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Pierre S. Adjété
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Silence


Dumitru Peicev, Nu en Nature
Dumitru Peicev, Nu en Nature
Les questions ethniques demeurent des sujets d’actualité pour les sociétés modernes. Elles ne sont pas exclusives à l’Afrique, quoique leurs manifestations dans les sociétés africaines prennent souvent des tournures dramatiques et incontrôlables. C’est le cas de ce que nous vivons avec le Kenya. La situation semble y dégénérer, malgré le déploiement des bonnes volontés de stature internationale décidées à y ramener le calme, et permettre des négociations acceptables entre le parti présidentiel et l’opposition. Plus que préoccupante encore lorsqu’on observe l’assassinat successif des deux députés de l’opposition. Une opposition qui avait remporté, par une courte majorité, la présidence de l’Assemblée nationale du pays, quelques jours après les élections contestées. Voilà que cette majorité parlementaire qui affaiblissait l’exécutif kenyan, le président Mwai Kibaki notamment, au profit de l’opposant Raila Odinga, fond littéralement sous le coup d’une violence bien dirigée. Melitus Mugabe Were lundi dernier et David Kimutai Too aujourd’hui jeudi : deux députés de l’opposition assassinés et, du coup, au moyen de la terreur, un sanglant équilibre politique s’installe. En réalité, le président Kibaki vient d’inaugurer une violence politique d’un genre nouveau que je n’ose pas qualifier. Il y a trente ans exactement, j’avais eu le plaisir de déambuler dans les rues de Nairobi, visiter des parcs nationaux en y voyant la première fois de ma vie une lionne à l’affût et plusieurs autres animaux dans leurs milieux naturels, connaissant pas cette occasion quelques mots du Swahili et plusieurs autres souvenirs agréables. Ce périple personnel n’occulte pas la réalité ethnique de ce merveilleux Kenya dont les séquelles datent bien des espoirs déçus des premières années d’indépendance, particulièrement l’ère d’après le charismatique président Jomo Kenyatta. Toutes ces insuffisances d’intégration sociale que la relative quiétude économique n’a pas aidé à dissiper dévoilent aujourd’hui des stigmates longtemps ensevelis. La cupidité humaine face au pouvoir a fait le reste : un tableau honteux à grandeur nature!

Rédigé par psa le 31/01/2008 à 14:46
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Horizon


Oléo, Gustave Courbet
Oléo, Gustave Courbet
Le mouvement est en cours, inexorablement. Et, les derniers développements qui ne sont rien de moins que des affluents de grande ampleur, le trio Kennedy, Caroline, Patrick et Ted , sont de nature à confondre les sceptiques et autres récalcitrants. Le mouvement est en cours et fait histoire au point que des journalistes sensés rester impassibles se commettent en déclarant vivre un tournant de l’histoire au point de nous parler du Tsunami. Je n’en suis pas encore à ce superlatif dévastateur ! Mais l’enthousiasme communicatif des propos de ralliement à la campagne de Barack Obama, des principaux membres du clan Kennedy aux étudiants de l’American University à Washington DC en passant par certains Blogs politiques à travers les Etats-Unis, tout porte à croire qu’une page serait fermée avec le départ de Greorges W. Bush. Son discours sur l’État de la Nation américaine (Union), le dernier de sa triste histoire politique, ne fera pas date devant l’immensité du leadeship nouveau que Barack Obama s’apprête à offrir à ce pays et au monde. Ce ne sont plus nos doigts qu’il faut croiser; mais carrément nos bras pour qu’enfin le changement advienne, en même temps que la vague politique ainsi que l'espoir pour une autre génération. Dire qu'il en existe encore qui persistent à tremper leurs orteils, de manière hésitante, avant de plonger.

Rédigé par psa le 28/01/2008 à 18:41
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Diplomatie Publique


Comme savent le dire les Papas de ce monde en désignant fièrement leur fille : C’est la fille de son père. Et, fille de John F. Kennedy, caroline aussi est happée par la personnalité foudroyante de Barack Obama. Elle donne son appui à Barack dans cette lettre simple et solennelle publiée dans le New York Times aujourd’hui… Une traduction rapide que je crois fidèle cependant.


Un président comme mon père
« Pendant des années, j'ai été profondément émue par les gens qui m'ont dit ce qu'ils souhaitaient, se sentir inspirés et vivre d'espoir sur l'Amérique de la façon dont les gens se sentaient quand mon père était président. Ce sentiment est encore plus profond aujourd'hui. C'est pourquoi je vais soutenir un candidat à l'élection présidentielle démocratique dans les élections primaires, Barack Obama.

