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Pierre S. Adjété
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À Québec, aucun des trois partis politiques ne semble pas démontrer la capacité de tenir dans le contexte d’un gouvernement minoritaire. Manifestement le verdict du 26 mars dernier donne encore du vertige aux uns et aux autres. Le risque d’un retour devant les électeurs devient donc très probable, vingt quatre heures avant le vote sur l’adoption du budget libéral. Deux petits mois pour retourner aux élections, c’est assez court; c’est surtout assez coûteux 70-75 millions de dollars. Certains versent encore du sang et sacrifient des vies humaines pour conquérir la démocratie. D’autres préservent la leur avec des efforts budgétaires, beaucoup plus. Il ne s’agit pas de choisir une situation au détriment de l’autre. Mais de se rappeler l’évidence : la démocratie et la liberté sont toujours des nécessités coûteuses, pour longtemps encore et sous tous les cieux.
Rédigé par psa le 31/05/2007 à 07:38
Il y en a beaucoup qui salivent à l’idée de voir Jacques Chirac répondre de ses crimes devant la justice française. Les mêmes crimes politiques pour lesquels, en son temps, son fidèle d’entre les fidèles, Alain Juppé, avait accepté de porter le chapeau du déshonneur en payant pour tous. Cela éteint-il les faits à reprocher à l’ancien président de la République française dans ses fonctions passées de maire de Paris, spécialement? Probablement que non!
Mais, je ne vois pas quel serait l’intérêt de la France entière à traîner une personnalité de la trempe de Jacques Chirac devant la justice. C’est un panier à crabes qu’il serait trop hasardeux d’ouvrir. Je vois encore difficilement le gain politique qu’un Chef d’État français en exercice, de droite ou de gauche, pourrait bien avoir à cautionner pareille aventure judiciaire. Pour tous ceux qui rêvent d’une justice aveugle, implacable et égale pour tous les citoyens d’un même pays, il n’y a pas lieu de se décourager pour autant. Sachez seulement : la justice demeure encore humaine et a droit à ses humaines erreurs. Ainsi est elle, dans sa divine ascension vers la perfection de Salomom.
Rédigé par psa le 28/05/2007 à 02:32
Un peu de Monica, à la Modigliani, dans la vie politique… s’abstenir
Le Québec n’aura jamais mérité son nom de Belle Province que ce matin. Entre quatrains, rimes et proses, je me demande par quel style et comment dire simplement mes sentiments face à la crise politico-budgétaire déclenchée, hier nuit, à travers le refus du Parti québécois de voter le budget présenté par le Parti libéral. Eh oui! Le Premier ministre du gouvernement minoritaire Jean Charest doit probablement reprendre son budget et l’ajuster selon les orientations des deux autres partis politiques.
Deux mois après les élections, le Québec est bien en crise et le risque est grand d’un retour aux élections. À mon avis, le Premier ministre Charest et sa super ministre des Finances et présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, ont joué avec le feu politique, dangereusement lorsqu'on dirige un gouvernement minoritaire. Décidément, les Monica de ce monde ne portent pas toujours chance en politique. Demandez des nouvelles à Bill Clinton et à l’actuel ministre de la justice des États Unis et procureur général, Alberto Gonzales. Et nous n'en sommes qu'au début d'une nouvelle confrontation qui annonce un été peu tranquille. Belle province, je me souviens!
C’est un fait qui ne trompe personne : l’Iran poursuit son programme nucléaire au-delà des limites de l’usage civil. Un tel programme met en danger la sécurité du monde, dont celle du monde arabe, à cause des prises de position de la classe dirigeante à Téhéran. L’inquiétude du monde face à cette situation est réelle au point que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dans son dernier rapport publié hier mercredi, sonne l’alarme, de nouveau, avec de possibles sanctions du Conseil de sécurité. Mais le couac diplomatique demeure : la présente administration de Georges Bush ne possède pas assez de crédibilité pour mener une autre guerre contre une puissance comme l’Iran, pas plus une guerre diplomatique que des sanctions étouffantes. Au fond, la sécurité du monde est mise en danger, non pas seulement par l’Iran mais par un leadership insuffisant de l’administration Bush. Jusqu’à quand ? En réalité, avoir mal posé le problème au départ en voulant interdire toute forme d’enrichissement d’uranium à l’Iran, fait que l’on se retrouve dans un cul-de-sac qui semble ne pas offrir une issue honorable à personne. On y pense pas tout le temps, mais c’est toujours une menace aussi sérieuse qui ramène au goût du jour, certaines des paroles d’Adamo dans Inch’Allah, avant que des voix autorisées n’osent de nouvelles solutions plus appropriées à cette impasse…
Et l'olivier pleure son ombre Sa tendre épouse son amie Qui repose sous les décombres Prisonnières en terre ennemie Sur une épine de barbelés Le papillon guette la rose Les gens sont si écervelés Qu'ils me répudieront si j'ose
Rédigé par psa le 24/05/2007 à 00:09
Les données de l’équation politique ont complètement changé aux États Unis, affirment certains analystes de grande réputation. Je n’avais pas cette information lorsque, cette fin de semaine, samedi, je pariais un repas avec mon ami François Bouguingo sur les chances réelles de Barack Obama de devenir le prochain président des États Unis; François voyait à ce poste ni Hillary Clinton, encore moins Barack Obama mais John Edwards. C’est une idée assez surprenante qui contrastait beaucoup avec mes constants relevés topographiques du paysage politique américains. Je ne pouvais pas ne pas parier… pour une fois de ma vie.
