Diplomatie Ouverte

Mot à Maux

Curieux Repas
"J’avais déjà entendu parler de cette tradition japonnaise mais je n’y croyais pas trop au départ puis on en parle de Plus en plus, je vous explique: Le «nyotaimori», ou le «repas sur le corps d’une femme», est un repas d’origine japonaise servi sur le corps d’une femme nue. Il est généralement composé de sushis et d’algues. Ce type de repas est sur le point d’être interdit en Chine. Est-ce dû aux raisons morales qu’indique que le Beijing Times, ou est-ce à nouveau une polémique sur fond antijaponais ? Les clients payaient jusqu’à mille yuan (environ 120 $) par personne en réservant jusqu’à trois jours par avance, selon les médias. Les corps des femmes étaient ornés de fleurs, de coquillages, de sushi ou de sashimi, et celles-ci restaient tranquillement étendues pendant que les clients mangeaient. Le directeur d’un restaurant de Kunming a déclaré aux médias que ce type de repas était une coutume du Japon ancien." Frank
Rédigé par psa le 29/08/2007 à 17:32 | Permalien

Mot à Maux

Ils sont sept : Buddhika Jayamaha un technicien militaire ; Wesley D. Smith, Jeremy Roebuck, Omar Mora et Edward Sandmeier des sergents ; Yance T. Gray et Jeremy A. Murphy des fourriers. Et c’est à visage découvert qu’ils disent les aberrations de leur présence comme soldats américains en Irak. Un point de vue assez répandu qui, toutefois, est loin d’être claironné par les militaires de Georges Bush. Il est temps d’admettre qu’aucune victoire occidentale ne viendra de l’Afghanistan, comme est improbable un triomphe en Irak. La traduction du journal Le Monde des textes de ces soldats américains nous permet de prendre connaissance de l’audacieuse déclaration de ces citoyens trompés jusque-là, qu’ils devaient faire œuvre utile en Irak. À travers les lignes qui suivent, La rhétorique mensongère des déclarations publiques des fameuses chaînes de commandement de l’armée prend un peu beaucoup de l’eau. À court terme, la machine tentera de jeter du discrédit sur les braves militaires; à long terme, la vérité triomphera afin que les ressources soient consacrées à autre chose que de la guerre inutile. Écoutons nos amis américains… Un plaisir non solitaire, un plaisir à partager! Ayez la patience de le savourer jusqu'à la fin...


