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Pierre S. Adjété
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Le triomphe du respect
Il est bien arrivé hier à Lomé, pour reprendre et achever son travail à la tête de l’équipe nationale de football du Togo, Les Éperviers. Il s’agit bien de notre ami Stephen Keshi. Je l’ai appelé hier, sur son téléphone cellulaire du Togo, curieusement, le même numéro qu’auparavant : il avait donc gardé l’espoir de revenir. Son retour triomphal à Lomé, sans être un 2 février, lui ressemble fortement, puisque Stephen loge encore pour quelques jours à l’hôtel du 2 février. À la célébration méritée de ce retour, ont coulé quelques flots du Jus d’Okoumé –l’appellation consacrée par les Gabonais pour désigner le Champagne, des embrassades à n’en plus finir et un désir farouche de mieux faire : Bienvenue chez toi, Stephen !
Mot à Maux
Réveil difficile : déclin d’œil aux sondages
« Nous assistons, s'inquiète la fondatrice du MLF, A. Fouque, à un retour en force du machisme ou du "virilisme" en politique ! ". Du coup, les femmes qui soutenaient et soutiennent encore S. Royal prennent peur : et si la favorite d'hier était en voie de "cressonisation" ? (...) La plupart confiaient leur consternation devant l'absence d'organisation et de programme, les gaffes, voulues ou pas, de son compagnon F. Hollande, et enfin la "légèreté" de la candidate. Ensemble, toutes ces "Ségolistes" pleuraient leurs espérances presque passées: "On y avait tellement cru !" »
Christine Clerc, Le Télégramme Horizon
Policier, sort de ce corps… Rebelle !
« Le Canard enchaîné a révélé que les RG avaient mené une enquête, sur "ordre en provenance du cabinet" du ministre de l'intérieur, sur B. Rebelle, (…) le conseiller environnement de S. Royal. (...) Cette affaire repose clairement la question du maintien de N. Sarkozy au ministère de l'intérieur. On pouvait déjà juger qu'il n'est pas sain que le ministre, chargé de l'organisation et du bon déroulement des élections, soit en même temps candidat. On peut ajouter qu'il est encore moins souhaitable, au regard des règles de la démocratie, qu'il soit aussi le ministre de la police. » L'éditorialiste du Monde Mot à Maux
Picasso, au secours de la politique française
« L'UMP ne disposent pas de beaucoup d'angles d'attaque puisqu'ils s'interdisent (...) de brutaliser une faible femme. (…) C'est la raison pour laquelle ils ont tourné le fer dans la plaie chaque fois que S. Royal a démontré une faiblesse. (...) Gagnés par le doute, les socialistes ont sauté sur l'occasion que leur offrait le retour du spectre du "cabinet noir". Le prétexte était trop beau. Il leur permet de masquer les faiblesses actuelles, de mobiliser leur camp et de mettre le doigt sur l'un des points sensibles de N. Sarkozy : la confusion des genres entre fonction ministérielle et état de candidat. »
Philippe Waucampt, Le Républicain Lorrain « La bécassination est une arme qui par le passé a montré ses limites. (...) Bécassine est populaire. C'est la petite provinciale naïve qui multiplie les bévues chez les Parisiens, mais elle sait aussi être patriote et courageuse, elle a son franc parler, des idées et du bon sens. Il n'est pas sûr que la caricature déplaise à Royal qui se nourrit d'antiparisianisme. (...). Sarkozy, lui-même, y vient, qui attribue à Mitterrand les paroles historiques de Giscard. Cela n'a pas fait beaucoup de bruit. Sans doute parce que les socialistes ne veulent pas lui faire le cadeau de l'habiller en Gaston Lagaffe. » Jean-Michel Thénard, Libération Ad Valorem
Le retour à la Serena
