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G. Courbet, Femme au perroquet
De l’ancien Président de la République française, M. Jacques Chirac, à l’ancien Premier ministre du Canada, M. Brian Mulroney, nous avons là des exemples de mœurs politiques qu’il faut assainir. Avec dignité et mesure toutefois, pour que ces personnes ne perdent pas ce qui peut leur rester comme honneur. L’essentiel dans ces situations, étant qu’une certaine classe en occident cesse de toujours se poser en donneur de leçons de chose politique aux autres. Dans ces cas aussi, souvent, la Justice, la vraie, perd tout son sens en intervenant si tard dans ces affaires. Alors, cette justice tardive perd tout son sens. En somme, nos démocraties restent à bâtir, en toute modestie.
Rédigé par psa le 22/11/2007 à 08:31
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Silence
"Aucun homme n'a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge."
Abraham Lincoln
(…) Toute l'affaire Mulroney-Schreiber trouve son origine dans ces trois fameux paiements de 100 000 $ chacun, effectués dans des hôtels de Montréal et de New York en 1993 et en 1994. À quoi devaient servir ces sommes? Apparemment, le Premier ministre sortant avait accepté d'aider l'homme d'affaires dans ses tentatives d'implanter une usine d'équipements militaires et une chaîne de restaurants spécialisés dans les pâtes alimentaires. Et surtout, a fait valoir Luc Lavoie, M. Mulroney avait besoin d'argent.
M. Lavoie a expliqué que toutes les économies que Brian Mulroney avait pu faire avant 1983, moment de son entrée de plain-pied en politique, s'étaient évaporées par le temps qu'il la quitte, 10 ans plus tard. Son salaire de Premier ministre n'était d'aucune façon comparable à celui qu'il touchait lorsqu'il a présidé Iron Ore, a-t-il insisté.
«i[Alors, lorsqu'il a quitté [la politique], il n'avait pas d'argent. Il était optimiste, il allait retourner à son ancien cabinet d'avocats, mais il y a une différence entre être optimiste et toucher un revenu, a dit M. Lavoie. Alors, l'homme était un peu, je ne dirais pas angoissé, mais inquiet à propos de l'avenir]i.»
Il rappelle que M. Mulroney avait, au moment de son départ, de jeunes enfants d'âge scolaire qui «s'attendaient au niveau de vie dont ils avaient joui avant son entrée en politique, ce qu'il leur avait probablement promis». «Alors, lorsqu'il a quitté la vie politique, il a dû aller chercher un gagne-pain.»
(…)
La question est aussi de savoir pourquoi M. Mulroney n'a pas déclaré immédiatement à Revenu Canada ce revenu de 300 000 $. Il y a quelques semaines, un intermédiaire avait fait valoir par lettre que, M. Mulroney étant engagé à l'époque dans des procédures légales pour diffamation contre le gouvernement canadien, il avait en quelque sorte oublié de déclarer ce revenu d'appoint. (Une version des faits qui fait fi de la chronologie, M. Mulroney ayant poursuivi Ottawa en 1995, soit presque deux ans après le versement des 300 000 $.) La version des faits a changé.
Selon Luc Lavoie, il s'agissait d'une «avance sur honoraires». «On ne paye pas d'impôt sur une avance d'honoraires avant que le travail ait été complété. C'est une zone grise.» En outre, M. Lavoie a dit que cet épisode est survenu après le départ de M. Mulroney de la vie publique. «Ce qu'il a fait à titre de citoyen privé, dans la mesure où c'est légal, ça ne regarde personne» («nobody's goddam business»).
En 1997, M. Mulroney a touché 2,1 millions de dollars du gouvernement canadien après qu'il l'eut poursuivi pour diffamation. Il reprochait au ministère de la Justice de l'avoir lié à une enquête sur le versement de pots-de-vin lors de la vente d'appareils Airbus à Air Canada. Ottawa ignorait tout à ce moment des 300 000 $ versés par Karlheinz Schreiber, visé par l'enquête Airbus. On sait que le ministère de la Justice a songé en 2006 à essayer de récupérer les 2,1 millions de dollars compte tenu des nouvelles révélations.
