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Pierre S. Adjété
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Mot à Maux
À Québec, aucun des trois partis politiques ne semble pas démontrer la capacité de tenir dans le contexte d’un gouvernement minoritaire. Manifestement le verdict du 26 mars dernier donne encore du vertige aux uns et aux autres. Le risque d’un retour devant les électeurs devient donc très probable, vingt quatre heures avant le vote sur l’adoption du budget libéral. Deux petits mois pour retourner aux élections, c’est assez court; c’est surtout assez coûteux 70-75 millions de dollars. Certains versent encore du sang et sacrifient des vies humaines pour conquérir la démocratie. D’autres préservent la leur avec des efforts budgétaires, beaucoup plus. Il ne s’agit pas de choisir une situation au détriment de l’autre. Mais de se rappeler l’évidence : la démocratie et la liberté sont toujours des nécessités coûteuses, pour longtemps encore et sous tous les cieux.
Mot à MauxSilence
Il y en a beaucoup qui salivent à l’idée de voir Jacques Chirac répondre de ses crimes devant la justice française. Les mêmes crimes politiques pour lesquels, en son temps, son fidèle d’entre les fidèles, Alain Juppé, avait accepté de porter le chapeau du déshonneur en payant pour tous. Cela éteint-il les faits à reprocher à l’ancien président de la République française dans ses fonctions passées de maire de Paris, spécialement? Probablement que non!
Mais, je ne vois pas quel serait l’intérêt de la France entière à traîner une personnalité de la trempe de Jacques Chirac devant la justice. C’est un panier à crabes qu’il serait trop hasardeux d’ouvrir. Je vois encore difficilement le gain politique qu’un Chef d’État français en exercice, de droite ou de gauche, pourrait bien avoir à cautionner pareille aventure judiciaire. Pour tous ceux qui rêvent d’une justice aveugle, implacable et égale pour tous les citoyens d’un même pays, il n’y a pas lieu de se décourager pour autant. Sachez seulement : la justice demeure encore humaine et a droit à ses humaines erreurs. Ainsi est elle, dans sa divine ascension vers la perfection de Salomom. SilenceMot à Maux
Un peu de Monica, à la Modigliani, dans la vie politique… s’abstenir
Le Québec n’aura jamais mérité son nom de Belle Province que ce matin. Entre quatrains, rimes et proses, je me demande par quel style et comment dire simplement mes sentiments face à la crise politico-budgétaire déclenchée, hier nuit, à travers le refus du Parti québécois de voter le budget présenté par le Parti libéral. Eh oui! Le Premier ministre du gouvernement minoritaire Jean Charest doit probablement reprendre son budget et l’ajuster selon les orientations des deux autres partis politiques.
Deux mois après les élections, le Québec est bien en crise et le risque est grand d’un retour aux élections. À mon avis, le Premier ministre Charest et sa super ministre des Finances et présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, ont joué avec le feu politique, dangereusement lorsqu'on dirige un gouvernement minoritaire. Décidément, les Monica de ce monde ne portent pas toujours chance en politique. Demandez des nouvelles à Bill Clinton et à l’actuel ministre de la justice des États Unis et procureur général, Alberto Gonzales. Et nous n'en sommes qu'au début d'une nouvelle confrontation qui annonce un été peu tranquille. Belle province, je me souviens! Diplomatie Publique
C’est un fait qui ne trompe personne : l’Iran poursuit son programme nucléaire au-delà des limites de l’usage civil. Un tel programme met en danger la sécurité du monde, dont celle du monde arabe, à cause des prises de position de la classe dirigeante à Téhéran. L’inquiétude du monde face à cette situation est réelle au point que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dans son dernier rapport publié hier mercredi, sonne l’alarme, de nouveau, avec de possibles sanctions du Conseil de sécurité. Mais le couac diplomatique demeure : la présente administration de Georges Bush ne possède pas assez de crédibilité pour mener une autre guerre contre une puissance comme l’Iran, pas plus une guerre diplomatique que des sanctions étouffantes. Au fond, la sécurité du monde est mise en danger, non pas seulement par l’Iran mais par un leadership insuffisant de l’administration Bush. Jusqu’à quand ? En réalité, avoir mal posé le problème au départ en voulant interdire toute forme d’enrichissement d’uranium à l’Iran, fait que l’on se retrouve dans un cul-de-sac qui semble ne pas offrir une issue honorable à personne. On y pense pas tout le temps, mais c’est toujours une menace aussi sérieuse qui ramène au goût du jour, certaines des paroles d’Adamo dans Inch’Allah, avant que des voix autorisées n’osent de nouvelles solutions plus appropriées à cette impasse…
Et l'olivier pleure son ombre Sa tendre épouse son amie Qui repose sous les décombres Prisonnières en terre ennemie Sur une épine de barbelés Le papillon guette la rose Les gens sont si écervelés Qu'ils me répudieront si j'ose Diplomatie Publique
Les données de l’équation politique ont complètement changé aux États Unis, affirment certains analystes de grande réputation. Je n’avais pas cette information lorsque, cette fin de semaine, samedi, je pariais un repas avec mon ami François Bouguingo sur les chances réelles de Barack Obama de devenir le prochain président des États Unis; François voyait à ce poste ni Hillary Clinton, encore moins Barack Obama mais John Edwards. C’est une idée assez surprenante qui contrastait beaucoup avec mes constants relevés topographiques du paysage politique américains. Je ne pouvais pas ne pas parier… pour une fois de ma vie.
