Diplomatie Ouverte

Lorsqu’on n’habite pas la France, on l’aime à la visiter par temps vacant. Quoi faire alors lorsqu’on sait que les frontières de la France ne sont fermées qu’à ceux qui veulent y entrer. Comme dirait Jean Chrétien -et c’est vrai puisqu’il l’a dit à une émission de Radio-Canada : « (…) s’il faut parler français pour être Québécois, qu’est-ce qu’on fait si l’on est muet » Sacré Petit gars de Shawinigan qui nous manque par ces temps froids ! Mais aujourd’hui, l’intrigue est française, retournons-y ! C’est donc ce que nous apprend ce beau texte qui a pour seule ambition –un pari admirablement gagné, de rendre compte de la télévision publique française qui se marionnettise par les mains élyséennes et amies. Ficelles et cadeaux de noël sont alors Tapie sur France 2. J’en ai savouré à mon réveil canadien, et je trouve que cela vaut bien le partage : un texte qui fait aimer la France par son petit écran. Bravo à ce Daniel Schneidermann de Libération.


SVP Sir Kozy, Une France Tapie, C’est un Écran en Cadeau du Ciel !
Sacré service public de la télé française ! Dans l’éternelle servilité héritée de l’ORTF, il trouve toujours le moyen de se surpasser. Même pendant la trêve, la sacro-sainte trêve, les bras en tombent encore. Après tant d’autres, voici donc le nième épisode des affaires Tapie. Résumons. 2008 aura été une excellente année pour l’ex-homme d’affaires, ex-ministre, ex-animateur de télé. A tort ou à raison, et malgré les démentis à répétition, on voit la main de l’Elysée derrière le miraculeux «tribunal arbitral» qui, court-circuitant la justice, lui a généreusement offert une quarantaine de millions d’argent public dans son contentieux contre le Crédit lyonnais, pour «préjudice moral». A tort ou à raison, de nombreux citoyens en ont été choqués. A tort ou à raison, l’opposition a demandé la création d’une commission d’enquête, à propos des conditions de ce court-circuitage. A tort ou à raison, les grands journaux télévisés ont été d’une discrétion de violettes sur tous ces épisodes, ne diffusant de l’audition parlementaire dudit Tapie qu’un moment où on le voit savamment au bord des larmes. Bien. Par ailleurs, la victime éplorée d’un si lourd «préjudice moral» a la chance de tenir l’affiche d’une comédie de boulevard ( Oscar), à Paris. Il y incarne un riche homme d’affaires, en butte à toutes sortes d’escrocs et aux quiproquos familiaux traditionnels du genre. Réécrivant à sa sauce le texte original, Bernard Tapie y règle ses comptes, au passage, avec les députés les plus pugnaces, dans la meilleure tradition des chansonniers. Sur scène, il ridiculise le prénom «Charles-Amédée» (Charles-Amédée de Courson est un des députés qui maîtrisent le mieux le dossier du Crédit lyonnais, et l’a mis en difficulté efficacement lors de cette fameuse audition par les parlementaires). «Jamais je n’accepterai que tu appelles ton enfant Charles-Amédée, quelle horreur !» s’exclame le personnage joué par Tapie. Il ridiculise aussi un nommé «François Bérou» (Bayrou est le seul dirigeant politique à s’être précipité sur tous les micros pour protester contre «l’arbitrage») «Il n’a plus personne !» s’esclaffe le personnage de Tapie en apprenant