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Pierre S. Adjété
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Faiblesse musculaire ? Place à l’intelligence
« Comme il l'expliquera quelques jours plus tard à des parlementaires, il devait, dès lors que les Français le voyaient comme un possible vainqueur, se comporter davantage en chef de l'Etat. " “Faire” président, c'est se prendre, déjà, pour le président", avertit l'un de ses soutiens. Un autre élu observe: "Il doit prouver qu'il est un homme normal, proche des gens." Une proximité qui siérait plus à Ségolène Royal. Comment se montrer à la fois présidentiel et proche? Comment illustrer qu'il a "changé", pour reprendre l'antienne de son discours du 14 janvier, alors que sa nervosité le renvoie à son image d'hier? Dans le Cher, le 26 février, le candidat UMP a tenté de gommer toute impression d'arrogance. Deux jours plus tard, il voulait afficher sa stature présidentielle en tenant une conférence de presse sur les dossiers internationaux.
Pour la première fois depuis son entrée en campagne, aucun de ses gestes, entre le 15 et le 22 février, n'a marqué l'opinion, selon le baromètre Le Figaro-OpinionWay. Ses discours ne suffisent plus, il lui faut du terrain. Et des surprises: il réfléchit à un moyen original de visiter le Salon de l'agriculture, au début de mars. Nicolas Sarkozy est tellement habitué depuis 2002 à créer l'événement qu'il serait malvenu que cela s'arrête maintenant... » Eric Mandonnet, l’Express
Rédigé par psa le 27/02/2007 à 16:02
C’est la danse des canards : tous à l’eau-rizontal et de dos
Les intentions réelles sont loin d’être connues. Et les apparitions suscitent alors grande méfiance : autant celle des fameux socialistes anonymes qui projettent leur ombre sur le débat public en se voilant visages et voix, les Spartacus, que celle pourtant attendue des ténors bien connus du PS.
En attendant Zorro, le sauveur de la dernière minute, tout ce poids ne doit aplatir la vaillante Ségo dont le mérite est réel dans la redéfinition d’une nouvelle approche politique en France. Et si la France a tout simplement besoin d’une Femme pour bien incarner son renouveau et danser avec loups, anonymes, éléphants, et autres canards, la Ségo serait bien de celles des temps modernes. « Les anonymes s'engagent dans la campagne. Spartacus est leur nom de guerre. Ils sont 30, disent-ils, se prétendent hauts fonctionnaires "socialistes et français de gauche" et soutiennent F. Bayrou. Pourquoi pas ? Demain, nous verrons des policiers masqués lancer un appel à voter Le Pen signé Zorro et, puisque c'est la saison, les fécos du carnaval de Limoux dire pourquoi ils préfèrent Royal à Sarkozy ou l'inverse. C'est pratique, l'anonymat. On est n'importe qui, on dit n'importe quoi, et on a droit à une pleine page dans un journal national. Ce n'est pas Bayrou qui s'en plaindra. » Bernard Revel, L’Indépendant
Rédigé par psa le 24/02/2007 à 06:50
Un choix sous pression du vide
C’est bien parti au Québec : aux urnes citoyens le lundi 26 mars 2007. À la carte, le choix entre trois grands prétendants au maximum de députés à l’Assemblée nationale après des moments toujours particuliers de campagne électorale. Il est vrai que j’ai déjà fait mon initiation de campagne politique, et j’en garde des souvenirs grandioses, la victoire finale en moins. Un beau souvenir que je meurs parfois d’envie de reprendre ; j’y résiste encore pour quelques années encore. Mais je garde la même passion et les mêmes exigences pour regarder le jeu politique en cours, particulièrement, les chefs des partis principaux : Jean Charest pour le Parti libéral du Québec (PLQ) la majorité gouvernementale de l’assemblée dissoute, André Boisclair pour le Parti québécois (PQ) –l’opposition officielle, et l’Action démocratique du Québec (ADQ) de Mario Dumont.
Première observation, les trois chefs de parti n’ont fait que de la politique, rien que de la politique sans s’être versé dans aucune autre responsabilité professionnelle. Probablement que cette situation fait d’eux des bêtes politiques habiles, certes ; mais sans aucune autre richesse de vie. Nous avons donc des argumenteurs de choix, avec une redoutable capacité pour Jean Charest. C’est justement à ce niveau que s’articule ma deuxième observation : Jean Charest doit défendre un bilan peu reluisant. Si on était dans un système ou les gens devaient rendre des comptes pour Promesses non tenues, le chef du PLQ devrait beaucoup se gêner devant les citoyens du Québec. Trois années de cafouillage et une année sauvée in extremis avec l’arrivée à Ottawa du gouvernement conservateur de Stephen Harper à Ottawa –l’ami de Georges Bush. Au fond, un bilan désastreux qui est seulement rehaussé par la tendance au Québec de donner deux mandats au même parti politique. C’est le seul salut qui sauve le PLQ et Jean Charest ; il clôt malheureusement tous les sondages d’opinion, sauf surprise dans cette campagne. Restons alors à l’écoute, bien que nos choix soient très limités.
