Diplomatie Ouverte |
|
|
Profil
Pierre S. Adjété
Archives
Galerie
Dernières notes
Infos
Nos liens
|
Silence
Les questions ethniques demeurent des sujets d’actualité pour les sociétés modernes. Elles ne sont pas exclusives à l’Afrique, quoique leurs manifestations dans les sociétés africaines prennent souvent des tournures dramatiques et incontrôlables. C’est le cas de ce que nous vivons avec le Kenya. La situation semble y dégénérer, malgré le déploiement des bonnes volontés de stature internationale décidées à y ramener le calme, et permettre des négociations acceptables entre le parti présidentiel et l’opposition. Plus que préoccupante encore lorsqu’on observe l’assassinat successif des deux députés de l’opposition. Une opposition qui avait remporté, par une courte majorité, la présidence de l’Assemblée nationale du pays, quelques jours après les élections contestées. Voilà que cette majorité parlementaire qui affaiblissait l’exécutif kenyan, le président Mwai Kibaki notamment, au profit de l’opposant Raila Odinga, fond littéralement sous le coup d’une violence bien dirigée. Melitus Mugabe Were lundi dernier et David Kimutai Too aujourd’hui jeudi : deux députés de l’opposition assassinés et, du coup, au moyen de la terreur, un sanglant équilibre politique s’installe. En réalité, le président Kibaki vient d’inaugurer une violence politique d’un genre nouveau que je n’ose pas qualifier. Il y a trente ans exactement, j’avais eu le plaisir de déambuler dans les rues de Nairobi, visiter des parcs nationaux en y voyant la première fois de ma vie une lionne à l’affût et plusieurs autres animaux dans leurs milieux naturels, connaissant pas cette occasion quelques mots du Swahili et plusieurs autres souvenirs agréables. Ce périple personnel n’occulte pas la réalité ethnique de ce merveilleux Kenya dont les séquelles datent bien des espoirs déçus des premières années d’indépendance, particulièrement l’ère d’après le charismatique président Jomo Kenyatta. Toutes ces insuffisances d’intégration sociale que la relative quiétude économique n’a pas aidé à dissiper dévoilent aujourd’hui des stigmates longtemps ensevelis. La cupidité humaine face au pouvoir a fait le reste : un tableau honteux à grandeur nature!
Horizon
Oléo, Gustave Courbet
Le mouvement est en cours, inexorablement. Et, les derniers développements qui ne sont rien de moins que des affluents de grande ampleur, le trio Kennedy, Caroline, Patrick et Ted , sont de nature à confondre les sceptiques et autres récalcitrants. Le mouvement est en cours et fait histoire au point que des journalistes sensés rester impassibles se commettent en déclarant vivre un tournant de l’histoire au point de nous parler du Tsunami. Je n’en suis pas encore à ce superlatif dévastateur ! Mais l’enthousiasme communicatif des propos de ralliement à la campagne de Barack Obama, des principaux membres du clan Kennedy aux étudiants de l’American University à Washington DC en passant par certains Blogs politiques à travers les Etats-Unis, tout porte à croire qu’une page serait fermée avec le départ de Greorges W. Bush. Son discours sur l’État de la Nation américaine (Union), le dernier de sa triste histoire politique, ne fera pas date devant l’immensité du leadeship nouveau que Barack Obama s’apprête à offrir à ce pays et au monde. Ce ne sont plus nos doigts qu’il faut croiser; mais carrément nos bras pour qu’enfin le changement advienne, en même temps que la vague politique ainsi que l'espoir pour une autre génération. Dire qu'il en existe encore qui persistent à tremper leurs orteils, de manière hésitante, avant de plonger.
Diplomatie PubliqueComme savent le dire les Papas de ce monde en désignant fièrement leur fille : C’est la fille de son père. Et, fille de John F. Kennedy, caroline aussi est happée par la personnalité foudroyante de Barack Obama. Elle donne son appui à Barack dans cette lettre simple et solennelle publiée dans le New York Times aujourd’hui… Une traduction rapide que je crois fidèle cependant.
« Pendant des années, j'ai été profondément émue par les gens qui m'ont dit ce qu'ils souhaitaient, se sentir inspirés et vivre d'espoir sur l'Amérique de la façon dont les gens se sentaient quand mon père était président. Ce sentiment est encore plus profond aujourd'hui. C'est pourquoi je vais soutenir un candidat à l'élection présidentielle démocratique dans les élections primaires, Barack Obama.