que «Bérou» tente de débaucher un de ses collaborateurs. Un personnage qualifié d’escroc et de voyou a «tout appris au Crédit lyonnais». L’allusion politique embrasse parfois plus large. Sur scène, on téléphone à «Brice le ministre» pour lui demander de fermer les frontières, afin d’empêcher la fuite du petit ami de Mademoiselle. «Ah, vous les fermez uniquement pour empêcher les gens de rentrer» s’exclame, désappointée, l’épouse de l’industriel, sous les rires de la salle. Quant au personnage de Tapie, est-il copain avec le président ? «J’en sais rien, certains disent oui, certains disent non. Et lui, quand on lui demande, il rigole.» La pièce, paraît-il, se joue à guichets fermés (il est vrai qu’elle a bénéficié d’une promo télé que bien d’autres spectacles lui envieraient). Tant mieux pour Tapie. ////Et France 2, dans l’affaire ?//// Elle ne trouve rien de mieux à faire que de diffuser la pièce de Bernard Tapie, en direct, le soir du 25 décembre, pour offrir une plus forte audience à ses railleries contre ses «persécuteurs» parlementaires. Apprenant la nouvelle de ce cadeau de Noël, on crut d’abord à une blague. Mais non. C’était vrai. Pensait-on que le mélange des genres allait faire reculer la chaîne ? Au contraire ! L’antenne du service public a bien été offerte, en direct, à Tapie, après une ultime autopromotion de la chaîne au 20 Heures, au cours de laquelle le présentateur appâta le public avec les fameux «règlements de compte» à venir. Et, au milieu d’un désastre de répliques nanardesques, et d’un festival de mimiques et de hurlements, Tapie en profita, comme prévu, pour caser ses répliques favorites (sans en rajouter, contrairement à ce que le buzz avait laissé prévoir pour pimenter l’événement). Qui s’offusque de voir le service public tenter de racoler l’audience en accommodant à la sauce rigolade les restes d’un scandale public ? Personne, ou presque. Quelques fous de théâtre (le comédien Jacques Weber, la critique de théâtre de L’Obs, Odile Quirot), au nom de la pureté de la scène. Mais au nom de l’impartialité du service public ? Pas les députés socialistes (il est vrai qu’ils ont beaucoup donné dans le «Vietnam parlementaire» et goûtent un repos bien mérité). Pas les critiques de télévision, ou les émissions sur la télé : elles font relâche. Pas l’ineffable CSA, qui vient de se laisser dépouiller sans protestation de son pouvoir de nomination du président de la télé. Il est peu probable qu’il décompte les sarcasmes de Tapie dans le temps de parole présidentiel, ou dans celui de la majorité. Quant à la morale publique, l’histoire retiendra qu’elle n’aura eu pour défenseurs que deux humoristes de France Inter, Stéphane Guillon et Didier Porte, seuls à avoir publiquement soulevé ce petit scandale. Et puis quoi ? Ce n’est que de la télé. Ce n’est qu’une pièce de boulevard. Et puis c’est Noël. L’épisode aura au moins démontré que Patrick de Carolis a parfaitement compris ce que l’on attend de lui. Une belle soirée de théâtre, comme au temps de l’ORTF. Une bonne manière à un personnage présumé bien vu de l’Élysée. Bienvenue, avec quelques soirs d’avance, dans le nouveau service public.
Rédigé par psa le 30/12/2008 à 09:23 | Permalien

