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Diplomatie PubliqueJournée spéciale que ce 29 février 2008… Il faut bien que je m’offre un défi à la taille de la journée. Alors ma curiosité de voir les personnalités politiques qui ont jusqu’à maintenant donné leur soutient à notre ami Barack Obama. Ce ne fut pas facile mais avec un peu d’effort, on y parvient. Ainsi, en dehors des figures politiques, la catégorie des acteurs, sportifs, vedettes populaires de télévisons, artistes et autres renommées américaines, la liste est assez impressionnante et constitue une solide banque humaine: Eddy Murphy, Susan Eisenhower, Michael Jordan, Tyra Banks, Stevie Wonder, etc. Dans le grand public, la réalité est que les gens se commettent et sont fiers de supporter Barack. Sans doute que des personnalités publiques sont aussi du côté d’Hillary, mais le constat est qu’elles se commettent moins avec l’enthousiasme qui se voit chez les supporteurs de Barack. Et la liste ne fait que s’allonger nous dit-on, en ce jour de bilan financier et humain...
Tyra Banks, une banque électorale du Donner et du Recevoir
Naturellement, Oprah Winfrey, television. Ensuite vienne les autres sommités et identités remarquables non-politiques, essentiellement: Ben Cohen & Jerry Greenfield, co-fondateur de Ben & Jerry's Ice Cream ; Cornel West, universitaire; Alice Walker, auteur; Maria Shriver, Première Dame de Californie, écrivain, journaliste, nièce du Président John F. Kennedy et épouse de l’autre… Terminator; Alma Rangel, Épouse du Député Charlie Rangel (Representative NY); Elizabeth B. Moynihan, veuve du Sénateur (NY) Daniel Patrick Moynihan; Toni Morrison, auteure et Prix Nobel; Kate Michelman, Pro-Choice America; Mike Medavoy, producteur de film; Bill Maher, comédien ; Spike Lee, réalisateur ; Caroline Kennedy, Fille du Président John F. Kennedy; Garrison Keillor, écrivain ; Tom Joyner, animateur vedette de radio; Sheila Johnson, co-fondatrice Black Entertainment Television ; Susan Eisenhower, Petite-fille du Président Dwight D. Eisenhower; Jesse Dylan, réalisateur ; Ken Burns, réalisateur ; Tyra Banks, actrice, super-top-modèle et récente animatrice de TV.
Puisque nous sommes aux États-Unis, on retrouve déjà dans la liste des acteurs : Forest Whitaker, Kerry Washington, Kate Walsh, Kathleen Turner, Chris Tucker, Will Smith, Jada Pinkett Smith, Susan Sarandon, Paul Rudd, Chris Rock, Sidney Poitier, Jeremy Piven, Brad Pitt, Ryan Phillippe, Kal Penn, Edward Norton, Leonard Nimoy, Eddie Murphy, George Lopez, Regina King, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson, Kelly Hu, Hulk Hogan (aka Terry Bollea), Steve Harvey, Hill Harper, Morgan Freeman, Jamie Foxx, Robert DeNiro, Larry David, Matt Damon, George Clooney, Halle Berry, Tatyana Ali, Jessica Alba, Ben Affleck, etc. Les musiciens ne sont pas du reste: Black Eyed Peas, band; OK Go, band; Grateful Dead, band; Goo Goo Dolls, band; Joan Baez; Andrew Bird; Common; Kim Gordon (Sonic Youth); Macy Gray; Herbie Hancock; Stephan Jenkins (Third Eye Blind); John P. Kee, Pasteur et Chanteur de Gospel; Beyonce Knowles; Ed Kowalczyk (Live); Leo Kremer (Third Eye Blind); Talib Kweli; Jay-Z (aka Shawn Carter); Jin; John Legend; Dave Matthews; Master P (aka Percy Miller); Ne-Yo; Conor Oberst (Bright Eyes); Q-Tip (A Tribe Called Quest); Tom Scholz (Boston); Jill Sobule; Jeff Tweedy (Wilco); Usher; M.Ward; Pete Wentz (Fall Out Boy); Stevie Wonder; etc. Au moins je suis sûr de connaitre -dans le sens de reconnaître- tous les noms recensés actuellement chez les sportifs : Kareem Abdul-Jabbar, Temple de la renommée du basketball (Hall of Fame NBA); Charles Barkley, Temple de la renommée du basketball (Hall of Fame NBA); Michael Jordan, Temple de la renommée du basketball (Hall of Fame NBA); Greg Oden, Portland Trailblazers NBA, ancienne vedette d'Ohio State University ; Emmitt Smith, ancien joueur de football NFL. C’est un bel aperçu pour terminer ce mois de février qui ne nous reviendra que dans quatre ans, et en attendant les quatre confrontations du mardi prochain en Ohio, Texas, Rhode-Island (le plus petit État du pays) et au Vermont, un peu plus près de nous qui sommes au Top des États-Unis. Horizon
Henri Matisse