Mes raisons sont patriotiques, politiques et personnelles, et les trois sont liés. Toute ma vie, les gens m'ont dit que mon père a changé leur vie, qu'ils se sont impliqués dans la fonction publique ou dans la politique, car il le leur a demandé. Et la génération qu’il a inspiré a transmis cet esprit à ses enfants. Je rencontre des jeunes qui sont nés longtemps après que John F. Kennedy eu été président, mais ils me demandent comment vivre ses idéaux. Il faut parfois un certain temps pour admettre que quelqu'un a une capacité à nous faire croire en nous-mêmes, de lier cette conviction à nos idéaux les plus élevés et d'imaginer que, ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses. Dans les rares moments où une telle personne se présente, nous devons mettre de côté nos plans et nous joindre au mouvement que nous savons possible. Nous avons ce genre d'opportunité avec le sénateur Obama. Ce n'est pas que les autres candidats ne sont pas expérimentés ou avertis. Mais pour cette année, ce n'est peut-être pas assez. Nous avons besoin d'un changement à la tête de ce pays - comme nous l'avons fait en 1960. La plupart d'entre nous préférons baser notre décision de vote sur les différences politiques. Pourtant, les dossiers des candidats sont objectivement similaires. Ils ont tous établi des plans détaillés sur tout, de renforcer notre classe moyenne à investir dans la petite enfance. De ce fait, les qualités de leadership, de caractère et de jugement viennent jouer un rôle plus important que d'habitude. Le sénateur Obama a fait la preuve de toutes ces qualités tout au long de sa publique de plus de deux décennies, et pas seulement au Sénat des États-Unis, mais dans l'Illinois, où il a aidé des communautés qui luttent pour améliorer leur vie, enseigné le droit constitutionnel et a été officiellement un élu de son État pendant huit ans. Et le sénateur Obama fait preuve des mêmes qualités aujourd'hui. Il a bâti un mouvement qui est en train de changer le visage de la politique dans ce pays, et il a fait preuve d'un charisme particulier pour inspirer les jeunes - connue pour leur volonté de faire du bénévolat, mais aussi pour leur aversion pour la politique - de s'engager dans le processus politique. J'ai passé les cinq dernières années de travail dans les écoles publiques de la ville de New York et je suis mère de trois jeunes adolescents moi-même. Il y a une génération qui arrive à maturité et est plein d'espoir, d'ardeur au travail, et en même temps novatrice et imaginative. Mais un trop grand nombre d'entre ces jeunes sont aussi désespérés, défaitistes et démotivés. En tant que parents, nous avons la responsabilité d'aider nos enfants à croire en eux et en leur pouvoir pour façonner leur avenir. Le sénateur Obama est une source d'inspiration de mes enfants, des petits-enfants de mes parents, avec ce sentiment que tout est encore possible. Le sénateur Obama mène une campagne digne et honnête. Il a parlé avec éloquence au sujet du rôle de la foi dans sa vie, et a été transparent en ouvrant une fenêtre sur sa personnalité dans deux livres pertinents. Et quand il s'agit de jugement, Barack Obama a pris la bonne décision sur la question la plus importante de notre époque, en s’opposant à la guerre en Irak depuis le début. Je veux un président qui comprend que sa responsabilité est d'exprimer une vision et d'encourager les autres à la réaliser; qui possède lui-même, et ceux qui sont autour de lui, les plus hauts standards d'éthique, qui lance un appel aux espoirs de ceux qui croient encore dans le rêve américain, Et ceux dans le monde qui croient encore à l'idéal américain, et un président qui peut élever nos esprits, et nous faire croire encore que notre pays a besoin de chacun de nous pour s'impliquer. Je n'ai jamais eu un président qui m'a inspiré la façon dont les gens me disent que mon père les a inspirés. Mais pour la première fois, je crois avoir trouvé l'homme qui pourrait être ce président - et pas seulement pour moi, mais pour une nouvelle génération d'Américains. » Par CAROLINE KENNEDY Caroline Kennedy est l'auteur de «A Patriot's Handbook: Chants, poèmes, histoires et discours Célébrant la Terre de nos Aïeux (The Land We Love) ». Diplomatie PubliqueAd Valorem
Un plaisir de match que de voir la relève bousculer les anciens qui ont à peine imprimer leur marque sur le tennis mondial. Rafael Nadal lui-même n’y a vu que du feu, un rapide 6-2, 6-3, 6-2 « Grâce à un tennis de rêve » d’après certains commentaires. Ce jeudi à Melbourne, le jeune Français Jo-Wilfried Tsonga, 38e mondial, était effectivement le patron du jeu, se qualifiant pour la première finale de Grand Chelem de sa carrière à l'Open d'Australie. Il méritait bien son surnom de Mohamed Ali: grand, beau et talentueux; se permettant même de voler la vedette au corsaire espagnol. L'évènement est de taille et inattendu que les parents, Evelyne et Didier Tsonga, viennent de sauter dans le premier avion pour assister à cette première finale historique de leur fils. Il y a de quoi!
