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Pierre S. Adjété
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De ces Intellectuels Amuseurs Publics Zébrés
La question était tout simplement « Finalement le temps en politique aura été un facteur déterminant pour Faure. Nicolas Sarkozy lui a déroulé le tapis rouge. Comment expliquez-vous ce revirement ? » Et voici la réponse de Comi M. Toulabor : Le temps est une échelle importante. En politique, il peut être un facteur autant de crispation que de décrispation. On constate que Sarkozy, hier opposant à la Françafrique chiraquienne, mais par ailleurs représentant sans complexe de gros intérêts économiques français en Afrique, a beaucoup évolué depuis son accession à l’Elysée. La rencontre Faure-Sarkozy se situe dans la Realpolitik débridée que « l’Homme de la rupture » pratique s’agissant surtout des relations avec le pré carré africain. C’est le parrain Omar, proconsul de ce pré carré, qui a servi d’intermédiaire et a favorisé cette rencontre. Faure désespérait et dépérissait littéralement d’attendre trop longtemps au purgatoire, alors ses papilles olfactives n’ont jamais cessé de humer les odeurs du paradis élyséen. Sortira-t-il des lambris dorés de la Réplique avec le front illuminé du signe de l’onction de confirmation sarkozyste pour les présidentielles 2010 dont il commence déjà à enfumer les Togolais à coups de milliards et de nouveaux Premiers ministres ? C’est ce soutien que le « fils du père » est venu quémander auprès de son suzerain avec lequel toutes les options possibles et inimaginables sont ouvertes. Quoi que fasse Paris (ainsi que Berlin, Bruxelles, Rome et Washington qui aiment suivre la locomotive françafricaine parce que la vie des Blancs n’est pas en jeu au Togo), le tapis rouge étalé pour Faure restera toujours rouge du sang des Togolais, et ça, le temps aura du mal à jouer comme détergent. A moins que leurs leaders politiques et eux-mêmes décident de tourner définitivement la page sanglante afin d’aller, apaisés comme leurs chères démocraties « apaisées » à un hypothétique GUNT, cette divine étable où loups et agneaux se retrouver pour s’adouber au nom de la « réconciliation nationale » et de l’« esprit nouveau ». Le reste de l’interview est probablement de cette facture langagière et de réflexion : mais il mérite un arrêt... C’est l’exemple patent de la nullité intellectuelle. Il fut un temps, ce monsieur, chercheur, faisait des analyses époustouflantes et judicieusement dosées. Et puis un jour, il est devenu dogmatique. Dogmatique au point de mettre son talent au seul service de l’idéologie de la haine de l’autre. Et cela transparait nettement de ses propos. Cette haine viscérale et manichéenne qui ne voit jamais ses propres erreurs de parcours et ne distingue le mal que dans l’autre… Mais ma réaction est aussi motivée par la naïveté déconcertante qui supporte les propos de notre pourtant universitaire. Je découvre qu’il appartient à cette race de frustrés permanents qui toujours croiront que la France leur doit la délivrance et le salut alors qu’eux-mêmes ont démontré leur incapacité légendaire à s’organiser moindrement pour arriver à un résultat. La France, la même France qui déroule tapis rouge et honneur à Faure Gnassingbé aurait déroulé le même tapis rouge à quelqu’un d’autre à sa place : c’est dans l’ordre normal des choses. Par exemple, un Gilchrist Olympio à la place de Faure Gnassingbé aurait ainsi bénéficié du même traitement. Sauf que lui, Gilchrist Olympio, un nain politique doublé d’adepte des messes de la mégalomanie politique n’avait de stratégie que d’insultes, curieusement comme notre universitaire Comi Toulabor. Et le temps a vite fait de passer. Désolant ! Il est vrai que M. Toulabor est l’un des derniers convertis à l’évidence que Gilchrist Olympio est simplement incompétent en politique. Il découvre aussi qu’il n’y a pas d’opposants en France, lui-même n’étant devenu rien d’autre qu’un universitaire amuseur public en politique, malheureusement. Ainsi va la clique des intellectuels togolais qui a refusé de mettre sa connaissance au service de l’analyse et des questionnements scientifiques pour l’asservir à une idéologie de haire de l’autre. Et le pauvre Gilbert Houngbo - comme d’autres avant lui qui ont tenté de faire de leur mieux dans les circonstances, et la personnification douteuse et inélégante des situations des Alemdjrodo et autres ne trouveront jamais grâce aux yeux de ce groupe de censeurs professionnels. C’est aussi une forme de faiblesse et d’incapacité fonctionnelle que de tenir un Gilbert Houngbo coupable d’accepter de servir son pays, même moindrement, aux côtés de Faure Gnassingbé. C’est une immaturité politique avérée que de penser que Nicolas Sarkozy n’a pas le droit et l’intérêt de recevoir Faure Gnassingbé à l’Élysée ; Paris, Berlin, Washincton et la terre entière étant coupables et responsables de l’amateurisme des apprentis politiciens togolais. C’est surtout désolant et pitoyable que le Togo soit si mal servie par ses prétendus intellectuels à leur jour finissant d’échecs politiques lamentables, et semant désormais haine plutôt que réflexion. Le Togo mérite mieux, et les gens de ce calibre ne nous impressionnent pas ! Tout de même, tentons de lire la suite de cette curieuse, rébarbative et nulificatrice interview… En fait, un parfait portrait des prétendus intellectuels du Togo et digne de la tragédie d'une Lady MacBeth, cette foi-ci zébrées.