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L'honneur de crier
L'honneur de crier
Son œuvre immense parle d’elle-même. Mais alors, sa bibliographie, partielle, restitue toute la densité de cette tête extraordinairement engagée au service de l’Afrique. Et, des lettres capitales seulement sauront faire résonner ses œuvres : INNOVATIONS SOCIALES ET RENAISSANCE DE L'AFRIQUE NOIRE LES DÉFIS DU "MONDE D’EN-BAS"; CRI DE L'HOMME AFRICAIN; AFRIQUE, L'IRRUPTION DES PAUVRES Société contre ingérence, pouvoir et argent; L’AFRIQUE DES VILLAGES; CHEIKH ANTA DIOP OU L'HONNEUR DE PENSER; RESTITUER L'HISTOIRE AUX SOCIÉTÉS AFRICAINES Promouvoir les sciences sociales en Afrique noire; GUIDE PÉDAGOGIQUE DE FORMATION À LA RECHERCHE POUR LE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE; L'AFRIQUE À L'ÈRE DU SAVOIR Science, société et pouvoir; RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET CRISE DE LA RATIONALITÉ Livre I; LES CULTURES AFRICAINES DANS LE CHAMP DE LA RATIONALITÉ SCIENTIFIQUE Livre II; LA RECHERCHE AFRICAINE FACE AU DÉFI DE L'EXCELLENCE SCIENTIFIQUE Livre III; etc. Pour ceux et celles qui ont eu la chance de le connaître, ce prolifique et humble intellectuel qui ne reculait et ne s’effaçait que devant l’audace de la Vérité, Jean-Marc Éla, était et demeurera un pur sang dressé pour servir l’Afrique. Et il n’aura vécu que pour être le cri de l’homme et de la femme du contiment africain. Nul n’a réussi a le faire taire : ni les politiques de son Cameroun natal, ni les critiques tout en bas de la ceinture, pas plus que les aléas de la vie sur ces dernières terres d’exil que sont Montréal, Boston et Vancouver. C’est de Vancouver que le grand frère Jean-Marc a poussé ses derniers cris à 72 ans, arraché à notre admiration collective, particulièrement celle des siens et de ses fidèles : Ane-Sidonie Zoa d’abord, et certains autres comme Achille M’Bembé, Célestin Monga, Yao Paul Assogba –ce dernier ayant écrit un livre sur J-M Éla : « Le sociologue et théologien africain en boubou : Entretiens », ainsi que de nombreux admirateurs répartis sur la face de la terre. Je ne me souviens plus exactement de nos derniers échanges; ce fut tout de même à Boston que je lui avais téléphoné : des propos courts, des paroles agréables et des mots d’encouragement étaient souvent de ses dires. Il était aussi de nos invités lors des « États généraux de la communauté des Togolais de l’extérieur », à Montréal, il y a quelques années, disons avril 2003. Je me souviens surtout de certaines de nos discussions, chez lui à Montréal, sur divers sujets relatifs à l’Afrique actuelle et en devenir… L’homme d’Ébolowa, terrien issu d’en-bas, s’en est allé haut -et pas seulement avec ses trois doctorats, pour mieux inspirer encore de milliers d’autres sur l’espérance de la necessaire réinvention d’une Afrique à partir du constat d’échec –désormais patent, que la voie empruntée jusqu’à maintenant était vouée à l’impasse. Ironie du sort, c’est à ce moment même où le système craque de tous les côtés qu’il a choisi de nous dire Adieu, aux petites heures de ce 26 décembre 2008. Celui qui avait toujours dit que "C'est la même terre" partout, retrouvera sans doute son Ebolowa natal qui l'avait vu naître. Nous sommes tristes en ce jour, mais… Beau travail ! Chapeau ! Respect !
Lui aussi... Les siens ne l'ont pas reconnu... Un Grand qui s'était fait petit
Lui aussi... Les siens ne l'ont pas reconnu... Un Grand qui s'était fait petit
Rédigé par psa le 28/12/2008 à 18:18 | Permalien