Le débat d’hier était assez relevé, particulièrement entre Hillary et Barack. Pouvait-il en être autrement, à l’approche du Super Mardi, le 5 février prochain ? Il est vrai que la tension monte entre les protagonistes. Naturellement, notre apôtre de la non-violence, Martin Luther King, projetait son ombre sur le débat ; il contenait symboliquement les assauts également. Ainsi, à la faveur de cette crise, prélude au ralentissement de l’économie américaine, la substance a émergé : on avait eu droit à quelques idées de politique économique, notamment des mesures fiscales concrètes à mettre sous la dent hier. Mais j’ai peur que les démocrates ne sortent divisés de cette dure bataille en cours. Il est temps de le relever : les choses se corsent entre Barack Obama et le couple Clinton, dont Bill, littéralement lâché à l’attaque contre Barack. C’est probablement une stratégie gagnante pour le clan Clinton… Elle pourrait malheureusement diviser les démocrates, et les fragiliser contre les républicains. J’en ai le pressentiment, quoiqu’il soit encore trop tôt.
Mot à Maux
William Etty
Il est des valeurs immuables qui constituent des filtres à nos actions. Elles sont nombreuses, communément partagées et constituent autant de moteurs ou de freins par rapport à certaines situations qui nous interpellent de temps à autres. Témoin d’une situation rocambolesque hier dimanche –lendemain de l’inhumation de la mère du professeur Paul Yao Assogba, mon président, je me sens en devoir de pointer-là l’un des tares que véhiculent certains aventuriers s’autoproclamant aptes à libérer le Togo. C’est l’un de ceux-là, prétendument président de la CTC, la dite Communauté Togolaise au Canada, que rien de noble n’avait arrêté comme critères de respect, de compassion, d’entregent, d’humanité, d’attendrissement, de réflexion, d’attention, de circonspection, et d’autres valeurs d’écoute volontaire de l’autre, l’autre affligé, l’autre éploré par la perte de sa mère. Je me sens en devoir de m’élever contre l’inacceptable de ce prétendu président de la CTC qu’est Antoine Nadjombé d’appeler le professeur Assogba pour lui faire des remarques de n’avoir pas informé lui, président, de quoi déjà ? Devant le froid hivernal canadien qui sévissait hier, à peine étions-nous installés non loin du feu que Yao venait d’allumer que le téléphone a sonné, avec au bout ce président de la CTC débitant des remarques à quelqu’un qui venait de porter sa mere à sa dernière demeure. Pathétique ! Naturellement, quelques remarques du genre « (… ) Donc, vous ne m’appeler pas pour m’offrir votre sympathie ou me présenter vos condoléances mais pour me faire des reproches… » ont rappelé notre prétendu président à l’ordre et face à l’énormité de sa forfaiture. Le patinage verbal dans lequel il s’est lancé par la suite pour rattraper sa bourde, n’était pas non plus l’un des plus songés, puisqu’il consistait à vouloir accuser une personne autre d’avoir ciblé tout le monde, sauf lui, dans la diffusion du message électronique annonçant le décès et l’organisation mise en place pour et autour du deuil. Face à l’inacceptable de cet acte d’impolitesse, d’inconsidération, d'indécence, d’irrespect et de voyoucratie socialement indélicat et impropre, ce Nadjombé doit entrer en hibernation réflexive et n’en sortir que muni d’une lettre d’excuse dans une main, une lettre de démission dans l’autre. Pas pour Paul Yao Assogba, son épouse et sa famille, et l’ensemble des Togolaises et des Togolais du Canada, mais pour lui-même : assumer l’entière responsabilité de sa petitesse du moment, afin de mieux grandir désormais dans son ambition à servir dans l’espace public et prétendre représenter qui que ce soit.