Plaisir solitaire, Delphes
Plaisir solitaire, Delphes
Vu d'Irak au terme d'un déploiement de quinze mois, le débat politique à Washington semble tout à fait surréaliste. La lutte contre l'insurrection est, par définition, une compétition entre insurgés et contre-insurgés pour le contrôle de la population et son soutien. Croire que les Américains, accueillis sans enthousiasme, peuvent gagner à leur cause une population locale rétive et remporter la lutte contre l'insurrection est une vue de l'esprit.
En tant que soldats d'infanterie et sous-officiers de la 82e division aéroportée et en tant qu'hommes responsables sur le point de rentrer au pays, nous mettons en doute la couverture médiatique qui, ces derniers temps, présente le conflit comme de plus en plus gérable, et estimons qu'elle néglige les troubles civils, politiques et sociaux croissants que nous constatons au quotidien. Il s'agit bien évidemment de notre opinion personnelle et en aucun cas d'un point de vue officiel au sein de notre chaîne de commandement.
Il se dit que nous nous rendons sans cesse plus maîtres de la situation sur les champs de bataille en Irak : une telle analyse est le fruit d'une vision américano-centrée et erronée. Nous jouissons certes de la supériorité militaire, mais ce que les soldats appellent le théâtre des opérations reste inchangé, à l'exception de quelques évolutions marginales. Ce théâtre fourmille d'acteurs difficiles à identifier : extrémistes sunnites, terroristes d'Al-Qaida, miliciens chiites, criminels et tribus armées. La situation est encore compliquée par la loyauté douteuse et le double jeu de la police et de l'armée irakiennes, entraînées et armées aux frais des Américains.
Il y a quelques nuits de cela, nous avons ainsi vu un soldat américain mourir et deux autres être grièvement blessés après l'explosion d'une bombe antiblindage entre un poste de contrôle de l'armée irakienne et un autre de la police. Des témoins irakiens ont assuré aux enquêteurs américains que des représentants de la police et de l'armée locales avaient escorté les poseurs de bombe et les avaient aidés à installer l'engin. Ces civils ont exprimé leur dilemme : s'ils avaient informé les Américains avant l'explosion, l'armée, la police ou la milice chiite locale auraient tué leurs familles. Beaucoup de soldats vous le diront : ce genre d'événement fait quasiment partie de notre routine.
Les informations affirmant que la majorité des chefs militaires irakiens sont désormais des partenaires fiables ne relèvent que d'une rhétorique mensongère. (…) S'il est essentiel de se faire des alliés pour remporter le combat contre une insurrection, il est aussi impératif que ces alliés soient fidèles à l'objectif que nous prétendons soutenir. Ainsi les sunnites, sous-représentés dans les nouvelles forces armées irakiennes, en sont désormais à créer leurs propres milices, parfois avec notre soutien tacite. Ils sont convaincus que la meilleure façon de se prémunir contre les milices chiites et un gouvernement à dominante chiite est de constituer leurs propres bandes armées. Et nous les armons pour qu'ils nous aident dans la lutte contre Al-Qaida. Certaines tribus sunnites armées sont ainsi devenues des délégués efficaces, mais une question demeure : à qui feraient-elles allégeance en notre absence ?
Pour résumer, nous opérons dans un contexte ahurissant entre des ennemis déterminés et des alliés douteux, où l'équilibre des forces en présence est on ne peut plus flou. Soyons clairs, nous avons la volonté et les moyens de combattre dans un tel contexte, mais nous sommes de facto paralysés parce que les réalités du terrain exigent des mesures auxquelles nous nous refuserons toujours : le recours de façon massive, brutale et meurtrière à la force. On ne peut se contenter d'évaluer le niveau de sécurité d'un point de vue américano-centré. La possibilité pour des observateurs américains, par exemple, de se déplacer sans danger dans les rues de villes jadis violentes n'est pas un indicateur décisif du niveau de sécurité. Il faut prendre en compte le vécu des citoyens irakiens. Et, alors, force est de constater qu'une majorité d'entre eux se sent en danger et nous considère comme une force d'occupation incapable, en quatre ans, d'établir une normalité. Et qui semble même de moins en moins capable de le faire, puisque nous continuons d'armer toutes les parties en présence.
Il est tout aussi inutile d'associer à notre stratégie militaire des demandes pressantes au gouvernement irakien pour qu'il atteigne des objectifs politiques en vue de la réconciliation. L'incurie du gouvernement est source d'impatience et de confusion et ne fait rien pour améliorer le sentiment de sécurité de l'Irakien moyen. De fait, une solution politique durable demeurera impossible tant que la situation militaire sera aussi instable.
Le gouvernement irakien est tenu par les principaux partenaires de la coalition formée par l'Alliance irakienne unifiée, à majorité chiite, ainsi que par une minorité kurde. L'Alliance a été formée par le clergé chiite, soucieux d'éviter que le peuple ne commette la même erreur qu'en 1920, à savoir se rebeller contre la force occidentale d'occupation et perdre ce qu'il croyait être son droit inaliénable à gouverner l'Irak. Les chiites nous voient donc comme utiles, pour le moment, et ce moment est sur le point de se conclure, puisqu'ils ont obtenu ce qui à leurs yeux leur revient de droit. Leur prochain objectif consiste désormais à consolider ces acquis, car une réconciliation sans consolidation pourrait tout leur faire perdre.
La réconciliation politique de l'Irak aura lieu, mais pas sur nos instances ni d'une façon qui satisfasse nos objectifs. Elle aura lieu aux conditions des Irakiens, lorsque la réalité sur le champ de bataille sera conforme à la réalité politique. Il n'y aura pas de grands remèdes magnanimes satisfaisant toutes les parties comme nous le voulons ; il y aura des gagnants et des perdants. Il ne nous reste qu'à choisir le camp que nous allons soutenir. En essayant de satisfaire toutes les parties, comme nous le faisons actuellement, nous ne faisons que nous assurer de la haine de tous, et pour longtemps.
Le front le plus important de la lutte contre l'insurrection, celui de l'amélioration de la situation sociale et économique, est celui sur lequel nous avons le plus lamentablement échoué. Deux millions d'Irakiens vivent dans des camps de réfugiés dans les pays voisins. Près de deux millions sont des déplacés à l'intérieur de leur pays et s'entassent désormais dans de nombreux taudis en ville. Dans les villes, l'électricité, le téléphone et la voirie ne sont pas assurés en permanence. Les Irakiens "bien lotis" vivent dans des quartiers fermés, barricadés. Ils survivent dans une claustrophobie communautaire.
Dans cet environnement anarchique où des hommes en armes font la loi dans la rue, les gestes les plus banals de la vie sont devenus autant de défis à la mort. Après quatre ans d'occupation, nous avons manqué à toutes nos promesses et substitué à la tyrannie du parti Baas la tyrannie de la violence islamiste, milicienne et crapuleuse. La seule inquiétude des Irakiens est désormais de savoir quand et comment ils seront tués. Ne faisons donc pas les fiers lorsque nous leur distribuons nos colis alimentaires. Comme nous l'a dit un Irakien résigné, il y a quelques jours, : "Nous avons besoin de sécurité, pas de nourriture."
Admettons-le, si notre présence a libéré le peuple irakien du joug d'un tyran, elle lui a aussi volé sa dignité. Les Irakiens ne tarderont pas à comprendre que le meilleur moyen de retrouver l'estime d'eux-mêmes est de nous prendre pour ce que nous sommes - une armée d'occupation - et d'exiger notre départ. En attendant, nous serions bien avisés de leur laisser progressivement reprendre le rôle central dans tous les domaines, pour qu'ils élaborent eux-mêmes une stratégie nuancée dans laquelle nous les aiderions de loin, mais en les laissant résoudre leurs différends comme bon leur semble. Cette suggestion ne relève pas du défaitisme, c'est simplement admettre que nous menons des politiques vers des buts absurdes et sans en reconnaître les aberrations.
Il ne nous semble pas utile de parler de notre moral. Nous sommes des soldats consciencieux et nous mènerons notre mission à bien.
[Traduit de l'anglais (États-Unis) par Julie Marcot © New York Times, Le Monde]
Rédigé par psa le 27/08/2007 à 12:35 | Permalien