Rédigé par psa le 27/11/2008 à 18:38 | Permalien

Mot à Maux

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A 82 ans, le président du Sénégal fera une nouvelle fois le déplacement à Lyon aujourd’hui à l’occasion de la conférence internationale sur la solidarité numérique pour demander aux entreprises de donner « encore plus d’ordinateurs » aux écoles d’Afrique. « Parce que, dit-il, internet est devenu aujourd’hui l’école universelle ». Il a accordé une interview au Progrès. On retrouve le president sénégalais toujours égal à lui-même… comme David de Michel Angelo, qui s'est trnasformé après un séjour de quelques années aux États-Unis; la mondialisation est passée par là et n'épargne personne...


Pas de souci à se faire pour l'Afrique...
Pas de souci à se faire pour l'Afrique...
>> Les pays africains souffrent-ils plus que les autres de la crise financière ? Pas du tout! « La crise financière nous passe au dessus de la tête », disent les banquiers africains réunis à Washington. Nos banques sont en surliquidité. 500 milliards de francs CFA dorment dans les caisses de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest. Et comme nous produisons pour vivre, et non pour exporter, nous sommes moins dépendants de l’extérieur. D’autant moins que des mesures avaient été prises dès que les prix des produits alimentaires ont augmenté : au Sénégal, une Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) a permis d’assurer les besoins de la population en mil, en maïs et en riz. Bien sûr, si les émigrés africains sont touchés par la crise en Occident, cela pourrait avoir des répercussions, car il est possible alors qu’ils envoient moins d’argent à leurs familles restées au pays. Mais dire qu’une partie importante de notre économie dépend de ces transferts, c’est exagéré. >> Mais les investissements occidentaux en Afrique risquent de s’effondrer? Ils ne diminuent pas. Je vous citerai l’exemple du futur plus grand port de l’Afrique, que l’on va construire au Sénégal, au sud de Dakar. Dubaï, l’Iran, l’Inde (Mittal) font partie des investisseurs. Le chantier démarre en 2009. Notre continent est un débouché énorme pour le surplus de capitaux étrangers. Cela peut donner de l’air et aider à résoudre la crise mondiale actuelle. Car la réponse doit être économique et pas financière.