Mot à MauxDiplomatie Publique
Désir d'amour
Il est de bon ton que l’élève dépasse le maître. Avec un certain étonnement et inquiétude, mon président, le professeur Yao Paul Assogba, a retrouvé un message de M. Pierre Bélanger, son directeur de thèse devenu son ami qui, d’une voix grave et particulière disait à peu près ceci, il y a quelques jours : Yao, je suis fier que tu m’aies dépassé, de toi je suis fier. Parole sublime qui traduit le nécessaire dépassement qui rend les parents heureux, mères et pères spirituels ou de sang. En politique, cette situation de dépassement se rapprocherait bien du parricide politique. Tuer son père politiquement, c’est à dire le dépasser positivement, pour exister soi-même et ainsi, forger sa personnalité propre est un devoir et non un mythe antique. Au Togo, la situation est criarde et tout aussi occultée. Naturellement, tout le monde la chuchote sans oser l’aborder publiquement : Faure Gnassingbé doit dépasser son père… Jusqu’où ira-t-il cependant? Difficile de situer aujourd’hui, l’horizon, la force et l’intensité de ses propres actes de changement par rapport à son défunt père. Mais une chose est certaine, ce changement inévitable est en cours et advient inexorablement. À travers les dernières illustrations : s’approprier les Forces armées togolaises et repositionner symboliquement la commémoration du « 13 janvier », nous en avons encore la preuve de cette volonté qui ne justifie nullement le passé, mais tente d’assainir le présent collectif autrement que dans l’agressivité, la méfiance et la haine. Ces actes de courage politique sont dignes de mention. Ils témoignent de ce dépassement politique salutaire que nous nous devons de saluer et d’encourager. Le Togo doit résolument se tourner vers l’avenir qui exige des actes constants dans l’engagement pour la réconciliation : une nécessité préalable et absolument incontournable à la renaissance et au développement du Togo. Et les personnes à la gouverne du Togo doivent faire école et volonté dans ce sens. C’est bien là, le plus ardent de nos désirs… Parole connue, consensuelle et non inventée aujourd’hui!
Diplomatie PubliqueAd Valorem
Marcel Duchamp, Nu descendant escalier
Aux nouvelles, je suis allé. Le temps ayant fait son œuvre et la volonté aidant, le compromis émerge effectivement entre la bande à Améyi et le reliquat de l’équipe à Tata. Pour que les uns et les autres ne perdent pas la face, la place de Tata Avlessi, en appel ultime près le Tribunal arbitral du sport (TAS) sera comme préservé. Cet ultime recours sera entendu le 18 janvier 2008, on m’a dit. Nous sommes donc sur le point d’assister au retour du bureau de la Fédération togolaise de football (FTF), traditionnellement et effectivement élu il y a un an. La cohabitation est aussi favorisée par l’audace du nouveau ministre, M. Antoine Folly –un ami de Gabriel Ameyi qui avait toujours, dans l’ombre, essayé de rapprocher les uns et les autres auparavant. Dans sa fonction actuelle, il a les coudées officielles pour avancer avec une relative légitimité. Et un succès relatif, avouons-le, l’accompagne déjà. Si et seulement si ce ne sont nos amis du Comité provisoire de gestion (CPG) de la FTF, qui possèdent encore le cœur à quelques contestations… d’honneur ou d’égo; je ne saurai le dire. Le récif auquel s’accroche l’équipe à Bernard Walla, le CPG, ne me semble pas assez solide : une mission d’organiser des élections figurerait sur leur Feuille de route, et ces braves gens ont le désir de présider à cette élection. Ferveur tardive! Trop tardive pour être sérieusement appréciée, et ne pas être confondue à de l’obstruction. Le fait même que les élus de la FTF sont d’accord à collaborer, leur présence rend caduque tout autre structure dirigeante de la FTF. Il est vrai qu’un sceau de la CAF, reconnu par la FIFA aidera à sceller le retour à la légalité à la FTF. Il semble que la requête est faite auprès de la FIFA et de la CAF pour consacrer le retour à la normalité. Pour ce qui est de l’appel de Tata Avlessi, j’avoue ne pas espérer grand’chose. Tellement cette histoire est pleine de mystères, de non-dits et de déceptions. Que nos attentes soient raisonnables de ce côté, et hautes du côté de la volonté de collaboration entre les anciens antagonistes aujourd'hui descendus de leur rivalité . Ad ValoremSilence
Repos, Mark Chapman
Et la cacophonie reprend au sujet du football togolais, sur fond de querelle de personnalité devant une apparente évidence : une responsabilité à la Fédération togolaise de football (FTF) est rentable d’une manière ou d’une autre. Il y a exactement un an, jour pour jour, une équipe nouvelle –très hétéroclite toutefois- était objectivement élue à la tête de la FTF. Elle a malheureusement rendu l’âme, trop tôt, à cause des querelles de personnalité entre Tata Avlessi et son premier vice-président Gabriel Ameyi. De sanctions sévères et disproportionnées de la CAF contre le président Tata –auquel je ne cache pas mon admiration, de la tentative infructueuse de M. Ameyi de prendre le contrôle de la FTF et, enfin, de l’arrivée du nouveau ministre nommé aux sports le 13 décembre 2007, M. Antoine Folly -ami de Gabriel Ameyi-, les choses reprennent là où elles se trouvaient, dans la belle pagaille.