Voilà que ce que je pense depuis quelques mois semble infiltrer les cercles des stratèges de la politique américaine. Les données nouvelles sont que les gens ordinaires s’impliquent majoritairement dans le processus en cours et, à la différence des militants et habituels des deux grands partis, monsieur et madame Tout-le-monde ont carrément pris le contrôle de la situation. Et c’est ce qui donne une chance réelle aux démocrates, particulièrement le phénomène Barack Obama. Pour preuve, l’année dernière, ces citoyens indépendants ont aidé les Démocrates à prendre le control majoritaire des législatures États (les assemblées législatives); Une première depuis… 1874. les vaillants citoyens, indépendants d’esprit, sont tout a fait contre la division à l’ interne des Américains et le replis du leadership de leur pays à l’extérieur. Une équation dont la résolution favorise largement les Démocrates, Hillary et Obama notamment. Et justement mon sentiment est que la guerre en Irak et la polarisation excessive de la société américaine qui sont certains des thèmes importants de Barack Obama lui donne une bonne longueur d’avance sur les autres concurrents. Mon parti pris pour Barack Obama, me semble t-il, est de nature objective plutôt que subjective. Qu’importe de toutes les façons, son charisme est réel tout comme son impact sur les gens ordinaires. Et, malgré Tocqueville, les citoyens ont toujours raison. Moi, j’y crois! Et cette solution mérite d'être nourrie, au petit lait, pour qu'elle grandisse et s'impose en 2008. Horizon
Demoiselle d’honneur de Romy
Voilà que notre ami Winny Dogbatsè et plusieurs autres personnes ont réussi le pari d’abaisser les tensions entre la Fédération togolaise de Football (FTF) et les joueurs suspendus : Emmanuel Adebayor, Kader Cougbadja et Nibombé Daré. Deux mois durant, chacun a eu le temps de réfléchir et de s’apaiser au point où, dans les prochaines heures la sanction contre les joueurs « indisciplinés » serait levée. On espère que la sérénité reviendra rapidement dans cette équipe nationale togolaise, Les Éperviers, qui en aura bien besoin. Tout n’est pas totalement réglé, mais le résultat du compromis salutaire est à mettre en valeur et à brandir comme une victoire collective. C’est surtout l’occasion de faire un clin d’œil de remerciement aux uns et autres. Pour la suite, on souhaite de bons vents aux Éperviers dans les deux déplacements à venir à Freetown et à Cotonou, en même temps que du courage à l’entraîneur Stephen Keshi et un redoublement d’ardeur et d’engagement au président de la FTF, M. Tata Avlessi.