Mes raisons sont patriotiques, politiques et personnelles, et les trois sont liés. Toute ma vie, les gens m'ont dit que mon père a changé leur vie, qu'ils se sont impliqués dans la fonction publique ou dans la politique, car il le leur a demandé. Et la génération qu’il a inspiré a transmis cet esprit à ses enfants. Je rencontre des jeunes qui sont nés longtemps après que John F. Kennedy eu été président, mais ils me demandent comment vivre ses idéaux.

Il faut parfois un certain temps pour admettre que quelqu'un a une capacité à nous faire croire en nous-mêmes, de lier cette conviction à nos idéaux les plus élevés et d'imaginer que, ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses. Dans les rares moments où une telle personne se présente, nous devons mettre de côté nos plans et nous joindre au mouvement que nous savons possible.

Nous avons ce genre d'opportunité avec le sénateur Obama. Ce n'est pas que les autres candidats ne sont pas expérimentés ou avertis. Mais pour cette année, ce n'est peut-être pas assez. Nous avons besoin d'un changement à la tête de ce pays - comme nous l'avons fait en 1960.

La plupart d'entre nous préférons baser notre décision de vote sur les différences politiques. Pourtant, les dossiers des candidats sont objectivement similaires. Ils ont tous établi des plans détaillés sur tout, de renforcer notre classe moyenne à investir dans la petite enfance. De ce fait, les qualités de leadership, de caractère et de jugement viennent jouer un rôle plus important que d'habitude.

Le sénateur Obama a fait la preuve de toutes ces qualités tout au long de sa publique de plus de deux décennies, et pas seulement au Sénat des États-Unis, mais dans l'Illinois, où il a aidé des communautés qui luttent pour améliorer leur vie, enseigné le droit constitutionnel et a été officiellement un élu de son État pendant huit ans. Et le sénateur Obama fait preuve des mêmes qualités aujourd'hui. Il a bâti un mouvement qui est en train de changer le visage de la politique dans ce pays, et il a fait preuve d'un charisme particulier pour inspirer les jeunes - connue pour leur volonté de faire du bénévolat, mais aussi pour leur aversion pour la politique - de s'engager dans le processus politique.

J'ai passé les cinq dernières années de travail dans les écoles publiques de la ville de New York et je suis mère de trois jeunes adolescents moi-même. Il y a une génération qui arrive à maturité et est plein d'espoir, d'ardeur au travail, et en même temps novatrice et imaginative. Mais un trop grand nombre d'entre ces jeunes sont aussi désespérés, défaitistes et démotivés. En tant que parents, nous avons la responsabilité d'aider nos enfants à croire en eux et en leur pouvoir pour façonner leur avenir. Le sénateur Obama est une source d'inspiration de mes enfants, des petits-enfants de mes parents, avec ce sentiment que tout est encore possible.

Le sénateur Obama mène une campagne digne et honnête. Il a parlé avec éloquence au sujet du rôle de la foi dans sa vie, et a été transparent en ouvrant une fenêtre sur sa personnalité dans deux livres pertinents. Et quand il s'agit de jugement, Barack Obama a pris la bonne décision sur la question la plus importante de notre époque, en s’opposant à la guerre en Irak depuis le début.

Je veux un président qui comprend que sa responsabilité est d'exprimer une vision et d'encourager les autres à la réaliser; qui possède lui-même, et ceux qui sont autour de lui, les plus hauts standards d'éthique, qui lance un appel aux espoirs de ceux qui croient encore dans le rêve américain, Et ceux dans le monde qui croient encore à l'idéal américain, et un président qui peut élever nos esprits, et nous faire croire encore que notre pays a besoin de chacun de nous pour s'impliquer.

Je n'ai jamais eu un président qui m'a inspiré la façon dont les gens me disent que mon père les a inspirés. Mais pour la première fois, je crois avoir trouvé l'homme qui pourrait être ce président - et pas seulement pour moi, mais pour une nouvelle génération d'Américains. »

Par CAROLINE KENNEDY
Caroline Kennedy est l'auteur de «A Patriot's Handbook: Chants, poèmes, histoires et discours Célébrant la Terre de nos Aïeux (The Land We Love) ».


