Diplomatie Ouverte

Diplomatie Publique

On l’oublie souvent, la vérité et le visage découvert ont traversé les temps, toujours plus forts que jamais face à l’adversité du mensonge, des cachoteries, des anonymats et leurs affiliés. À ces retardataires fatigués qui ne sont pas encore inscrits à cette école d’une vertu si subliminale dans sa fondation de l’être humain, leçon est donnée ici par une ancienne dopée du mensonge. Instructif pour les gens qui sont encore sur la frontière, tapis dans l’ombre, toujours vendeurs de lanternes pour éclairer leurs petites ambitions en protestant contre chaque levée de soleil qu’ils considèrent comme leur concurrent : la vérité est d’actualité car elle est respect de soi. Découvrez-vous et levez le voile de votre visage pour connaître la geneviève vérité universelle qui libère.


Fatigue, par Geneviève Kempeneers
Fatigue, par Geneviève Kempeneers
«Le mur du silence devrait rester bien en place et tout le monde, au cours des prochains jours, va s'assurer de ne pas remuer ce qu'on ne veut pas trop remuer»
Commotion dans les coulisses de l'effort: après des années de faux pas, de doute et de dénégations, la cycliste québécoise Geneviève Jeanson, aujourd'hui à la retraite, a finalement avoué cette semaine avoir pris de l'EPO, cette drogue de la performance qui fait courir plusieurs professionnels du vélo. Tout en justifiant de plus belle les efforts consacrés à la lutte antidopage, ces aveux-chocs devraient dorénavant se multiplier un peu partout dans l'univers sportif, espèrent aujourd'hui plusieurs observateurs, mais sans y croire vraiment. «Si plusieurs athlètes avouaient leur tricherie, le milieu du sport en sortirait gagnant, c'est sûr», dit Nathalie Lambert, triple médaillée olympique en patinage de vitesse, qui déplore qu'en matière de drogue, par les temps qui courent, une aura de suspicion plane au-dessus de toutes les disciplines sportives. Souvent à tort. «Mais il ne faut pas perdre de vue que sans résultats positifs à des tests de dopage, nous n'aurions jamais eu ces révélations. Lorsque tu ne te fais pas prendre, c'est plus facile de vivre avec tes démons.»
Fabien Deglise, Le Devoir

Rédigé par psa le 23/09/2007 à 09:32 | Permalien

Diplomatie Publique

Et la Belgique s’éveille !
L’espace politique et le nécessaire compromis qu’il requiert sont à rude épreuve en Belgique, le Royaume. Le pays créé par compromis, sur un étroit espace, entre Flamands et Wallons semble à bout de souffle ; ce qui ne fait pas rire du tout son Roi et le médiateur qu’il s’est donné, Van Rompuy. Le scénario de la catastrophe n’étant pas à envisager, alors je suis de ceux qui gardent le sourire au coin. Après les nombreux « Jour J » et les « Semaines décisives » des uns et des autres, voilà qu’on nous annonce encore le Lundi prochain, comme le jour de tous les dangers… Pourquoi pas un lundi ou une semaine de lumière et de réveil?

Rédigé par psa le 20/09/2007 à 19:51 | Permalien

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Horizon

Excès
« La vérité, c'est que N. Sarkozy est toujours en excès de vitesse. Et lorsqu'il s'agit de bousculer les vaches sacrées du conservatisme, cette manière de procéder n'est pas sans inconvénient. Car à trop embrasser, on risque de mal étreindre. Avec son calendrier ultra-raccourci, ses propositions qui décoiffent la vieille dame de la fonction publique, invitée à se débarrasser du carcan des statuts, "Speedy Sarko" se veut l'inventeur de la France moderne. Mais en même temps, il inquiète ceux qui le décrivent comme un libéral échevelé, prêt à blackbouler toute l'histoire des rapports sociaux. »
Pierre Taribo, L'Est Républicain