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Horizon

La mort de Sardanapale, Delacroix
La mort de Sardanapale, Delacroix
Il fallait prendre du temps et du recul moindrement suffisant pour se prononcer, de nouveau, sur cette présence canadienne en Afghanistan. La chose s’est avérée encore nécessaire après que le premier soldat de la base Valcartier à Québec, un jeune homme de 23 ans, Simon Longtin, eut laissé sa vie, victime d’un attentat sur une route de ravitaillement des troupes avancées du contingent canadien ; tout s'était passé alors que l’ensemble des militaires de la garnison de l'infortuné militaire n’aient pas encore achevé leur transfert à Kandahar.
Après cet exercice de réflexion, il ressort que la guerre en Afghanistan pourrait à la limite être justifiable, n’eut été la mauvaise guerre en Irak, la grande erreur, celle qui consacra le déclin de régime Bush-Cheney. L’Afghanistan, tanière des Taliban, pourrait être visité vigoureusement, en réponse à l’agression du 11 septembre 2001. D’ailleurs, c’est dans cette perspective que l’ONU s’est associée à l’exercice en sollicitant tous les pays, particulièrement ceux de l’OTAN. Mais, parce que l’Irak fut une erreur, l’Afghanistan est vite devenu inutile. Assez inutile pour ne plus y être, malgré la résolution onusienne.
Me revoilà alors, toujours en opposition avec l’inutile sacrifice des jeunes gens dans la vingtaine, endoctrinés par ailleurs sous le prétexte qu’ils y défendront le Monde Libre. À tout point de vue, rien de comparable entre les valeurs défendues durant la deuxième guerre mondiale avec ce que nous connaissons maintenant dans le sacrifice imposé à la jeunesse sur le front Afghanistan – Irak. Il va falloir aussi bien admettre que le modèle unipolaire d’une domination américaine a tourné vite au ridicule. Cette suprématie des États-Unis s’est retrouvée entre les mains d’une personne, très mal préparée à la gérer, notre ami Georges W. Bush. Résultat des courses, la force brute, même celle de la superpuissance américaine n’est plus de mise de nos jours. Suivre Georges W. Bush en Afghanistan ne vaut nullement le sacrifice des vies de ces jeunes gens, victimes des talibans et autres bandits difficiles à identifier ; des victimes que l’on nous présente comme des personnes mortes en faisant des choses qu’elles aimaient. J’avais toujours pensé qu’il faut vitre en faisant des choses qu’on aime, et pour de ne pas subir l’inutile mort de Sardanapale. N'en soyons pas complice!

Rédigé par psa le 22/08/2007 à 10:59 | Permalien

Horizon

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Rock Passion
Il n’y a aucun mal à se faire du bien… Je m’en suis donné du plaisir en allant voir la prestation de mon ami Hopevi, le rocker togolais et probablement l’un des plus grands en Afrique, je parle bien entendu de Jimmy Hope. Nous partageons en effet notre appartenance au vieux quartier de Lomé, notre camaraderie de Lycée avant que je ne prenne les larges, plus de trente ans déjà. Je connais bien sa passion pour le Rock, son amour pour Johnny Halliday, Carlos Santana, Mick Jagger et bien d’autres artistes et phénomènes du Rock mondial. Mais aussi, j’ai toujours admiré son talent de dessinateur : il dessinait sur tout ce qui se trouvait à sa portée de crayon, sur nos cahiers et s’ennuyait royalement à certains de nos cours. C’est l’exemple parfait, ce Jimmy Hope, de quelqu’un qui savait ce qu’il lui fallait et a mis du temps à sortir de la pesanteur familiale pour se consacrer à son réel métier d’artiste: l'amour charnel de l'art, particulièrement du dessin, du Rock, du Blues et de la guitare. La fin de l’histoire est belle, depuis longtemps maintenant –je dois être un vieil homme alors- mon ami de quartier a fait du chemin ; il déborde et exprime à merveille son talent sur scène, restituant à profusion une partie de la culture togolaise. De loin, je savais un peu beaucoup de son itinéraire, sans avoir eu l’occasion de le voir en action ; c’est fait maintenant. Salut mon cher Hope ! J’ai eu du plaisir et des souvenirs me sont revenus en ta compagnie. Il y a donc espoir – comme ton nom Hope le proclame- que We Gonna Rock this Country, dixit l’autre belle chanteuse.
Rédigé par psa le 20/08/2007 à 09:30 | Permalien

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Mention spéciale pour ce texte lu ce matin même dans Le Devoir. Il est opportun de le partager. Nous entamons une période de Consultation publique sur la cohabitation entre les divers citoyens de la société québécoise. Pour mon Président, Yao Paul Assogba, l’automne sera chaud; chaud en réflexion et en idées sur les fameuses accommodements raisonnables, l’immigration, l’intégration, etc. Le débat est sain. Nous attendons ses grands moments et ses résultats, sans doute enrichissants. Mais un récent visiteur, conquis par le Québec et Montréal, nous jette déjà des fleurs… Écoutons le Point de vue d’ailleurs de notre ami Jasmin Ricot.


