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Pierre S. Adjété
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Ombre et Lumière
Ombre et Lumière
'' Cela va sans dire, la majorité des Québécois ne sont pas xénophobes. Le problème, c'est que ceux qui le sont occupent tout l'espace parce que leur discours d'intolérance est non seulement répercuté par les médias, mais a été légitimé par nos leaders politiques, au tout premier chef par le premier ministre Charest.
Dans une lettre ouverte publiée aujourd'hui, ce dernier tente de calmer le jeu. Trop tard. On aura beau dire que Mario Dumont, en parfait petit démagogue, a «surfé» sur la vague d'indignation provoquée par quelques accommodements «déraisonnables», il reste que c'est M. Charest qui était aux commandes quand cette saga a débuté, et que c'est lui qui lui a donné de l'importance, en créant une commission d'enquête qui allait puissamment contribuer à dramatiser l'affaire.
M. Charest, dans son texte, invoque René Lévesque pour mieux s'en prendre au projet Marois, lequel priverait une partie des citoyens de leurs droits politiques. Il est bien vrai que M. Lévesque aurait été le premier à conspuer le péquiste qui aurait osé proposer un projet pareil. Même la loi 101, dans sa version initiale, paraissait trop répressive à René Lévesque. Mais s'il avait été au pouvoir l'hiver dernier, c'est en deux temps, trois mouvements que M. Lévesque aurait mis fin à l'absurde débat lancé à Hérouxville, et l'affaire se serait dégonflée.
Mais évidemment, pour faire cela, il faut avoir de l'autorité morale et des convictions.
On se demande jusqu'où Jean Charest, que l'on croyait libéral au vrai sens du terme, est prêt à aller pour suivre le vent. Le voici maintenant qui promet d'amender la Charte québécoise des Droits pour y inscrire la primauté du principe de l'égalité des sexes sur celui de la liberté religieuse.
Qu'un politicien, croyant sauver sa peau, se permette de jouer avec des droits fondamentaux en griffonnant un amendement sur le coin d'une table est proprement désolant, surtout venant d'un homme qui, jusqu'à cette année, avait toujours été sensible aux droits des minorités. Car ne nous méprenons pas, la minorité visée ici ce sont les musulmanes qui porteraient le foulard, soi-disant signe d'oppression des femmes. ''

Lysiane Gagnon, La Presse


Rédigé par psa le 30/10/2007 à 09:53

Ad Valorem


Octavian D. Opronescu, Des fleurs à madame la présidente
Octavian D. Opronescu, Des fleurs à madame la présidente
Les péronistes sont aux anges dans cette Argentine qui se consolide à gauche. Pas de surprise, la Cristina Fernandez, épouse Nestor Kirchner, est devenue la première présidente élue d’Argentine en succédant à son mari. Bravo Madame la Présidente! Elle est bien élue Cristina Fernandez de Kirchner par près de 45% de ses concitoyens, 44,9% disent certaines sources actuellement… De là mon intérêt pour les règles démocratiques argentines. Ainsi, la présidente avait besoin au premier tour soit de 45% des votes, soit de 40% avec une différence de 10% sur la personne qui la suit en deuxième position ; celle-ci se trouve être une femme par ailleurs –laquelle, Elisa Carrio, candidate centriste de la Coalition Civile a rassemblé 23% des voix. Intéressant tout ça qu’une majorité qualifiée, aussi intelligemment déterminée par la Constitution argentine, puisse permettre d’éviter un deuxième tour inutile. Dans un régime démocratique et présidentiel –par opposition au système parlementaire, c’est ce que j’ai vu de plus songé pour rallier tout le monde et éviter en même temps un second tour coûteux. Ajoutons tout de même qu'en Argentine, les élections sont obligatoires. Ainsi, pendant les quatre prochaines années celle qui a fait beaucoup parler de sa garde-robe en même temps que de ses grandes promesses va retenir l’attention du monde entier. Elle ne veut pas être comparée à Hillary et Bill, ses amis par ailleurs. Elle a tout de même semer le rêve et l’intelligence politique pour susciter l’espoir qu’elle porte aujourd’hui.