On ne l’a pas souvent dit: il n’est pas aisé de prendre la présidence de la FTF dans les conditions que nous sommes loin d’oublier de si tôt. Pour l’essentiel, sourire, honneur, retrouvailles et résultats sont appelés aux prochains rendez-vous. Ad ValoremMot à Maux
De Makengele Mamungwa, la Tentative de l'impossible... démocratie
« L’élection présidentielle passée, personne ne s’interroge plus sur les résultats des prochaines élections législatives. Chacun accepte que la campagne qui vient de se terminer était aussi (sinon seulement) une campagne pour des élections législatives ; et chacun considère le résultat du mois de juin comme acquis : le parti du président s’en satisfait, évidemment, espérant rafler un nombre inédit de sièges, dans la foulée de l’élection de Nicolas Sarkozy ; la gauche elle aussi s’en contente et préfère se résigner à sa défaite plutôt que de choisir parmi ses dirigeants un candidat au poste de premier ministre en cas de cohabitation. Le président, appuyé par une majorité parlementaire très large, pour cinq ans, sera plus puissant que jamais. Cette situation, dont la présence de Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 avait masquée l’imminence, découle de deux réformes constitutionnelles très contestables : la réduction à cinq ans de la durée du mandat présidentiel et le report de l’élection des parlementaires après celle du chef de l’Etat. Les conséquences en seront vertigineuses. D’abord, les élus de la majorité, qui devront leur mandat au seul Président, ne pourront rien lui refuser. Ensuite, le Président, n’ayant plus la moindre tentation de dissoudre un Parlement à sa dévotion, ne sera plus, dès son élection, préoccupé que par sa réélection. Enfin, débarrassé de toute menace électorale nationale, il sera en situation de décider de tout, de nommer qui il souhaitera, à tout poste, même ceux qui ne sont pas, constitutionnellement, de sa compétence. Nous n’entrons pas dans une 6ème république, mais dans une monarchie quinquennale. Le Président pourra utiliser ce pouvoir presque illimité pour mener de vastes réformes, comme le fit François Mitterrand pendant les cinq premières années de son premier mandat, ou pour ne rien faire, comme le fit Jacques Chirac pendant les cinq dernières années. Dans les deux cas, l’opposition gagnera toutes les élections locales d’abord municipales, puis régionales, qui serviront d’exutoire, et perdra toutes les élections nationales. Comme si les Français considéraient que la droite était mieux placée pour gérer les enjeux stratégiques, et la gauche plus préparée à prendre en charge la gestion des problèmes de proximité. Cette situation peut durer très longtemps ; et la monarchie quinquennale pourrait, sauf accident, devenir décennale… » Jacques Attali, Le Point
Père Lachaise...
C’est en somme la déclaration outre tombe de celui qui fut la personnalité la plus aimée des Français. Cette lettre maintenant disponible aidera-t-elle à faire taire rumeurs et autres déclarations et publications qui vont nous assaillir dans les prochains jours? Jugeons-en par une lecture fidèle des propres mots et de toute la force de l’Abbé Pierre. Cette lettre à René Poujol et datée du 11 avril 2006 porte à réflexion après l’étape du test d’ADN qui, on s’en souvient, n’avait pas été concluant :
« Cher Ami Vous n’ignorez pas comme la vie est pleine d’imprévus et produit par ci par là des souffrances. Dès lors qu’il y a souffrance il y a respectable. Ces réflexions vous les comprenez puisque vous avez été amené à connaître les souffrances de monsieur Jean Christophe ménétrier. Un fait de grand intérêt est qu’il a achevé ou ouvrage dont les textes proviennent tous des carnets confidentiels que je lui ai remis. Ce livre est d’une remarquable qualité évidemment sa valeur principale tenant aux bases des documents tous rigoureusement authentiques. Ménétrier a fait preuve d’intelligence et de courage de s’abstenir de mêler à cet ouvrage rigoureusement à base historique des évocations de ce dont il a souffert depuis tant d’année et que je veux vous faire partager maintenant. Si j’ai eu quelques liens avec cet ami c’est qu’il y a cinquante ans comme naissait Emmaüs, une famille dont le père envisageait de devenir Diacre se trouvait à la recherche d’un logis. Ils vécurent quelques années au ré de chaussée de la première maison à Neuilly Plaisance. Quand ils arrivèrent il y avait déjà une fille et un garçon peu après vint la naissance de Jean Christophe. Je n’ai jamais su de manière précise comment à mesure de que Jean Christophe grandissait s’insinuait en lui la pensée d’un autre père. Pour moi je n’étais informé de cette pensée en lui qu’il y a que peu d’années et immédiatement m’a été connue que la supposition d’être le fils de l’abbé Pierre allait être source d’extrêmes souffrances. Depuis trois ou quatre ans la famille se disloquait. Il venait beaucoup me voir. Voyant les attachements qu’il avait à tout ce qui pouvait être de moi je n’ai pas hésité pour sa consolation à lui remettre beaucoup de carnets de jeunesse. C’est de cela qu’il vient de tirer le volume dont nous parlions plus haut. Vous comprendriez que j’insiste auprès de tous ceux qui avec bonté approcheront cette souffrance pour que toute affirmation de lui s’appuie comme dans le livre sur ce qui est faits historiques. Ma position depuis le jour ou j’ai connu sa douleur a toujours été catégorique. Je l’affirme et réaffirme jamais il ne m’est arrivé aucune union avec sa mère. Cette affirmation absolue de ma part et admise par lui serait la seule qui permettrait de le libérer. » Henri Grouès dit Abbé Pierre Fondateur du mouvement Emmaüs Fondateur du Haut Comité pour le Logement des plus défavorisés Grand’Croix de la Légion d’honneur SilenceHorizon
Pour celles et ceux qui tombent souvent sous le charme discret de la Petite Sirène (Den Lille Havfruen) de Copenhague, cette candide statue vient de subir une autre agression en se faisant voilée rouge et bordeaux… N’oublions pas qu’elle avait été déjà décapitée, habillée à la burka, etc. Cette fois-ci, la petite merveille mérite d’être mieux protégée pour ne plus servir de pièce de jeu aux vandales et aux groupes politiques non identifiés. Voilà ce qu’on nous rapporte du sort de la Petite Sirène face au climat politique danois.