Un million et plus de personnes, des gens ordinaires en majorité, ont mis la main à la poche pour financer la campagne de Barack Obama. Le chiffre inimaginable du million, qui témoigne de l’enthousiasme débordant en cours actuellement, a été atteint hier 27 février 2008. Évidemment, c’est du jamais vu, et surtout une efficacité dans l’organisation politique qui dépasse l’entendement. Au point que c’est Bill Clinton lui-même qui dit maintenant que Barack a trop d’argent à mettre dans la campagne des Primaires et pense ainsi gagner en déversant des millions de publicité dans les États. Désespoir de cause pour notre ami Bill Clinton qui a perdu tout sourire! Mais c’est le politologue Richard Cohen qui enfonce le clou en trouvant que les prestations d’Hillary sont désormais du domaine des rendements décroissants ; une notion empreinte de fatalité que les économistes et les gestionnaires redoutent beaucoup plus que le principe de Peter. Écoutons Dick Cohen le dire lui-même à travers ces deux premiers paragraphes : « Il y a dissension dans le camp de Hillary Clinton. Des collaborateurs Haut rangs ont eu des discussions, en criant et-vient sur les différences de stratégie. Clinton doit-elle être plus vigoureuse et d’attaque? Devrait-elle être négative? Devrait-elle être optimiste et positive? Voici ma réponse: Mettre fin à sa campagne. Les preuves sont accablantes que, depuis le Super Tuesday, la minute que Clinton met les pieds dans un état, les chiffres correspondant à son niveau de popularité commencent à dégringoler. Bien sûr, Barack Obama a quelque chose à voir avec cette situation qui lui arrive. Il est un phénomène, une version politique de Roy Hobbs, "The Natural" le merveilleux roman de Bernard Malamud, celui dont le physique est le parfait icône de la TV, celui qui le moment venu, va offrir un contraste visuel choquante à la personne beaucoup plus âgée qu’est John McCain. Obama est presque aussi bon que celui-ci juge qu'il est. » Même si ce n’est pas la meilleure des traductions que je peux vous proposer, ceci rappelle bien la rivalité entre Henri Matisse et Pablo Picasso. Il y a temps pas si lointain, mais les rendements étaient alors croissants des deux côtés. Mot à MauxSon nom est associé aux années de prospérité, à la compétence, à la force de caractère, à l'intelligence politique. Mais il est aussi synonyme de dureté, d'obstination froide et de calcul tactique. Portrait d'une femme de pouvoir ambitieuse, candidate «inévitable», à qui la Maison-Blanche était promise. Avant l'arrivée de Barack Obama...
Gauguin, Paroles du diable
Mark Halperin a eu du flair. Pressentant que cette campagne électorale ne serait pas comme les autres, cet analyste, qui a couvert la vie politique américaine pendant deux décennies pour ABC News, a publié un livre sur les candidats à la présidence. Il y détaille leurs grands et leurs petits travers, leurs réalisations et leurs chances de succès. Le livre s'est vendu comme des petits pains: il n'y a pas d'autre sujet aujourd'hui à passionner pareillement les Américains.
Lorsqu'on demande à cet expert quel est le principal atout d'Hillary Clinton, il donne sans hésiter cette réponse en forme de tautologie: «Etre Hillary Clinton.» Au début de la campagne, aucun autre des candidats en lice ne pouvait prétendre disposer du quart du tiers de sa notoriété et de son expérience. Hillary est un logo, une catégorie à elle toute seule. Prononcez son nom, et une partie de l'Amérique l'associera aux années de prospérité mais surtout à la compétence, à la force de caractère et à l'intelligence politique.
Mais lorsqu'il s'agit de cerner la principale faiblesse de la candidate, la réponse d'Halperin tombe, identique: «Etre Hillary Clinton.» Personne, peut-être, ne soulève aux Etats-Unis une pareille charge négative. Pour une autre partie de l'Amérique (y compris chez les démocrates), son nom est au contraire synonyme de dureté, d'obstination froide, voire de corruption et de roublardise. Et cela, sans même parler de la droite républicaine pour qui elle représente en outre le mal socialiste absolu. «Il y a, littéralement, des millions d'Américains qui feraient tout pour qu'elle n'accède pas à la présidence», commente Mark Halperin. A tel point que la perspective de sa nomination par les démocrates serait presque une aubaine vu du côté des républicains et de celui qui est aujourd'hui leur chef de file, le sénateur John McCain.