Hélene Buzzetti, le Devoir
Rédigé par psa le 22/11/2007 à 07:53
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Mot à Maux
C’est une première au Togo, et il faut prendre le temps de le souligner : Faure Gnassingbé, fils de feu Général Etienne Gnassingbé Eyadema recevant Gilchrist Olympio, fils du regretté Sylvanus Olympio. Faudra-t-il le rappeler, l’un, Faure, est le fils du tombeur par coup d’État sanglant du père de l’autre, Gilchrist ; c’était il y a 44 ans. Et alors, le destin du Togo était figé. Voilà que ce même destin du Togo vient de se remettre en mouvement, franchissant un pas symbolique par cette rencontre inimaginable. Il est fort possible que de cette volonté affichée si ouvertement, à travers la symbolique de cette première rencontre directe sur le sol togolais, naisse un nouveau paradigme politique. À vrai dire, la sommation des diverses imperfections politiques, de 2005 à 2007 -pour nous en tenir à un horizon encore perceptible de nous tous, conduit progressivement le Togo vers une autre dynamique : celle de la maturité politique devant mener au nécessaire et inaliénable Grand Pardon qu’il faudra pour ce pays. Ce moment doit advenir dans la vie du Togo, pour panser les plaies et rétablir une autre confiance. Sommes-nous en train de vivre les débuts de cette heure ? Pas trop de bruit tout de même... C’est le temps de l’espérer néanmoins pour sortir de la mélancolie du passé douloureux… Alors, Vivement! Mais aussi quelle coïncidence, au Québec, c’est en ce jour que les journaux publient le « Pardon pour tout ce mal » du cardinal Marc Ouellet, Archevêque de Québec et Primat du Canada ; laquelle lettre ouverte appelle à la réconciliation des Québécoises et des Québécois avec leurs valeurs religieuses. Pour le cardinal Ouellet, « Le temps est venu de faire le point et de prendre un nouveau départ », dans une quête de « Paix et de réconciliation, vécue en toute sincérité ». L’église catholique, jadis omniprésente dans la vie sociale, politique, éducative et bien d’autres secteurs fait donc un geste d’humilité nécessaire pour les nombreux manquements qu’elle avait commis du temps de sa splendeur omnipotente. Et ces erreurs sont énormes qu’elles méritent de ne plus être nommées. Dans tous les cas, ici au Québec comme au Togo, la force du Pardon se réincarne dans des gestes simples et puissants. Et, c’est tant mieux !
Rédigé par psa le 21/11/2007 à 11:45
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Diplomatie Publique
Le réveil d’Obama dans les sondages illustre une des figures chéries de l’imaginaire américain, le come-back kid. Le sénateur de l’Illinois marque des points contre la sénatrice de New York. Pourra-t-il combler son retard avant le début des primaires démocrates, le 3 janvier?
Willem Drost, Bethsabée recevant la lettre de David
En août, une équipe de chercheurs de Californie et Pennsylvanie a passé au scanner le cerveau de l’électeur américain indécis : d’après le New York Times, Rudy Giuliani et Mitt Romney, côté républicain, provoquaient de l’anxiété. Dans le camp démocrate, Hillary Clinton suscitait de fortes réactions d’attirance et de répulsion, mais Barack Obama générait peu d’activité cérébrale et émotionnelle.
C’était le problème du jeune sénateur noir de l’Illinois : le charisme qui avait fait de lui la vedette de la convention démocrate en 2004 semblait s’être dilué dans la prudence et les platitudes du candidat à la Maison-Blanche. Or, c’est fini : à cinquante jours du début des primaires, l’étoile montante du Parti démocrate a réveillé sa campagne et, semble-t-il, l’intérêt du public. Obama s’accroche à trois points seulement de Hillary Clinton dans l’Iowa et il a refait la moitié de son retard dans le New Hampshire (11 points, contre 21 il y a un mois). Samedi, il a impressionné 9 000 militants réunis à Des Moines avec un discours enfin passionné : «J’en ai plus qu’assez que les démocrates s’imaginent passer pour des durs en parlant et en votant comme Bush. Lorsque je serai votre nominé, mon adversaire ne pourra pas dire que j’ai soutenu la guerre en Irak ou que j’ai donné à Bush le bénéfice du doute sur l’Iran.»