Rédigé par psa le 27/01/2008 à 15:10
Un Mohamed Ali Volant
Un plaisir de match que de voir la relève bousculer les anciens qui ont à peine imprimer leur marque sur le tennis mondial. Rafael Nadal lui-même n’y a vu que du feu, un rapide 6-2, 6-3, 6-2 « Grâce à un tennis de rêve » d’après certains commentaires. Ce jeudi à Melbourne, le jeune Français Jo-Wilfried Tsonga, 38e mondial, était effectivement le patron du jeu, se qualifiant pour la première finale de Grand Chelem de sa carrière à l'Open d'Australie. Il méritait bien son surnom de Mohamed Ali: grand, beau et talentueux; se permettant même de voler la vedette au corsaire espagnol. L'évènement est de taille et inattendu que les parents, Evelyne et Didier Tsonga, viennent de sauter dans le premier avion pour assister à cette première finale historique de leur fils. Il y a de quoi!

Rédigé par psa le 24/01/2008 à 15:51
Guerre de Clan, par Jour de Non-Violence
Le débat d’hier était assez relevé, particulièrement entre Hillary et Barack. Pouvait-il en être autrement, à l’approche du Super Mardi, le 5 février prochain ? Il est vrai que la tension monte entre les protagonistes. Naturellement, notre apôtre de la non-violence, Martin Luther King, projetait son ombre sur le débat ; il contenait symboliquement les assauts également. Ainsi, à la faveur de cette crise, prélude au ralentissement de l’économie américaine, la substance a émergé : on avait eu droit à quelques idées de politique économique, notamment des mesures fiscales concrètes à mettre sous la dent hier. Mais j’ai peur que les démocrates ne sortent divisés de cette dure bataille en cours. Il est temps de le relever : les choses se corsent entre Barack Obama et le couple Clinton, dont Bill, littéralement lâché à l’attaque contre Barack. C’est probablement une stratégie gagnante pour le clan Clinton… Elle pourrait malheureusement diviser les démocrates, et les fragiliser contre les républicains. J’en ai le pressentiment, quoiqu’il soit encore trop tôt.


Rédigé par psa le 22/01/2008 à 15:22

Mot à Maux


William Etty
William Etty
Il est des valeurs immuables qui constituent des filtres à nos actions. Elles sont nombreuses, communément partagées et constituent autant de moteurs ou de freins par rapport à certaines situations qui nous interpellent de temps à autres. Témoin d’une situation rocambolesque hier dimanche –lendemain de l’inhumation de la mère du professeur Paul Yao Assogba, mon président, je me sens en devoir de pointer-là l’un des tares que véhiculent certains aventuriers s’autoproclamant aptes à libérer le Togo. C’est l’un de ceux-là, prétendument président de la CTC, la dite Communauté Togolaise au Canada, que rien de noble n’avait arrêté comme critères de respect, de compassion, d’entregent, d’humanité, d’attendrissement, de réflexion, d’attention, de circonspection, et d’autres valeurs d’écoute volontaire de l’autre, l’autre affligé, l’autre éploré par la perte de sa mère. Je me sens en devoir de m’élever contre l’inacceptable de ce prétendu président de la CTC qu’est Antoine Nadjombé d’appeler le professeur Assogba pour lui faire des remarques de n’avoir pas informé lui, président, de quoi déjà ? Devant le froid hivernal canadien qui sévissait hier, à peine étions-nous installés non loin du feu que Yao venait d’allumer que le téléphone a sonné, avec au bout ce président de la CTC débitant des remarques à quelqu’un qui venait de porter sa mere à sa dernière demeure. Pathétique ! Naturellement, quelques remarques du genre « (… ) Donc, vous ne m’appeler pas pour m’offrir votre sympathie ou me présenter vos condoléances mais pour me faire des reproches… » ont rappelé notre prétendu président à l’ordre et face à l’énormité de sa forfaiture. Le patinage verbal dans lequel il s’est lancé par la suite pour rattraper sa bourde, n’était pas non plus l’un des plus songés, puisqu’il consistait à vouloir accuser une personne autre d’avoir ciblé tout le monde, sauf lui, dans la diffusion du message électronique annonçant le décès et l’organisation mise en place pour et autour du deuil. Face à l’inacceptable de cet acte d’impolitesse, d’inconsidération, d'indécence, d’irrespect et de voyoucratie socialement indélicat et impropre, ce Nadjombé doit entrer en hibernation réflexive et n’en sortir que muni d’une lettre d’excuse dans une main, une lettre de démission dans l’autre. Pas pour Paul Yao Assogba, son épouse et sa famille, et l’ensemble des Togolaises et des Togolais du Canada, mais pour lui-même : assumer l’entière responsabilité de sa petitesse du moment, afin de mieux grandir désormais dans son ambition à servir dans l’espace public et prétendre représenter qui que ce soit.