Hillary l'icône et Hillary la sorcière, comme la dépeignent les tee-shirts des «Hillary haters». Tout au long de cette campagne, la candidate n'a cessé de se débattre entre les deux facettes de son personnage. Ses réussites, elle ne les doit qu'à elle, et notamment à une détermination et une ténacité jamais prises en défaut. Mais ses tourments, souvent, ont la même origine.
Au début, tout jouait en sa faveur. Plus que Première Dame du pays, Hillary en a été pratiquement la coprésidente pendant huit ans, jouant un rôle central, pour le meilleur et pour le pire, aux côtés de son mari Bill. Plus tard, sénatrice de New York, elle a eu tout loisir de préparer soigneusement sa course à la Maison-Blanche, consolidant de précieux appuis au sein du Congrès et du parti Démocrate. D'entrée, comme prévu, Hillary Clinton s'est posée comme la candidate «inévitable». Pour ne laisser aucune place au doute, celle qui préparait ce moment depuis des années s'est déclarée la première. Ensuite, au cours des débats qui ont suivi, c'est elle qui s'est montrée la plus précise et la plus convaincante dans le détail des dossiers. La plus confiante, aussi.
Mais la machine s'est déréglée. L'irruption, bien sûr, de Barack Obama, ce phénomène dont personne n'avait réellement prévu l'ascension. A être trop sûre d'elle, la sénatrice n'a sans doute pas mesuré l'ampleur de cette vague de fond qui soudain a menacé de la submerger. Au passage, elle perdait en outre l'un de ses principaux atouts. Certes, Hillary continue d'être la première femme à briguer la présidence de la plus grande puissance mondiale, un symbole planétaire. Mais face à elle, pour la première fois, un Américain d'origine africaine peut lui aussi obtenir les clés de la Maison-Blanche.
A la vérité, Hillary Clinton a bien tenté d'adapter son message. Terminé le seul recours à l'expérience. Poussée par son rival, elle s'est emparée elle aussi du thème du «changement» qui est devenu la pierre philosophale de la campagne. Le changement, c'est d'abord celui qui vise à réparer les dégâts commis par l'administration Bush, à mettre fin à la guerre en Irak, à offrir un accès universel aux soins de santé en réformant de fond en comble le système de l'assurance maladie, explique-t-elle, au risque de renforcer encore son image de «gauchiste» auprès des électeurs de droite. Mais à l'inverse d'Obama, elle continue d'insister sur sa connaissance intime des arcanes du pouvoir et des contraintes qui lui sont liées. «Seule l'expérience peut rendre le changement possible», résume-t-elle, en s'en prenant au discours «naïf» de son concurrent.
Mettre en avant son appartenance au système pour mieux s'en distancier. Insister sur sa proximité avec Washington pour mieux en critiquer les rouages: c'est devenu la quadrature du cercle de sa campagne. Le message a sonné faux. Et, à mesure que la candidate le répétait, n'a cessé de monter derrière elle le spectre de cette autre Hillary, l'Hillary-sorcière que l'Amérique adore détester.
Début 1999: après des mois de tourments, l'affaire de la jeune stagiaire Monica Lewinsky prend fin. Même si elle est brisée, la First Lady prie, fait le poing dans sa poche et décide de pardonner l'infidélité (et les mensonges) de son mari. C'est une Hillary digne et noble qui sort incontestablement grandie de l'épisode. Mais elle apparaît aussi (toujours cette même dualité...) comme une femme qui se montre prête à avaler toutes les couleuvres afin de satisfaire ses ambitions et ne pas compromettre sa carrière politique.
Octobre 2002: l'Amérique hystérique se prépare à la guerre. Avec 28 autres élus démocrates, la sénatrice de New York vote en faveur du texte qui laissera les mains libres au président Bush pour envahir l'Irak. Après le désastre qui suivra, ses proches expliqueront partout qu'il s'agissait alors d'un simple «vote de principe» qui visait seulement à faire monter la pression sur les Nations unies. Mais l'explication est peut-être autre: George Bush est alors au faîte de sa popularité. Et Hillary Clinton est déjà sur les rangs pour lui succéder. Il faut à tout prix éviter de prendre la mauvaise décision. Les principes attendront. Place aux calculs politiques.