Il sera de retour à la tête de l’équipe nationale de football du Togo, Les Éperviers. Stephen Keshi est attendu à Lomé la semaine prochaine pour des discussions approfondies et, sans doute, la reprise de son poste d’entraîneur. Le changement à la tête de la Fédération Togolaise de Football a favorisé ce juste rappel de celui qui a qualifié le Togo à la Coupe du monde d’Allemagne 2006. L’opposition apparente du ministre des sports du Togo, notre ami Richard Atipoé, s’est atténuée à son retour à Lomé, suite à un séjour rapide à Brazzaville : l’homme s’est aussi assagi sous l’effet conjugué des conseils d’amis et des interpellations diverses dans la presse togolaise. Voilà qui est fait ! J’ai parlé à Stephen Keshi lundi dernier, dans sa retraite californienne : il demeure enthousiaste et décidé à relever de nouveau ce défi. Le football togolais lui doit le respect de ce retour à la Serena, qui est aussi dans l’actualité. Merci à tous ceux qui y ont travaillé, aussi rapidement. Horizon
Mêlée politique: phase initiale
« [S. Royal] recule, [N. Sarkozy] prend du champ. Face à ce passage à vide, il est une première erreur d'analyse qu'il convient d'éviter : penser qu'il s'agit du "tournant de la campagne", que Royal va immanquablement décrocher. Sarkozy, au reste, se garde bien de le dire et s'interdit de le penser. L'autre erreur, serait de considérer que S. Royal est victime d'une inexplicable déveine, que la série noire va miraculeusement prendre fin et que tout recommencera comme avant. En fait, (…) la faille qui se creuse aujourd'hui sous les pas de la candidate courait en profondeur depuis longtemps. »
Alexis Brézet, Le Figaro « Ils n'ont pourtant pas de gros moyens, Hulot et Bové, ni des appareils structurés. Juste quelques idées simples et populaires (qui est contre la nature ou pour la pauvreté ?), avec le talent de les vendre dans les médias. On a déjà vu cela en politique internationale, quand les ONG (…), ont commencé de marcher sur les plates-bandes des États.(…). Ils n'iront peut-être pas au bout, et certainement pas jusqu'à l'Elysée. Mais les candidats installés, les "gouvernementaux", feraient bien de ne pas les toiser de haut. » Francis Brochet, Le Progrès Diplomatie Publique
Reste le podium du rapprochement: notre avenir commun
« A quelques jours d'intervalle, les riches - les très riches - et les pauvres - les très pauvres - organisent chacun leur forum. (…) Davos, longtemps temple de la mondialisation triomphante, concentre aujourd'hui les inquiétudes des Etats-Unis et de l'Europe, surtout. (...) Evidemment, les altermondialistes de Nairobi ont des préoccupations plus immédiates portant tout simplement sur la survie. (…). Toutefois, il est permis de s'interroger sur ces forums sociaux qui depuis cinq ans se ressemblent avec leurs grands discours, leur folklore... et le podium assuré pour quelques donneurs de leçons venus du riche Nord. » Jean-Claude Kiefer, Les Dernières Nouvelles d'Alsace Diplomatie PubliqueAd Valorem
Acrylique sur toile, 1989
Pensée dénudée dans l'ombre D'une attente de détente Mise à sac d'un passé vil Rébus de la solitude Des mots tus la paralysie L'antre vieilli la torpeur Écran de la vérité nue Dans le halo favorable Le mépris tait une vision Reviviscence voulue Du scorpion ensommeillé Appuyé au mur cimenté Dans l'ordre universel D'une petite foule impaire Renforcé d'aube naissante Aller, aller, oubli quitte mon corps Francis Paquet Mot à Maux
Le plébiscite « à la soviétique »
« Rarement on aura vu, en France, un candidat cumuler autant de casquettes qui, quoique provisoires, permettent à Nicolas Sarkozy de mettre en scène plusieurs visages afin de rafler une mise électorale plus large. À ceux qui lui reprocheront sa froideur, il opposera son discours d’intronisation. À ceux qui l’attaqueront pour son laxisme, il répondra avec les arguments du ministre de l’Intérieur. Cette dualité ne pourra certes pas durer infiniment, mais tout indique que le candidat de l’UMP entend s’en servir le pus longtemps possible.
