’elles émaneront d’un large consensus de la classe politique. J’aimerais, à ce propos réitérer ici que, si le Dialogue national a été un succès, ce n’est pas tant, parce que le contenu de l’accord politique global était parfait. C’est pour la simple raison que toutes les parties prenantes au Dialogue l’ont signé sans tenir à avoir satisfaction sur tous les points de leurs revendications. Si l’accord politique global a été signé par tous, c’est surtout grâce à la détermination du Président Faure. Qu’il en soit remercié. Je voudrais tout autant adresser mes remerciements au Président Compaoré. Notre accord doit beaucoup à sa compétence inestimable et à sa permanente disponibilité. (…) La démocratie que nous devons construire ensemble doit être exemplaire. Elle nécessite la tolérance et le respect réciproque. Elle doit reposer sur la participation de tous à l’œuvre commune et non sur la domination d’une majorité sur une minorité. Il n’est pas de Togolais supérieur à un autre Togolais quel que soit son ethnie ou sa région d’origine, sa religion d’appartenance ou sa condition économique. Ce sont les vicissitudes de l’histoire qui ont fait de nous les habitants de ce pays. Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Il revient pour cela aux politiques d’agir à l’image du Créateur en positionnant chaque citoyen à la place qu’il mérite au regard de l’harmonie à promouvoir à l’échelon national. Nous avons tout ce qu’il faut pour changer l’image de notre pays et le placer au diapason des Etats modernes. »


Yawovi Agboyibo, PM du Togo

Rédigé par psa le 26/09/2006 à 12:13 | Permalien

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Droit dans les yeux
Droit dans les yeux
« La dernière semaine de septembre sera-t-elle la semaine qui aura mis l'élection présidentielle de 2007 sur les rails ? C'est aller peut être un peu vite à l'amorce d'une compétition qui s'annonce très ouverte. Elle connaîtra bien des péripéties durant les huit mois qui nous séparent de son terme. (…) On peut en effet tout imaginer y compris que les données du premier tour n'aient strictement rien à voir avec le scénario actuellement en vogue au point d'être présenté par certains comme définitivement écrit. Mais déjà de premières indications surgiront dans les jours qui viennent. »

Dominique Valès, La Montagne

Rédigé par psa le 25/09/2006 à 14:43 | Permalien

Mot à Maux

Silence

Du feu au ...
Du feu au ...
Le plaisir est dans le devoir d’être ensemble. C’est vite arrivé, ce gouvernement d’Union nationale auquel tous les partis ont consenti. Le décompte subtil donnerait 19 personnes appartenant à la formation présidentielle, le RPT ; 16 ministres, nouveau PM inclus, peuvent être associés aux partis de l’opposition et à la société civile. Mais ce que cache difficilement ce gouvernement togolais est l’importance de la bataille législative qui vient de se mettre en route.

Et on comprend encore une fois, et difficilement, comment le fameux Gilchrist Olympio ait pu manquer de jugement pour ne pas envoyer les siens de l’UFC dans ce gouvernement. En fait, rien d’étonnant, en écoutant ses explications faisant état de son désir de s’entretenir d’abord avec le Président du Faso, Blaise Compaoré, quant à savoir pourquoi le poste de PM ne lui était ‘plus’ revenu ! Un exercice surréaliste au résultat douteux. Heureusement qu’il est sauvé par la sage dissidence du 2e VP de son parti, Ama Gnassingbé, parti occuper le poste de Ministre d’État, en son nom personnel, et à titre conservatoire pour son parti, l’UFC. Sauvé in extremis des turbulentes eaux internes, Gilchrist doit maintenant faire face à ce qu’il faut le plus redouter dans un parti politique –selon le Général de Gaule, la chienlit. Ce dernier semble s’être installé, aussi bien chez les cadres du parti UFC que dans ses cellules de base. Il va devoir gérer l’insatisfaction, la rumeur, le doute et d’autres dissidences ouvertes. On verra bien.

Dans la grande famille de l’opposition, la bataille est aussi ouverte que plusieurs partis iront maintenant jouer dans les bases militantes de cette UFC fragilisée, dont le réveil à la réalité nouvelle qui se dessine pourrait être difficile. Mais il n’y a pas que l’UFC qui est fragilisé. L’étonnante absence de l’Alliance (Peré-Agbéyomé), en réalité le non-appel à cette formation politique n’est pas de nature à solidifier les bases militantes de ce mouvement (Alliance) dont les premières sympathies viennent des régions de Kara (fief du RPT présidentiel) et de Yoto (haut lieu de la guère fratricide entre l’actuel PM, Agboyibo, et le très stratège politique et ancien PM Agbéyomé).