Voilà que ce que je pense depuis quelques mois semble infiltrer les cercles des stratèges de la politique américaine. Les données nouvelles sont que les gens ordinaires s’impliquent majoritairement dans le processus en cours et, à la différence des militants et habituels des deux grands partis, monsieur et madame Tout-le-monde ont carrément pris le contrôle de la situation. Et c’est ce qui donne une chance réelle aux démocrates, particulièrement le phénomène Barack Obama. Pour preuve, l’année dernière, ces citoyens indépendants ont aidé les Démocrates à prendre le control majoritaire des législatures États (les assemblées législatives); Une première depuis… 1874. les vaillants citoyens, indépendants d’esprit, sont tout a fait contre la division à l’ interne des Américains et le replis du leadership de leur pays à l’extérieur. Une équation dont la résolution favorise largement les Démocrates, Hillary et Obama notamment. Et justement mon sentiment est que la guerre en Irak et la polarisation excessive de la société américaine qui sont certains des thèmes importants de Barack Obama lui donne une bonne longueur d’avance sur les autres concurrents. Mon parti pris pour Barack Obama, me semble t-il, est de nature objective plutôt que subjective. Qu’importe de toutes les façons, son charisme est réel tout comme son impact sur les gens ordinaires. Et, malgré Tocqueville, les citoyens ont toujours raison. Moi, j’y crois! Et cette solution mérite d'être nourrie, au petit lait, pour qu'elle grandisse et s'impose en 2008.
Rédigé par psa le 23/05/2007 à 11:24
Demoiselle d’honneur de Romy
Voilà que notre ami Winny Dogbatsè et plusieurs autres personnes ont réussi le pari d’abaisser les tensions entre la Fédération togolaise de Football (FTF) et les joueurs suspendus : Emmanuel Adebayor, Kader Cougbadja et Nibombé Daré. Deux mois durant, chacun a eu le temps de réfléchir et de s’apaiser au point où, dans les prochaines heures la sanction contre les joueurs « indisciplinés » serait levée. On espère que la sérénité reviendra rapidement dans cette équipe nationale togolaise, Les Éperviers, qui en aura bien besoin. Tout n’est pas totalement réglé, mais le résultat du compromis salutaire est à mettre en valeur et à brandir comme une victoire collective. C’est surtout l’occasion de faire un clin d’œil de remerciement aux uns et autres. Pour la suite, on souhaite de bons vents aux Éperviers dans les deux déplacements à venir à Freetown et à Cotonou, en même temps que du courage à l’entraîneur Stephen Keshi et un redoublement d’ardeur et d’engagement au président de la FTF, M. Tata Avlessi.
On ne l’a pas souvent dit: il n’est pas aisé de prendre la présidence de la FTF dans les conditions que nous sommes loin d’oublier de si tôt. Pour l’essentiel, sourire, honneur, retrouvailles et résultats sont appelés aux prochains rendez-vous.