Il est compréhensible qu’un ministre tente de mettre de l’ordre dans cette FTF, et surtout tenter de réconcilier le reliquat du bureau régulièrement élu. Mais, dispose-t-il d’un plan d’action moindrement articulé et approuvé par le gouvernement? Déjà la structure spéciale dite Comité provisoire de gestion (CPG) de la Fédération togolaise de football, dont la légitimée et la légalité n’ont jamais convaincu personne, pas plus les instances du football africain que celle de la FIFA, répond au nouveau ministre des Sports, Antoine Folly, en se clamant toujours vivante et pérenne, même après sa date de péremption pourtant bien inscrite sur son acte de naissance délictueux. La seule chose que cette structure dirigée par Bernard Walla, la CPG, a réalisé, c’est justement avoir manœuvré habilement pour que le Togo ne soit pas sanctionné pour avoir dégommé les élus de la FTF. Ces derniers ne s’entendant pas par ailleurs, personne à la FIFA ni à la CAF n’a cru bon de tirer sur une FTF -quel qu’en soit l’appellation, qui ne pouvait pas produire le moindre résultat de toutes les façons. À voir le support douteux que le site Internet gouvernemental semble accorder déjà à Bernard Walla, on se demande bien si le prétention de réconciliation entreprise par le ministre Folly possède quelque support que ce soit. C’est encore de la confusion qui vient s’ajouter à une situation passablement trouble, et désespérément mortelle pour le football togolais. Pour combien de temps encore et pour quel intérêt cette fois-ci que les couteaux doivent revoler si bas? Silence
Ici, on peut vraiment parler d’égalité en Barack et Hillary. Les choses repartent alors, très solidement, jusqu’au soir du 5 février prochain.
Quelqu’un me disait étonnement hier, à l’Université Saint-Paul, bien des heures avant le début de la soirée des résultats : « Pierre, Barack Obama a déjà gagné ! Quel que soit ce qui pourrait lui arriver, cet homme a déjà fait l’histoire. » Jamais je n’avais vu la chose sous cet angle. La victoire, je le savais, pouvais être immatérielle. Dans ce cas ci pourrait-elle être suffisamment appréciée si jamais elle ne prenait pas corps physique sous la forme d’une victoire dans le choix des démocrates, prochainement ? Il en faut plus pour m’en convaincre… Et les nouvelles et commentaires hier nuit, laissaient les journalistes tous étonnés. Aujourd’hui, je n’en suis qu’aux premiers textes et plus personnes ne parle de Momentum ; il s’agit d’un autre départ, un autre vrai départ dans lequel Barack doit de nouveau sortir tout son charisme que nul autre candidat ne dispose dans cette course… difficile, mais pas impossible. Yes, We Can ! Horizon
Nous avons la comparaison facile, en oubliant trop rapidement, que comparaison n’est pas raison. C’est ce que j’observe chez la plupart des commentateurs politiques américains, français et canadiens qui rapprochent toujours et inlassablement ce qui se passe sous leurs yeux des élections antérieures de Bill Clinton et Georges W. Bush. Prudence analytique ou cécité professionnelle, je me demande. De là, la force de l’analyse qui part du contexte, dissèque les acteurs du moment et les enjeux actuels de grande importance ainsi que l’application des valeurs dominantes pour arriver à une décision ou un résultat solidement soutenu. Partant de cette démarche, je suis de ceux qui étaient arrivés à la conclusion, il y a quelques années, que notre Hillary Clinton aurait dû se présenter contre Georges Bush à son deuxième mandat de 2004, au lieu de laisser la place à John Kerry. La bataille aurait été épique, subliminale voire héroïque dans les conditions directement post septembre 2001. Elle avait tout simplement passé son tour, moins courageuse et audacieuse que n’exige la politique. Pire, elle pensait aboutir à la facilité d’un boulevard