Silence

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Sur la Guinée, j’écrivais il y a quelques jours que « Finalement, dans un pays aussi tricoté serré comme la Guinée, le compromis demeure toujours possible, malgré les difficultés du moment. » Les faits tendent inexorablement vers ce nécessaire et salutaire compromis. Non seulement le défunt président a eu droit aux funérailles officielles assorties d’un « Pardon » général, mais aussi le chef de gouvernement sortant a fait allégeance à la junte qui l’a laissé vaquer à ses affaires et libre de ses mouvements, alors que des clameurs s’élèvent de partout –et pas seulement du président Abdoulaye Wade du Sénégal- pour saluer cette évolution comme un « moindre mal ». Louable consensus social pour une douche démocratique !


La Douche
La Douche
Au demeurant, aucune Constitution n’est respectée en Guinée. Les Coups d’État restent condamnables. Et les Africains n’ont besoin de nul autre pour le leur dire, eux qui ont fait l’expérience des Coups d’État depuis toujours. Les temps ont même tellement changé qu’oser emprunter la voie des coups de force pour accéder au pouvoir relève du grand aventurisme politique. Mais voilà qu’au moment même ou disparait Samuel Huntington, un des grands penseurs de la démocratie, l’auteur du fameux « Choc des civilisations» -dont les découpages simplistes restent tout à fait critiquables à mes yeux, nous nous devons de mettre de l’eau dans notre vin pour permettre l’avènement de la démocratie en Guinée. En fait, parfois cette démocratie nous déjoue pour emprunter des sentiers tortueux, interpellant même notre conscience de puretains... C’est tant mieux que nous ne devons rien prendre pour acquis. Mais le plus intéressant reste le contexte. En Guinée, le tissu social tricoté serré, c'est-à-dire bien intégré et encore respectueux des uns et des autres s’offre bien à cette tournure des choses à peu près consensuelle, sans règlement de compte aucun. Au contact de certains peuples africains, particulièrement dans leur milieu, j’ai été fasciné par ce naturel consensuel qui les parcourait, malgré la diversité de leurs composantes ethniques. Malgré ses difficultés d’entant, à travers cette expérience de coup d’État en cours, la Guinée récolte le fruit d’une certaine harmonie sociale dont le pays est porteur. Anciennement directeur Afrique à l’organisme canadien Droit et Démocratie, notre ami Akouétey Akakpo-Vidah est actuellement et curieusement en cette Guinée… L’idée me vient de penser qu’il saura analyser adéquatement cette extraordinaire expérience guinéenne pour la traduire dans son propre bilan, face à la contribution qui a été la sienne dans la gestion catastrophique qu’il avait le don de faire de la situation togolaise, seulement animé par un sentiment sournois, inefficace et peu raisonnable, politiquement. Et je m’en tiens là et là seulement devant une telle autre incompétence politique qui, heureusement, s’est effacée d’elle-même du portrait ! Oui, de telles expériences heureuses à travers l’Afrique mettent à nu l’échec politique du Togo dont les citoyens vivent un antagonisme dévastateur et insidieux, qu’ils ne sont plus capables de prendre des distances réparatrices et envisager sérieusement de se pardonner pour enfin passer à autre chose, au grand bien de leur pays et de leur propre ambition. Mais parler du Togo est une autre histoire. Mais j’entends déjà de ces voix simplificatrices qui bientôt publieront parallèles et similitudes inappropriés… Pour l’heure, de partout où nous sommes, demandons-nous simplement pourquoi un tel changement a pu s’amorcer malgré tout dans cette guinée pratiquement en déliquescence politique. Une de mes hypothèses est que le tissu social était moins déchiré en Guinée que dans une société hétéroclite d’Akodjokpli comme celle du Togo. Dire que le meneur du Coup d’État appartenait pourtant au cercle relativement proche du président défunt. Et pourtant la nécessité d’une autre Guinée l’a poussée à agir pour un bien supérieur : c’est de la pure éthique aristotélicienne en politique, celle qui doit nous donner jouissance. Ces pourtant amateurs et artisans putschistes de la nouvelle démocratie guinéenne méritent effectivement d’être soutenus et pardonnés… car au moins, ils savent ce qu’ils faisaient et pourquoi ils le faisaient! Au passage, saluons nos amis Ghanéens dont l’expérience démocratique commencée aussi dans la douleur se poursuit inexorablement et se concrétisera en beauté par les élections exemplaires de ce dernier dimanche de cette année de grâce 2008.
PS : Mon seul regret, parce que j’en ai, c’est de ne pas réussir à illustrer ce texte par l’œuvre fantastique dite « Annonciation, la vierge renversée » du grand photographe et artiste Anton Solomoukha d’après l’œuvre non blasphématoire de l’Annonciation de Caravaggio –nul autre que le réaliste Michelangelo Merisi lui-même. Je me contente de cette simple Douche pour terminer notre merveilleuse année qui pourtant aurait bien mérité cette majestueuse « Vierge renversée » devant symboliser cette démocratie qui parfois se présente à nous la tête en bas, carrément. Bon, La Douche restitue aussi cette beauté et cette simplicité transparente que j’aime dans l’art du nu… Et tant qu’à choisir, moi je préfère le nu féminin. Bonne année 2009 !
Un « Anton Solomoukha »  rassembleur pour faire la transition vers l’ère Obama.
Un « Anton Solomoukha » rassembleur pour faire la transition vers l’ère Obama.
Rédigé par psa le 27/12/2008 à 17:17 | Permalien

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Le n'importe quoi déclaratoire qui dure quelques semaines déjà semble avoir tourné au vinaigre diplomatique, selon le Canard Enchaîné... comme il fallait s'y attendre, la gent politique du Sénégal prend vite position...


Luccia Lignan
Luccia Lignan
"Au Sénégal, il est très difficile de garder des secrets. Tout le monde sait tout, ou tout le monde croit tout savoir, donc dit n'importe quoi". Est-ce vraiment le bout de phrase qui fait déborder le vase entre Paris et Dakar ? Mais toujours est-il que l’ambassadeur français est en mauvaise posture auprès de son compatriote Abdoulaye Wade, également président du Sénégal. Jean-Christophe Rufin quittera-t-il alors le Sénégal pour une autre affectation ? C’est le souhait de Dakar et Paris doit malheureusement en tenir compte, ne pouvant se permettre une possible brouille avec le Sénégal et l’imprévisible, sage et utile Wade…
Rédigé par psa le 24/12/2008 à 15:37 | Permalien