Naturellement, il va y avoir du sport politique dans les prochains semaines. Mon souhait : que tout cela advienne et plus encore dans le jeu politique, loin de toute violence inutile… Ce pays doit changer en initiant son modèle politique.

Rédigé par psa le 22/09/2006 à 10:38 | Permalien

Silence

Fin attendue d'une évolution
Fin attendue d'une évolution
« La trêve aura été de courte durée. Depuis plusieurs mois, Nicolas Sarkozy expliquait à qui voulait l'entendre que tout allait pour le mieux entre Chirac et lui. L'intervention très consensuelle du président de la République le 14-Juillet n'en était-elle pas la preuve ? Les politesses et les signes d'unité affichés entre chiraquiens et sarkozystes à l'université d'été de l'UMP à Marseille n'en faisaient-ils pas la démonstration ? Deux semaines plus tard, ces manifestations de bonne volonté font figure de souvenirs défraîchis.

Lundi 18 septembre sur Europe 1, Jacques Chirac a remis les pendules à l'heure. Sur à peu près tous les sujets. La suppression de la carte scolaire ? « Ni réaliste ni juste. » Les régimes spéciaux ? « Il faut peut-être les étudier, mais certainement pas en vertu du principe du «y a qu'à» », a assené le chef de l'Etat. Et de lâcher, au sujet des diverses propositions de réforme lancées par le président de l'UMP : « Ce sont des mots. » En clair : avant de s'occuper de« la France d'après », Sarkozy serait bien inspiré de faire son travail actuel de ministre de l'Intérieur. Chirac n'a guère commenté le récent voyage de Sarkozy aux Etats-Unis - sévèrement jugé par l'Elysée -, sauf pour indiquer, qu'il n'avait « pas le sentiment d'avoir commis une erreur à propos de l'Irak ». Et pourtant c'est bien le sujet qui fâche. »

Carole Barjon, Nouvel Observateur

Rédigé par psa le 21/09/2006 à 11:31 | Permalien

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Le petit dernier en politique?
Le petit dernier en politique?
« En admettant ainsi publiquement qu'il n'avait raconté que des "conneries" pour se faire élire, F. Gyurcsany vient, mine de rien, de balancer ses quatre vérités à nos démocraties (…) où l'on se souvient que les hommes politiques, quels qu'ils soient, n'inspirent plus beaucoup confiance. Certes, nous n'en sommes pas encore à ce sidérant stade-là. Mais qui oserait prétendre, entre duperies et coups de bluff, populisme et "parler vrai", qu'il n'appartient pas, à son niveau, à l'ère du soupçon? A sept mois de la présidentielle, (…) la pire des menaces [s'appellerait] le syndrome de Budapest. »

Didier Pobel , Le Dauphiné Libéré
Rédigé par psa le 21/09/2006 à 11:20 | Permalien

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«Les relations internationales ne sont pas que des relations entre États »
«Les relations internationales ne sont pas que des relations entre États »
À ses débuts, malgré la bénédiction ferme de J.J. Rawlings, Nelson Mandela et de Bill Clinton, l’homme n’avait pas toujours la faveur des Grands. Il aurait même subit une ovation de boue que très peu s’en plaindrait. Et voilà que pour lui, ses amis se sont déplacés pour l’homage grandiose d’une responsabilité savemment menée dans un monde en trouble constant. Ces amis et admirateurs dont Jacques Chirac est probablement le plus enthousisate, il les a gagné par la force de son travail, de son écoute et de sa modestie. Une personnalité qui fascine ce Kofi, comme ses anciens collègues d’Addis Abeba aiment bien le rappeler. C’est à juste titre que Kofi Annan a recu une belle ovation des 192 États membres de l’ONU ce jour même à New-York. Avant son depart effectif, il n’a pas manqué de faire son bilan d’homme de compromis …