Vraiment?
Vraiment?
>> Vous n’êtes donc pas inquiet? Non. L’Afrique est un exemple d’espace non touché par la crise financière. Cela représente une chance pour elle. Je vais d’ailleurs dans quelques jours publier une tribune dans plusieurs grands quotidiens américains avec sept propositions pour redresser la finance mondiale. Les Etats-Unis ont fait les choses à l’envers : ce sont les ménages américains surendettés, qu’il faut subventionner. Pas les banques! >> L’élection d’Obama est-elle une bonne nouvelle pour l’Afrique? Les Etats-Unis ont crevé le dernier plafond du racisme. C’est le début d’une nouvelle ère dans l’histoire de l’humanité, où la rapidité à l’action et l’expertise sont les deux seuls critères de succès, sans considération de la couleur de peau. J’espère que le président Obama saura accorder une place aux Africains dans les médiations internationales, et au Fonds monétaire international. Pour le reste, nous ne lui demandons rien. Qu’il se consacre à redresser la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouve son pays. Qu’il soit un bon Américain. Je ne souhaite pas qu’il se consacre à l’Afrique, car s’il échoue, les gens diront : « Ce n’est pas un Américain que l’on a élu, mais un Africain ». Nicolas Ballet, Le Progrès

Rédigé par psa le 24/11/2008 à 15:15 | Permalien

Silence

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Jaques Leinne
Jaques Leinne
Le Parti socialiste français vient d’accoucher à la césarienne d’une boiteuse démocratie. L’élection de la déchirure, étirée jusqu’à ce que mort s’en suive, laisse ce parti dans un état végétatif pitoyable : un camp revendiquant de nuit une victoire que l’autre camp ne reconnaît d’ailleurs pas. La petite démocratie socialiste précipite son parti dans une ère de turbulence. Nul n’en sortira blanchi…

Rédigé par psa le 21/11/2008 à 21:30 | Permalien

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Il est pourtant écrit : Tout le monde ne sera pas à la Maison Blanche
Il est pourtant écrit : Tout le monde ne sera pas à la Maison Blanche
Il semble qu’il y des élections électorales au Québec. Enfin, il semble bien que le 8 décembre prochain les Québécois voterons pour renouveler leur assemblée nationale dans une indifférence généralisée. Alors que le monde entier se remet à peine d’une extase politique à travers les élections américaines, il semble effectivement que quelqu’un au Québec a trouvé le malin plaisir de déclencher des élections alors que personne n’en avait besoin… les politiciens se copient et ne se ressemble malheureusement pas. Pauvres québécois! Ils vont devoir aller voter quand même.

Rédigé par psa le 16/11/2008 à 00:37 | Permalien

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Jean-Guy Amiguet
Jean-Guy Amiguet

En attendant de réunir de nouveau, avec le seul président qui compte dorénavant, Barack Obama, le G20 convient du service minimum, bien loin de la réforme du capitalisme dont le président Sarkozy se faisait le chevalier dopé… Un plan d'action en trois axes : soutenir l'économie, mettre en œuvre une nouvelle régulation internationale et réformer la gouvernance mondiale. Pays industrialisés et économies émergentes, ont ainsi constaté la difficulté du défi qui les attend face à la crise financière actuelle. On ne réforme pas la dystrophie capitaliste une fin de semaine, même si on s’appelle les Grands de ce monde. Sans doute que les bourses des grandes places financières nous le ferons sentir de nouveau cette semaine. Mais, juste un pied dans la porte, ce n’est pas mauvais non plus. Alors, bravo pour la fin de semaine studieuse et collégiale passée à Washington DC.

Rédigé par psa le 15/11/2008 à 15:15 | Permalien

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Eric Jesover
Eric Jesover
Voulez-vous rire un coup? Il semble que Gorges Walker Bush nous laisse la Liberté en héritage. Surprenant non? C’est pourtant la découverte et le crédo de son ami personnel, l’ancien chef de gouvernement espagnol, José Maria Aznar. Dans le figaro d’hier, M. Aznar a publié son texte, écrit à Paris probablement, pour tenter de convaincre le monde entier de se préparer à saluer l’œuvre majestueuse de gardien de la Liberté qui s’achèvera bientôt avec le départ de Georges W. Bush… Il faut le faire! Il faut surtout en rire puisque l’air tout sérieux de José Maria Aznar ne fait pas de lui rien de moins qu’un comédien. Un véritable comédien dont le texte n’a fait que nous rappeler l’évidence de l’importance de la Liberté; ce que nous savons depuis, que nous soyons à Bagdad, New York, Madrid ou ailleurs à Koulamoutou. En célébrant avec des milliards d’êtres humains l’importance de la Liberté, voilà que le comédien José Maria Aznar nous déclare que celle de notre époque nous la devons à son ami Georges W. Bush. C’est bizarre que nous pensions exactement le contraire du rôle joué par Georges W. Bush après le 11 septembre 2001, puisque nous savons tous qu’avant cette date il ne faisait que tourner les pouces à la Maison Blanche… Enfin, ceci est tout juste pour annoncer que l’ami de l’autre est devenu comédien politique exerçant ses talents désormais sur les rives de la Seine à Paris. Auparavant, c’était bien une fausse et confuse alerte que la paternité de la grossesse de la ministre française de justice Rachida Dati lui soit attribuée. Depuis le revers qu’il a fait subir à son parti en tentant de manipuler toute l’Espagne en mars 2004, l’homme exerce ses capacités et ses talents effectivement dans la comédie; sans forcément faire rimer comédie et Dati.