Accomodement Raisonnable: Noir sur Blanc
Accomodement Raisonnable: Noir sur Blanc
Durant l'été 2005, j'ai eu la chance de séjourner dans votre beau pays, à Montréal en particulier. J'ai été merveilleusement impressionné par la qualité de vie qu'on retrouve chez vous. Les Québécois m'ont charmé par leur accueil, leur disponibilité et, pour avoir assisté à plusieurs événements culturels en public (festivals), il me semble n'avoir pas relevé de tension particulière au sein de la population, l'identité nationale n'est pas segmentée entre gens de la ville et ceux de la banlieue, entre immigrés et autochtones, entre patrons et employeurs, entre hommes politiques et citoyens.
Chez vous, la cohérence sociale n'est pas un vain mot. Si cette situation n'est due qu'à votre ouverture d'esprit, elle n'est malheureusement pas un acquis immuable et, en lisant l'article du docteur qui a fait ses études en Belgique, il faut le signaler, sur l'impact de l'immigration dans la société québécoise, je crains que certains grands penseurs ne cherchent à semer dans votre société les germes de la discorde. Ce monsieur qui a vécu en Europe sait ce que c'est la société belge (division entre Wallons et Flamands, stigmatisation des gens venant de leurs anciennes colonies), les problèmes en France avec les banlieusards (immigrés ou Français de souche), en Allemagne avec les travailleurs turcs.
Vous qui avez la chance d'habiter une contrée encore à l'écart de ces difficultés, soyez vigilants, ne vous laissez pas intimider par ces penseurs, soyez encore fiers de votre diversité.
Le Canada et le Québec, en particulier, ne sont pas les États-Unis, encore moins l'Europe; vous êtes tout simplement vous-mêmes. Il est vrai que les attentats du 11-Septembre ont créé une telle onde de choc que le repli sur soi est plus que d'actualité.
Jasmin Ricot, Lettres: Un point de vue d'ailleurs dans Le Devoir

Rédigé par psa le 18/08/2007 à 11:25 | Permalien

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Vénus au miroir, Diego Velasquez
Vénus au miroir, Diego Velasquez
Je suis toujours surpris par la candeur analytique de certaines personnes face à des réalités qui nécessitent beaucoup plus de circonspections et de rigueur. Il nous est annoncé que le célèbre Têtêvi Godwin Tété-Adjalogo -un respectable et vénérable intellectuel togolais actif du haut de ses presque 80 ans- vient de commettre un livre sur La question Nord-Sud au Togo. Oeuvre utile sans doute, que je tenterai de lire pour me faire une exacte idée. Mais déjà –car il y a un déjà qui me fait réagir aussi vitement- déjà, je suis perplexe et même très perplexe du traitement conclusif de cet important sujet. Dans le passé, cette école de pensée politique a été assez peu innovante…
La thèse défendue par le livre semble être la démonstration, que la question Nord-Sud serait un vrai-faux problème, et que les seules divine et humaine volontés aideront à faire disparaître - je suppose au bon moment, lorsque la lumineuse démocratie apparaîtra soudainement sur la Terre de nos Aieux, tout naturellement lorsque cette race parfaite de Togolais actuellement dans l’opposition radicale, finira son évolution par la conquête du pouvoir après cette longue nuit de garde qui n’aura pas ébranlé la foi du soldat sentinelle et tout le tralala.
Je tiens cette affirmation de ma compréhension de l’article d’information publié par letogolais.com, dont la conclusion proclame fièrement que : « Oui! Nous avons encore la possibilité d’éviter que la plaie se transforme en gangrène. Il suffit que nous nous en donnions la volonté politique sincère et agissante». Si la chose était si facile, le Togo n’en serait pas là avec un tel degré de clivage. Et très peu font l’effort de prêcher par l’exemple sur ce terrain de l’antagonisme Nord-Sud, à commencer par l’auteur du livre lui-même. Son trop grand optimisme sur le sujet –comme celui de certains de mes amis d’ailleurs- l’a empêché d’éviter le piège dans lequel tombent toujours les gens du Sud. Ces Togolais du Sud, seuls, entre eux, proclament toujours que tout va bien et que tout ira bien, au point que M. Têtêvi Godwin Tété-Adjalogo n’a pas cru fondamentalement incontournable de proposer la préface de son livre à une personne du Nord du Togo.
Donc un gars du Sud proclame que tout va bien dans sa propre analyse –encore que le livre aurait pu être un collectif faisant appel aux intellectuels du nord comme du Sud, mais ce n’est pas bien grave- et cette personne ne saisit pas l’occasion en donnant l’exemple du rapprochement en confiant la préface ou la postface à un autre togolais que sudiste. Quelle occasion manquée ! La symbolique est très importante et ceux et celles qui utilisent l’espace public doivent y veiller, à tous les coups. C’est une foi et une pratique de tout instant qu’il faut avoir, religieusement.
J’ai déjà entendu M. Têtêvi Godwin Tété-Adjalogo dire de quelqu’un qu’il est des « Nôtres » car, sous-entendu clairement que le père de cette personne était celui-là qui aurait fait la lutte avec tel autre contre les imposteurs… Du vrai délire pour des gens qui heurtent toujours les autres ou parlent mal d’eux sans reconnaître la gravité de leurs propos ou de leurs gestes. Il faut que cela cesse !
J’ai déjà entendu un grand responsable du Nord du Togo dire qu’ils n’ont pas oublié et n’oublieront pas des propos suivants attribués à Léopold Gnininvi, l’actuel ministre d’État et chef de la CDPA togolaise ; propos du genre « Lorsque nous (du sud) aurons le pouvoir, même dans cent ans ils (du nord) ne le sentiront pas. Plus jamais ! ». Naturellement, ce gars du Nord du Togo qui se souvenait de ces propos, donnait là une occasion de ressentir leur conscience collective à ne plus se retrouver dans la situation malheureuse d’être considérés comme des « Sauvages du Togo» chez eux.
L’unité togolaise, celle qui transcende le clivage Nord-Sud ne se fera pas avec des analyses superficielles, faites seulement par les uns, les mêmes. C’est à la fois une analyse ouverte et une vigilance de toutes les occasions ainsi que des décisions, grandes, courageuses et souvent très petites, prises dans toutes les circonstances et qui pourront faire éviter des erreurs typiques aux sudistes, celles qui font par exemple, nommer un site Internet destiné à unir tous les Togolais seulement dans une langue du sud, comme dans miade-togo.com. Banal mais révélateur. On peut donc faire mieux !
Chacun peut bien avoir son opinion et son expérience sur la question Nord-Sud. Mais ceux qui s’inscrivent dans l’analyse pour nous ébaucher des solutions ont la responsabilité de faire dans la grande rigueur, et s’éloigner des faciles raccourcis associés aux héritages politiques ou même ceux de nature coloniale. Tout un effort, colossal et efficace, reste donc à faire sur ce plan ; les uns et les autres étant bien conscients des torts mutuels, physiques et psychiques, qu’ils se sont faits, plusieurs années durant, sous divers prétextes. En attendant, trouvons les moyens de lire la réflexion de Têtêvi Godwin Tété-Adjalogo dont, j’avoue, je ne suis pas un très grand admirateur des idées ; sauf respect pour sa personne et son itinéraire de vie.

