Diplomatie Ouverte

L’espoir naîtra t-il de cette gestation? Ségo y croît
L’espoir naîtra t-il de cette gestation? Ségo y croît
Rien d’inattendu dans le refus apparent de François Bayrou de ne pas appeler ses électeurs à voter, ni pour la Ségolène, ni pour le Sarko. Mais tout le monde sort sa loupe pour voir de près les mots et les charges émotives contenues dans les propos tenus hier par de M. Bayrou. Effectivement, ce dernier ne doit pas trop porter Nicolas Sarkozy dans son cœur…

«i[Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d'affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l'intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l'ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu'il a choisi d'attiser, il risque d'aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d'avantages aux plus riches. (...) Les deux candidats ont promis une augmentation délirante des dépenses publiques, de l'ordre de 60 milliards, dans un pays endetté comme le nôtre, l'un deux [Sarkozy] ajoutant une baisse totalement improbable des prélèvements obligatoires dans une proportion que ni Reagan ni Thatcher n'ont jamais approchée, même en rêve. (...) Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social]i.»

Du coup l’espoir renaît au PS et le soir même, Ségolène trouve que 50% des voix de Bayrou lui suffiront pour gagner l’Élysée. Curieux calcul qui se base sur l’hypothèse que les voix de M. Le Pen que personne ne s’empresse de réclamer sont problématiques qu’autres choses. Pour être parti trop tôt et resté en tête tout le temps dans une course de longue haleine et de deux tours, Sarko semble avoir fait le plein de toutes ses voix et n’offre plus la chance d’être une alternative pour qui que ce soit. Avant d’aggraver les problèmes de la démocratie française, il a aggravé son propre problème cette première semaine. Son image de jeune flingueur revient le hanter. Faudra alors qu’il appelle Ségolène à son secours en la poussant à quelques gaffes dont elle-seule a le secret.

Rédigé par psa le 26/04/2007 à 08:06 | Permalien

Diplomatie Publique

C'est
C'est
Juste pour le plaisir, la Bravitude de la Ségolène et la Fatitude du Sarko ont eu raison des autres platitudes. Il en existe encore qui pensent que les programmes font les élections. Eh bien non ! Les idées ne sont malheureusement qu’une partie du jeu politique. Le renouveau est une nécessité qui fait recette : la détermination de Sarko et sans doute le courage de Ségo leur ont donné beaucoup plus d’ascendant sur les autres. En réalité, je serai du même avis que Jacques Attali qu’un printemps politique, nouveau, s’est levé sur la France, bousculée dans ses vielles habitudes franco-françaises...

« Avec ce premier tour de l’élection présidentielle de 2007, se clôt un chapitre de l’Histoire de France: Pendant plus d’un demi-siècle, les Français ont refusé de voir la réalité du monde, se sont bercés d’illusions et ont délégué l’exercice du pouvoir à des professionnels chevronnés, capables d’organiser la vie du pays sans remettre en cause ses tabous. Ils viennent de montrer qu’ils ont changé : ils ont cessé de bouder les urnes ; ils s’intéressent de nouveau à la vie publique ; ils débattent, votent et se préparent même à se porter candidats en masse aux élections locales à venir. Deux partis protestataires, (le parti communiste et le Front national), qui ont obscurci si longtemps la vie publique française, en obligeant les uns et les autres à des alliances contre-nature, ont disparu ou sont en voie de disparaître. Trois partis de gouvernement, sérieux et raisonnables, chacun à sa façon, regroupent, pour la première fois dans l’Histoire du pays, les trois quarts des électeurs. Enfin, les deux candidats du second tour sont l’un et l’autre jeunes, candidats pour la première fois et favorables à une modernisation profonde de la vie démocratique.
Ce premier tour marque la fin de l’hiver politique de la nation, le début d’un printemps français. Plus encore, ce qui se passe en politique n’est que le reflet d’une formidable évolution en profondeur du pays, commencée depuis quelque temps déjà : les enfants y naissent de nouveau en nombre ; les régions s’éveillent ; les territoires se prennent en main ; des banlieues surgissent d’innombrables projets, portés par des jeunes gens honnêtes et entreprenants ; les universités se regroupent et se lancent à la conquête du monde ; les entreprises sont de plus en plus dynamiques ; les chercheurs, les ingénieurs, les médecins sont de plus en plus conscients des exigences de la mondialisation.
Seul, l’État reste en rade, dans toutes ses dimensions : l’armée, la politique étrangère, l’administration, les services publics, sont encore très largement endormis. Les impôts sont archaïques, les dettes abyssales, les bureaucraties paralysées. Ainsi se dessine l’enjeu du second tour : les Français choisiront leur président selon l’idée qu’ils se feront de la capacité des deux candidats à moderniser l’administration, la sécurité intérieure, la défense et la politique étrangère. S’ils ne se trompent pas, si le président se montre capable de mettre l’État au niveau du reste de la nation, alors le printemps français verra naître d’innombrables fleurs. »