« Lorsque j'ai pris la parole pour la première fois en 1997, l'humanité faisait face selon moi à trois grands défis. D'abord, faire en sorte que la mondialisation profite à toute la race humaine et pas seulement à ses membres les plus chanceux. Ensuite, parvenir à panser les blessures de l'après guerre froide en établissant un nouvel ordre mondial de paix et de liberté. Enfin, protéger les droits et la dignité des individus, en particulier des femmes, qui étaient si largement piétinés (…) On aimerait croire que le conflit israélo-palestinien n'est qu'un conflit régional parmi d'autres. Mais ce n'est pas le cas. Aucun autre conflit ne porte une charge symbolique et émotionnelle aussi forte parmi des gens situés si loin du champ de bataille (…) Tant que le Conseil de sécurité sera incapable de mettre fin à ce conflit et à l'occupation de près de 40 ans, en convainquant les deux parties d'accepter et de mettre en oeuvre ses résolutions, le respect pour les Nations Unies continuera de décliner (…) Notre impartialité continuera d'être remise en cause. Et nos efforts pour résoudre d'autres conflits seront entravés, y compris en Iraq et en Afghanistan (…) Nous faisons face en conséquence à des divisions qui menacent la notion même de communauté internationale, sur laquelle repose notre institution (…) au moment même où plus que jamais les êtres humains de par le monde forment une seule société. (…) Ce qui compte est que le fort, comme le faible acceptent d'être soumis aux mêmes règles et de traiter l'autre avec le même respect. Ce qui compte est que tous les peuples admettent la nécessité d'écouter, de faire des compromis, de prendre en compte le point de vue de l'autre (…) Ensemble nous avons poussé de lourds rochers vers le haut de la montagne, même si certains nous ont échappé et sont redescendus. Mais cette montagne, avec ses bourrasques et sa vue panoramique est le meilleur point de vue sur la terre (…) Même si j'aspire à me reposer du fardeau de ces rochers obstinés dans la prochaine phase de ma vie, je sais que la montagne me manquera (…) Je sais qu'au bout du compte, le travail le plus exaltant au monde me manquera»



Rédigé par psa le 19/09/2006 à 16:09 | Permalien

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Bélier Noir Torero
Bélier Noir Torero
Effectivement, il est nommé le PM de la Réconciliation togolaise : c’est bien Apollinaire Yawovi Agboyibo. Ce dernier a coiffé au fil d’arrivée, les candidats de l’UFC. Le chemin était balisé pour l’ancien bâtonnier des avocats togolais, Me Agboyibo, le Bélier noir. En dehors des calculs internes à la famille politique togolaise, il avait le soutien non négligeable du président gabonais, Omar Bongo Ondimba. Facilitateur dans le dernier round du Dialogue Inter togolais, ayant mené à l’Accord politique global qui annonça le processus en cours du gouvernement d’Union nationale, Blaise Compaoré, le président du Faso, pouvait bien s’accommoder du PM Agboyibo, quoique sa préférence aurait été un choix dans le camp UFC. Tous ces détails réglés, il fallait célébrer le Maestro partant, Edem Kodjo ; ce qui fut fait éloquemment. De nouveau, le Togo fait fasse à son destin. Une opportunité nouvelle de réconciliation effective se présente et mérite d’être mise en œuvre, avec sérénité, même si l’objectif ultime demeure les confrontations d’idées et de perspectives pour que chacun des partis politiques, réalise la meilleure performance lors des Législatives de 2007. Le Bélier Noir est au combat d’un Torero pacifique.



Rédigé par psa le 16/09/2006 à 13:51 | Permalien

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Togo Tango
Il n’y a pas lieu de redouter ces moments politiques très particuliers que le Togo va vivre : le rapprochement des extrêmes qui se sont toujours opposés. Le temps est venu pour que le Premier Ministre soit de l’ex coalition radicale ; et c’est ce qui va arriver. Pour une fois, toute l’opposition va devoir travailler avec les tenants du pouvoir depuis une quarantaine d’années. En somme, toute la classe politique va nourrir le prochain gouvernement d’Union nationale. On verra alors ce que chacun a dans le corps. Un président du RPT, un PM certainement du CAR ou éventuellement de l’UFC, des membres du gouvernement de toutes les autres entités. Tous, pour danser le nouveau tango togolais que le peuple des mélomanes saura apprécier.


Rédigé par psa le 15/09/2006 à 17:02 | Permalien

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Pollution de complaisance
« Un bateau chimiquier, (…) a déchargé 581 tonnes de déchets toxiques dans le port d'Abidjan. (…) C'est l'histoire honteuse d'une Europe qui pollue l'Afrique. C'est une histoire qui doit avoir des suites, judiciaires, administratives, politiques. (...) La justice devra s'exercer avec fermeté contre les pollueurs de l'Afrique. Mais l'Europe ne peut se satisfaire de voir la convention de Bâle détournée. Il est temps de mettre de l'ordre dans ces secteurs du transport où vivent intermédiaires, armateurs et traders que l'on soupçonne de comportements troubles mais qu'on laisse faire en toute impunité »

L'éditorialiste du Monde

Rédigé par psa le 15/09/2006 à 12:37 | Permalien

Horizon