Rédigé par psa le 18/08/2007 à 09:44 | Permalien

Mot à Maux

Diplomatie Publique

Seule consolation, célébrer le mariage d’une fille Bush
Seule consolation, célébrer le mariage d’une fille Bush
L’Iran constitue sans aucun doute une menace pour la sécurité des États-Unis. Est-ce une bonne raison pour mettre les Gardiens de la Révolution –forces armées au statut très particulier- sur la liste noire des organisations terroristes, et conséquemment soumettre le pays à l’embargo ? Probablement que oui ! Mais, pour quel résultat ? Pour quel résultat, puisque l’Iran n’a pratiquement plus de relations commerciales avec l’essentiel des pays occidentaux pour que la sanction américaine, faite de plusieurs mesures d’isolement, soit raisonnablement efficace. C’est curieux, mais j’ai l’impression que la diplomatie américaine est devenue très inefficace et les apparitions de Condy Rice sur la scène internationale sont devenues un défilé de diplomatie cosmétique qu’autre chose. On sent vraiment la fin de règne : tout le monde quitte le bateau par ailleurs, pour se caser avant le naufrage annoncé dans quinze mois. Après Karl Rove, seule la secrétaire d’État Condy Rice est la seule figure dominante de ce gouvernement. Mais elle est en panne. Son charme n’a jamais eu d’effet sur les vieux émirs du golfe. Plus d’initiative du tout, c’est quasiment la panne diplomatique, sauf le mariage d’une fille Bush. Heureuse consolation à célébrer !

Rédigé par psa le 16/08/2007 à 18:50 | Permalien

Diplomatie Publique

Diplomatie Publique

La Preuve par la Parole
La question n’est pas de savoir qu’est-ce que le groupe de chrétiens coréens faisaient bien en Afghanistan pour ce retrouver dans la trappe des Talibans. La question est de mettre en œuvre les moyens diplomatiques d’un genre particulier pour les libérer et contenir l’ardeur des Afghans et des étasuniens d’envoyer un commando pour tenter leur libération. Maintenant que deux personnes de ce groupe de malheureux missionnaires coréens sont libérées, c’est déjà un bel objet de satisfaction. Ce résultat nous prouve surtout, et à merveille, que l’on peut bien discuter en Afghanistan. La parole y a encore droit de cité. Et pourquoi donc ne pas discuter à grande échelle dans cet imbroglio ? Peut-être faudra-t-il passer le mot à notre ami Georges W. Bush qui passera à Ottawa et dans ses environs cette fin de semaine ? Ils doivent être bien fatigués de la guerre ces Afghans là, hommes, femmes et autres.
Rédigé par psa le 13/08/2007 à 13:27 | Permalien

Diplomatie Publique

Auteur de grandes biographies, l'essayiste Jacques Attali publie à l'automne prochain, chez Fayard, un ouvrage relatant la vie du Mahatma. Pour L'Express, il distingue la réalité du mythe. En voici quelques morceaux choisis de cet irrésistible entretien avec l’admirable Jacques Attali.