Rédigé par psa le 20/09/2007 à 19:17 | Permalien

Horizon

La guerre du voile n’a pas eu lieu
La guerre du voile n’a pas eu lieu
Les résultats des trois élections partielles du Québec témoignent du leadership des gagnants, plutôt que de la force réelle des partis politiques dont ils sont les représentants. Ève-Mary Thaï Thi Lac possède une douzaine d’années de présence sur le terrain de sa circonscription électorale, aux côtés de l’ancien député du Bloc québécois. Une telle personnalité, si tant est qu’elle a du cran ne peut que contenir les ambitions de ses adversaires ; ce qu’elle a réalisé hier. C’est autant pour le maire bien connu et très populaire de Roberval: cette caution personnelle a aidé Denis Lebel à ravir le comté de Roberval–Lac-Saint-Jean au Bloc québécois, sans aucune difficulté. L’exploit final de la soirée d’hier est réalisé dans ma circonscription par Thomas Mulcair du NPD, le Nouveau parti démocratique. La réputation et la personnalité de M. Mulcair ont eu raison du Parti libéral du Canada et de son candidat. Au total, des gens de charisme élevé ont porté leur parti à la victoire dans cette élection partielle. Cette victoire des acteurs politiques fait toutefois des perdants chez des partis, dont principalement les Libéraux, et dans une certaines mesure, les Bloquistes. Le choix des candidats, leur personnalité et actif politique deviennent des données primordiales auxquelles les partis doivent s’abreuver. Face aux enjeux de l’heure, le NPD a particulièrement joué la prépondérance de l’acteur Thomas Mulcair pour gagner Outremont, admirablement. Et puis, la guerre des citoyennes voilées que certains craignaient tant, n’a pas eu lieu…

Rédigé par psa le 18/09/2007 à 03:01 | Permalien

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Mot à Maux

Alors que Ségolène Royal commence un séjour de quelques jours à Montréal principalement, elle qui souvent est taxé de peu de consistance en politique, voilà que les faiblesses de Nicolas Sarkozy au plan de la finance internationale sortent au grand jour. Sur un sujet dans lequel il n’a manifestement aucun ancrage de connaissance, le président français pense que parce qu’il aurait ouvert sa bouche que les marchés financiers se serait réguler selon sa volonté. En existe-t-il encore sur la surface de la terre qui ne savent pas que seule la spéculation et les spéculateurs dominent les marchés financiers et que le jeu de leur contrôle échappe totalement, dans bien des cas, aux puissances étatiques ? Ici, il faut laisser faire les connaisseurs et les initiés de la haute finance –de là leur extrême prudence en tout temps, et convenir des objectifs raisonnables avec ces experts chevronnés. Je crois que nous vivons la première grande sortie de route de notre ami Sarko. Jugez-en ! Et ce ne sont que les propos les plus doux de la critique qui s’est déversée sur le chef d’État français. Il s’en sortira et en apprendra…


Royal Amateurisme
Ce qui a frappé tout le monde à Porto, c’est l’incroyable amateurisme de Sarkozy qui ne semble pas savoir de quoi il parle. Ainsi, les centaines de milliards d’euros de prêts à très court terme accordés aux banques par la BCE ont déjà été récupérés et n’avaient pour objet que d’éviter l’implosion du système bancaire, qui aurait nui gravement à l’ensemble de l’économie, et non d’aider les « spéculateurs ». Trichet l’a souligné : « le monde entier sait que nous avons lutté contre la spéculation et les spéculateurs ».
La Banque d’Angleterre vient d’ailleurs de démontrer que sa réticence à injecter des liquidités dans le système se paye cash : elle a dû intervenir en urgence pour sauver de la faillite la banque Northern Rock, sans parvenir à enrayer la panique des petits épargnants. Rien de tel dans la zone euro. De même, considérer qu’une baisse de la croissance de 0,5 % n’est pas grave, car on vise 3 % l’an est un raisonnement qui en a laissé plus d’un bouche bée. Enfin, chacun se demande si le Président a conscience qu’il fait de la politique à crédit, sur le dos de ses partenaires : si le franc existait encore, ses déclarations auraient déclenché une crise monétaire grave qui aurait coûté cher à la France.
Au final, la sortie de Sarkozy ne fait que souligner davantage le total isolement de la France sur les sujets monétaire et financier. Certains voient dans les déclarations de Sarkozy l’influence de son « conseiller spécial », le souverainiste Henri Guaino qui se comporte en véritable ministre « fantôme » de l’Économie et des Finances. La question est désormais sur toutes les lèvres : à quoi sert Christine Lagarde qui s’est, une nouvelle fois, retrouvée désavouée et en porte-à-faux vis-à-vis de ses collègues ?