Jacques Attali


Rédigé par psa le 23/04/2007 à 16:03 | Permalien

Ad Valorem

Selon Karl Bang, mieux vaut suivre le regard de la femme fatale pour choisir entre bravitude et fatitude
Selon Karl Bang, mieux vaut suivre le regard de la femme fatale pour choisir entre bravitude et fatitude
La nouvelle du jour, celle qui console au réveil et gratifie d’un large sourire, c’est Libération qui me la procure ce matin. Le printemps est vraiment arrivé et chacun se découvre de tout fil encombrant ; on a le droit de se laisser aller maintenant. Tenez la preuve!

[ A l’UMP aussi, on se convertit au néologisme. Après la «bravitude» de Royal, c'était au tour de Nicolas Sarkozy d'innover. Mercredi matin, France Inter recevait le candidat de l'UMP. À la question de la journaliste Hélène Jouan «Est-ce que vous craignez qu’il y ait un rendez-vous manqué entre la France et cette campagne? Est-ce que vous avez l’impression que vous avez été au rendez-vous, que vous avez réussi à susciter le débat?», Nicolas Sarkozy répond sans hésiter: «Hélène Jouan, ne me prêtez pas une telle fatitude».
On sent l'hésitation, il cherche «fatuité», sans la trouver. Et part en glissade. Grosse fatigue, très certainement... Toujours est-il que les responsables de l'UMP ne s'étaient pas privés de se moquer de la «bravitude» déclamée par Ségolène Royal pour décrire son sentiment suite à sa visite sur la Grande Muraille de Chine. «On savait que Mme Royal avait des lacunes très grandes en matière de diplomatie, mais on n’imaginait pas qu’elle ait de telles carences sur la connaissance de la langue française», avait commenté le député sarkozyste Dominique Paillé. Enverra-t-il son leader au coin pour cette liberté prise avec la langue ? Ce serait sans doute faire preuve de fatuité... ]

À Montréal, déjà samedi le 21 avril 2007, il faut faire le choix entre la Royale bravitude et la fatitude de Sarkozy. Un choix déjà compliqué pour les indécis qui s’arrachaient les cheveux jusqu’à maintenant. Peut-être devront-ils comprendre maintenant que le choix est entre grande Bravoure et tetite fatalité? Qui sait!

Rédigé par psa le 18/04/2007 à 08:55 | Permalien

Horizon

Mot à Maux

Entre Droit individuel et Responsabilité collective
Entre Droit individuel et Responsabilité collective
Rédigé par psa le 17/04/2007 à 08:34 | Permalien