Rien n'y fait. A tort ou à raison, la candidate semble prisonnière de ces arrière-pensées. Or la presse américaine ne l'aime guère. C'est au prix de contorsions presque comiques que le New York Times en a finalement fait sa favorite, du bout des lèvres. Cette presse est à l'affût, traquant l'apparition de ses vieux démons. Et ce, de plus en plus avidement qu'Obama s'installait progressivement en tête de la course. Bill Clinton n'apparaît pas dans sa campagne? Elle le «cache». Au contraire, il vient à la rescousse de sa femme, fidèle à lui-même, c'est-à-dire imprévisible et explosif? C'est la preuve qu'elle «ne tient pas son mari» et que voter pour Hillary reviendrait à ramener Bill à l'Aile Ouest de la Maison-Blanche, là où se prennent les décisions présidentielles.
(…) Carl Bernstein, le journaliste mythique du Watergate, décrit bien ce qui pourrait être le fond tragique de cette femme de pouvoir. Dans la monumentale biographie qu'il lui a consacrée, il explique: «Ses déclarations publiques bien tournées et les phrases qu'elle écrit possèdent toujours un fond de vérité. Mais presque chaque fois, quelque chose l'empêche de raconter toute l'histoire, comme si elle ne faisait pas confiance au lecteur, à l'interlocuteur, à l'ami, à l'intervieweur ou à l'électeur - ou peut-être à elle-même.»
b[Luis Lema]b, Le Temps
Ad Valorem
Mon hypothèse est toute simple. Bien de raisons font la force de Barack Obama dans la présente campagne électorale. Sa rhétorique tout à fait supérieure à celle de ses adversaires, sa jeunesse et sa fraicheur physique qui lui font incarner parfaitement le changement et l’espoir dans il est porteur, sa grande capacité à s’organiser sur le terrain électorale et à l’occuper efficacement, son équipe de communication talentueuse et aguerrie face aux nouvelles technologies de l’information, etc. Mais lorsque je lis dans le Washington Post de ce mardi, sous la plume d’Alec MacGillis, que le discours de Barack Obama est creux et ne tiendra pas la route l’été, le printemps et l’automne prochains, je sens le besoin de faire un arrêt de réflexion. Je me demande ce qui fait que Barack Obama « marche et fait réellement fureur » à travers un si grand et vaste pays aux réalités diverses. Fondamentalement, je pense que ce gars n’est pas en train de mener tout le monde en bateau aux Etats-Unis. Et alors vient mon hypothèse : Barack Obama apporte une réponse plus satisfaisante aux défis et besoins des citoyens américains que tout autre candidat de son camp des Démocrates. Il se pourrait que la réponse ne soit pas unique face à la diversité des gens et de leur besoin. En écoutant ce matin l’ancien candidat démocrate Chris Dodd, le sénateur, qui donnait son appui à Barack Obama, lui estimait surtout que Barack pouvait unifier le pays plus que tout autre. On se souvient que Ted Kennedy avait comme une des raisons le fait que Barack Obama faisait une campagne électorale plus élégante et qu’il ne pouvait pas, lui Ted, supporter longtemps que ses amis, les Clinton, attaquent le jeune candidat sans grande raison que la pure démagogie; cela a suffit à Ted Kennedy de sortir de sa réserve, légendaire, pour supporter Barack. Caroline Kennedy, la fille de John F. Kennedy, disait quant à elle, que Barack Obama, plus que tout autre, inspirait la jeunesse américaine souvent désillusionnée face à la politique et plus largement, face à une société dans laquelle les jeunes ne se retrouvaient plus. Cette inspiration manquante est souvent le témoignage qu’elle reçoit des milliers de personnes dans le milieu éducatif auquel elle appartient et aussi, à travers les propos de plusieurs autres citoyens qui lui parlent de son père JFK. Dans cette même perspective, il y a quelques jours, un chercheur invité à la Carnegie Endowment for International Peace faisait état des propos d’un étudiant américain qui disait qu’il a toujours gardé l’espoir caché de vivre les mêmes mouvements de fierté publique que ses parents avaient vécus au début de leur jeunesse dans les années 60 ; Barack Obama lui donnerait aujourd’hui cet engouement pour vivre ce rêve ultime qu’il ne laisserait personne lui enlever. Bien au début de cette campagne, particulièrement à la fin de l’été dernier, dans ma surveillance des écrits, des faits et des gestes précédant le début des hostilités électorales actuelles, un couple de coopérants