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Horizon
Le Baiser d'Auguste Rodin
« Pour les homosexuels italiens, s'embrasser devant le Colisée est en passe de devenir l'image symbole de la lutte contre les discriminations. Tout a commencé avec l'interpellation, vendredi 27 juillet, de Michele et de Roberto, deux jeunes homosexuels qui, dans la nuit, ont été surpris par une patrouille des carabiniers en train de s'embrasser devant le monument le plus célèbre d'Italie. Un simple baiser, se défendent-ils. Beaucoup plus et de "façon manifeste et non équivoque" pour les agents. D'où le procès-verbal dressé pour "outrage à la pudeur". Qu'ils auraient rédigé, soulignent les carabiniers, "même s'ils avaient été en présence d'un couple hétérosexuel". Une précision qui n'a pas empêché les polémiques. Alors que certains ministres du gouvernement de centre-gauche parlaient d'"excès de zèle" en présentant des excuses aux jeunes, à droite, on s'insurgeait contre le "lobby" des homos "qui veut les faire passer pour des martyrs". (…) Une récente décision de la Cour de cassation a conforté la communauté homosexuelle. Elle examinait le cas d'un immigré sénégalais qui avait fait appel de son rapatriement, assurant qu'il encourait le risque d'être poursuivi dans son pays en raison de ses préférences sexuelles. La Cour lui a donné raison, estimant que l'homosexualité est un droit, une "condition de l'homme digne de protection". »
Salvatore Aloïse, Le Monde HorizonAd ValoremLe président de la Commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré, ne cache pas sa désapprobation par rapport à certains passages du discours de Nicolas Sarkozy prononcé jeudi dernier à Dakar. Intervenant hier sur les ondes de Rfi, il a invité le président français à mieux connaître l’Afrique.
Voir au-delà des apparences
« Le moins que l’on puisse dire, c'est qu’Alpha Oumar Konaré a bien écouté Nicolas Sarkozy. Et quand il s’agit de dire ce qu’il pense de la Leçon inaugurale prononcée à l'Université de Dakar, par le président français, lui, non plus, ne met pas de gants. Pour le président de la Commission de l’Union africaine, invité sur Rfi, le discours du premier des Français n’a rien d’original. Sur un ton quelque peu agacé, Konaré souligne : ‘Ce n'est pas exactement le genre de rupture qu'on aurait souhaitée, ce discours n'est pas neuf. Il rappelle des déclarations fort anciennes, d’une autre époque, surtout quant à la déclaration sur les pays africains’. Le patron de l'Unité africaine dira d’ailleurs : ‘Je n'approuve pas ce ton. Aujourd'hui, c'était un ton direct, mais à l’époque, c'était un ton brutal’.
C'est avec également le même refrain de ‘déjà entendu’ que Konaré accueille l'appel de Sarkozy à la jeunesse africaine. Tout en déplorant l'allure condescendante de son speech, l’homme d’État malien a voulu clairement signifier dans l’interview que les Africains n'ont pas attendu la venue du président français pour ouvrir les yeux sur la réalité de continent. ‘Beaucoup de dirigeants africains tiennent ce discours. Les jeunes Africains le savent et beaucoup d'entre eux se battent depuis longtemps’, soutient Konaré. Pour lui, ce qu'il faut se demander, c'est ‘pourquoi la jeunesse africaine est dans cet état et dans quel système est-elle maintenue ?’. Si Konaré partage avec Sarkozy, la vision sur la ‘responsabilité de l’Afrique’, c'est pour mieux en appeler, à ‘une rupture de ces formes d'amitié qui nous ont mis en retard’. Empruntant à l'hôte de passage du Sénégal ‘son langage de franchise et de vérité’, Konaré a tenu à situer les responsabilités sur le passé du continent. ‘Il ne s'agit pas de repentance, mais il faut que la vérité soit dite sur la colonisation’, estime le Malien. Sur les ondes de Rfi, Alpha Oumar Konaré, qui est par ailleurs historien, s’est beaucoup appesanti sur la nécessité de ‘dire les méfaits de la colonisation, sa violence, sa responsabilité sur le retard de nos pays et dans la déstructuration de nos sociétés’. Regrettant la ‘politique d’aliénation, d'exploitation économique qui a vidé complètement les pays africains pour les transformer en simple marché’, l’interviewé assure : ‘Nous continuerons à nous mobiliser pour l'exigence de vérité’. Car, pour lui, ‘il n’y a pas de combat pour le futur, si on ne part pas du passé’. Alpha Oumar Konaré ne doute pas de la bonne foi du président français quand ce dernier parle de ‘rupture’. ‘Je suis sûr que le président souhaite la rupture, reconnaît-il, mais nous avons besoin de partager avec lui beaucoup de choses.’ Et l’ancien numéro un du Mali de lancer à l’endroit de Nicolas Sarkozy comme pour l’inviter à plus d’humilité dans sa relation avec le continent : ‘Il a besoin de mieux connaître l'Afrique, et nous sommes prêts à échanger avec lui.’ » Abdou Rahmane MBENGUE, Wal Fadjri Horizon