(…) La nouveauté est que son «message d’espoir» fait écho à la principale critique portée contre Hillary Clinton : elle serait le symbole de «l’establishment washingtonien», un reflet démocrate de George W. Bush, et n’offrirait qu’un retour de balancier vers les années Clinton. Obama, par contraste, représente une chance «de dépasser la querelle de famille interminable et pernicieuse que se livre la génération du baby-boom» depuis la guerre du Vietnam, estime le magazine The Atlantic.
À la lumière de cette promesse, certains handicaps du sénateur se changent en atouts. Aux membres de la communauté afro-américaine (12,5 % de la population) qui jugent ce métis «pas assez noir», Ronald Walters, ancien directeur de campagne du révérend Jesse Jackson, rétorque : «La question est de savoir s’il est assez blanc.» Son ton mesuré suscite parfois l’ennui ? Au moins n’est-il pas «menaçant» : «Un Noir ne peut pas se permettre d’être en colère dans l’Amérique blanche», assure Mary Pattillo, professeur à Northwestern University. Son inexpérience serait le gage «d’une nouvelle façon de faire de la politique». Et «si je deviens le visage de la puissance et de la politique étrangère américaines», veut croire Obama, la réconciliation avec le reste du monde suivra. Même le caractère historique de l’accession d’une femme à la Maison-Blanche est relativisé par la possibilité d’élire un Noir.
Barack Obama est encore loin du but. «Il nous reste 50 jours pour passer un contrat avec l’Amérique», dit-il. Les «fondamentaux» de sa campagne sont en place : 80 millions de dollars, une armée de supporteurs motivés, un discours de changement. Reste à savoir si les Américains sont prêts à parier «sur l’espoir, contre la peur».
Philippe Gelie, Le Figaro
PS: En réalité, il reste 44 jours avant le début des primaires.
Rédigé par psa le 20/11/2007 à 13:28
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Ad Valorem
Bacchante
Quelque part, pas loin du divan, aucun médecin psychanalyste n’aurait de difficulté à découvrir qu’il existe un sentiment de culpabilité récurrent et profond chez son patient, le Rassemblement du peuple togolais (RPT). Ses rapports avec son père géniteur d’abord, ses propres relations amoureuses avec le pouvoir; un amour absolu et coupable à la fois qui le pousse toujours et malgré lui à partager l’objet de ses désirs avec d’autres, ceux-là même qu’il déteste cordialement. Ce patient s’invente un monde à lui, réel mais bariolé d’actes manqués, de perversion à tout crin et de narcissisme qui le fait passer d’un ami à un autre, pensant ainsi quérir un amour national. Seul, et uniquement seul, le patient se doit d’avancer vers les possibilités raisonnables de sa thérapie. Il est face à ses propres choix. Une fois encore…
Rédigé par psa le 06/11/2007 à 08:17
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Silence
Les élections législatives au Togo sont loin d’être parfaites. Certains, comme nous, n’en attendions pas la perfection. Il fallait en faire une d’imparfaite avec tous les acteurs politiques de ce pays. C’est fait! Je suis donc loin de croire que les résultats désormais définitifs correspondent à la réalité de la configuration politique du Togo. Mais puisqu’il en fallait une élection au bout de laquelle viendront probablement d’autres plus acceptables, je me dois de vivre avec celles-ci jusqu’aux prochaines. Et parce que la majorité présidentielle du Togo, aussi écrasante à l’Assemblée nationale, n’a pas de choix que de composer avec la réalité sociopolitique, elle n’a de cesse de clamer sa disposition à intégrer l’essentiel de la classe politique, présente à l’Assemblée nationale ou pas. À cet effet, le premier enjeu demeure le poste toujours convoité de Premier ministre. Il est entendu dans tous les cercles politiques au Togo que les quatre députés du CAR, le parti de l’ancien PM Yawovi Agboyibo, sont beaucoup plus disposés à travailler avec la majorité parlementaire, le RPT, que d’élaborer une stratégie incertaine avec l’opposition officielle, l’UFC de Gilchrist Olympio. Un tel ralliement attendu du CAR pourrait donner une chance à son leader de conserver la primature. J’en serai toutefois surpris, très surpris. D’ailleurs, je considère le PM Agboyibo intentionnellement comme un ancien PM, un partant à vrai dire. Autant, je ne vois d’ailleurs pas pourquoi le RPT concéderait la primature au parti de Gilchrist Olympio qui, déjà, voudrait poser des conditions qui seront dans