américains avaient témoigné dans le New York Times en souhaitant, à la fin, que le futur président des États-Unis puisse leur procurer le respect perdu dans les autres pays à travers le monde. Et seulement de mémoire, j’aurais pu ainsi citer plusieurs autres raisons qui font converger les uns et les autres, partout à travers le monde, vers la candidature de Barack Obama… Je vous en fais grâce ! Donc, sauf démagogie, il est difficile d’admettre que la majorité qui se profile autour de la personne de Barack Obama ne sait pas ce qu’elle désire et que le discours et la personnalité de Barack Obama soient vides de capacité et de savoir-faire à succéder à un… Georges W. Bush. Bien sûr qu’Hillary Clinton voudrait bien être la personne portée par cette vague quasi universelle. Tous, on avait parié sur elle il y a quatre ans. Mais les données ont changé de manière drastique; attendant qu’un boulevard lui soit offert au terme des mandats de Georges W. Bush, notre Hillary est restée souvent les bras croisés, snobant même Barack Obama au Sénat américain au lieu d’aller à la conquête du jeune loup arrivé à Washington DC par un matin froid de janvier 2005. Même si les insinuations de légèreté chez Barack Obama ne sont pas motivées par le désespoir actuel de dame Hillary Clinton, il est surprenant que les analystes ne soulèvent pas cette réalité incontournable : la campagne électorale en cours est une démarche progressive qui s’adaptera aux différents contextes jusqu’à son terme le 4 novembre 2008. Comment alors peut-ont être vide du début à la fin dans une campagne électorale aux États-Unis? Il est temps de se rendre compte que nous sommes en face d’une page nouvelle de l’histoire du monde que Barack Obama nous aide, tous et toutes, à écrire. La page est peut-être vide à ses débuts, mais l’homme l’est moins pour avoir réussi à arriver là. Et l’histoire n’est jamais vide d’enseignements. À mon avis, nous n’en sommes qu’à ses débuts: la tentation d'Obama est grande et loin d'être injustifiée.
Diplomatie Publique
C’est la photo qui devra tuer la campagne de Barack Obama… portant une tenue traditionnelle, d’une ethnie somalienne alors que certaines personnes la considère kenyane.
On ajoute même que « Selon le site Drudge Report, qui publie cette photo, ce document aurait été transmis aux médias par le camp Clinton. » Il fallait un peu de piquant avant les dernières grandes hostilités entre Hillary et Barack. Belle tenue tout de même qui demande une bonne tenue entre adversaires politiques. toutefois! Les premières réactions sur Internet, sont toutefois défavorables à Hillary, accusée de geste de désespoir inutile. Est-elle vraiment responsable de ce mauvais coup? Du piquant! Voilà que l'ancien dirigeant du mouvement musulman noir américain «Nation of Islam» (NOI), Louis Farrakhan a fait l'éloge de Barack Obama en le qualifiant «d'espoir pour le monde entier»; un soutien dont Barack pourrait bien se passer par les temps qui courrent où on cherche à tout lui coller... Belle semaine politique! Mot à Maux
« Ce dévissage continu conduit M. Sarkozy à perdre son sang-froid. Que le Conseil constitutionnel rende immédiatement inapplicable la détention de sûreté et le président de la République (…) se tourne vers le président de la Cour de cassation. (...) Qu'un visiteur au Salon de l'Agriculture refuse, agressivement, de lui serrer la main, et M. Sarkozy le traite de "pauvre con". Une attitude incompatible avec la dignité qu'on attend d'un président de la République. Et qui dénote, là aussi, un évident manque de sang-froid. Peut-on enfin espérer du Président qu'il se ressaisisse ? »
Midi Libre, Michel Noblecourt « Il a eu raison, Nicolas Sarkozy, ce Monsieur en est un. (…) L'ennui une fois encore, ce sont ces pulsions d'adolescent, ce manque de détachement qui provoque chez Nicolas Sarkozy des réactions ordinaires. Or il n'est pas ordinaire et il est président de la République. (…) À tant vouloir nous ressembler, il oublie de faire le Président, ignorant que les Français ne veulent pas d'un président "Monsieur tout le monde". D'autant, il faut bien en convenir, que les exercices populaires ne sont pas la spécialité première du chef de l'État. » La Montagne, Daniel Ruiz « Jean-Pierre Raffarin a raison : il faut sauver le soldat Sarkozy. (…) l'aider à s'extraire de la spirale infernale qui menace de tous nous happer. Le