Mot à Maux

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Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD). Les choses se précisent en Guinée. Les militaires loyalistes, certains généraux ayant tous tirés avantage du système Lansana Comté, perdent du terrain. Ce sont les jeunes officiers qui semblent gagner en organisation, quoique très embryonnaire pour des gens qui veulent diriger tout un pays. Ce qui ressort néanmoins, après des coups de fils à gauche et à droite, c’est cette volonté à associer plusieurs casernes de l’armée guinéenne dans une liste de noms réunissant majoritairement des militaires :
1- Capitaine Moussa Dadis Camara,
2- Général Mamadou Camara,
3- Lt Col Mathurin Bangoura,
4- Lt Colonel Aboubacar Sidiki Camara,
5- Commandant Oumar Baldé,
6- Commandant Mamadi Mara,
7- Commandant Almamy Camara,
8- Lt Ansy,
9- Lieutenant Colonel Mamadou Bah,
10- Capitaine Konaté Béavogui,
11- Lt Colonel Kandia Mara,
12- Colonel Sékou Mara,
13- Morciré Camara,
14- Lt Colonel Mamadou Soka Diallo,
15- Capitaine Kélétigui Faro,
16- Lt colonel Fodéba Touré,
17- Commandant Cheick Tidiane Camara,
18- Aouder Bah,
19- Colonel Sékouba Sako,
20- Ss lieutenant Jean Claude Pivi,
21- Saa Alphonse Touré,
22- Ss Lieutenant Moussa Kéïta,
23- Commandant Bamou Lama,
24- Mohamed Kaba,
25- Capitaine Kaman Condé,
26- Commandant Amadou Doumbouya,
27- Commandant Moussa Kékoro Camara,
28- Adjudant Moussa Camara,
29- Lt Colonel Abdoulaye Chérif Diaby,
30- Dr Diakité Aboubacar Camara,
31- Mamadi Condé.


La Guinée à la barre... Aurelia Robini
La Guinée à la barre... Aurelia Robini
En réalité, la déliquescence des structures étatiques fait que c’est par défaut que ce groupe du CNDD s’impose dans les circonstances. De communiqués en communiqués, son chef apparent, le capitaine Moussa Dadis Camara, pose les jalons internes et se présente comme l’interlocuteur des partenaires internationaux. Mais aussi, ce groupe semble avoir besoin de diplomates chevronnés pour servir de courroie de transmission vers la communauté internationale. Il semble bien que des Guinéens de l’extérieur démontrent leur intérêt à donner un coup de main. Et, le non moins célèbre d’entre eux, l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, travaille activement pour que l’armée assure la transition vers une période plus stable permettant des élections démocratiques saines et apaisées. Finalement, dans un pays aussi tricoté serré comme la Guinée, le compromis demeure toujours possible, malgré les difficultés du moment. Et le premier compromis est celui de l’inhumation du défunt président ce vendredi ainsi que le report du couvre-feu et l’absence de mouvements de rue hostiles. Dire aussi que des personnes sont arrivées à Conakry pour célébrer leur mariage ces prochains jours… C’est ce qu’on appelle aimer son pays. Dans tous les cas, comme la femme du pêcheur, la Guinée souvent délaissée a besoin d’une nouvelle ou véritable vie démocratique.
Rédigé par psa le 24/12/2008 à 12:57 | Permalien

Diplomatie Publique

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Cadeau de Noël... Mon Petit Soulier
Rédigé par psa le 24/12/2008 à 09:18 | Permalien

Mot à Maux

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Allez, les gars... Laissez-le passer ses vacances tranquillement
"Allez, les gars Combien de photos vous en faut-il?" s'est-il exclamé lui-même...
Rédigé par psa le 24/12/2008 à 09:01 | Permalien

Diplomatie Publique

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Nicolas et Carla Sarkozy prolongent leur séjour officiel au Brésil par des vacances, afin de permettre à la première dame de mieux connaître son père biologique qui vit à Sao Paulo depuis 30 ans. Un secret de famille que la chanteuse a préservé pendant 10 ans. Et cette histoire était dans les journaux à travers le monde il y a un an, depuis janvier dernier… Toutes les arguties viennent d’être levées Carla Bruni Remmert Sarkozy est bien la fille de Maurizio Remmert et demi sœur de Consuelo Remmert, celle qui a contribué pleinement à la campagne de Hillary Clinton. Désormais, tous, nous pouvons parler de cette relation familiale que la grande presse a longtemps étouffée. Et brutalement, Le Figaro y revient aujourd’hui, en sortant cette information des pages « Confidentiels ». Pourquoi donc ? Pour célébrer l’anniversaire de Carla Gilberta Bruni Tedeschi Remmert Sarkozy? « Que le temps qui glisse est un salaud (…) que le Destin se moque bien de nous, qu’il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout » chantait bien la Carla Bruni d’une autre vie.