Rédigé par psa le 23/02/2007 à 08:50
À la sauvette nocturne… utiles belles jambes
« La guerre d'Irak, censée se réduire avec le temps sur le sol irakien, s'est étendue. Elle a rendu l'Iran plus audacieux, elle a aggravé les tensions au Liban, elle a cristallisé les oppositions dans les Territoires palestiniens et elle a compliqué la tâche des forces internationales (auxquelles participe la France) en Afghanistan. Être allié des Américains, partager les mêmes valeurs, être solidaire de cette grande démocratie, détester le terrorisme n'impose pas de tout approuver. (…) C'est ce que le Premier ministre britannique commence à comprendre. »
François Ernenwein, La Croix « Blair, qui a pu mesurer à quel point l'intervention en Irak lui a coûté en terme de popularité, cherche à partir en sauvant la face. (...) Question d'honneur mais aussi de fidélité à son parti. (…) Le Premier ministre britannique semble avoir compris qu'il était bien seul désormais en Europe à vouloir nier l'évidence de l'échec irakien. Après Zapatero en Espagne et Prodi en Italie, Blair se résout à s'extraire du bourbier. Et s'il le fait aujourd'hui, c'est sans doute également parce que l'imminence d'une crise majeure avec l'Iran ne l'incite pas à incruster ses troupes dans cette zone. » Jacques Guyon, La Charente Libre
Rédigé par psa le 23/02/2007 à 05:42
L'inquiétude dans les chancelleries africaines: un tango à deux ou du Couper-Décaler
Parce que l’Afrique compte dans la grandeur de la France, l’une pourra difficilement se passer de l’autre, quel que soit l’hôte de l’Élysée.
« Jusqu'au bout, J. Chirac aura tenu son rôle. Plus ou moins bien. La présence très symbolique de M. Bouteflika, malgré ses incessantes attaques contre la France, toute comme celle de M. Moubarak, montre à quel point notre pays a conservé son prestige dans cette région du monde. Il appartient désormais au successeur d'être au niveau. Quel qu'il soit. De façon à démontrer que notre pays est encore à la hauteur de la situation sur la scène internationale. Sans la moindre compromission mais en toute honnêteté pour le plus grand bien de tous. » Georges Latil, La Provence « Il reviendra au futur président français de dessiner les contours de ce domaine très "réservé". En d'autres termes, de décider du rôle de la France dans un continent où l'instabilité politique est chronique. (…) À Cannes, J. Chirac a su passer le relais à A. Merkel, qui cumule la présidence du G8 et celle de l'Union européenne, pour que la cause africaine demeure une priorité. Mais il ne pouvait s'engager plus avant. De quoi semer le trouble parmi les chefs d'Etat africains, qui se savent condamnés à faire un saut dans l'inconnu au lendemain du scrutin de mai prochain. » Françoise Crouïgneau, Les Echos
Rédigé par psa le 20/02/2007 à 08:40
Équilibrisme ou amateurisme: une soixantaine de jours pour le dire
« On se raccroche à l'espoir d'un oral de rattrapage, (…) lundi soir sur TF1. Démarche d'équilibriste au-dessus d'un précipice, davantage, à l'évidence, que campagne construite, cohérente et orchestrée. Car si S. Royal a suscité des doutes dans un premier temps sur ce qu'elle était, avant de l'emporter face à Fabius et Strauss-Kahn, elle en suscite aujourd'hui sur ce qu'elle fait, ou ne fait pas, ou fait mal. Sur son amateurisme et ses tergiversations programmatiques. Le PS tangue, renâcle, prend peur, ce qui n'est pas le meilleur état d'esprit quand l'heure devrait être à la mobilisation. »
Michel Richard, Midi Libre « Sans être encore tout à fait affligeante, la campagne de S. Royal devient inquiétante. Cela dit, une telle situation peut pousser la droite à la faute en tenant d'ores et déjà la victoire pour acquise, sans prendre en considération le niveau encore assez élevé des intentions de vote en faveur de la candidate socialiste, plus conséquent que celui exprimé au bénéfice de F. Mitterrand à la veille de sa victoire de 1981. Il n'en reste pas moins que les turbulences actuelles orientent plus la présidente de Poitou-Charente vers la chute en vrille que vers l'ascension en chandelle. » Philippe Waucampt, Le Républicain Lorrain
Rédigé par psa le 16/02/2007 à 15:50
La fin d’une idylle: Il ne pouvait s'en cacher
« On ne choisit pas. On fait, avec les bons, comme avec les moins recommandables. Faire le tri, ce serait faire acte d'ingérence, ce qui serait perçu par les mêmes belles âmes, comme un comportement néo-colonialiste. (…) On peut également vouloir conserver à la France sa part de grandeur et ses chances de développement dans le cadre des échanges mondiaux. Pourquoi veut-on perpétuellement accumuler les handicaps ? Pourquoi laisser à d'autres des parts de marché dont la perte nous rapetisse, et, du même coup, nous fait perdre notre influence dans le monde ? »