plus simple serait de lui dépêcher ses aînés, Giscard et Chirac, pour quelques conseils. L'ennui est qu'il a promis de ne rien faire comme eux. C'est même pour cela que nous l'avons élu... Mais voilà, passé l'exaltation des premiers mois, on aimerait que notre jeune et fougueux Président apprenne à faire l'omelette de la rupture sans casser des oeufs, sans violenter la Constitution ni offenser les bonnes manières. » Le Progrès, Francis Brochet « Depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, le monde, selon un politologue, est devenu "plat" : parce que le nouvel élu l'a permis, voire souhaité, (…) Parce qu'il n'y a pas de différence entre le discours - capital - sur l'Europe et la diffusion - anecdotique - d'un SMS personnel. Qu'il n'y a pas de différence entre un couple présidentiel très digne recevant la famille d'Ingrid Betancourt et une vidéo électronique dérisoire, (…) sur un bain de foule et un badaud malpoli (…) du Salon de l'agriculture ! Cet homme a décidé (…) de prendre des coups et les rendre sans s'abriter derrière la majesté d'une fonction qu'il est en train de faire dériver. » La Nouvelle République du Centre-Ouest, Hervé Cannet Silence
Tout est en place pour ressouder le parti démocrate après cette course folle à l’investiture. Et c’est le rôle des Super Délégués. C’est ce que New York Times nous apprend aujourd’hui à travers cette caricature. En attendant, RealClearPolitics confirme l’avance de Barack Obama sur Hillary Clinton, avec les Super Délégués (1374 contre 1275) ou sans leur soutien (1193 contre 1034). En dehors de cet épisode humoristico-tragique, la chose n’est pas du tout drôle du côté de Hill et Bill Clinton. Seulement ces dernières vingt quatre heures, plusieurs analystes politiques des plus respectés aux Etats-Unis, dont Frank Rich (L'audace du désespoir dans le New York Times), Jonathan Alther du Newsweek (« Hillary doit abandonner la course maintenant » à paraitre) et surtout le réputé journaliste Robert Novak sont tout arrivés à la conclusion que dame Hillary n’est plus dans la course. On dirait même que pour fêter ses propres 77 ans, Robert Novak s’est fait un réel plaisir malin, en arrêtant le respirateur artificiel de la malheureuse Hillary : « Avant même que le sénateur Barack Obama ait remporté sa neuvième victoire consécutive contre le sénateur Hillary Clinton, mardi dernier, dans le Wisconsin, les vieux sages à la tête du Parti démocrate ont posé cette question: Qui va lui dire que c'est fini, qu'elle ne peut pas gagner la nomination présidentielle et plus vite elle quitte la course et plus cela va améliorer les chances de vaincre le sénateur John McCain en novembre? » Qui sonnera donc chez les Clinton, avec courage, pour leur dire de renoncer à l’ambition d’Hillary de diriger les Etats-Unis ? D’après Bob Novak, Ted Kennedy aurait pu jouer ce rôle s’il n’avait pas déjà donné son soutien à Barack… La question demeure donc entière dans la famille des démocrates. Pour combien de temps encore ? Je ne le sais pas.
Mot à Maux
Il apparait que la Fédération togolaise de football (FTF) ne soit pas sortie, du tout, de la mauvaise posture qui était la sienne depuis quelques mois. La réconciliation ayant fait son ouvre entre les deux entités jadis antagonistes de son bureau directeur, on pouvait bien penser que le retour aux bons sentiments, joint à une volonté d’actions apaisantes du ministre togolais Antoine Folly, tout comme la lettre du secrétaire général de la FIFA demandant le rétablissement de l’ensemble des élus du 9-janvier-2007 à la tête la FTF seraient de nature à faire évoluer la situation du football togolais. Malheureusement, le feu couve toujours. Il est même entretenu par le Comité national olympique togolais (CNOT) au motif assez subversif et incompréhensible de soulever des éléments antérieurement objet de litige entre les deux clans antagonistes de la FTF. Nommons ces faits jadis litigieux, aujourd’hui dépassés et délaissés par les mêmes personnes. Il s’agit des absences continues de Gabriel Ameyi et trois autres personnes aux réunions de la FTF. Une telle situation a été la parade remarquablement évoquée par la bande à Tata Avlessi pour fragiliser et nier la succession de notre ami Tata par le sieur Ameyi. Ce dernier se trouvant disqualifié au profit du doyen d’âge, Lawson Gallus. Avouons qu’une telle démarche a été