Élection fédérale dans ma circonscription d’Outremont : l’annonce vient d’être faite par le Premier ministre Stephen Harper. C’est sûr que cette élection est de type référendaire sur la présence canadienne en Afghanistan. Pour cette situation, sur ce sujet, la bataille va être dure… En aucun cas, mon choix ne peut aller au candidat conservateur du PM Harper dans sa dérive droitière assez bushisante, même s’il raconte ces derniers jours que les troupes canadiennes pourront avoir un autre rôle. Pour une fois, je vais observer de près le candidat du Nouveau Parti Démocratique, M. Thomas Mulcair… Il est tentant!
Silence
Juste pour voir clair… M. Bernard Walla demeurera t-il membre du gouvernement togolais et du Comité de crise intérimaire en même temps? Cette équipe intérimaire organisera t-elle des élections? Des élections acceptables? C’est à croire que l’histoire des élections crédibles à la Fédération Togolaise de Football (FTF) commence seulement aujourd’hui. C’est vraiment dommage, que de trouvaille, le gouvernement ou le Comité nationale olympique togolais (CNOT) ait été si peu créatif. De toutes les façons, comment la FIFA accepterait-elle ce qu’elle n’avait jamais accepté ailleurs dans aucun pays, depuis ces temps modernes? Tout simplement, parce que c’est le Togo et ses togolaiseries? Bonne chance auprès de la FIFA!
Mot à Maux
Un Tour s'en va
C’est avec ironie que France Soir annonce ce jour les infortunes du Tour de France : décès à l'âge vénérable de 104 ans de la grande boucle... Un Tour s'en va!
Signé notamment du fondateur de la Grande Boucle, Henri Desgrange, "son père" et de ses "petits-enfants", tous anciens vainqueurs de l'épreuve, Louison Bobet, Jacques Anquetil, Bernard Thévenet, Eddy Merckx, Raymond Poulidor, Bernard Hinault, Greg LeMond, Laurent Fignon et Miguel Indurain, le texte exprime leur douleur de "faire part du décès du Tour de France". Ce décès est "survenu le 25 juillet 2007, à Orthez, à l'âge de 104 ans, des suites d'une longue maladie. Ses obsèques seront célébrées dans la plus stricte intimité". Au-delà de tout, la grande question demeure s’il est convenable de pousser la capacité humaine en demandant des efforts aussi intenses sur une moyenne de 200 kilomètres par jour, pendant une quinzaine de jours. Avant d’enterrer le Tour de France, il faut probablement en faire l’autopsie, Peut-être arriveront-on alors à le ressusciter? Mot à MauxLe quotidien montréalais Le Devoir à fait appel à une dizaine de personnalités et intellectuels pour décortiquer les défis qui se posent à la société québécoise, au lendemain de la grande controverse sur les « accommodements raisonnables » . Mon président Yao Assogba –le seul et unique président élu de tous les Togolais, et qui plus est ne s’était pas accroché au pouvoir face aux ambitions démesurées et incompétentes des démocrateurs de son équipe lesquels y sont toujours, à divers postes, et à vie, et sans résultats- oui mon président Yao Paul Assogba figurent dans cette dizaine de personnes. Son texte, sa réflexion est publiée ce jour : excellente, lucide, solidaire et riche réflexion : « Autour de chez nous: Outaouais - Pot-pourri d'un néo-Québécois ». En voici la superbe conclusion…
Prête à Vivre ensemble
« (…) il importe de souligner encore que le lien social, base de toute possibilité de cohésion d'une société, n'est concevable que si l'ensemble des citoyens adhèrent à des valeurs communes. Des facteurs d'ordres démographique, économique, culturel, politique et humanitaire expliquent que le Québec soit devenu une société pluriculturelle.