Là où le bât blesse c’est que, et les chiffres sont implacables, le bilan, y compris au niveau de la délinquance, n’est pas aussi brillant qu’on veut le faire croire. Au-delà des simagrées, les résultats sont maigres. Et, qu’il le veuille ou non, le grand handicap de Nicolas Sarkozy, dans la bataille qu’il vient d’engager, c’est d’être lesté d’un bilan gouvernemental désastreux doublé, lui, d’une criante crise de confiance des Français. Un cocktail qui pourrait réserver mainte surprise lors du scrutin d’avril prochain. » Anonyme (Sarkoshow) dans Bellaciao Ad Valorem
Audace et équilibre politique pour les mois devant; ici, Lily rime avec Hillary
Le saut est fait. Hillary s’est lancée dans la course à la présidentielle 2008, avec un particulier entrain en débutant une « Conversation avec vous, une conversation avec l’Amérique ». Mieux, elle saute la réalité des primaires dans sont camp démocrate en se voyant déjà à la Maison Blanche : « J’y vais! J’y vais pour gagner! (I'm in. And I'm in to win) avant de finir par “Au travail! L’avenir de l’Amérique nous appelle” (Let's go to work. America's future is calling us.)»
Si rien de surprenant ne ressort de cette démarche, le sacre de l’Internet vient d’être fait encore par les deux grands prétendants dans cette course : Barack Obama et Hillary Clinton. Cette dernière se rendra même disponible lundi 22 janvier 2007 pour participer directement à sa Conversation avec les Américains sur Internet. Ce grand saut ne me fait pas oublier celui que notre amie Lily M. Gnininvi a effectué dernièrement, comme candidate potentielle aux Législatives 2007 du Togo. Lily également a utilisé le Net, où elle loge à www.latogolaise.com , pour s’afficher sur la ligne de départ. Bravo Lily, toi qui prétend souvent que tu ne connaîs pas le papier. Et pourtant, la constante de ton engagement vaut bien les petits Doctorats et Maîtrises qui nous entourent, souvent inutilement, car n’ayant aucune prise sur la réalité politique dans laquelle ils aiment s’aventurer. Ad Valorem
Pour l'amour du socialisme: Riche et belle
« En réalité, il s'agit d'une affaire anodine qui n'est en rien illégale ou immorale (...) Conséquences de cette médiocre manipulation : Mme Royal a rendu public le détail de son patrimoine et M. Hollande a porté plainte contre M. Godfrain et La Dépêche du Midi, journal dont le patron, J.-M. Baylet, est accessoirement son allié radical de gauche... Cet épisode est regrettable, mais les "boules puantes", selon l'expression du général de Gaulle, sont malheureusement une composante de toutes les campagnes présidentielles depuis 1969. » Éditorialiste, Le Monde « Comment ne pas ressentir une gêne profonde en contemplant le décalage entre la réalité du patrimoine des deux célèbres cogérants et la dénonciation des "riches" dont on trouve tant de traces dans leurs déclarations ? (…) Redevables de l'ISF, les Hollande-Royal sont riches, au sens où, (…) est riche celui qui a de la fortune. Dans un pays tellement frileux à l'égard de l'argent, tellement suspicieux envers la réussite, on imagine volontiers qu'elle ne voulait pas effrayer l'électeur de gauche en dévoilant sa fortune. Mais, en la matière, un peu de bravitude n'aurait pas nui à sa crédibilité. » Nicolas Beytout, Le Figaro Silence
Tourner le dos à la passion
Le refus du PM togolais de participer à la célébration du ‘‘13 janvier’’ témoigne bien du malaise qui prévaut dans le gouvernement togolais, pourtant dite d’Union nationale. En même temps, un autres ténor issus de l’opposition et appartenant à ce même gouvernement, déclare qu’il faut « Se retenir et boucher le nez » pour pouvoir assumer ses responsabilités dans cette équipe. Il est difficile de le cacher : la situation d’inconfort est réelle et la cohabitation est du genre cahoteux ou pourra le devenir prochainement. Jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à cette fête de libération pour les uns et de deuil pour les autres, une très grande prudence se doit d’être observée. C’est l’exemple même de la fragilité permanente de la situation au Togo, au seul nom d’une interprétation équivoque des mêmes réalités. La vérité doit être en dehors du choix entre le Tout ou Rien ; elle doit probablement résider à une intersection moins absolue, un compromis ou un dégel qui permettra un accommodement raisonnable sur cette date. À défaut de quoi, ce pays tournera en rond pendant longtemps encore.
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