évoquée à titre conservatoire et dans un climat intense d’adversité, au lendemain des sanctions prises en l’encontre de Tata Avlessi. Il est vrai que la gestion de cette sanction a été ratée lamentablement par la CAF, pressée de voir Ameyi à la tête de la FTF : en juge, la CAF avait ainsi un parti-pris mal inspiré pour un camp antagoniste, décrédibilisant par la même occasion sa propre sanction contre Tata Avlessi. Les partisans de Tata Avlessi profitant de l’erreur du gouvernement togolais de cautionner la Prise de la FTF par l’armée togolaise, ont alors profité de cette gestion inacceptable pour faire mouche, en frappant d’une pierre, deux coups stratégiques. La démission des partisans de Tata Avlessi avait ainsi la juste coloration d’être une double dénonciation : 1) l’intrusion de l’armée dans les affaires de la FTF ainsi que 2) le rôle impartial de la CAF –dans les faits et aussi en apparence- dans le règlement de la crise provoquée par le départ de Tata Avlessi. La FIFA a donc été alertée, directement par un Mémorandum qui a fragilisé quelque peu la position de la CAF face à l’ensemble des éléments de ce dossier litigieux. D’une certaine façon, la CAF elle-même s’est trouvée en situation de devoir prendre une distance et laisser la place, un peu plus, à la FIFA. Rien n’a pu être réglé toutefois, avant les moments de la présence de tous ces ayant cause au Ghana, à la faveur de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, la CAN-2008.
Les béquilles proposées par le CNOT notamment dans ce Comité provisoire de gestion (CPG) de la FTF s’étant consumées d’elles-mêmes, à la fin de leur période de vie utile fixée à six mois, une nouvelle opportunité s’est présentée à tous les anciens membres du bureau de la FTF de dépasser leur divergence et faire prévaloir le sens commun ainsi que les chemins de la collaboration pour faire face aux défis qui attendent le football togolais. C’est à cela qu’il faut travailler : réunir les adversaires du passé. C’est ce qui fut fait avec un relatif succès. On comprend alors très mal le rôle inélégant que voudrait se donner le CNOT pour empêcher les élus de la FTF de reprendre service en dépassant leur clivage passé au profit d’une aventure de nouvelle collaboration. Ce n’est nullement pas le rôle du CNOT de partir en guerre contre cette nouvelle expérience de retour à la normalité et aux bons sentiments entre d’anciens rivaux. Faudra-t-il rappeler au CNOT que sa fonction n’est pas du tout hiérarchique sur la FTF, à tout le moins aux yeux de la CAF et de la FIFA? Le rôle du CNOT est celui d’un organe de support, de pompier au besoin, surtout pas de pyromane. C’est là que se situe mon grand étonnement par rapport aux points litigieux passés et dépassés que le CNOT se plaît à soulever aujourd’hui, dans le seul but d’affaiblir le retour à une certaine normalité à la FTF. Faudra-il le rappeler, les adversaires d’hier se sont bien entendus qu’en cas de retour de Tata Avlessi – s’il venait à être disculpé par le Tribunal d’arbitrage des sports, celui-ci pourra réintégrer l’équipe de la FTF ? Le CNOT doit se ressaisir et faire la démonstration d’un calme olympien face à la situation de la FTF. Une analyse froide des enjeux devra l’y aider. C’est mon grand souhait ! Quant à notre ami Bernard Walla, il en fait tout simplement un peu trop. Quand on est provisoire on est pas permanent pour une place qu'il n'aurait jamais pu avoir dans la normalité des choses. La FTF se doit d'être dirigée par ceux et celles qui y ont été élus. Adversaires hier et amis aujourd'hui, même circonstanciels, nuls autres que ces gens là , de ce bureau reconstitué, ne possèdent la légitimité encore moins la légalité de diriger la FTF jusqu'à un nouveau désordre... que je ne souhaite pas, bien sûr. SVP, du calme ! Ad Valorem« Houston, le changement que nous recherchons est toujours à des mois et à des kilomètres de distance de nous, et il nous faut les bonnes gens du Texas pour nous aider à y arriver. Nous avons besoin de vous pour lutter et pour conquérir chaque délégué qu'il nous faut pour gagner cette candidature. » Ainsi parlait le conquérant hier, avec peu d’élégance toutefois, puisqu’il avait pris la parole alors qu’Hillary Clinton avait déjà commencé à parler. Naturellement, toutes les chaînes de télévision ont privilégié Obama au détriment de la Clinton; Barack porte de plus en