Bon Anniversaire Carla Remmert Sarkozy
La liaison entre la mère de la chanteuse, Marisa Bruni Tedeschi, et Maurizio Remmert était connue dans les cercles de la bourgeoisie turinoise des années 60. «Mais par nature, nous les Italiens du nord sommes discrets», relève Maurizio Remmert. S'il s'est confié en janvier dernier à «O Estado de Sao Paolo», c'est pour mettre fin aux rumeurs que faisaient courir la presse à scandales brésilienne, et retrouver l'anonymat. Jeune guitariste, il rencontre Marisa Bruni Tedeschi, une pianiste renommée, alors qu'ils jouent ensemble dans un concert à Turin dans les années 60. Malgré les 12 ans qui les séparent, les deux musiciens entament une liaison qui durera six ans.
«J'ai vécu avec Marisa une grande histoire d'amour, ce n'était pas une passade», a confié Maurizo Remmert dans son unique interview. «Carla est née d'une relation que nous avons eue moi, très jeune [19 ans, ndlr], et Marisa, 32 ans», se souvient l'entrepreneur italien, qui a monté un commerce florissant dans le vin et la gastronomie.
«Je sais depuis que Carla est née il y a 40 ans qu'elle est ma fille, mais Marisa était mariée à l'époque avec Alberto et nous n'avons pas révélé qui était le vrai père de Carla quand elle est née en 1967», a expliqué Maurizio Remmert qui depuis son installation au Brésil, a épousé Marcia de Luca, un professeur de yoga. Alberto Bruni, l'époux de Marisa, apprend la vérité assez rapidement. «Il était une personne sensationnelle, et il a toujours traité Carla comme sa fille légitime», salue Maurizio Remmert.
«Quand il est tombé malade [en 1996], Marisa a révélé à Carla qui était son vrai père. Peu de temps après, une rencontre est organisée à Sao Paolo. Les retrouvailles “ont été une chose naturelle et tranquille. Carla a toujours dit qu'elle se sentait différente des membres de sa famille», souligne Maurizio Remmert qui entretient une «relation parfaite» avec sa fille. Le commerçant était ainsi invité à la Lanterne, la résidence présidentielle où Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont passé les heures qui ont suivi leur mariage en février dernier. L'entrepreneur a aussi accompagné le président de la République lors d'un voyage officiel en Roumanie, quelques jours plus tard. «Je parle avec Carla fréquemment et chaque fois que je peux je vois mon petit-fils, aussi intelligent que son père, le philosophe Raphaël Enthoven», se félicite Maurizio Remmert. Une complicité que partagent également Carla Bruni et la deuxième fille de Maurizio, Consuelo. La jeune femme a été aperçue au côté de la première dame lors de sa visite à New York, en septembre dernier. Consuelo Remmert s'est rapprochée de sa demi-sœur et a rejoint, depuis mai dernier, la cellule diplomatique de l'Elysée, dirigée par Jean-David Levitte.
Rédigé par psa le 23/12/2008 à 00:00 | Permalien

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Agnès Sorel, La vierge à l’enfant de Jean Fouquet
Agnès Sorel, La vierge à l’enfant de Jean Fouquet
C’est un curieux retournement de situation qui, malheureusement, traduit l’échec relatif de Tata Avlessi. L’espoir soulevé par ce dernier n’a malheureusement pas résisté à l’adversité de l’environnement du football togolais. La naïveté même de notre ami Tata a fait le reste. Aujourd’hui candidat à sa propre succession, Tata doit faire face à la revanche de Rock Gnassingbé. Pari gagné par Rock qui dispose de l’appui gouvernemental… Le véritable bordel de ces derniers mois porte à constater que le gouvernement à travailler pour le moindre mal, en excluant au départ la personne de Tata Avlessi. Reste alors deux listes : celle de Winny Dogbatsé et celle de Rock Gnassingbé. Étant donné que notre ami Winny ne possède pas du tout les appuis probants dans le collège des électeurs, seul Rock a les moyens de son ambition. C’est une étrange histoire dont certains aspects me rappellent bien celle d’Agnès Sorel, jeune maitresse du Roi Charles VII. Comme le football togolais, la jeune Agnès avait fini par céder aux sollicitations multiformes du Roi, alors qu’elle n’était venue dans le cercle royal que pour travailler avec Isabelle de Lorraine, l’épouse du Bon Roi René d’Anjou ; ce dernier ne devant ses succès qu’aux conflits acerbes qu’il a su arrêter alors. Agnès Sorel tout comme le football togolais avaient-ils le choix ? Et ce n'est pas seulement tout dans cette histoire pour nous donner matière à réflexion. Rock et certains du pouvoir ont pratiquement exigé que celui là même qui avait dénoncé la façon de faire de ce même Rock Gnassingbé soit sur sa liste, faite et refaite même passé le premier délai officiel; il s'agit bien de Tino. Qu'est-ce que cela veut dire? Je ne saurais le dire... Nous attendons tous de voir la suite des choses. Ne soyez pas surpris que la prochaine équipe dirigeante de la Fédération togolaise de football (FTF) soit la liste «Gagnons Ensemble» du colonel Rock Gnassingbé, avec : Rock GNASSINGBE, Président, Komla Kuma Mawulawoe AMEYI, 1er Vice-président, Essoyaba BOUKPESSI, 2e Vice-président et les différents membres suivants, par ordre de préséance sur la liste : Tino ADJETE, Egbéléou OURO-AKPO, Patatou Ayayi AMAVI, Mme Adabla LAWSON, Séverin BOSSOU, Dahoun BOUNDJOU, Dessong DJAGBA, Koffi DEGBOVI, Abou-Ossé et Mme Claudia TEOU.
Rédigé par psa le 22/12/2008 à 00:18 | Permalien