Qu'on le veuille ou non, les immigrants ou les néo-Québécois participent à l'histoire de cette nouvelle société. Le défi est donc lancé à l'ensemble de la population de construire un Québec nouveau, constitué de la fusion «harmonieuse» de la québécitude et des apports culturels des néo-Québécois. Ces apports culturels sont significatifs eu égard au noyau culturel québécois et ils doivent être reconnus pour leurs valeurs humaines et humanistes. Dans ce défi, il appartient de beaucoup aux Québécois de «souche» d'offrir une qualité d'accueil aux immigrants de manière à bien les initier à la «québécité» et à mieux les intégrer à la société globale. Dans cette perspective, le Québec doit intégrer les immigrants sans se désintégrer, et les immigrants doivent assimiler pour ne pas être assimilés. » Yao Assogba, Le Devoir Ad ValoremDiplomatie Publique
Iris, messagère des dieux; Rodin
Ils étaient tombés au combat il y a seulement huit jours, les membres de l’équipe à Tata Avlessi. Ce fut l’aboutissement d’une longue période de sape et de guerre d’égo au terme de laquelle Gabriel Ameyi convoqua une conférence de presse, à la faveur d’une sanction de la Confédération Africaine de Football (CAF) qui venait de frapper son adversaire de toujours et président de la Fédération Togolaise de Football (FTF). Tata Avlessi était fragilisé par la sanction, moralement à terre, et c’était le moment choisi par Gabriel Ameyi pour lui donner un coup fatal, le coup qui achève l’adversaire inéluctablement. Pire, le coup qui sème la confusion dans le football togolais et décolore un peu plus l’image du pays. Nous avons vu aussi que toute la semaine durant, ceux et celles que l’on croyait morts s’étaient relevés, leur poing levé, et prêts à rendre coup pour se donner légitimité et existence. Ils y sont arrivés grandement, jusqu’à l’incursion inopportune des militaires togolais, une confusion supplémentaire qui probablement sera le présage à encore plus de confusion jusqu’aux élections générales, inévitables dans un tel contexte. Tentons maintenant de tout oublier. Du moins, oublions le superflu et imaginons les choses en restant dans le domaine de l’humainement possible au niveau des acteurs togolais : Tata Avlessi est sanctionné par la CAF et tout commence. Mais tout commence autrement… Gabriel Ameyi appelle Tata Avlessi à qui il n’a pratiquement pas parlé depuis six mois. Il lui exprime sa sympathie et son réel soutien personnel et de collaboration organisationnelle. Gabriel Ameyi est recherché par les médias, harcelés sur son téléphone cellulaire pour qu’il indique ce que sera sa position, en clair, s’il compte succéder à Tata Avlessi sous le coup d’une très probable et durable sanction de la CAF. Il finit par lâcher sa position à la meute de journalistes togolais et internationaux : « Mesdames et Messieurs, chers amis, le football togolais vit des moments particuliers. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la décision de la CAF tombe très mal, à la fois pour notre football et pour l’image de notre pays le Togo. (…) J’ai parlé au président Tata Avlessi dès que j’ai appris la nouvelle. Je lui ai offert toute ma sympathie et ma collaboration sans faille. Évidemment, lui-même envisage d’aller en appel, et je crois que tous, sans exception, nous devons l’assister à traverser cette épreuve. (…) Pour ce qui est de vos questions diverses sur l’avenir et particulièrement sur la possibilité que je lui succède à la présidence de la FTF, je ne peux que vous assurer d’une chose : je demeure vice-président et c’est à ce titre que je vais rencontrer, aussi rapidement que possible, les autres membres du Bureau exécutif. Collectivement, nous allons analyser la situation, déterminer les urgences à assumer dans ce nouveau contexte et la manière de les conduire convenablement pour l’avenir de notre football. Je ne suis donc pas candidat à aucun poste de président de la FTF. Mais croyez-moi, je suis doublement candidat à travailler deux fois plus fort aux côtés de mes amis du Bureau exécutif afin de relever le grand défi qui se pose à nous tous. (…) Je terminerai par vous remercier et demander votre soutien pour aider notre organisation et notre football à sortir grandis des enseignements de ces moments auxquels