"D'où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?", Gauguin
Pourquoi une biographie de Gandhi? Parce que l'Inde indépendante a 60 ans? Je n'ai même pas pensé à cet anniversaire! J'ai toujours choisi, pour mes biographies, des hommes ayant changé le monde par la force de leur esprit: Sigmund Warburg, inventeur de la finance moderne; Blaise Pascal, inventeur de la mathématique moderne et, à mon sens, de la littérature française moderne; et, bien sûr, Karl Marx. J'en cherchais un ailleurs qu'en Occident. La plupart des grands hommes ont changé le monde par leur action, Gandhi l'a fait par ses idées.
Comment l'avez-vous «rencontré»? C'est Martin Luther King qui m'a amené à Gandhi, bien avant que je découvre l'Inde. Il m'a fait réfléchir sur la non-violence. Plus tard, Nelson Mandela m'a parlé de lui dans sa période sud-africaine. Gandhi était son maître à penser, il lui a appris le courage de ne pas se rebeller en prison, à trouver sa force intérieure par ses techniques de méditation, de recherche de soi et d'espérance. Il s'identifiait à lui.
Gandhi est-il important aujourd'hui? Oui, essentiel! Même si l'Inde l'oublie. Lors de mes premiers voyages là-bas, il y a vingt ans, j'ai été surpris de voir que très peu de gens s'intéressaient à Gandhi. Il est pour beaucoup une icône abstraite, embarrassante.
Pourquoi ce décalage? Gandhi considère que l'Inde doit se construire une identité, qu'elle n'en a jamais eu, étant vaguement hindouiste et musulmane, puis anglaise - Gandhi lui-même a été très anglais, et il y a sans doute une part de haine de lui-même dans sa volonté de construire l'identité de l'Inde par la négation de l'Occident. Il en sort une apologie de la ruralité, du végétal, du jeûne, avec, donc, une négation totale du modèle occidental, du désir, de l'industrie. Il voit l'Inde comme un corps dénudé par ses ennemis à couvrir d'un tissu qui lui soit propre.
L'Inde n'a pas été fidèle à cette leçon... Elle a puisé en lui l'objectif d'une immense fierté nationale, un refus de l'humiliation, mais pas les moyens qu'il propose pour l'atteindre.
Quel est, alors, son véritable apport? Gandhi a été le créateur de l'identité indienne, dispersée entre 450 principautés et plus encore de langues et de dialectes. Il donne sa réalité à une nation. Il le fait grâce à une célébrité acquise, par les médias, dès ses luttes pour les droits des Indiens émigrés en Afrique du Sud. En Inde, il fait tout pour attirer l'attention: des grèves spectaculaires, la photo majeure, pensée sinon posée, lors de la Marche du sel, les jeûnes, les voyages, etc. Il est certainement le premier, avant Hitler, à utiliser les médias, la polémique, le débat et, surtout, l'image. Vêtements traditionnels, pieds nus, bâton, lunettes bizarres... tout cela est construit, il invente une silhouette qui incarne l'Inde, l'Inde, qu'il faut vêtir à l'indienne, pour qu'elle soit plus qu'une copie de son maître. C'est un grand tacticien, aussi. Il déclenche des grèves contre l'industrie du textile... qui le finance. Et elle paie quand même, parce qu'elle a besoin de l'indépendance et qu'il en est l'acteur majeur.
(…)
Quel est son rôle dans ce choix de la démocratie, issue d'un Occident qu'il rejetait? Il avait un très grand respect pour les partis politiques, même s'il en était distant. La démocratie était pour lui un choix évident. L'Indien Amartya Sen, Prix Nobel d'économie, rappelle que la démocratie est une idée non pas occidentale, mais indienne, avec la recherche du consensus par le débat. Surtout, Gandhi incarne la nation, la mère, par ses jeûnes, par le sacrifice absolu. Et, par le rouet, il symbolise un mode de vie absolument spécifique. L'Inde, sans lui, aurait explosé dans les années 1930 ou 1940. Il est le barycentre des forces politiques.
Par son charisme? Oui, une force extraordinaire qui pousse même des gens qui n'ont rien à gagner à son action à le suivre aveuglément. Il écrit beaucoup, rit sans cesse, rayonne, crée dans un petit groupe ou dans une foule un état de jubilation. C'est un petit homme qui rit, affirme qu'il dit la vérité et se pose en martyr. «Je dis la vérité, venez avec moi et, sinon, je vais mourir pour vous.»
C'est Jésus! Moins le langage universel - il ne s'adresse qu'aux Indiens, même pas aux Noirs, quand il est en Afrique du Sud - avec en plus une rouerie tactique que n'avait pas Jésus... Le Christ, sur lequel il a écrit un texte passionnant, l'impressionnait beaucoup. Et puis Gandhi avait le goût du martyre: l'idée de mourir assassiné lui plaisait beaucoup. Il aurait signé pour la mort qui fut la sienne: au sommet de sa gloire, assassiné, et l'Inde existe. Mais il aurait peut-être préféré mourir un peu plus tôt, pour ne pas voir la partition. De 1920 à 1945, l'Inde, c'est Gandhi.
Et Nehru? Nehru et Gandhi: le premier, venu d'une haute caste, forge une Constitution pour le pays; le second, venu d'une caste inférieure, en est l'ADN. Gandhi, c'est une étoile éclairant l'utopie qu'est l'Inde.