Horizon

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Nombreux sont déjà les signataires: Nasser Al-Ochman, secrétaire général du syndicat de journalistes du Golfe-Qatar ; Alaa Aswany, écrivain Egypte ; Ahmed Benchensi, Directeur des publications hebdomadaires Nichane et Tel Quel, Maroc ; Maurice CHADI Directeur Général du group Eco Press, Benin ; Souleyman Diallo : Diorecteur de publication du Lynx, Guinée Conakry ; Aboubaker Jamaï, fondateur du journal hebdomadaire, Maroc ; Moussa Kaka, directeur du groupe de radio Saraounia FMNiger ; Gisele khoury, journaliste à la chaine Pan Arabe Al Arabia, Liban ; Moncef Marzouki, écrivain, Tunisie ; Germain Bitiou Nana, Directeur de publication de L’Evénement, Burkina Fasso ; Pius N Njawe, Directeur du Messager, Cameroun ; Sari Nuseibeh, président de l’université Al Quds de Jérusalem, Palestine ; Yalder Bégoto Oulatar, Directeur de publication de N’Djamena Hebdo, Tchad ; Babacar Touré, président du groupe Sud Communication, Sénegal. Si vous souhaitez vous joindre a cet appel, les nouvelles signatures sont à adresser au centre de Doha pour la liberté d’information en utilisant le courriel: contact@dohacentre.org


Pierre Bonnard
Pierre Bonnard
La diversité d’expression et, surtout, la liberté de ton disparaissent peu à peu. Poursuites abusives, perquisitions, gardes à vue musclées, les journalistes sont dans le collimateur du pouvoir. Des médias tenus par quelques barons de l’industrie, une réforme de la télévision publique qui ressemble à une reprise en mains, une législation qui ne garantit pas suffisamment la protection du secret des sources – pourtant « pierre angulaire » de la liberté d’informer si l’on en croit la Cour européenne des droits de l’homme - : la France n’est pas, ou n’est plus, un exemple en matière de liberté de la presse, une liberté pourtant essentielle à l’exercice des autres libertés. Ce constat ne concerne pas que les Français. Parce que la France, forte de son histoire et de ses traditions, est toujours une référence pour bon nombre d’hommes et de femmes épris de liberté ailleurs dans le monde. Parce que la France continue à inspirer la législation de nombreux pays, et pas seulement celle de ses anciennes colonies. Parce que la France, enfin, se présente elle-même comme « la patrie des droits de l’homme » et « le pays des libertés », nous prenons aujourd’hui la parole. Originaires du Sud, sans vouloir à notre tour donner des leçons en matière de libertés, nous estimons dans notre intérêt bien compris de soutenir une France libre de sa parole diverse, capable de servir de référence. Si l’on n’y prend garde, ce ne sera bientôt plus le cas. Il est essentiel que la France sache se faire entendre, se faire respecter, sache dire non – comme elle l’a fait à la veille de l’invasion de l’Irak par les forces américaines. Les manquements à la liberté de la presse en France sont autant de coups portés à son image, à son autorité dans le monde. Les défenseurs des droits de l’homme ne peuvent s’y résigner. Et nous sommes de ceux-là.
Rédigé par psa le 19/12/2008 à 11:19 | Permalien

Mot à Maux

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"L’homme de Dieu qui a combattu toute sa vie pour l’émancipation intellectuelle, religieuse et humaine du continent africain s’en est allé." Ce sont là les mots introductifs du brillant texte de l'excellent Jean François Channon publié ce matin par Le Messager, journal camerounais. Un texte qui vaut bien notre attention pour ces débuts d’hommage à notre Grand frère Jean-Marc Éla... Un Grand des Grands Africains...