tous les cas inacceptables dans les circonstances politiques actuelles. Nombreux sont ceux qui pensent que les députés de l’opposition officielle seront mieux avisés de se contenter de leur présence démocratique à l’Assemblée nationale, faire leurs premières véritables armes dans la critique officielle des actions gouvernementales, et ainsi se tenir loin de l’exécutif. Idéale situation! Sauf que la politique au Togo est devenue un élément de survie, particulièrement la présence assez sécurisante dans le gouvernement, pour la plupart des acteurs, anciens et nouveaux. Mais là, c’est une autre histoire... Le second enjeu est celui des réformes à venir pour garantir, théoriquement du moins, des élections convenables dans l’avenir. Et il faut tout de suite penser aux élections présidentielles. Les prochaines, en 2010, ne pourront raisonnablement pas se faire sans un toilettage au parfum démocratique de l’actuelle Constitution qui, entre autre, ne limite et n’encadre pas assez le pouvoir présidentiel. Gros débat en perspective pour cette nouvelle Assemblée nationale togolaise. Et particulièrement à cause de cet autre enjeu stratégique de première importance, s’il vous plait, considérez que rien n’est joué dans l’arène politique au Togo : chaque place et chaque poste dans le prochain gouvernement togolais et à l’Assemblée nationale seront âprement discutés et disputés avant d’être attribués aux nombreux prétendants, visibles et invisibles, déjà en ligne. Ainsi se joue le jeu politique au Togo, actuellement.
Rédigé par psa le 04/11/2007 à 11:04
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Horizon
Ces genres de questions sont au cœur des démocraties : le parlement, le lieu du législatif est-il indépendant du pouvoir exécutif? Le parlement a-t-il les moyens de son indépendance au moment ou d’autres forces démocratiques émergent dans l’espace public de ces démocraties? Un constitutionaliste français, Dominique Rousseau, tente d’apporter quelques pistes de solutions en analysant le cas français, très symptomatique. La gauche qui avait toujours critiqué la monarchie présidentielle gaullienne, à son tour sous Mitterrand, n’avait rien fait d’autre que de consacrer cet état de fait dont elle accusait la droite : institutionnaliser 'Le coup d’état permanent' de tout monarque élyséen. Effectivement, il faut penser sérieusement à rééquilibrer les pôles de pouvoir et surtout intégrer les nouvelles avenues. Au Canada, le débat est également ouvert, discrètement, à la faveur de la nouvelle politique de déréglementation mise en œuvre par le CRTC, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du Canada. Sans contenu canadien que serait devenue la télévision canadienne par exemple? Combien d’années faudra-t-il aux organes de communications du Canada pour se confondre avec ceux des géants américains et perdre leur spécificité? L’idée n’est pas d’ériger un mur autour des moyens de communication dans des sociétés ouvertes. L’idée à considérer fortement est de reconnaître le rôle d’agent de démocratie que ces moyens de communication jouent dans l’espace public et la nouvelle configuration de la démocratie, pour ne pas les laisser se concentrer dans des mains uniques et manipulatrices. En Afrique francophone, n'en parlons pas: puisque c'est d'usage en France, les pouvoirs, législatif et surtout l'exécutif, n'ont aucun espace à partager pour faire naître et consolider la démocratie à travers des acteurs nouveaux. Rien ne peut arrêter le débat toutefois, en occident comme dans les démocraties émergentes de ce grand village global.
La bonne vieille démocratie à la J-F Ruwet
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Revenons au Parlement, l’alpha et l’oméga de la démocratie pour la gauche…Arrêtons de considérer que le Parlement est toujours l’institution qui peut rééquilibrer le pouvoir exécutif. Reprenons le questionnement de Montesquieu : que mettre face à un monarque absolu ? Quels sont les pouvoirs qui peuvent équilibrer les siens ? A son époque la réponse était une assemblée élue. Posons-nous la question aujourd’hui, cherchons les pouvoirs qui peuvent contrecarrer celui de l’exécutif. Car vouloir détacher les pouvoirs exécutif et législatif est une illusion : ils sont liés. Cela vaut pour la France mais aussi pour les grandes démocraties comme l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne où il y a unité du pouvoir, réuni dans les mains du vainqueur de l’élection.