Mot à Maux

Le Togo, comme une Femme oiseau blessée par ses propres enfants
Le Togo, comme une Femme oiseau blessée par ses propres enfants
J’ai lu le texte de M. Ayayi Togoata Apedo-Amah. Ce document, d’une vingtaine de pages, intitulé Le Togo entre la révolte et la révolution contre le pacte de régression et les trahisons se lit bien.
C’est un texte sympathique fait de mots rageux qui trahissent une colère typique de jeune universitaire révolutionnaire, prêt à changer le monde, même si l’auteur n’en est plus un frais produit des facultés réactionnaires. Le texte ne fait peur à personne et ne fera trembler aucune officine de pouvoir ou de partis politiques ; cela ne lui enlève pas du tout son charme des adeptes de la théorie des Droits-de-l’hommerie, pour lesquels l’enfer c’est les autres.
Rendons justice à M. Apédo-Amah qui, dans sa rage, a pris soin d’énoncer certaines vérités souvent occultées par l’analyse politique sur le Togo : l’incompétence notoire de Gilchrist Olympio dans le domaine politique, la perversion analytique et l’autodestruction intellectuelle d’un si grand historien que demeure le doyen Godwin Tété-Adjalogo. Mais aussi, très rapidement, il tombera dans les mêmes travers de la togolaiserie démocratisante : d’abord l’émotivité, la subjectivité, le mythe et les attaques personnelles que l’on reproche aux autres, et aux autres seulement ; ensuite, le manque de perspectives novatrices dans l’action politique, à part de rendre gloire à la sainte Révolution qui guérit de toute dictature et rend Pouvoir au Peuple par enchantement, après avoir exclu les valets locaux de l’éternelle France coupable.

M. Ayayi Togoata Apedo-Amah est un déçu des tournures langoureuses des si longs sentiers de la démocratie togolaise. Il n’est pas un frustré ni un revanchard; juste un gros déçu qui reprendra bataille demain matin, si tant est que la révolution, la vraie, triomphera sur la Terre de Nos Aïeux. En attendant la Lutte finale, la dernière phrase de ce gai texte est symptomatique et révélatrice d'un plaisir solitaire : « Il fallait le dire ».
Effectivement, c’est dit, sans que ce dire ne soit ni réponse ni questionnement! Mais un dire sympathique, admirablement peu prétentieux; un dire de douleur longtemps retenue et aujourd’hui servie de façon thérapeutique, sans aucun dosage ni mode d’emploi, malheureusement. Le bon docteur est sympathique, il ne fera du mal à une mouche ni à personne (sauf à un chirachien lâché contre son Afrique innocente); c’est suffisant et c’est la marque des grands démocrates africains. Le Togo malade, comme tous les autres pays d’Afrique, doit savoir prendre ces genres de comprimés ou d’élixir, c’est selon : au réveil le matin s’en rincer la bouche, à midi au milieu d’un repas incertain l’avaler et le soir, le soir avant d’aller au lit languir sur son triste sort, prendre soin d’en inhaler mélangé au vinaigre de la journée. D’ailleurs, tous les autres pays malades ont su utiliser le même médicament révolutionnaire. Pourquoi pas le Togo?

Il fallait le dire, et ça fait du bien à M. Ayayi Togoata Apedo-Amah de l’avoir dit à tous ceux qu’il appelle des intellectuels quart-lettrés. Pour le Togo blessé qui n’a toujours pas de chance, on repassera pour l'envol de ce pays!


Rédigé par psa le 13/04/2007 à 14:15 | Permalien

Mot à Maux

Diplomatie Publique

« Le monde entier poussera un soupir de soulagement lorsque cette administration (de George Bush) s’en ira. “The world will breathe a sigh of relief when this administration is gone.” »

Barack Obama
Sénateur américain, candidat à l'investiture des Démocrates
(C'était le 6 avril 2007, le Vendredi Saint, à Marshalltown, Iowa)


Rédigé par psa le 10/04/2007 à 11:05 | Permalien

Diplomatie Publique

Mot à Maux

Une belle femme et un homme ont une collision assez grave. Les autos sont totalement détruites. Ils rampent donc à l'extérieur de leur véhicule respectif.
La femme dit :
- Vous êtes un homme et je suis une femme. Regardez nos voitures. Rien ne reste et nous ne sommes pas blessés. C'est un signe que Dieu voulait qu'on se rencontre et que l'on devienne amis.
Flatté, l'homme réplique :
- Je suis d'accord avec vous, cela doit être un signe.
La femme poursuit :
- Regardez, un autre signe. Mon auto est démolie, mais la bouteille de vin à l'intérieur est intacte. Dieu a sûrement voulu qu'on la boive pour célébrer notre chance d'être toujours en vie.
Elle tend la bouteille à l'homme. Celui-ci l'ouvre, en boit la moitié et la tend à la femme. Elle la prend, remet le bouchon dessus et la remet à l'homme.
L'homme demande :
- Vous n'en prenez pas ?
- Non, je crois que je vais attendre la police!