Jean Quatremer

Rédigé par psa le 16/09/2007 à 21:02 | Permalien

Mot à Maux

La source, Courbet
La source, Courbet
L’une des beautés des pays relativement de jeunes traditions, dans l’histoire de l’humanité, est que tout est possible, même les discussions les plus surréalistes. Et c’est tant mieux ! En effet, cette semaine marque le début effectif, c'est-à-dire public, des travaux de la fameuse Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. Traduction simple pour les non familiers hors Canada, un ensemble de rencontres publiques pour écouter les spécialistes, groupes d’intérêt et les citoyens sur leurs perceptions, expériences et suggestions sur le Vivre Ensemble entre Québécois majoritaires, de descendance canadienne française, et les relativement nouveaux Québécois et souvent très visibles citoyens dans leurs pratiques de vie dans l’espace collectif. Mais puisque nous sommes au Canada, cette chose, véritable monstre, est plus compliquée qu’elle ne peut paraitre, surtout que le gouvernement fédéral canadien n’a aucune leçon à donner au Québec, juridiction entremêlée oblige. Cette complication est souvent majorée de la confusion chez les nouveaux arrivants de se retrouver entre deux pratiques politiques nationales en matière d’immigration : l’une, canadienne, se veut multiple, multiculturelle, en bâtissant la Citoyenneté canadienne sur la sommation de toutes ses composantes, ses cultures, et ses ghettos dans une certaine mesure, disent les adversaires de cette philosophie; l’autre approche, particulière au Québec, la seule province majoritairement francophone, vise à intégrer les immigrants dans la culture francophone du Québec pour, semble-t-il, bâtir une société moins éclatée et plus harmonieuse autour du fait français isolé en Amérique du nord.
Multiculturalisme canadien ou intégration québécoise ? C’est la question qui tue, c’est la question J’expire, prononcez Shakespeare comme je l’ai apprise cette semaine à l’Université Saint Paul d’Ottawa. De plus en plus, au Canada, personne n’a le droit de faire simple s’il y a moyen de faire compliqué. Et les discussions à ne plus finir, on connait ça ici. La question en discussion n’est pas un grand mouvement de société qui empêche les gens de dormir. Loin de là ! Mais elle est politiquement porteuse, elle peut nourrir la démagogie politicienne, répondre à quelques excités de grandes gueules, titiller le nationalisme québécois, recalibrer le clivage Québec francophone – Rest of Canada anglophone, donner du grain à moudre à quelques journalistes sans grandes idées pour leurs chroniques et émissions, etc. Tout cela dans la fascination des mots qui éclatent avec beauté, ici et là, à la place des bombes ailleurs. Fascinant, malgré tout ; la suite et les résultats, on verra bien, plus tard.
Naturellement, certains mots sont plus pensés que d’autres. Même si je suis biaisé, les mots de mon président, le professeur Yao Paul Assogba, figurent entre les plus pensés sur le sujet. Par un heureux hasard –qui ne vient que du bon travail et non des parlottes creuses, comme pourront le penser certaines personnes- Yao Paul Assogba sera la toute première personne à intervenir, pour présenter un Mémoire, devant la Commission Bouchard Taylor. Ce Mémoire, encore sous le sceau de la confidentialité, a été retenu pour cet exercice national de brassage d’idées. Je n’ai pas été surpris qu’il en soit ainsi. Je trouvais son texte extraordinairement concis et instructif dans la succession des paragraphes qui déroulent les six idées principales formant l’armature de son Mémoire. Ce sera une excellente contribution aux travaux de la Commission que Yao fera demain mardi dans la matinée, un autre matin de 11 septembre en passant. Je ne suis pas plus surpris qu’il m’a demandé d’être son accompagnateur à la table de présentation devant les membres de la Commission Bouchard – Taylor… Un conseiller spécial est toujours utile à un président. Sourire au coin, je vais aussi avoir le plaisir de vivre cette Commission, un peu de l’intérieur, avant d’observer de loin ses membres se démêler avec toutes ces déclarations, tous ces avis que chacun voudra donner sur le Québec en devenir. Un défi de toute beauté, même si personne ne sait où mèneront les conclusions de tout cet exercice de notre thérapie collective du moment, après tout, un bain d’idées, une source.

Rédigé par psa le 10/09/2007 à 08:22 | Permalien

Horizon

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Amadeo Modigliani
Amadeo Modigliani
"Les nuits étaient des îles. Mes lèvres erraient sur les plages chaudes. Je luttais contre le sommeil, qui est toujours un peu voleur.