Rédigé par psa le 15/11/2008 à 06:35 | Permalien

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Mariobama
Opportunisme politique? Obama inspire même les gens de droite... La campagne électorale en cours au Québec nous révèle une curieuse hybridité de Mario Dumont, pour une personne de la droite politique, toujours prompt à semer la division sociale à travers les questions frileuses liées aux accomodements raisonnables. Piteux!

Rédigé par psa le 12/11/2008 à 10:46 | Permalien

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À 106 ans, née un 9 janvier comme une personne qui m’est chère -mon fils, et portant de surcroit le prénom Ann comme ma mère et ma fille, Ann Nixon Cooper dont l’histoire de vie est fabuleuse a été mise en valeur par Barack Obama dans son discours de victoire, le mardi 4 novembre 2008, à Grant Park à Chicago, et partout à travers le monde. Le tiers de cette allocation historique s’est basé sur la symbolique de cette vie devenue un pont entre plusieurs générations. Et voici comment Barack Obama a su introduire la vénérable plus que centenaire, et actrice opportune d’une grande Histoire…


En attente de serrer Barack Obama...
En attente de serrer Barack Obama...
« Cette élection a eu beaucoup de premières et de nombreuses histoires qui seront dites pendant des générations. Mais celle qui est présente à mon esprit ce soir est l’histoire d’une femme qui a voté à ce scrutin, à Atlanta. Elle est un peu comme les millions d'autres personnes qui étaient en ligne pour faire entendre leurs voix dans cette élection, sauf pour une chose - Ann Cooper Nixon a 106 ans. Elle est née seulement à une génération après l’esclavage; un moment où il n'y avait pas de voitures sur les routes ou les avions dans le ciel, quand quelqu'un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons - parce qu'elle était une femme et en raison de la couleur de sa peau. »

Rédigé par psa le 09/11/2008 à 00:09 | Permalien

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Frédéric Koller, envoyé spécial à Chicago du journal suisse Le Temps a vécu l’histoire et rend témoignage, ici, avec une diversité enrichissante de perspective. Ville d'Al Capone devenue cité de Barack Obama, Chicago incarne désormais le changement universel. « Bienvenue à Obama City, la mégapole où tout est devenu possible » titre ce matin Le Temps genevois.


Jesse Jackson
Jesse Jackson
«C'est incroyable! Le prochain président des États-Unis, l'homme le plus puissant de la planète, habite juste au bout de la rue. A quatre blocs de chez moi. Ce pays est dingue!» Joey est chauffeur de bus sur la ligne 28, celle qui sillone Hyde Park, son quartier. Et celui de Barack Obama. Du moins pour deux mois encore, avant qu'il ne déménage à la Maison-Blanche. Si la planète s'enflamme pour Obama, imaginez Chicago, sa ville d'adoption, son berceau politique, son terreau social. Cette mégapole de 8 millions d'habitants, sans qui Obama ne serait pas Obama, est sur le point de verser dans le culte de la personnalité, version américaine. Dans la cité des Vents - un surnom qu'elle doit autant au climat qu'à ses promesses non tenues -, l'ivresse est contagieuse. Au pub: «Cheers Obam!» hurle un groupe de dames. Dans la rue, les jeunes portent des T-shirts Obama, les Noirs des casquettes Obama, les mendiants des badges Obama. A la radio, le dernier discours d'Obama passe en boucle, remixé, en musique, en intégral. Le maire - démocrate - a décoré le centre des affaires avec des bannières pour féliciter Obama. Au restaurant, dans les bus, à la maison, au travail, Barack Obama est de toutes les conversations.