nous nous devons de faire face avec la plus grande sérénité » Ainsi a parlé Gabriel Ameyi. Ainsi aurait parlé Gabriel Ameyi que le visage du football togolais serait différent aujourd’hui. Je vous laisse donc sur ce cas de figure et cette réflexion, tout à fait réalistes qui, malheureusement, ont toujours manqué aux Togolais généralement; du football à la politique. Encore que je sais que l’espace politique togolais est d’une autre configuration. Je suis persuadé, au demeurant, que l’on ne peut valablement rentrer dans ses propres ambitions publiques qu’en leur procurant les moyens d’un envol insufflé par les autres. Pour ce faire, il faut user d’une analyse et d’une subtilité non-complaisantes. Vous avez compris que les valeurs solides et même l’élégance affirmée sont, à mes yeux, des chemins trop souvent délaissés par des gens désireux d’assumer des responsabilités publiques. Il faut le dire et agir pour intégrer et explorer, de nouveau, ces avenues de sollicitude mutuelle. Le football togolais offre, à profusion, de ces occasions ratées. Jusqu’à quand? Nous faudra-t-il Iris, la messagère des dieux, pour faire entrer cette sollicitude dans les meurs? Je me demande encore... Diplomatie PubliqueAd Valorem
Une œuvre du talentueux Jacques Leine qui sait restituer l’unicité de l’ordinaire beauté.
Diplomatie Publique
Passion libératrice
Les Chiliens et leur gouvernement ont effectivement adressé une note diplomatique au gouvernement canadien pour protester contre le traitement que la police de Toronto a réservé aux joueurs de l’équipe nationale de football, U-20, dans la nuit de jeudi dernier. Les esprits se sont échauffés durant le match de demi finale entre le Chili et l’Argentine. L’arbitre allemand Wolfgang Stark a passablement aidé à faire dérailler la rencontre, en matière de discipline ; la victoire argentine n’en est pas moins méritée. Mais à la fin tout a comme dégénéré, surtout les joueurs chiliens ont difficilement contenu leur frustration. Ce sont des situations que les corps policiers canadiens tolèrent difficilement, surtout que l’un des joueurs a voulu en faire un peu trop avec un des policiers… Plusieurs de nos amis chiliens se sont retrouvés menottés et retenus jusqu’à une heure du matin pour toutes sortes de vérifications légales pour savoir si des accusations devront être portées contre ces joueurs trop passionnés. Il n’en faut pas plus, pour que tout le Chili soit scandalisé que ses ambassadeurs de football soient ainsi traités. Protestations diplomatiques alors ! Une situation qui ne devrait pas aller loin, puisque le gouvernement canadien n’était pas directement impliqué ; sa responsabilité à travers la police municipale de Toronto est assez limitée. Reste que la passion du football est mondiale. Et les débordements aussi, les militaires en moins.
Diplomatie PubliqueMot à Maux
'Pourvu Qu'on ait l'Ivresse' selon Pablo Picasso
Les majoritaires-démissionnaires ont causé la surprise dans le paysage sportif togolais. D’hier soir à ce samedi, un trémoussement particulier s’est emparé du camp des désolidarisés-démissionnés auxquels s’est joint, dans l’ombre, notre ami Gabriel Messan Agbéyomé pour concocter un plan pour tirer avantage de la situation. Dans ce méli-mélo le vieux général Gnofame, de l’extérieur, calme le jeu en suggérant aux majoritaires-démissionnaires d’assurer la permanence de la FTF. Il se pourrait donc que Lawson-Gallus s’envole ce soir avec l’équipe nationale cadette de football pour les préparations allemandes avant le saut en Corée. L’inconnu demeure la responsabilité de faire intervenir les militaires. Elle semble revenir au jeune ministre Gilbert Atsou, agissant au nom du gouvernement. Personnellement, je n’y crois pas ! Je ne crois surtout pas qu’il ait librement acté en faisant appel aux militaires. La vérité, nous ne la saurons probablement jamais. Mais nous savons depuis qu’au Conseil des ministres du gouvernement togolais, il n’arrive pas du tout à tenir la dragée haute aux partisans de la méthode forte. Flanche-t-il progressivement pour servir maintenant de faire valoir à l’intervention des militaires dans le football togolais ? Étonnant et pathétique Togo, caches-nous bien tes militaires que nous ne saurons voir pour rajouter au beau bordel.