_ Parle plus haut, Michel. Tu fourres ton nez dans mon cou, tu grognes et tu murmures. Qu'est-ce qu'il y a?
_ Rrrr.
_ Veux-tu avoir la gentillesse de t'expliquer, puisque tu m'as réveillée?
_ Je ne parlais pas.
_ Alors qu'est-ce que c'est que cette musique?
_ Je ne sais pas pourquoi les chats auraient seuls ce droit.
_ Tu ne peux pas dormir?
_ Si. Je peux. Mais je ne veux pas. C'est trop bon, près de toi.
_ Allez, viens ici, comme ça, là, et dors.
_ Yannick, comment est-ce possible, après tant d'années, et c'est toujours là, intact, comme aux premiers jours? Ils disent pourtant : tout passe, tout casse, tout lasse ...
_ C'est seulement chez ceux qui ne font que passer, casser, se lasser ...
_ Qu'est-ce qu'on a, toi et moi? Les problèmes du couple, et tout ça?
_ Les problèmes du couple, qu'est-ce que c'est? Ou bien il y a des problèmes, ou bien il y a couple.
_C'est paraît-il souvent très difficile, douloureux, ça se décolle, ça fait eau. Ca fout le camp ...
_ Ecoute, Michel, qu'est-ce que c'est que cette idée de me réveiller au milieu de la nuit pour me parler des problèmes du couple? C'est la paella qui t'es restée sur l'estomac?
[...]
Il y avait certes des limites physiques, il fallait séparer nos souffles, s'écarter, s'espacer, se lever, se dédoubler, et c'est toujours autant de perdu. Quand on a deux corps, il vient des moments où l'on est à moitié.
_ Est ce que je suis envahissante?
_ Terriblement, lorsque tu n'es pas là."

Romain Gary, Clair de femme

Rédigé par psa le 08/09/2007 à 08:32 | Permalien

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Agnès Sorel, la « Dame de Beauté »
Agnès Sorel, la « Dame de Beauté »
Le temps me manque ces derniers jours… Normal, lorsqu’on touche à plusieurs choses à la fois. Je suis tout de même au courant de ce qui semble être la décision de la CAF, son comité d’appel, d’accroître la sanction de Tata Avlessi en la transformant en une interdiction à vie de se mêler des affaires du football partout à travers le monde; car, si la chose venait à se confirmer, la FIFA devra étendre la sanction à l’ensemble de son espace de juridiction.
Pas de déception de mon côté, sauf une grande interrogation sur les motivations réelles d’un tel acharnement. Un vrai mystère entoure les fondements de cette sanction. Rien ne laisse présager, en effet, que les choses devront s’empirer : ni l’audition au Caire, ni les nombreuses considérations entourant les révélations suscitées par l’appel, dont la lettre de l’arbitre gambien du match disculpant Tata Avlessi qu’il ne connaissait même pas, puisque celle l’accusant et écrite des mains de l’arbitre togolais faisait croire qu’il jouait à l’intermédiaire entre deux personnes qui auraient préalablement scellé leur « marché ».
Il m’est difficile de comprendre la lourdeur de cette main qui s’abat sur Tata Avlessi.
Quelle est cette justice du pire? Qui est ce père fouettard qui n’a de compassion aucune? Que recherche-t-on à travers cette force du châtiment prononcé? J’ai bien peur que les réponses à ces interrogations ne soient humainement décevantes. On nous a dupé, au seul nom de l’institution africaine, la CAF! Dame de cœur ou Dame sans cœur? Cherchons l’erreur.

Rédigé par psa le 06/09/2007 à 09:43 | Permalien

Silence

Ce fameux discours de Nicholas Sarkozy n’en fini pas de meubler l’actualité africaine, de juillet à septembre. Dernier jugement, comme Phryné devant l'Aéropage...


