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Pierre S. Adjété
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Probablement que les Togolaises et les Togolais ont soif d’autres choses que de la misère divisive des parties de lancée de couteaux et des séances de cours racoleurs en égologie politique... Comme il se devait et, au-delà des attentes des organisateurs et des participants même, il y avait foule, joie, danse, folklore et bouffe à cette première commémoration non partisane de la Fête nationale du Togo. Finalement, les Grandes retrouvailles ont eu lieu dans une convivialité débordante et surtout avec la contribution financière et humaine des citoyens. Dans les circonstances, lorsque vous vous attendiez à environ quatre-vingt à cent personnes pour un coup d’essai, et que vous vous retrouver avec plus du triple sans manquer nullement de rien, chaque famille arrivant pratiquement avec des apports conséquents, vous avez bien intérêt à mieux vous organiser pour les prochaines occasions. Et c’est sans chichi ni wawa que la fête nationale a eu lieu, quel que fut la Physionomie du mouton, selon une formule consacrée. L’ambassadeur du Togo au Canada qui avait quand même pris le pari d’inviter ses collègues d’une dizaine de pays africains ne serait pas peu fiers de les retrouver dans les prochains jours, tellement la chimie s’est opérée de ce côté également, dans une gaieté hors protocole. En dehors de la satisfaction du jour, la fin de l’histoire en est une de début de réflexion pour le tracé d’un autre portrait : Que ces Togolais sont capables d’un autre vivre ensemble. Que cette communauté togolaise de l’extérieur soit en mesure d’imprimer une dynamique contributive nouvelle au service du Togo. En tout cas , bel exemple de dépassement et belle initiative citoyenne au lendemain promoteur.
Son père le voulait avocat. Son père avait essayé de faire des autres frères des amoureux du droit, de la Droite Règle diront les Anciens. Avec Fernando, le dernier des six enfants, le papa –homme dur et de principe qui n’a jamais mis pied à l’église- a échoué de nouveau. Fernando va faire l’école normale. Et les dimanches, il prendra plaisir à lire la Bible et la commenter aux villageois. Le sacrilège, viendra de là, … Non seulement Fernando n’a pas voulu être avocat, il osera dire un jour à son père son désir de devenir prêtre. Ce fut la rupture pour longtemps! Autant Fernando était appelé par Dieu, autant il a gardé le sens de la dignité et de l’équité au point d’être habité par la politique. Toujours plus loin dans son engagement dans le social, l’itinéraire de Fernando Lugo est bien tracé : enseignement-prêtrise-politique, la trilogie d’une Théorie de la libération qui ne se cache plus en Amérique latine, dans le seul but de réussir à changer le quotidien des gens ordinaires. Fernando Lugo a du se résoudre à quitter la prêtrise, définitivement en décembre 2005. Porté par le mouvement Tekojoja –simple groupe de réflexion au départ, il sera à la tête d’une large coalition, Alliance patriotique pour le changement, avant de conquérir la présidence du Paraguay aux petites heures de ce matin. Ses propres mots, partagés avec le journaliste brésilien César Sanson il y a à peine une année, en mai 2007, nous permettent d’appréhender minimalement le prochain Chef d’État du Paraguay.
« Les changements violents ne garantissent pas une paix sociale durable. Nous voulons que les groupes sociaux antagoniques puissent s’asseoir et que, les yeux dans les yeux, ils puissent discuter sur le Paraguay dont nous rêvons et sur ce qu’il est possible de construire ensemble. (…) Les mobilisations populaires, les groupes de pression ont toujours été un outil important et indispensable dans la construction d’une démocratie durable. On ne peut dénier aux grandes majorités la possibilité de défendre à travers des mobilisations populaires leurs droits de participer et de décider. (…) D’abord, je crois que ma formation chrétienne marque ma conception de la vie : le désir d’équité, d’égalité sociale, de justice, la recherche du véritable Règne de la paix et de l’amour. Mais je crois que je porte également des éléments d’identité socialiste : d’une certaine manière je suis socialiste, je revendique certains éléments du socialisme moderne, lorsque le socialisme recherche l’équité, l’égalité et non la discrimination, ainsi que la participation de tous les groupes sociaux. » Fernando Lugo
Lointaine, il y a quelques mois encore, la possibilité pour les membres de la communauté togolaise de l’extérieur des frontières nationales de se réunir autour de leur fête nationale, en compagnie des officiels des missions diplomatiques togolaises, est devenue une réalité qui connaitra sa concrétisation cette semaine. C’est particulièrement le cas au Canada : la région de la capitale fédérale, Ottawa et sa voisine Gatineau, offre cet exemple admirable. C’est à l’honneur partagé de toutes les Togolaises et de tous les Togolais d’avoir su dépasser leurs clivages divers et même leurs ressentiments et méfiances, pour accepter de rendre possible cette initiative citoyenne. Certaines d’entre ces personnes ne seront pas physiquement de la rencontre, retenues depuis longtemps par d’autres engagements; elles ont accepté cependant d’y contribuer. Car, et c’est en cela que réside aussi la beauté de la chose, nous aurons tous contribué matériellement et financièrement à la mise en œuvre de cette fête nationale du 27-avril-2008. Le pari est loin d’être gagné toutefois, aussi longtemps que la soirée ne se serait pas déroulée, dans les règles de l’art, et les retours effectués dans de bonnes conditions pour ceux et celles qui nous viendront d’un peu loin. Mais une chose est le pari, une autre demeure la satisfaction et la fierté dans le cœur qu’encore une fois, de ce côté-ci, des volontés existent à travailler ensemble pour sortir du négativisme et du nihilisme afin d’explorer courageusement les chemins ardus et inévitables du possible togolais. Un héritage collectif que d’ailleurs, personne n’assumera à la place des enfants de ce pays, où qu’ils se trouvent. Bon 27-avril-2008!
Une certaine presse américaine est assez désespérée de voir la persistance et le triomphe annoncée de Barack Obama. Depuis dame Hillary a tancé cette presse de mieux traiter son adversaire, il est notoire la manière dont certains médias amplifient désespérément, et en mal, les propos et… geste de notre ami Barack. C’est maintenant un doigt d’honneur qui lui est attribué, comme geste disgracieux à l’encontre de son adversaire Hillary. Les personnes ayant assisté au discours, en temps réel semble n’y avoir pas vu d’obscénité. Mais c’est reparti ! Faut arrêter Obama en le crucifiant par tous les moyens… Malheureusement, même dans la médisance, cet homme incarne mieux que quiconque l’avenir d’une nouvelle Amérique. Cette impression se confirme puisqu’une partie de l’électorat persiste et signe dans les sondages: Pas de confiance en Hillary Clinton et John McCain serait trop vieux pour être Président. Le jeune, la dame et le vieux…
C’est aussi un appui de grande taille que ce geste fort du mythique et très populaire Bruce Springsteen. Il a les mots justes pour le dire lui-même, au nom de son groupe E Street
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