De l'ancienne école de Barack à Djakarta...
De l'ancienne école de Barack à Djakarta...
«Au sommet du monde» Dans Chicago, le jour d'après, les gens courraient dans les rues pour s'arracher les journaux. Le surlendemain de l'élection, jeudi à 8 heures, tous les kiosques étaient à nouveau dévalisés. Historique. Tout le monde a le mot à la bouche. Alors on collectionne tout ce qu'on peut. «Jamais je n'aurais cru vivre cela de ma vie, dit une femme qui fait la queue pour un exemplaire du Chicago Tribune. Un jour, je le montrerai à mes petits-enfants et je leur dirai: j'y étais et j'ai fait partie de l'histoire.» Ce jour-là, le journal titre: «Au sommet du monde». Barack Obama bien sûr. Mais aussi Chicago. «Nous avons divisé l'atome, inventé les gratte-ciel, détourné une rivière, relié un continent par le rail, bouchoyé les porcs de la planète entière, reconstruit une ville sur ses cendres après un incendie historique, élevé la corruption à une forme d'art et inventé la machine politique, écrit l'éditorialiste. Chicago, ville des superlatifs et de l'ingéniosité, n'avait pourtant pas encore produit le leader américain suprême. C'est chose faite.»

... à Kogelo, au Kenya avec la belle mère Grace Kezia Obama.
... à Kogelo, au Kenya avec la belle mère Grace Kezia Obama.
«Mon mari sourit à nouveau» Cette victoire a aussi un goût de revanche dans cette cité pionnière, mais cantonnée aux seconds rôles derrière New York ou Los Angeles. L'éditorialiste poursuit: «Bien sûr, Chicago a toujours été cosmopolite. Mais sa grandeur urbaine est demeurée l'un des secrets les mieux préservés. A ce jour, jusque dans les coins les plus reculés du globe, beaucoup continuent à associer la ville, selon une image renforcée par Hollywood, au banditisme et à Al Capone.» Ces temps sont révolus. Aujourd'hui, à Chicago tout est possible. «Avec Obama, nous aurons les Jeux olympiques de 2016, dit Cory, membre du service de sécurité de la méga fête organisée mardi soir au cœur de Chicago pour célébrer le nouveau président. L'argent fédéral va affluer vers notre ville pour les pauvres, pour les infrastructures, pour du travail. Les choses vont s'améliorer. C'est certain.» Désormais, les Chicagoans sont fiers. «Mardi j'ai pleuré, explique Meena Razvi, consultante en perceptions culturelles (sic). Hier j'avais perdu espoir. Aujourd'hui tout est possible. Je pensais mourir sans voir cela. Les femmes, les jeunes, toutes les ethnies derrière un seul homme, clair, consistant, visionnaire. Pour la première fois depuis le 11 septembre 2001, mon mari sourit. Il est à nouveau fier.» Le mari vient du Pakistan. Elle est originaire du Kenya. «Comme Obama. Jusqu'ici personne ne s'en souciait. Aujourd'hui tout le monde m'interroge!» Les immigrés de fraîche date ne boudent pas non plus leur plaisir. Chauffeur de taxi, Oliseh est arrivé du Nigeria il y a quatre ans: «J'étais au rally mardi soir. Les Africains sont fiers. Enfin quelque chose de bien qui vient d'Afrique. Ma famille m'a appelé toute la nuit.» Mêmes les sceptiques sont emportés par la vague. Comme Michael Foley. Depuis deux ans et demi, cet informaticien de 66 ans se poste tous les mercredis après-midi sur une place du centre des affaires avec cette pancarte: «Quittons l'Irak aujourd'hui». Il y a trois semaines, il a changé de message: «Le Congrès nous a entubés». «Il a bien marché celui-là.» Michael Foley n'a pas voté et il pense qu'Obama ne changera rien à l'affaire. Mais il est heureux de cette élection «car les gens se sentent mieux».