moins encombré qui se créerait pour elle, tout naturellement, puisque le Georges W. Bush arriverait au terme des possibilités constitutionnelles de renouvellement du mandat présidentiel. Ce fut une erreur, une grosse erreur à mon avis : c’est l’erreur Hillary. Pour apprécier cette position, imaginons que maintenant, Barack Obama ne ce soit pas présenté, disant que ce soit le tour d’Hillary Clinton ou qu’il serait trop difficile d’affronter et Hillary et Bill en même temps, en cette année 2008. Quel risque politique! Qui se trouverait alors en face de Barack huit ans plus tard? Les ambitions et les valeurs politiques devraient-elles s’éteindre chez tout le monde et créer un passage libre d’embûches à Barack en 2016? Poser ces types de questions, c’est y répondre et découvrir que Hill Clinton est moins courageuse qu’elle ne veut le faire croire. Et cela ne pardonne pas en politique. Heureusement! Mais ce qui est grave, ce n’est pas l’erreur Hillary. Ce qui est grave c’est que personne n’a vu venir Barack Obama. En vérité, tout le monde l’a vu et tous, et toutes, ont conclu qu’il était trop jeune et moins réputé pour oser affronter une Clinton. Et ils ont conclu, tous et toutes, que s’il lui prenait d’oser, il l’apprendra vite à ses dépends. Il devait alors vite recevoir le message que depuis l’arrivée de Barack Obama au Sénat, la gente politique à Hillary ne l’avait que royalement snobé. Tellement snobé que la possibilité du ticket idéal, Hillary présidente et Barack vice-président s’est émoussée au fil des mois et des occasions. Personne n’a vu venir Barack parce que chacun se cachait sous le raisonnement que l’Amérique ne serait pas prête à élire un Noir. C’est peut-être vrai, sauf que le Noir était compétent, charismatique, extraordinairement attrayant par ses idées et son physique et incarnait admirablement le renouveau du moment et l’avenir en prime. Quel peuple, sans aucune contrainte, pourrait se priver du beau, du bon et du compétent de nos jours, à cette heure de pointe de l’information? Au fond, on a tellement joué dans les choix ordinaires que l’extraordinaire semble ne plus faire partie de nos perspectives. À l’œil nu, on voit bien que l’enthousiasme Obama, l’effet O, est royalement contagieux que la froideur Hillary peu captivante; les gens y sont sensibles et voient chez Obama la volonté de vouloir faire le boulot, vaillamment que dame Clinton. Mais ce n’est pas tout. En ces moments où ses adversaires tentent de le contenir en reprenant à leur compte, le thème du changement, les pauvres!, Barack Obama à délaissé ce simple petit niveau pour s’adresser à l’intelligence de ses concitoyens, leur demandant de joindre la vague, le mouvement national et de faire partie de l’histoire des États-Unis. Un discours auquel personne d’entre tous les candidats n’est pas aussi éligible que lui. Et ce n’est pas du bluff, l’histoire se fait sous nos yeux… Qui n’aimerait donc pas y laisser sa marque? C’est là toute la portée réelle et symbolique de cette loi politique qui s’affiche et me parait assez claire pour les jours et les semaines à venir. Dans ces primaires, nul ne me parait assez fort pour arrêter le courant Barack Obama, tout simplement. Évidemment ma conviction analytique est gravée depuis longtemps sur ces pages et ailleurs, davantage comme un résultat d’analyse profonde que sous l’effet d’un envoûtement de clair de lune. Comprenez alors que mon étonnement serait bien que ce Barack Obama là, un véritable phénomène politique, soit délaissé au profit de Hillary Clinton dans le choix du candidat démocrate aux présidentielles du 4 novembre 2008. Pour le duel entre le candidat démocrate, Barack Obama sans doute et ses adversaires à venir, indépendant et républicain, nous avons le temps d’y revenir.
En avant Barack! Horizon |



