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Pierre S. Adjété
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Dans une réponse à Lisa-Marie Gervais, auteure de « L’Argentine en crise » (2), article paru dans Le Devoir 19 juin 2008, mon président, le professeur Yao Paul Assogba, Sociologue de son état, se remet dans ses œuvres, dans tous ses œuvres, malgré son année sabbatique qui a déjà commencée… J’ai obtenu l’autorisation de lui pour diffuser ce texte remarquablement concis, comme réplique qui vient d’être envoyée au journal montréalais que j’espère le publiera. En attendant, ceci est un petit bijou d’hymne à l’Afrique…


Pablo Picasso
Pablo Picasso
Le titre « L’Afrique de l’Argentine » du deuxième article de la série de Lisa-Marie Gervais sur « L’Argentine en crise » (Le Devoir 19 juin 2008) est une imposture. En effet j’ai été frappé par ce titre et me suis précipité de lire attentivement le texte ainsi intitulé, disant que sans doute l’auteure a une connaissance approfondie de l’Afrique et certainement de l’Amérique latine. Je m’attendais à une démarche comparative à toute épreuve. Mais dès les premières lignes du texte je me suis vite rendu compte la « pauvre Afrique » n’a servi de « titre accrocheur, trompeur et vendeur ».
En effet, si on s’en tenait au titre du texte de madame Gervais et à la comparaison qu’il annonçait, tout le « continent noir » serait alors réduit sur le plan géographique à une province (pauvre) de l’Argentine soit celle du «Chaco ». « El Espinillo, petite localité de cette province, située à environ 800 km au nord de Buenos Aires » abriterait une communauté d’« autochtones » africains qui « vit au seuil de la pauvreté ». Mis en parallèle avec l’Afrique, le « peuple du Chao serait aussi tricoté en une drôle de courtepointe bigarrée » composée d’« Espagnols, d’Italiens, Serbes mais aussi des Tobas, Wichis, Mocovis ou crillos ». Mais la « discrimination frappe plus durement les Premières nations ». On assiste même à « l’extermination des Indiens Tobas ».
Dans tout ce décor, je cherche en vain l’Afrique des « Premières nations », des « autochtones », etc. Je vois plutôt le documentaire Le peuple invisible Algonquins du Québec (novembre 2007) de Richard Desjadins et de Robert Monderie. Ce peuple a été victime d’ethnocide, d’agressions sexuelles, etc. Il vit aujourd’hui dans des conditions d’extrême pauvreté et connaît un taux de suicide alarmant. C’est une réalité au Québec et au Canada. Ç’aurait été donc plus juste que madame Gervais titre son article : Le peuple invisible. Les indiens Tobas de l’Argentine. L’Office Québec-Amériques pour la jeunesse a t-il besoin de financer un reportage sur l’Argentine pour nous informer des conditions de vie des autochtones en général et ceux de la province de « Chao » ?
La seule fois qu’il est question de l’Afrique dans l’article, c’est lorsque la journaliste mentionne que la province de « Chao » a les mêmes indicateurs sociaux que certains pays du continent noir L’Afrique n’est-elle devenue que l’étalon de misère au monde ? Oui, l’indice du développement humain (IDH) du PNUD y est très faible. Mais l’IDH est relatif. Par exemple, à la fin des années 1990 quand le Canada était placé au premier rang mondial selon l’Indice du développement humain (IDH) du PNUD, 17, 4% de sa population vivait sous le seuil de la pauvreté alors que, toujours selon l’IDH du PNUD, le taux était de 10, 9% pour le Mexique et de 4, 1% pour Trinidad et Tobago.
Les médias ne véhiculent que l’image de l’Afrique folklorique, pauvre et misérable. Depuis bientôt près deux ans, les reportages de la journaliste de la TV de Radio Canada en Afrique ont porté, entre autres, sur l’« indiscipline » de certains joueurs de l’équipe nationale de soccer du Sénégal lors de la coupe des nations au Ghana en 2007; les baleines échouées sur les plages du même pays, sur les dictatures qui n’ont pas la « bénédiction » des Etats-Unis, de la France et de la Grande Bretagne, etc. La semaine dernière, la TV de Radio Canada nous a montré l’« Afrique des enfants sorciers ».
Au-delà de tous les maux affligeants et des statistiques apocalyptiques de l'indice du développement humain (IDH), les populations africaines continuent de survivre et même de vivre. En effet, pendant qu'on nous parle toujours d'une Afrique qui se meurt, d'une catastrophe permanente, d'une Afrique de toutes les calamités où aucune âme ne devrait plus vivre, il existe l'autre Afrique, celle qui ne fait jamais l'objet des manchettes des médias internationaux. Mais il suffit de se promener entre les tropiques du Capricorne et du Cancer pour découvrir la réalité de l'autre Afrique: vivante, joyeuse, entreprenante. Des pépites humaines: commerçants, cinéastes, entrepreneurs, techniciens, ingénieurs, professeurs, chercheurs, musiciens, sportifs, etc., mais également des paysans, des mécaniciens, des menuisiers, des couturiers, bref des hommes et des femmes y inventent chaque jour, au-delà des critères cartésiens, des pratiques sociales novatrices pour survivre ou pour vivre.