L'Histoire est devenue d'une joie inconsolable
L'Histoire est devenue d'une joie inconsolable
A la paroisse de Wright... Si Chicago est le berceau de l'«obamaïsme», la ville a bien failli aussi être le lieu de son tombeau. L'association de Barack Obama avec Jeremiah Wright - «un ami depuis vingt ans»- aurait pu tourner à la Berezina lorsqu'en début d'année certains médias et les Républicains ont reproduit des phrases incendiaires du pasteur dénonçant dans ses prêches le racisme et les génocides de l'Amérique. Barack Obama s'en est sorti en se distançiant de son ancien mentor religieux et en prononçant un discours sur la réconciliation des races qui fait référence. A la Trinity United Church of Christ, l'église de Wright jusqu'à sa retraite il y a peu, les journalistes ne sont plus les bienvenus. Une porte-parole indique que le nouveau pasteur n'a rien à dire sur l'élection d'Obama. «Vous trouverez une déclaration sur notre site internet. Et si les gens de la paroisse vous parlent c'est en leur nom propre.» Sur le site, rien. Dans ce quartier du sud de Chicago, à la lisière de zones de grande pauvreté et de classes moyennes, qui avait il y a encore quelques années une réputation de redoutable coupe-gorge, les fidèles sont unanimes: il n'y a pas de problème. «On a beaucoup exagéré les propos de Wright qui ont été tirés de leur contexte, explique un homme qui vend des T-shirts Obama. Mercredi soir, lors du culte, c'était extraordinaire.»

Capitale raciste... Au bout de la rue Jeremiah Wright, la bibliothèque locale contient les archives du Chicago Defender, l'un des plus anciens journaux de Noirs aux Etats-Unis. Gracie Gaston, une bibliothécaire, soupèse chaque mot: «Pour nous, les Africains américains, cette élection a une signification historique et elle va apporter beaucoup de changements. Toutes les races se rejoignent. C'est la première fois, du moins pour ma génération.» Elle rappelle que la ville, qui était un temps considérée comme la capitale des Noirs aux États-Unis, fut aussi l'une des plus racistes. Après l'assassinat de Martin Luther King, en 1968, des émeutes dans ce quartier s'étaient soldées par la mort de sept personnes. Aujourd'hui, cela va beaucoup mieux. Pourtant, les lieux de mixité raciale sont réservés aux classes moyennes supérieures. «Cette élection, c'est le destin, poursuit Gracie Gaston. Les gens étaient fâchés, à la dérive, les riches devenaient toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Et tout à coup tellement de portes se sont ouvertes. Quand Obama a emporté les primaires en Ohio, un État à 95% blanc, j'ai compris qu'il serait président.» Mieux, cette victoire ne s'est accompagnée d'aucune violence. Tout au plus la police de Chicago a-t-elle procédé, dans la nuit de mardi à mercredi, à quelques arrestations de Noirs sortis dans la rue pour célébrer la victoire à coups de pistolet. Dans le petit musée DuSable d'histoire des Africains américains, on découvre la version noire de l'épopée du nouveau continent. Jean Baptiste Pointe du Sable, un métis franco-haïtien, fut le premier immigré à s'installer sur les bords de la rivière Chicago en 1779. Longtemps ignoré en raison de ses origines, il ne fut reconnu comme le père de la ville qu'en 1968. Barack Obama et sa femme Michelle, une descendante d'esclave originaire de Chicago, viennent régulièrement dans ce musée situé non loin de leur maison. La libraire connaît Obama depuis de nombreuses années pour avoir un temps fréquenté la même église. «Il est simple, direct, sympathique avec tout le monde. Il me fait beaucoup penser à Harold Washington, le premier maire noir de Chicago élu en 1983 et mort d'une crise cardiaque. Dès notre première rencontre, j'étais sûr qu'il deviendrait quelqu'un d'important. J'espère qu'il ne changera pas.» Les responsables du musée songent à créer une nouvelle pièce dédiée au premier président métis. Dans le quartier de Hyde Park, une zone résidentielle de classes moyennes aux abords du lac Michigan, chacun a son histoire à raconter sur Obama. Tel chauffeur de taxi l'a vu le matin même faire son jogging avec ses gardes du corps. Tel autre gardien d'hôtel croit savoir qu'Obama, pour fêter sa victoire, mercredi, a invité toutes les personnes qui se rendaient dans tel restaurant durant toute la journée. Des enfants du quartier l'ont vu passer en vélo il n'y a pas si longtemps. Mais plus aucun étranger n'accède à sa rue. La police et les services secrets ont bouclé le périmètre. Car il n'est pas question de perdre l'homme le plus précieux de Chicago, avant qu'il n'ait entièrement réalisé son destin à la Maison-Blanche.
Obama City ou Planète Obama : personne n’y retient ses joies et larmes historiques