Ultime Jugement Public
"Une faute politique". Ainsi des intellectuels et hommes politiques africains jugent-ils la théorie de Nicolas Sarkozy sur "l'homme africain", que le président français a jugé étranger à "l'idée de progrès" lors d'un discours fin juillet à Dakar qui continue de susciter la polémique sur le continent noir. "Se peut-il qu'il n'ait pas compris à quel point nous nous sommes sentis insultés?", lance l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, figure de l'Afrique francophone contemporaine. "D'un point de vue rigoureusement politique, son discours est une faute. Il ne tardera pas à s'en rendre compte: les Africains et les nègres de la diaspora ne le lui pardonneront jamais", souligne-t-il.
Le 26 juillet, lors d'un discours à l'université sénégalaise de cheikh Anta Diop, à l'occasion de sa première visite présidentielle en Afrique sub-saharienne, Nicolas Sarkozy avait quelque peu ému l'auditoire en suggérant que l'Afrique n'était pas entrée "dans l'Histoire". "Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire", avait-il dit. "Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles", avait-il poursuivi. "Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès", avait-il affirmé.
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, engagé dans un combat critique contre le nouvel exécutif français, s'est dit "blessé" lundi par les propos de Nicolas Sarkozy. "Veillons à ne pas adresser des contre-signaux à partir d'interprétations qui sont éminemment discutables", a déclaré l'ancien chef de la diplomatie française sur Europe 1.
Dès le lendemain du discours de Dakar, le journal sénégalais Sud Quotidien avait dénoncé "une insulte", faisant écho aux réprobations de nombreux étudiants venus écouter le chef de l'État français. L'ancien président malien Alpha Oumar Konaré, aujourd'hui président de la Commission de l'Union africaine, avait déploré des "propos d'un passé révolu". Et de nombreux responsables de regretter des stéréotypes colonialistes.
Pour Babacar Justin Ndiaye, analyste politique exerçant à Dakar, le discours de Dakar n'est pas à même d'affecter les relations diplomatiques entre la France et les États africains, mais risque de ternir l'image de Nicolas Sarkozy. "Un discours avec des parfums de racisme fait forcément baisser sa cote auprès de l'opinion africaine", estime-t-il, citant également sa politique répressive en matière d'immigration clandestine. "Par on ne sait quel pouvoir, il s'autorise à parler de l'Afrique et des Africains à la manière du maître qui a pris la mauvaise habitude de maltraiter son esclave," écrit le Camerounais Achille Mbembé, professeur à l'université sud-africaine Witwatersrand, dans une lettre ouverte au président français. Dans ce concert de critiques, seul le président sud-africain Thabo Mbeki a adopté un ton conciliant, remerciant dans une lettre Nicolas Sarkozy pour son "courage" et sa "franchise", ainsi que son appel à une "Renaissance africaine".
Diadie Ba, Agence Reuters, Dakar

Rédigé par psa le 04/09/2007 à 23:38 | Permalien

Mot à Maux

Silence

Clandestino
Bientôt, on va voir le tout nouveau ministre des Affaires étrangères du Canada, Maxime Bernier, arrivé en Afghanistan, par surprise. De préférence, il y sera avant le retour du Bernard Derôme national à la barre du téléjournal de Radio Canada. Ainsi va la guerre de charme, que le gouvernement du Canada tient à gagner sur une opinion assez remontée. Cette dernière ne se lasse pas de le faire savoir par sondages interposés, et bientôt, par votes exprimés dans le microcosme de la circonscription électorale d’Outremont. Mais il y a du nouveau. Selon, le ministre conservateur Michael Fortier, la guerre en Afghanistan ne serait pas une guerre. Une promenade de santé peut-être ? Dis, quand reviendras-tu nous le redire sur les antennes de radio Canada ? On a rien compris dans cette justification qui n’en est pas une. Puisqu’on ne sait pas toujours pourquoi ces chefs d’État et ministres doivent se cacher pour arriver et repartir presque clandestinement, qui de l’Irak, qui de l’Afghanistan. Il y a de quoi rester de marbre ou prier fort pour ces pauvres soldats envoyés dans ces lointaines contrées, en position de faiblesse, à découvert et sans noble raison.

Rédigé par psa le 04/09/2007 à 14:01 | Permalien

Silence

La Liseuse
La Liseuse
Il va bien notre ami Barack Obama. Des extraits de presse lus cette longue fin de semaine pour le situer, celui de Vail Daily News, dans le Colorado, est assez édifiant. Comme je le pense toujours avec plusieurs autres, Barack y est considéré comme un phénomène. Rien de moins ! Cela ne lui donne pas les clefs de la Maison blanche… Mais ici également, le constat est clair et irrévocable: l’homme a redonné espoir à plusieurs Américains, face à la chose politique ; il rend moins cyniques les citoyens face aux politiciens. C’est une énorme prouesse en ce début de siècle que ce dernier venu se soit révélé si talentueux et si vertueux à la fois, pour les gens ordinaires. On comprend pourquoi c’est à deux maintenant que les Clinton se mettent pour le contrer. Rien n’est joué ! Le Barack déchaîne toujours les foules et son discours demeure encore celui qui passionne. Nous reste à lire son avenir... Continuons à le suivre !

Rédigé par psa le 04/09/2007 à 00:41 | Permalien

Horizon

Silence

Mujer Dorada
Rédigé par psa le 01/09/2007 à 00:46 | Permalien

Silence