Alain Baraton, Christ en croix-5
Alain Baraton, Christ en croix-5
Mars 1986. Il est 19h. Un repas fraternel rassemble au réfectoire du Collège Le Sillon Jeanne Amougou, fondé par le révérend père Engelbert Mveng, prêtre de la compagnie de Jésus assassiné en avril 1995, un groupe de prêtres et de scolastiques jésuites, et la congrégation des pères de Skeut encore appelé pères Cicm. Outre les pères jésuites Engelbert Mveng, Joseph Huet, Vincent Foutchsancé et le frère Philipe Azeufack de la même congrégation religieuse, les pères Cicm de nationalité congolaise Laurent Mpongo, Cyprien Mboka, mais aussi abbés Prosper Abega et Jean Marc Ela. Ce dernier est l’attraction de l’assistance. Cet intérêt de ses pairs, Jean Marc Ela ne le doit pas à son dernier livre de l’époque, « Ma foi d’Africain » qui vient de sortir, mais à un de ses articles paru dans le quotidien Cameroun Tribune quelques jours avant avait provoqué une forte polémique au sein de l’Eglise locale. Jean Marc Ela s’attaque au tout puissant et très redouté nonce apostolique de l’époque, Monseigneur Donato Squictuarini dans cet article au titre véritablement provocateur : « A quoi sert un nonce apostolique ? ». L’abbé y fustigeait entre autres, les pratiques mafieuses, le trafic d’influence et l’esprit de domination des faibles qui prévalaient dans les méthodes de travail de celui qui était alors le représentant du Saint siège au Cameroun. Dans une église locale où la plupart des membres du clergé passaient leur temps à soigner leur image face à « l’Œil du Pape au Cameroun », il fallait avoir un courage à la limite de la témérité pour affronter à un tel dignitaire de l’Église. Évidemment le nonce avait répondu. Non pas pour réfuter ce que l’abbé Jean Marc Ela avait dit, mais plutôt pour menacer le journal, « d’avoir donné la parole à un tel individu ». Donc, au cours de ce repas fraternel chez le père Engelbert Mveng, presque tout le monde a passé la soirée à féliciter l’abbé Jean Marc Ela, « qui a su dire à travers son article au représentant du Saint siège que les églises locales avaient soif d’être respectées, mais surtout d’être appuyées dans leur désir d’émancipation théologique et anthropologique et d’autofinancement », pour reprendre les arguments que l’auteur a lui même utilisé ce soir là, pour défendre sa sortie médiatique. Mais le conflit né à travers cet article était parti pour durer. Convaincu de ses idées, Jean Marc Ela entendait poursuivre le débat. Il s’apprêtait d’ailleurs à donner une autre réplique au nonce apostolique lorsque feu Mgr Jean Zoa, alors très respecté archevêque de Yaoundé l’en dissuade. <<<
Rédigé par psa le 17/12/2008 à 08:20 | Permalien

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Alex Tew
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“Chaussette et Peur” est le nouveau jeu inventé par Alex Tew. En l’espace de quelques jours, le jeune et riche Britannique qui a vendu avec un succès immense les pixels de son site Internet, la fameuse « Page à un million de dollars », vient de sortir un jeu virtuel dans lequel les internautes sont invités à lancer des chaussures sur le non moins encore président américain Georges W. Bush. Naturellement, tout cela fait sensation sur le sockandawe.com et la page explose littéralement. Mes propres tentatives pour visiter cette page ont été vaines, malgré les heures irrégulières de mes efforts de visites. Depuis, tout s'est calmé... Finalement, lorsqu’on y accède, la tête du président américain apparait et disparait pour réapparaitre à certains autres endroits d’un large lutrin. Une main tenant chaussure vous aide alors à jouer en touchant la cible mouvante, le visage de notre ami Bush, dans un temps de 30 secondes qui vous est alloué. Et, vous accumuler des points à chaque coup réussi, et aussi des félicitations, Well Done! (bien fait!), alors que la couleur de la tête recevant le choc de la chaussure tourne au violet. Les habitués des jeux virtuels ne devraient pas avoir trop de difficulté à toucher la tête du président américain, surtout que le jeu permet la reprise sans fin. Fin de règne sympathique tout de même pour ce cher Georges W. Bush! il manquera bien à certains...
Rédigé par psa le 17/12/2008 à 07:41 | Permalien

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