Rédigé par psa le 21/01/2008 à 13:35

Diplomatie Publique


Désir d'amour
Désir d'amour
Il est de bon ton que l’élève dépasse le maître. Avec un certain étonnement et inquiétude, mon président, le professeur Yao Paul Assogba, a retrouvé un message de M. Pierre Bélanger, son directeur de thèse devenu son ami qui, d’une voix grave et particulière disait à peu près ceci, il y a quelques jours : Yao, je suis fier que tu m’aies dépassé, de toi je suis fier. Parole sublime qui traduit le nécessaire dépassement qui rend les parents heureux, mères et pères spirituels ou de sang. En politique, cette situation de dépassement se rapprocherait bien du parricide politique. Tuer son père politiquement, c’est à dire le dépasser positivement, pour exister soi-même et ainsi, forger sa personnalité propre est un devoir et non un mythe antique. Au Togo, la situation est criarde et tout aussi occultée. Naturellement, tout le monde la chuchote sans oser l’aborder publiquement : Faure Gnassingbé doit dépasser son père… Jusqu’où ira-t-il cependant? Difficile de situer aujourd’hui, l’horizon, la force et l’intensité de ses propres actes de changement par rapport à son défunt père. Mais une chose est certaine, ce changement inévitable est en cours et advient inexorablement. À travers les dernières illustrations : s’approprier les Forces armées togolaises et repositionner symboliquement la commémoration du « 13 janvier », nous en avons encore la preuve de cette volonté qui ne justifie nullement le passé, mais tente d’assainir le présent collectif autrement que dans l’agressivité, la méfiance et la haine. Ces actes de courage politique sont dignes de mention. Ils témoignent de ce dépassement politique salutaire que nous nous devons de saluer et d’encourager. Le Togo doit résolument se tourner vers l’avenir qui exige des actes constants dans l’engagement pour la réconciliation : une nécessité préalable et absolument incontournable à la renaissance et au développement du Togo. Et les personnes à la gouverne du Togo doivent faire école et volonté dans ce sens. C’est bien là, le plus ardent de nos désirs… Parole connue, consensuelle et non inventée aujourd’hui!


Rédigé par psa le 13/01/2008 à 13:13

Ad Valorem


Marcel Duchamp, Nu descendant escalier
Marcel Duchamp, Nu descendant escalier


Aux nouvelles, je suis allé. Le temps ayant fait son œuvre et la volonté aidant, le compromis émerge effectivement entre la bande à Améyi et le reliquat de l’équipe à Tata. Pour que les uns et les autres ne perdent pas la face, la place de Tata Avlessi, en appel ultime près le Tribunal arbitral du sport (TAS) sera comme préservé. Cet ultime recours sera entendu le 18 janvier 2008, on m’a dit. Nous sommes donc sur le point d’assister au retour du bureau de la Fédération togolaise de football (FTF), traditionnellement et effectivement élu il y a un an. La cohabitation est aussi favorisée par l’audace du nouveau ministre, M. Antoine Folly –un ami de Gabriel Ameyi qui avait toujours, dans l’ombre, essayé de rapprocher les uns et les autres auparavant. Dans sa fonction actuelle, il a les coudées officielles pour avancer avec une relative légitimité. Et un succès relatif, avouons-le, l’accompagne déjà. Si et seulement si ce ne sont nos amis du Comité provisoire de gestion (CPG) de la FTF, qui possèdent encore le cœur à quelques contestations… d’honneur ou d’égo; je ne saurai le dire. Le récif auquel s’accroche l’équipe à Bernard Walla, le CPG, ne me semble pas assez solide : une mission d’organiser des élections figurerait sur leur Feuille de route, et ces braves gens ont le désir de présider à cette élection. Ferveur tardive! Trop tardive pour être sérieusement appréciée, et ne pas être confondue à de l’obstruction. Le fait même que les élus de la FTF sont d’accord à collaborer, leur présence rend caduque tout autre structure dirigeante de la FTF. Il est vrai qu’un sceau de la CAF, reconnu par la FIFA aidera à sceller le retour à la légalité à la FTF. Il semble que la requête est faite auprès de la FIFA et de la CAF pour consacrer le retour à la normalité. Pour ce qui est de l’appel de Tata Avlessi, j’avoue ne pas espérer grand’chose. Tellement cette histoire est pleine de mystères, de non-dits et de déceptions. Que nos attentes soient raisonnables de ce côté, et hautes du côté de la volonté de collaboration entre les anciens antagonistes aujourd'hui descendus de leur rivalité .

Rédigé par psa le 11/01/2008 à 23:30
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