Rédigé par psa le 29/10/2007 à 16:40
Sicko par ci, Sicko par là
« Traumatisés par deux guerres mondiales et leur cortège de morts et d’éclopés à vie, ceux qui mirent en place notre système de santé solidaire après-guerre misaient sur quatre hypothèses: forte natalité, lente progression de l’espérance de vie, forte croissance économique et poussée ininterrompue des salaires. Aucune de ces hypothèses ne se vérifie plus aujourd’hui: le taux de natalité est largement inférieur au taux de remplacement, l’espérance de vie atteint des hauteurs inégalées, la croissance économique est relativement faible et nous vivons sous le régime de la modération salariale. En conséquence, de moins en moins de jeunes, au pouvoir d’achat insuffisant, sont condamnés à payer les soins de personnes âgées de plus en plus nombreuses et par définition les plus consommatrices: la lutte des générations prend le pas sur la lutte des classes. A côté d’un progrès des technologies médicales heureusement sans limite, il faut attendre du décodage du génome humain une nouvelle génération de médicaments aussi “intelligents” que coûteux. Dans ce contexte, imaginez que notre système de soins puisse survivre sans réforme d’envergure relève de l’aveuglement ou de la malhonnêteté intellectuelle. Deux sentiments qui semblent, volontairement ou pas, animer Michael Moore dans son dernier et brillant opus: Sicko. »
Nicolas De Pape, Institut Atlantis


Rédigé par psa le 23/10/2007 à 04:06
La Venus d’Urbino
La Venus d’Urbino
La Suisse s’est dévoilée, de tout son long et à droite, tout en se protégeant pudiquement de sa main gauche. En Pologne, les frères jumeaux Kaczynski, Lech le président de la République et Jaroslaw le Premier ministre, virulents conservateurs de droite, ont vu leur domination réduite par une gauche libérale dont le pays a bien besoin. Ici comme là-bas, les jeux sont faits, les citoyennes et les citoyens ont parlé. Reste à voir comment les grands enjeux de l’heure seront négociés par les partis gagnants. L’immigration en Suisse et le retour agréable et moins arrogante de la Pologne dans l’Union européenne; ce sont là des sujets d’importance qui retiendront l’attention des uns et des autres dans les prochains mois. En attendant, il y a lieu de célébrer la fin de cette anomalie de la démocratie que de voir deux frères diriger un pays comme la Pologne. Fini nos grandes discussions politiques : la prochaine fête nationale de la Pologne, le 11 novembre, mérite bien une virée avec nos amis polonais.


Rédigé par psa le 22/10/2007 à 20:58
Notez WikioEs Tags : pologne suisse venus
Joséphine Baker
Joséphine Baker
« Foin des catéchismes, ouvrez les fenêtres, regardez dehors, changez principes et programmes! Quel est le contenu de cette modernité débridée ? La chose reste à préciser par un travail de fond. Mais s'ils ne veulent pas endosser l'habit des grincheux, incarner la coalition des immobiles, les socialistes ne pourront pas se contenter de se serrer autour de l'antique totem en agitant des amulettes mitterrandiennes. La rénovation du PS est l'étape qui conditionne toute opposition crédible. S'ils ne bougent pas, les socialistes laisseront Royal seule en piste. Ils ont déjà donné... »
Laurent Joffrin, Libération