« La Petite Sirène n'aura finalement porté le voile que quelques heures. C'est un promeneur qui a donné l'alerte dimanche matin. Les policiers dépêchés sur place se sont empressés de retirer le voile improvisé, avant que le royaume ne s'éveille. Personne n'a encore revendiqué l'action. Mais le geste est plus que symbolique, alors que la question du port du voile vient d'entraîner un débat houleux au Danemark. Tout a commencé mi-avril avec les déclarations d'Asmaa Abdol-Hamid. La jeune femme d'origine palestinienne, membre de la Liste unie (gauche) et habituée des plateaux de télévision depuis la crise des caricatures de Mahomet, a annoncé qu'elle porterait le hijab au Parlement, si elle était élue en 2009. Très controversée au Danemark, notamment parce qu'elle refuse de serrer la main aux hommes, Asmaa Abdol-Hamid a précisé qu'elle voulait montrer qu'il était «possible d'être danoise et de porter le voile». L'extrême droite n'a pas tardé à répliquer. Lors d'un débat au Parlement, le député Søren Krarup a comparé le foulard à la croix gammée. Le parlementaire européen Mogens Camre a renchéri en demandant l'internement d'Asmaa Abdol-Hamid en hôpital psychiatrique ou son expulsion du pays. Ce à quoi la députée de gauche Elsebeth Gerner Nielsen, spécialiste des questions d'immigration, a réagi en se faisant photographier avec un voile sur la tête. La polémique aurait pu s'arrêter là si plusieurs villes danoises n'avaient pas décidé de s'en mêler. Début mai, la commune d'Odense a fait savoir qu'elle ne rémunérerait plus une gardienne d'enfants qui portait la burqa. Le lendemain, la commune d'Århus a annoncé à son tour qu'elle avait suspendu le versement des allocations chômage à deux femmes musulmanes qui refusaient de quitter leur niqab lors des programmes d'insertion organisés par l'ANPE locale. Le ministre de l'Emploi, Claus Hjort Frederiksen, a saisi l'occasion pour annoncer que les femmes «qui refuseraient de découvrir leur visage en public ou de serrer la main d'un homme» ne pourraient plus travailler dans le secteur public. Une majorité des Danois y serait favorable, selon un récent sondage. » Anne-Françoise HIVERT, Libération HorizonMot à Maux
À chacun son sale linge
Je suis quelque peu étonné de la grande facilité du site de la république togolaise, republicoftogo.com, à se porter à la défense de Charles Debbasch, ministre conseiller de la présidence de la république togolaise. Je le suis d’autant plus que je ne pense pas que ce soit le rôle de ce site d’information, de se livrer à ce travail de soutien de la personne du professeur Debbasch contre les autorités ou la justice française. De plus, je ne crois pas que ce site se porterait aussi hardiment à la défense d’autres Togolaises ou Togolais qui auraient des démêlées avec la justice, que ce soit en France ou ailleurs. Tout conseiller et ministre qu’il soit, M. Debbasch n’a qu’à utiliser des supports conventionnels pour se défendre dans l’opinion publique. Et ces organes non étatiques lui ouvriront probablement leurs colonnes. Même si M. Debbasch prête sa plume de temps à autre au site republicoftogo, il devient absolument nécessaire qu’il se fasse un point d’honneur de ne pas user de ce privilège au profit de sa personne, même dans des moments critiques à relent contradictoire qui entourent son arrestation en Belgique. En dehors de l’information brute, l’organe qui se veut national pourrait encore faire la propagande des thèses de politiques gouvernementales et de décisions présidentielles. Se mettre au service des déboires d’une seule personne devient un manque de professionnalisme qui fragilise de beaucoup la ligne que doit se donner republicoftogo dans la famille des sites Internet gouvernementaux. Pour se blanchir, tant de bruit commandé n’est pas nécessaire.