plus l’habit du vainqueur devant une Hillary qui avait oublié de le féliciter hier, avant de le faire ce matin. Ce ne fut d’ailleurs pas le meilleur des discours de Barack. Mais remarquablement toutefois, Barack avait les pieds sur terre, et de manière terre-à-terre en plus: il s’est offert le temps d’expliquer et d’inviter ses supporteurs à voter par anticipation, dans ces dédales électoraux des plus compliqués par moment, par État, et le Texas –dont la forme géographique me rappelle toujours mon cher Gabon, est effectivement un bon exemple. La marche victorieuse continue et, encore une fois, je reste lucide et me demande toujours comment les Clinton pourront bien arrêter la force de ce mouvement. J’y pense et puis j’oublie. C’est pas de mes affaires, je me dis bien en bon Québécois. Elle semble elle-même, l’Hillary, avoir la Solution pour l’Amérique, puisque c’est son slogan de campagne. En attendant, le message du jour reçu de l’équipe de campagne de Barack dit bien que bientôt, très bientôt, un million de personnes, vont donner de leur argent, de cinq à vingt-cinq dollars généralement, dans cette campagne de financement populaire qui toujours refuse la contribution des grandes firmes d’avocats et de lobbyistes à la marche de Barack sur Washington DC. L’histoire continue à s’écrire sous toutes les formes et sous nos yeux, admirablement. Horizon
Certains seront-ils fermés à toute évolution pacifique des choses? Et pourtant, elle marche cette Afrique. Le cas d’une élection chaotique au Kenya peut nous faire penser le contraire. Cette situation devrait être de nature à décourager les apprentis sorciers électoraux , les décourager de ne pas trop jouer avec les règles du jeu politique ainsi que les valeurs démocratiques que sont l’alternance, la transparence et autres. Et pourtant notre ami Paul Biya, comme plusieurs autres, désire jouer avec le feu : changer la Constitution pour pouvoir se représenter encore, encore une fois, une fois de trop, peut-être. J’espère qu’avec lui-même, il ne fera pas basculer tout le Cameroun dans un désordre inutile dont l’Afrique pourra bien se passer. Attendons de voir!
Ainsi s'en est-il allé: vite, bien et en rigolant. Sacré monstre!
Rudy, Nue en danse
"Un vrai toubib de la bonne humeur ! Si Salvador est désormais au ciel dans une chambre avec vue sur l'univers où il fait rire les anges, il nous a légué une précieuse ordonnance à même de rendre sympathiques les suffisants et les coincés. La rigolade y est un fortifiant, l'humour une vitamine, l'envie de ne jamais se prendre au sérieux une pilule d'éternelle jeunesse, la musique un remède contre les tristes qui communiquent leur stress parce que, chez eux, la vie est devenue incolore, inodore et sans saveur."
Hervé Chabaud, L'Union "Il était le dernier survivant de la chanson qui swingue. (…) Grand pétanqueur devant l'Eternel, celui qui chantait "Le travail c'est la santé rien faire c'est la conserver", trouvait que la vie était trop courte pour être prise au sérieux. C'est sans doute le secret de sa longévité. Il considérait le succès de ses dernières années comme une belle plaisanterie. Il a dû mourir dans un éclat de rire. Et avec lui là-haut, le ciel n'est pas près de nous tomber sur la tête." Bernard Revel, L'Indépendant du Midi Ad Valorem
À Madison, Wisconsin, devant plus de 16000 personnes excitées et chauffées à blanc par leur fierté de faire l’histoire, notre ami Barack Obama a porté le message de sa victoire plus haut et plus loin encore :
« Aujourd'hui, le vent du changement que nous recherchons a balayé la Chesapeake et soufflé sur le Potomac. Nous avons gagné l'État du Maryland. Nous avons remporté le Commonwealth de Virginie, et même si nous avons gagné à Washington, DC, ce mouvement ne s'arrêtera pas tant qu'il n'y aura pas de changement à Washington DC, et ce soir nous somme sur ce chemin. Devant ce mouvement en cours, les cyniques ne peuvent plus dire que notre espoir est faux. Nous avons gagné l'est et l'ouest, et au nord, et au sud, et même à travers le cœur de ce pays. Voici la nouvelle majorité américaine. Voilà ce à quoi ressemble le changement quand il provient de la base. » Prochaines étapes, naturellement le Wisconsin et Hawaï qui a vu naitre Barack Obama. Un autre mardi gagnant à venir. Ils se suivent et se ressemblent désormais jusqu’au premier mardi de novembre. |