Mot à MauxMot à Maux
Un football pas sportif au Togo à poussé les militaires togolais à l’erreur à ne pas faire : intervenir, manu-militari naturellement, dans le dénouement de la crise qui secoue la Fédération Togolaise de Football (FTF) en encerclant le siège social, en violentant certaines des personnes qui s’y trouvaient, en interrompant le cours normal du championnat, en refusant à l’équipe de la FTF d’exercer ses responsabilités. Il semble que c’est sur ordre des Généraux ?!? Lesquels ? Un Général au Togo pourrait-il-se permettre cette inopportune intervention sans aviser les plus hautes autorités du pays ? C’est tout de même regrettable que les choses en soient arrivées là. Le désordre, depuis le premier jour, s’est déroulé sous le regard impassible de tout le monde. Et les interventions, relativement tardives, n’avaient pas le cran nécessaire pour faire entendre raison aux uns et aux autres. Pour autant, cela ne justifie pas l’intervention de l’armée dans le football togolais, en ce 20 juillet 2007. Les antagonistes, minoritaires et majoritaires, devront finir par s’arranger avec leur trouble.
La journée avait bien commencé : les majoritaires et héritiers de Tata Avlessi ont envoyé une lettre à la CAF avec copie à la FIFA, ont procédé à l’installation de leur président intérimaire M. Louis Lawson-Gallus. Ce sont ces pas qualitatifs qui constituent des « Actes de souveraineté » qui ont magistralement déplu à nos militaires. La suite est aussi prévisible qu’incertaine : la FIFA devrait se désolidariser du geste des militaires qui n’ont aucune autorité formelle sur le football moderne, dans aucun pays, même si certains de leur membre ont déjà dirigé la FTF ces trente dernières années. Stratégiquement, l’équipe de la majorité à la FTF a profité de cette incursion pour démissionner en bloc ; des élections générales devront se poindre à l’horizon. Quand ? Qui ? Comment ? Reste aussi ces pauvres joueurs de l’équipe nationale cadette qui devront quitter le Togo pour l’Allemagne, ce samedi 21 juillet 2007, en route pour la Coupe du monde en Corée le mois prochain. Le coup de boule militaire satisfait sans aucun doute l’égo de certains adeptes de la méthode forte, muscles et baïonnettes en évidence ; ceux-là et leurs alliés pensent toujours qu’il faut renvoyer dos à dos les deux camps antagonistes pour que les problèmes disparaissent. Erreur ! La logique au Togo est celle de la confrontation suivie de l’humiliation des uns et l’arrogance des autres. Cette logique n’est pas la mienne, et depuis longtemps sur tous les plans, dont le champ politique ; je ne pense pas qu’elle soit efficace. Mais personne ne fera le Togo sans les Togolais, avec leurs points forts et leurs points faibles ; ils en survivront après tout, en apprenant de leurs erreurs nées des situations d’apparent désordre. Ainsi va la marche des peuples, les grandes Histoires comme les toutes petites que nous vivons actuellement. Vivre et laisser vivre les consciences, sans peser trop sur qui que ce soit.
Il était temps pour la Fédération Togolaise de Football de donner de la voix. Elle s’est fait entendre ce matin même et de la bonne manière. Cela ne règle pas tout, mais le mérite de cette lettre est d’exister, enfin, pour officialiser la position de l’organisation et éveiller la CAF à mieux jouer son rôle d’arbitre, au lieu de trop se pencher d’un seul côté comme la Tour de Pizz. Une bonne mise au point ! Un réveil ou un éveil à la difficile réalité de cette fédération sur un fond rouge vif, désormais prompt à la réplique… Jugez-en !
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