Rédigé par psa le 22/10/2007 à 16:36

Diplomatie Publique


Demande, Jacques Leinne
Demande, Jacques Leinne
Personnage digne d’intrigue dans un mélodrame des temps modernes, Cécilia María Sara Isabel Ciganer-Albéniz, mieux connue comme Cécilia Sarkozy, s’en est allée de l’Élysée, presque sur la pointe des pieds. Elle dira qu’elle n’aimait pas cette vie de Première Dame de la France aux côtés de son ex de Nicolas Sarkozy. C’est aussi vrai que faux. Et c’est cela la personnalité changeante de celle qui, il y a quelques semaines encore, étaient sous les projecteurs du monde entier, raccompagnant les fameuses infirmières Bulgares à Sofia. Elle n’y retournera d’ailleurs pas pour savourer le titre de Citoyenne d’honneur de cette ville aux portes des Balkans. Personnalité aux mille facettes, la désormais Cécilia Ciganer voulait retrouver sa Liberté avant ses 50 ans. Repartir sa vie autrement, sans continuer à se mentir, après la succession, ces derniers mois, des évènements d’un destin qui mériterait le début d’une nouvelle page. La soumission aux règles de conquête de l’Élysée, le projet de vie de son deuxième mari de président de la République française –pas son rêve à elle, suivie quelques semaines après du décès du premier mari, Jacques Martin. Lorsqu’on y ajoute certains autres désaccords profonds qu’elle considérait comme autant d’humiliations dont elle doit se laver à tout coup cessant, rien alors ne pouvait l’arrêter. Et moi, le côté People de la chose m’importe peu. Il m’est seulement venu à l’idée cet autre schisme conjugal qu’il y a eu entre Patience Dabany (Joséphine Bongo) et son Omar Bongo Ondimba. Joséphine Bongo aussi avait une présence remarquable aux côtés de son ex-mari. Mais sa vie ne devait pas se limiter aux lustres du Palais de la Rénovation librevilloise et aux grandes visites à travers le monde. Alors, elle s’en est allée aux États-Unis pour se recréer en musicienne et grande chanteuse qu’elle a toujours été. Là où se retrouvera bientôt Cecilia, fort probablement, tentant de faire son Jogging anonymement dans le Central Park de la grande île de Manhattan. Et pourquoi ne pas retrouver son talent et son amour, la Musique, comme une certaine Patience Dabany ? Deux destins édifiants et curieux de lointaines ex-Premières Dames.

Rédigé par psa le 20/10/2007 à 00:31

Difficile d'identifier le vrai gagnant des élections législatives. Le peuple, les partis politiques, tous les partis ou certains seulement... Laissons la vague s'échoir pour voir plus clair.


La Vague, Guillaume Seignac
La Vague, Guillaume Seignac

Rédigé par psa le 19/10/2007 à 10:02

Diplomatie Publique


Quand Latortue est pressé !

Gérard Latortue, l’ancien Premier ministre Haïtien qu’on ne peut soupçonner de connivence avec l’opposition togolaise, se trouve être très pressé à Lomé où il se trouve actuellement ; Pressé, il l’est, de son grand corps imposant doté d’un verbe soutenu, de voir proclamer les résultats des élections législatives togolaises, aussi rapidement que possible. Effectivement, les Togolais vivent un moment d’angoisse particulier. Les rues sont relativement déserts quarante huit heures après la fermeture des bureaux de vote, l’attente des résultats intrigue, les soupçons de manipulation pèsent sur l’organisme organisateur des élections, la CENI : tous les ingrédients d’une insatisfaction sont réunis. Ce monsieur bagarreur qu’est Gérard Latortue, on le comprend, ne pouvait pas cautionner ce retard soupçonneux. Il est vrai que le cas togolais n’est pas des plus simples, au plan politique. Incroyable mais vrai : les résultats sont négociés avant leur publication. Du jamais vu pour notre ami Latortue pourtant habitué des circonvolutions africaines lors des élections qu’il avait eu la chance de vivre auparavant sur certaines terres africaines, dans son ancienne vie de fonctionnaire international. Une question demeure : les résultats qui seront proclamées et que nous connaîtrons seront-ils les vrais ? Nous espérons que, cette fois-ci, les Togolais nous surprendrons agréablement.


Rédigé par psa le 16/10/2007 à 15:12
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