Jean Levallois, La Presse de la Manche « C'est donc une époque qui s'achève, celle du règne sans partage de la France sur son pré carré. (…) La France tient toujours les cordons de la bourse en Afrique francophone, mais sans contreparties politiques, l'aide étant devenue essentiellement multilatérale. L'irruption d'une Chine avide de pétrole et de matières premières témoigne de la perte d'influence française qui, pour continuer à peser, est obligée, désormais, de s'en remettre à la mutualisation des moyens qu'autorise l'Union européenne. Ainsi n'est-il pas indifférent que la chancelière A. Merkel soit présente. » Alexandre Morel, La Montagne
Que le temps sait faire les choses de qualité : du Pasteur au Sénateur, passons maintenant du simple regard d'un Président à la réalité d'un nouvel ordre social
J’avoue mon biais et mon penchant pour le beau. Mes cours de philo au lycée Léon M’BA avaient ouvert la voie ; mon expérience de vie a fait le reste en me faisant découvrir toute la puissance de la beauté humaine qui est très loin de l’apparence physique pour s’identifier, dans bien de cas à l’action, particulièrement le « Fais ce que dois ! ».
Voilà, c’est de la beauté que je vois dans le discours de Barack Obama, dans sa déclaration de candidature à Springfield, dans son État nordique d’adoption qu’est Illinois. J’ai pris le temps de lire le discours à mon réveil ce matin. J’aurai le temps de le visionner plus tard. Au finish, rien d’étonnant ! Barack Obama est à la hauteur et devrait normalement balayer tout sur son passage. Sa conviction est débordante de sagacité et d’audace à dix mille lieux du Président actuel, G.W. Bush. Et Hillary, mon choix jusqu’à la déclaration d’intention de Barack il y a quelques mois, doit bien se tenir. D’ailleurs Hillary va devoir s’y prendre à deux, avec l’aide de Bill, pour espérer contenir notre ami Barack. Et même là, la force du déferlement Obama pourrait être une vraie tornade: attachez vos tuques et ceintures et jugez-en vous-même. Depuis JFK et MLK l’Amérique était en quête d’un vrai rassembleur ; ce que Ron Reagan et Bill Clinton ont raté d’être malgré leur charisme. Ici, nous sommes dans la Ligue majeur, rien de moins. Et on y retrouve très peu d’élus d’entre les appelés. Pour Barack Obama, cette campagne doit porter sur le «Rétablissement du sens de la citoyenneté » dans cette Amérique qui à l’eau va. Oui ! Il faut un sens à la puissance des États-Unis. Un pays qui doit être capable avant tout de ne pas se diviser autour du drame du 11 septembre 2001. Un pays qui a besoin de remettre du respect et de la fierté –plutôt que la peur- aux fronts de ses citoyens partout à travers le monde. Et sur son propre sol, un pays qui doit combattre la pauvreté en établissant un système de santé universel pour ses citoyens. Un pays qui doit donner plus de moyens à ce qui a fait sa force : la recherche et le développement, l’éducation et l’esprit d’entreprise. Et je pourrais vous tenir en haleine aussi longtemps… Avec mes mots, je viens de vous traduire la profondeur du message de la campagne présidentielle de Barack Obama. Comment alors ne pas être pour la beauté des mots, la conviction d’agir pour les autres, l’audace de dire ce que tout le monde savait, le plaisir d’énoncer l’évidence aussi simplement ? Pourquoi se priver d’un Barack Obama ? Nous avons le droit d’exiger le beau autour de nous, le beau pour les États-Unis. En Swahili, dans l’un des rares mots que j’ai entendu les gens scander dans un stade à Nairobi -les premières années de la succession d’Arap Moi à l’emblématique Jomo Kenyatta, je dirai pour le moment à Barack Obama, l’autre originaire du Kenya par son père, Nyayo ! Puisque je ne peux garantir la profondeur de mon Swahili, joignez-vous à moi pour le redire en vos mots : En avant ! En avant, Barack ! Go Ahead Body… for November 2008 ! Je demeure convaincu que nous aurons la chance de dire de partout, comme Coretha King, en 1969, à la Cathédrale St-Paul de Londres, « Je vois un nouvel ordre social et je vois l’aube d’un nouveau jour (I see a new social order and I see the dawn of a new day )» se lever sur cette Amérique.
Rédigé par psa le 13/02/2007 à 08:48
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