Mot à MauxDiplomatie Publique
L'art du compromis
Coup sur coup et en déplacement, le Togo rencontrera la Sierra Leone et le Bénin dans le cadre des éliminatoires pour la CAN 2008 à Accra. Il est opportun qu’assez rapidement, la tension puisse baisser pour qu’une solution soit trouvée à la réintégration des joueurs suspendus : Kader, Nibombé et Séyi Adebayor notamment. Il semble que notre ami Winny Dogbatsé, médiateur, met du cœur dans cette démarche. Depuis sa désignation à cette délicate mission de rapprochement, je n’ai pas eu l’occasion de parler à Winny ; les difficultés de liaisons téléphoniques avec Lomé aidant, malheureusement. Mais le seul choix de ce médiateur proche de la présidence de la Fédération togolaise de football (FTF) et de la présidence de la République togolaise me semble être une bonne prise ; les joueurs suspendus ayant, à un moment, souhaité la médiation du Chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé.
Il demeure qu’un laisser-aller s’était installé dans l’équipe nationale de football du Togo, les Éperviers. Jusqu’à quel point cela ne jouerait pas contre la réputation des joueurs togolais eux-mêmes ? Le risque est grand. Personne d’ailleurs n’a intérêt à ce que cette image d’équipe indisciplinée soit perpétuée autour du Togo. Il y a alors une nécessité urgente d’assainir les relations entre les joueurs et la nouvelle équipe dirigeante de la FTF, durablement. Du temps se doit d’être mis dans ce travail de rapprochement, afin que le match du 16 juin 2007 consacre la place de leader du Togo dans son groupe, et pour que le déplacement de Cotonou soit moins risqué, deux semaines plus tard. Que tous ceux qui peuvent agir favorablement sur les uns et les autres mettent du temps à agir au rapprochement des points de vue. Ici encore, l’art du compromis est utile pour les Togolais. Le seul cri de détresse de l’entraîneur, Stephen Keshi, ne suffit plus. Soyons nombreux à faire aboutir la médiation en cours, favorablement. Silence
Avouons que la chose est rare en démocratie occidentale : le luxe d’un gouvernement d’ouverture en situation de majorité. Elle pourrait marquer alors, une aube nouvelle dans l’interprétation des résultats électoraux. Il est une réalité incontournable que l’opinion est de plus en plus vacillante avec une bonne cohorte qui bascule d’un coté, bien souvent au dernier moment des périodes d’élection. La France n’a pas échappé à cette donne nouvelle. La majorité ainsi conquise par le gagnant, Nicolas Sarkozy, est loin d’être totalement absolue, mise en rapport avec le potentiel des électeurs ou la population électorale effective. Ce froid constat, parmi tant d’autres, est agrémenté de particularités contextuelles, certes.
En France, on ne peut raisonnablement pas s’inscrire dans la volonté de changement sans réunir les atouts de l’ouverture aux autres acteurs et poser des actes symboliques de compromis pour y parvenir. Non seulement cette volonté de changement et de large rassemblement a littéralement transformé la campagne de Nicolas Sarkozy dès janvier 2007, mais l’homme s’est fait oindre de cette miction salvatrice que sa personnalité est devenue mielleuse et attrayante aux politiciens de tous les bords. L’idée ancienne que la majorité donne droit à tout faire a souvent mené au blocage, en France particulièrement. Le temps nouveau de l’ouverture et du compromis politique correspond davantage aux valeurs citoyennes émergentes. Les socialistes ont beau crié au loup, cet animal ne mordra plus, il est dompté, il est un doux chat parti à la conquête des autres. Mais ici également, nous ne serons pas vendeurs de peau de gazelle noire en plein mouvement; disons que la nouvelle chatte démocratique n’est pas encore sortie du sac, nous en voyons à peine la poitrine et le visage. Ayons le plaisir d’attendre. Sans doute, nous y gagnerons au change démocratique. Silence |