Obama City ou Planète Obama : personne n’y retient ses joies et larmes historiques

Obama City ou Planète Obama : personne n’y retient ses joies et larmes historiques

Obama City ou Planète Obama : personne n’y retient ses joies et larmes historiques

Rédigé par psa le 08/11/2008 à 14:29 | Permalien

Diplomatie Publique

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Diplomatie Publique

Longue nuit de veille au résultat éclatant, avec des coups de fils des uns et des autres. Et au réveil, ce gentil message commençant par : Félicitations cher Pierre, à ta famille et à tes amis…


Félicitations à Tous!
« Cette élection donne espoir à beaucoup de gens dans le monde et non seulement aux personnes issues des communautés ethniques et des noirs en particulier, mais à nous, blancs, qui prenons davantage conscience que les êtres humains sur terre, qu'ils soient de couleurs, de races et de cultures différentes peuvent réaliser de grande chose. Nouvel espoir pour un monde meilleur et plus humain. Bravo! Bravo! La tâche est énorme dans le piètre état que le gouvernent Bush a laissé le pays, mais j'ai espoir qu’Obama sera capable d’amener les gens sur un chemin plus clément. Des solutions seront apportées et prendront racines peu à peu dans les façons de faire et influenceront, je l’espère, d'autres pays à changer des choses et redonnera confiance à tous dans cette nouvelle ère de Obamanie. Félicitations Pierre, je suis fière des mes frères noirs. »

Rédigé par psa le 05/11/2008 à 11:11 | Permalien

Diplomatie Publique

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Ceci Est Notre Victoire
Au plus profond de la terre entière, le désir de milliards d’êtres humains est que Barack Obama soit ce 44e président des États Unis d’Amérique. C’est chose faite! Appelés au devoir par une conjonction de volonté et de circonstances, cette conspiration universelle s’est faite... chair : ceci est la victoire du bon sens, ceci est la victoire du travail discipliné et acharné, ceci est la victoire de l’humilité, ceci est notre victoire commune.

Ceci Est Notre Victoire

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Ceci Est Notre Victoire

Rédigé par psa le 05/11/2008 à 01:00 | Permalien

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La Soirée Obama
C’est le jour J. Et tout porte à croire que la soirée sera fructueuse et pas trop longue. C’est mon souhait et celui des millions d’autres personnes à travers le monde. Pour nous qui avons la même heure que les États de l’est américain, souhaitons fortement que la soirée soit vite bouclée. Sur la carte des États-Unis, j’ai tracé l’axe nord-sud passant par Minnesota, Iowa, Montana, Arkansas et Louisiane. Ainsi, mon baromètre sera la trentaine d’États à l’est et comprenant ceux de cette ligne électorale qui déterminera l’heure à laquelle je dois déboucher la bouteille de champagne déjà au frais. Une seule bouteille suffira dans mon cas… La soirée Obama a donc ceci de particulier que naturellement, tout le monde autour de moi semble avoir fait le choix d’une bonne cuvée de champagne. Cette convergence de gout doit être révélatrice de la grande soif de changement qui sème l’excitation en ce jour où la terre entière s’arrêtera pour annoncer le début de l’ère Obama. Nous attendons! Même si déjà, aux petites heures de ce matin, des plaintes de citoyens n'arrêtent pas d'affluer sur les ratés du système... Attendons toujours!

Rédigé par psa le 04/11/2008 à 00:04 | Permalien

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