Quelles autres pistes défendez-vous ? Il faut s’appuyer sur l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme, qui stipule que «toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution». Aujourd’hui, il existe les trois pouvoirs d’Etat (exécutif, législatif et judiciaire), théoriquement séparés, et les pouvoirs économique, médiatique, syndical, religieux, etc. Une réflexion de gauche devrait prendre en charge ces différents systèmes de pouvoirs pour penser comment les séparer pour parvenir à une société équilibrée et démocratique. Concrètement, il faut réfléchir à séparer le pouvoir médiatique du pouvoir économique, le pouvoir économique du pouvoir politique… Chacun de ces mondes repose sur un principe qui lui est propre, qui doit être protégé de l’influence des autres pouvoirs. Le principe de la sphère économique, c’est le profit. Nul ne peut le lui reprocher. Mais ce principe ne peut influer sur les sphères médiatique, politique ou syndicale. Sinon, il n’y a pas de démocratie, nous serions dans la confusion des principes. Et il y a urgence à agir car les pouvoirs d’Etat sont dans les mêmes mains et les pouvoirs de la société se confondent de plus en plus, notamment en matière économique et médiatique.
Pascal Virot, Libération
Rédigé par psa le 03/11/2007 à 19:50
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Diplomatie Publique
Fernando Botero, Mujer leyendo
C’est un peu gros et délicat ce sujet. Aussi gros et délicat à interpréter que les personnages de Fernando Botero. Un ancien PM canadien, Brian Mulroney, pour ne pas le nommer, qui omet de faire des déclarations de revenu de trois cent mille dollars reçus cash d’on ne sait qui –puisqu’il nie que l’homme d’affaires canado-allemand KarlHeinz Schreiber ne lui a rien donné comme le prétendait encore hier l’intéressé sur la télévision CBC, dans The Fifth State. Ainsi, Le petit gars de Baie-Comeau qui rêvait d’aller aux HEC-Montréal –c’est le surnom de Brian, et qui s’est retrouvé avocat et PM conservateur du Canada, des années plus tard, se souvient de ces milliers de dollars et s’en va faire une Déclaration volontaire au fisc canadien… La soupe était-elle chaude ? Les mailles d’un quelconque filet devenaient-elles trop serrées. C’est tout de fil blanc cousu ce sujet, dans un noir tissu d’interrogations. Dans cette affaire de plusieurs Airbus achetés par Air Canada, finirons-nous par savoir si des commissions ont voyagé des comptes secrets suisses de M. Schreiber jusque dans les comptes bancaires de certaines personnalités dont l’ancien PM. Il serait probablement temps que cette affaire soit éclaircie, de manière définitive. Alors, à peine lancées, certaines pages des Mémoires politiques de Brian Mulroney seront révisées, et un chapitre ajouté ou deviné pour conclure, sans équivoque, les mille pages de cette bible de règlements de comptes politiques et de drôleries.
Rédigé par psa le 01/11/2007 à 15:54
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Mot à Maux
‘’La Vérité sortant du puits’’, Édouard Debat-Ponsan
C’est vrai que je ne parle plus beaucoup de notre ami Barack Obama. Un ressort s’était cassé entre lui et moi depuis qu’il a eu un ton étonnamment guerrier vis-à-vis de certains pays. Je n’y oppose pas un angélisme béat. Je me suis toujours attendu à ce que le futur Commandant en chef des armées américaines fasse à un moment donné, une démonstration de force aux yeux de l’opinion américaine et mondiale. Mais, la nervosité avec laquelle il s’y était mis, il y a quelques mois, avait de quoi m’étonner, me refroidir un peu. Il demeure mon premier choix jusqu’aux toutes premières vérités des Primaires de février–mars 2008. Avouons tout de même que les Clinton se sont pris à deux pour arriver à contenir la progression de Barack. Le phénomène Obama demeure retentissant, partout à travers les États Unis : plus que tout autre candidat, notre ami Barack draine les foules, ramène les gens ordinaires à la politique, suscite l’espoir d’une Amérique moins déchirée à l’intérieur et moins rejetée à l’extérieur. Que ça fait du bien ! La politique en a bien besoin.
Rédigé par psa le 01/11/2007 à 07:28
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