Y a-t-il un malentendu entre l'Inde et lui? L'histoire du pays, c'est être d'abord orphelin de Gandhi, le garder une quinzaine d'années comme père de la nation, puis s'en éloigner tout en l'idolâtrant. Comme Marx, il existe plus par le schématisme de ses disciples, par la vulgate gandhienne que par son œuvre réelle, mal connue. Cet enseignement simplifié est fondamental dans la constitution d'une élite juste après l'indépendance.
Pourquoi est-il moins nécessaire ensuite? Parce qu'il embarrasse! Pour construire une puissance nucléaire, la non-violence gêne. Le rejet de la modernité gêne pour développer le pays. Quand on veut une industrie, Gandhi gêne. Mittal, c'est l'inverse de Gandhi, l'homme du rouet.
(…)
Avez-vous lu l'autobiographie de Gandhi? Oui. C'est un texte essentiel, mais très décevant, chronologiquement incomplet et qui s'attarde sur des questions de cuisine, de jeûne. D'innombrables biographies, pour l'essentiel hagiographiques, ont été écrites... Son petit-fils vient d'en publier une, riche d'anecdotes. Il y a d'ailleurs un regain d'intérêt, en Inde, pour le personnage historique de Gandhi. La mondialisation, qui menace l'identité indienne, lui donne raison.
L'homme Gandhi vous a-t-il déçu? Il est immense. On ne comprend rien au monde d'aujourd'hui si l'on ne comprend pas le monde vu par Gandhi dans la première moitié du XXe siècle. Il incarne l'humiliation de presque toute l'humanité par une poignée de Blancs, symbolisée par la scène où il est jeté du train à son arrivée en Afrique du Sud. C'est l'Histoire telle que l'a vécue l'immense majorité des humains, mais pas nous, les Occidentaux: nous sommes du côté des humiliants, confrontés aux héritiers des humiliés. Il est «l'éveilleur des humiliés». Et, en cela, il annonce le siècle qui commence et ses menaces, en même temps que ses réponses (non-violence, identité, etc.). En tant que personne, Gandhi est un monstre, comme tous les grands personnages. Sa monstruosité est d'abord dans sa rouerie, dans sa capacité à utiliser les uns contre les autres, à manipuler ses amis, à se servir de la vérité de façon brutale. Gandhi, c'est le roué et le rouet! Ensuite, il y a l'ambiguïté sexuelle de Gandhi: il fait très tôt l'apologie de la continence, mais vit souvent avec deux ou trois femmes, toujours jeunes, et dort parfois avec elles, tous nus. C'est une épreuve qu'il s'impose, mais il cède assez souvent, et s'inflige ensuite un jeûne en pénitence!
(…)
La modernité de Gandhi, est-ce l'importance donnée aux humiliés? Oui. Le moteur de l'Histoire n'est plus l'argent ni l'exploitation par l'argent, c'est l'humiliation. Il nous amène à considérer que notre monde, celui de Ben Laden et de bien d'autres, est l'héritier de millénaires d'humiliation, dont trois siècles par la faute de l'Occident. Mais, en prônant la non-violence comme réponse, il est plus que moderne, il est d'avant-garde. La réponse de l'humilié, pour Gandhi, est non pas d'aller prendre la richesse de l'humiliant, mais de retrouver ses racines pour se séparer de lui; être différent, pas rival. C'est le cœur de sa pensée et c'est très moderne: si chacun est rival de chacun, la violence est partout. Donc, la non-violence passe par la différence.
Il prône l'autosuffisance: est-ce compatible avec la mondialisation? Difficilement! Il veut inventer et protéger la différence. Cela passe aussi par le refus de l'échange.
Les altermondialistes sont-ils les héritiers de Gandhi? Oui. L'altermondialisme recommande un gouvernement mondial, une justice sociale planétaire, etc. On peut se servir de Gandhi pour dénoncer les dangers de la mondialisation et vanter le retour aux identités nationales, mais le Mahatma ne veut pas s'éloigner du modèle occidental pour construire un monde différent, il veut seulement bâtir l'Inde. Son sujet, pense-t-il, c'est l'Inde, jamais le monde. C'est en fait l'humanité, dont il pense la condition.
Et l'écologie? Gandhi est un écologiste fanatique depuis son enfance. Le mot qui me vient le plus souvent sous la plume, c'est «végétal»; Gandhi est un «vert», au sens premier du terme. Il est pour l'agriculture la plus pure, pour le coton qu'il porte, pour la nourriture qu'il mange. Il en fait sa marque dès son premier voyage à Londres, puis celle de l'Inde. Son écologie est plus que politique, elle est identitaire.
Quelles leçons laisse-t-il? Un homme seul peut changer le monde par ses idées. La violence n'est pas la seule attitude possible de l'humilié. Il pose les questions fondamentales du lien entre identité et uniformité et entre humiliation et non-violence: la question du terrorisme est là. Mais il en laisse une autre sans réponse: y a-t-il une défense de l'identité qui ne soit pas une apologie de l' «arriérisme»?
Comment s'intitulera cette biographie? Gandhi ou L'Éveil des humiliés.