Rédigé par psa le 23/05/2007 à 10:13
De Makengele Mamungwa, la Tentative de l'impossible... démocratie
« L’élection présidentielle passée, personne ne s’interroge plus sur les résultats des prochaines élections législatives. Chacun accepte que la campagne qui vient de se terminer était aussi (sinon seulement) une campagne pour des élections législatives ; et chacun considère le résultat du mois de juin comme acquis : le parti du président s’en satisfait, évidemment, espérant rafler un nombre inédit de sièges, dans la foulée de l’élection de Nicolas Sarkozy ; la gauche elle aussi s’en contente et préfère se résigner à sa défaite plutôt que de choisir parmi ses dirigeants un candidat au poste de premier ministre en cas de cohabitation. Le président, appuyé par une majorité parlementaire très large, pour cinq ans, sera plus puissant que jamais. Cette situation, dont la présence de Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 avait masquée l’imminence, découle de deux réformes constitutionnelles très contestables : la réduction à cinq ans de la durée du mandat présidentiel et le report de l’élection des parlementaires après celle du chef de l’Etat. Les conséquences en seront vertigineuses. D’abord, les élus de la majorité, qui devront leur mandat au seul Président, ne pourront rien lui refuser. Ensuite, le Président, n’ayant plus la moindre tentation de dissoudre un Parlement à sa dévotion, ne sera plus, dès son élection, préoccupé que par sa réélection. Enfin, débarrassé de toute menace électorale nationale, il sera en situation de décider de tout, de nommer qui il souhaitera, à tout poste, même ceux qui ne sont pas, constitutionnellement, de sa compétence. Nous n’entrons pas dans une 6ème république, mais dans une monarchie quinquennale. Le Président pourra utiliser ce pouvoir presque illimité pour mener de vastes réformes, comme le fit François Mitterrand pendant les cinq premières années de son premier mandat, ou pour ne rien faire, comme le fit Jacques Chirac pendant les cinq dernières années. Dans les deux cas, l’opposition gagnera toutes les élections locales d’abord municipales, puis régionales, qui serviront d’exutoire, et perdra toutes les élections nationales. Comme si les Français considéraient que la droite était mieux placée pour gérer les enjeux stratégiques, et la gauche plus préparée à prendre en charge la gestion des problèmes de proximité. Cette situation peut durer très longtemps ; et la monarchie quinquennale pourrait, sauf accident, devenir décennale… » Jacques Attali, Le Point
Père Lachaise...
C’est en somme la déclaration outre tombe de celui qui fut la personnalité la plus aimée des Français. Cette lettre maintenant disponible aidera-t-elle à faire taire rumeurs et autres déclarations et publications qui vont nous assaillir dans les prochains jours? Jugeons-en par une lecture fidèle des propres mots et de toute la force de l’Abbé Pierre. Cette lettre à René Poujol et datée du 11 avril 2006 porte à réflexion après l’étape du test d’ADN qui, on s’en souvient, n’avait pas été concluant :
« Cher Ami Vous n’ignorez pas comme la vie est pleine d’imprévus et produit par ci par là des souffrances. Dès lors qu’il y a souffrance il y a respectable. Ces réflexions vous les comprenez puisque vous avez été amené à connaître les souffrances de monsieur Jean Christophe ménétrier. Un fait de grand intérêt est qu’il a achevé ou ouvrage dont les textes proviennent tous des carnets confidentiels que je lui ai remis. Ce livre est d’une remarquable qualité évidemment sa valeur principale tenant aux bases des documents tous rigoureusement authentiques. Ménétrier a fait preuve d’intelligence et de courage de s’abstenir de mêler à cet ouvrage rigoureusement à base historique des évocations de ce dont il a souffert depuis tant d’année et que je veux vous faire partager maintenant. Si j’ai eu quelques liens avec cet ami c’est qu’il y a cinquante ans comme naissait Emmaüs, une famille dont le père envisageait de devenir Diacre se trouvait à la recherche d’un logis. Ils vécurent quelques années au ré de chaussée de la première maison à Neuilly Plaisance. Quand ils arrivèrent il y avait déjà une fille et un garçon peu après vint la naissance de Jean Christophe. Je n’ai jamais su de manière précise comment à mesure de que Jean Christophe grandissait s’insinuait en lui la pensée d’un autre père. Pour moi je n’étais informé de cette pensée en lui qu’il y a que peu d’années et immédiatement m’a été connue que la supposition d’être le fils de l’abbé Pierre allait être source d’extrêmes souffrances. Depuis trois ou quatre ans la famille se disloquait. Il venait beaucoup me voir. Voyant les attachements qu’il avait à tout ce qui pouvait être de moi je n’ai pas hésité pour sa consolation à lui remettre beaucoup de carnets de jeunesse. C’est de cela qu’il vient de tirer le volume dont nous parlions plus haut. Vous comprendriez que j’insiste auprès de tous ceux qui avec bonté approcheront cette souffrance pour que toute affirmation de lui s’appuie comme dans le livre sur ce qui est faits historiques. Ma position depuis le jour ou j’ai connu sa douleur a toujours été catégorique. Je l’affirme et réaffirme jamais il ne m’est arrivé aucune union avec sa mère. Cette affirmation absolue de ma part et admise par lui serait la seule qui permettrait de le libérer. » Henri Grouès dit Abbé Pierre Fondateur du mouvement Emmaüs Fondateur du Haut Comité pour le Logement des plus défavorisés Grand’Croix de la Légion d’honneur
Rédigé par psa le 22/05/2007 à 12:08
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