(anonyme)


Rédigé par psa le 10/04/2007 à 10:39 | Permalien

Mot à Maux

Le lit : un bien meilleur endroit pour des crises de personnalité
Le lit : un bien meilleur endroit pour des crises de personnalité
Il parle trop notre ami Richard Attipoé. Décidément, je ne dois pas bien le connaître. Depuis sa nomination au poste de ministre de la Jeunesse et des Sports de la république togolaise, il s’est comme transformé en ministre du football, décidé à régler les menus détails de la gestion quotidienne de la Fédération Togolaise de Football (FTF). Je le croyais vraiment discret en parole, et cliquant en habillement, durant son règne à la SNI ; c’est tout le contraire aujourd’hui qu'il nous offre sans que personne lui en demande.
Voilà que le gouvernement, particulièrement son ami Faure lui-même, s’est trouvé dans l’obligation de le rappeler à l’ordre… publiquement. Je me suis fais dire, de Lomé, qu’il devrait démissionner, s’il avait une haute estime de lui-même et de la fonction qu’il occupe. Sans doute qu’il ne le fera pas. Lui reste alors à apprendre les bienfaits du silence et de se laisser séduire par les charmes de cette vertu, pour ne pas faire constante crise devant chaque micro de journaliste. Le sport au Togo est assez malade lui-même, pour avoir son ministre à soigner d’une crise de personnalité qui n’arrêtait plus de finir en public.


Rédigé par psa le 03/04/2007 à 15:25 | Permalien

Silence

Diplomatie Publique

Universelle paix et impérissable beauté
Universelle paix et impérissable beauté
Pourquoi ne pas faire de Montréal une Ville de Paix ?
Un réseau de villes à travers le monde affirment, de plus en plus, cette vocation à célébrer la Paix et l’inscrire à leurs portes et frontons. Montréal se doit de participer à cette démarche unique, noble et universelle qui correspond bien à sa vocation cosmopolite et au rôle souvent réaffirmé de ses citoyennes et citoyens à faire échec à la guerre. Au Canada, on s’en souvient encore : environ 200 000 personnes étaient descendues dans la rue pour dire clairement leur refus à l’engagement du Canada dans la guerre en Irak, aux côtés des États-Unis de Georges Bush et de ses alliés. Faire de Montréal une Ville de Paix est aussi un acte de foi et d’engagement pour une cohabitation pacifique entres les différentes communautés qui forment cette ville, depuis ses débuts il y a plus de 360 ans jusqu’à ce jour.
Dans un contexte occidental de vieillissement de la population, Montréal Ville de paix (MVP) serait aussi un pont intergénérationnel. Ainsi, MVP pourrait également fournir des ressorts à des actes et des initiatives d’encadrement contre le désœuvrement qui frappe la jeunesse de Montréal et semble la précipiter dans les fameux Gangs de rue qui font la Une des médias d’information. C’est en assistant au film d’Alexandre Kozminski, Le Nerf de la Paix, en première mondiale lors du Festival de films sur les droits de la personne à Montréal la semaine dernière que l’idée m’est restée collée à la mémoire. Ma présence à la Soirée de spectacles de la Fondation Lani pour les jeunes en détresse psychologique, cette fin de semaine à Gatineau, a sans doute apporté du tonus à ma volonté d’agir sur ce tableau. MVP est probablement une idée à approfondir et à faire avancer, avec tous ceux qui ont le courage de s’y aventurer à mes côtés ; c’est mon premier appel à tous et à toutes. Nos villes ont besoin de symboles forts et rassembleurs. La Paix en est un de beauté impérissable. En ce jour où le classement des villes par la firme internationale Mercer Human Resource Consulting à l’échelle mondiale place Montréal étonnamment en 22e place pour la qualité de vie, un sursaut est de mise.


Rédigé par psa le 02/04/2007 à 11:23 | Permalien

Diplomatie Publique