Christophe Barbier et Marc Epstein, L’Express, «Gandhi est d'avant-garde»


Rédigé par psa le 10/08/2007 à 15:05 | Permalien

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Bravo pour ce texte. C’en est un que j’aurais pu écrire, pour avoir aussi pensé souvent que le Québec a beaucoup changé, alors que les nostalgiques feignent de ne pas le voir; versés -et ils le sont, dans des débats moralisateurs en s’autogratifiant les uns de Lucides, les autres de Solidaires. Le Québec a tout simplement besoin des projets qui épousent ou reflètent suffisamment les valeurs du moment, de ce temps qui se projette dans son propre avenir… jusqu’à un nouvel ordre social. Le temps de le dire comme l'aurait fait le bon vieux Rabelais, "Projet sans conscience, n'est que ruine de Projet". Une manière d'être à la fois Lucide et Solidaire.


Les baigneuses de Renoir
Les baigneuses de Renoir
« Dans différents articles parus au cours des derniers mois et même des dernières années, des analystes, des observateurs de la scène économique, des éditorialistes, d'anciens ministres et même un ex-premier ministre ont vivement déploré qu'une certaine mécanique paralysante frisant la tyrannie et un certain immobilisme bloquent divers projets économiques au Québec.
Cette dynamique, négative selon eux, empêche le Québec tout entier de prospérer et est responsable de l'échec du Suroît et de la tentative de vente du mont Orford tout en nuisant à Rabaska et à d'autres projets prétendument censés et absolument nécessaires.
Ces gens ne se rendent pas compte que le Québec a heureusement changé. Fini, l'époque où n'importe lequel promoteur ou politicien de tout acabit se présentait avec un projet enrobé de ruban rose à coups de millions de dollars de publicité en se disant que les gens n'y verraient que du feu ou qu'on peut tout acheter, même les consciences.
Cette nouvelle prise de conscience populaire est une valeur ajoutée à la vie démocratique et au développement économique (par ricochet). Ce n'est surtout pas un frein à la prospérité collective, comme le laissent entendre certaines sirènes serviles du développement économique à tout prix. »
Yvan Bastrash, "Le Québec a tout simplement changé!", Le Devoir

Rédigé par psa le 09/08/2007 à 18:57 | Permalien

Mot à Maux

L’origine du Monde
C’est l’un des summums de l’art que cette majestueuse œuvre dite L’origine du monde. Je me suis censuré quant à son usage pour illustrer mes textes. Mais je m’en rongeais et me suis même confié à une personne en particulier. Je redoutais que certaines personnes ne me voient que versé dans la pornographie –pendant longtemps et à ses débuts l’œuvre elle-même en a suscité par ailleurs. Loin de moi cette orientation controversée, L’origine du Monde mérite d’être encore mieux connue, pour elle-même, tout simplement. Et il n’est pas certain qu’elle l’est comme, par exemple, la vénérable œuvre La création de l’homme de Michel-Ange, sise à la Chapelle-Sixtine à Rome.
Amateur irrégulier de l’émission Question pour un Champion, hier, j’étais tombé sur la question dont la réponse, évidente, était bien : L’origine du Monde. Alors je me suis décidé à faire écho de cette œuvre, pour elle-même, sans forcément m’en servir pour illustrer quelque autre propos que ce soit. Pour l’information de ceux et celles qui en ont besoin, disons que l’œuvre, plus que centenaire (1866, Musée d'Orsay à Paris), est de Gustave Courbet. Pudiquement, ajoutons que ce dessus des cuisses qui aboutit au bas de la poitrine a révolutionné le Réalisme dans l’art, magnifiant le Nu contemporain et bien évidemment, souleva une saine controverse en hypothèses diverses, en interprétations aussi lumineuses les unes que les autres et en œuvres romanesques inspirées ou réactives. Pour nous qui aimons célébrer le Nu, L’origine du Monde ne peut être tenue cachée: un patrimoine mondial universellement fréquenté.

Rédigé par psa le 08/08/2007 à 17:44 | Permalien

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Mot à Maux

Fertile Imagination
Je pensais prendre congé, pour quelques semaines, des togolaiseries qui ont cours dans le football et autour du montage évident ayant conduit à la sanction de la CAF contre Tata Avlessi. Peine perdue : ce ne serait que pour quelques jours. Les informations circulent et finissent par m’atteindre. Il existe une Déclaration sur honneur de l’arbitre gambien, M. Pa Abdou Sarr, qui conteste la validité des accusations de l’arbitre international togolais, M. Attivi Cessi, dont les seuls propos ont servi à la condamnation de Tata Avlessi. Le Gambien Pa Abdou Sarr confirme ce que tout le monde savait déjà qu’il ne connaît même pas Tata Avlessi et n’a rien discuté avec lui. Dans cette Déclaration datée du 13 juillet dernier qui serait reçue à la CAF le 25 juillet 2005, Pa Abdou Sarr atteste sur honneur :
I hereby dispute the validity of this false allegation based under the aforementioned decision and I confirm that I have never seen and known the named Avlessi Tata and also claim that I have never discussed anything with this man.” Avant d’ajouter la disponibilité pour toute confrontation utile à faire jaillir la vérité : “Therefore, I totally stay and available for any further confrontation.
Ainsi donc les choses se précisent, même s’il est difficile de soupçonner ce que les gens ont en tête et jusqu’où leur imagination peut conduire leur volonté ainsi que leur capacité de nuisance sans borne. Nous attendons avec impatience la décision de la commission d’appel de la CAF. On ne le dira jamais assez : l’infortuné Tata Avlessi a été victime d’une infâme machination.

Rédigé par psa le 08/08/2007 à 16:13 | Permalien

Mot à Maux