Rédigé par psa le 25/06/2008 à 19:47
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Gabriel Martinez
Gabriel Martinez
Au beau milieu de quelques jours de vacances, accueillir un été qui tarde à s’affirmer, regarder de loin un ministre de la santé qui démissionne, et sourire à l’excitation humaine et d’enfant d’un Chef d’état heureux de présider l’Union européenne…
Et vendredi, le 27 juin 2008, avec un mois de retard et tout juste huit jours après le passage de John McCain au Canada -il semble que ce soit la première venue du candidat républicain au Canada pourtant voisin- l’Afrique sera célébrée à Ottawa par l'ensemble des représentations diplomatiques.

Rédigé par psa le 20/06/2008 à 15:23
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James Houston, Clair de lune
James Houston, Clair de lune
C'est un parcours historique et une victoire à vous couper le souffle, pour peu que l'on soit amoureux du golf et le cœur à la bonne place. Le 108e tournoi de la U.S. Open gagné par Tiger Woods au détriment de Rocco Mediate a donné des palpitations aux habitués. Comme cette girafe, le tigre a dû tendre le cou avant de cueillir cet honneur inoubliable. Au même moment du triomphe de Tiger sur le vert de San Diego ou presque, Al Gore, le Nobel environnement, donnait son soutien à Barack Obama…

Rédigé par psa le 16/06/2008 à 17:51
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Diplomatie Publique


Un vendredi 13 inspirant pour les ministres des affaires étrangères du Portugal, de la France et de l’Espagne. La publication de leur lettre commune, un justificatif point de vue sur tout ce qui bouge et dérange, ce jour, par Le Monde, contraste avec le pessimisme des Irlandais. Au nord l’Europe peine toujours à s’entendre, au sud et outre Atlantique, elle hésite à s’étendre. Il semble bien que "Rénover le dialogue transatlantique" comme le propose ces ministres est un peu loin des préoccupations citoyennes du moment. À moins que l'un aille forcément avec l'autre...


Pierre Bonnard
Pierre Bonnard
Onze pays se sont réunis à Alger pour préparer l'Union pour la Méditerranée et évoquer la paix au Moyen-Orient. Nous avons dressé le même constat : confrontés aux crises et à des dangers pressants, nous devons faire face ensemble, les Etats de la Méditerranée, l'Europe et les Etats-Unis. L'Union est nécessaire, un véritable partenariat euro-atlantique est indispensable. C'était l'enjeu du sommet du 10 juin entre l'Europe et les Etats-Unis.
L'Union européenne, tout au long de ces dernières années, a cherché à s'adapter à un nouveau système politique et de sécurité internationale. La Russie y a repris toute sa place. Le poids croissant de la Chine, de l'Inde et du Brésil reconfigure les alliances et les valeurs. L'Afrique se construit avec l'Union africaine, comme en témoigne le sommet UE-Afrique à Lisbonne, et offre enfin des exemples réussis de développement.
L'Amérique latine joue à nouveau tout son rôle. La Méditerranée, si divisée, si conflictuelle, se propose un nouveau visage, une nouvelle ambition pour le processus de Barcelone avec le sommet de Paris du 13 juillet sur l'Union pour la Méditerranée et lance un pont entre l'Afrique et l'Europe. Le Moyen-Orient se cherche de nouvelles voies originales bien que fragiles au Liban, comme entre Israël et la Syrie.
L'Union européenne et les Etats-Unis ont su, ensemble, réagir au défi du 11- Septembre. Mais l'intervention américaine en Irak et les différences de stratégie ont empêché de tirer tout le potentiel des relations transatlantiques et de bâtir un partenariat solide, exigeant, sur un pied d'égalité. Nous avons une chance historique de le faire. D'un côté, les Etats-Unis se préparent à une nouvelle administration. De l'autre, grâce au traité de Lisbonne, l'Union européenne disposera de nouveaux instruments de décision qui lui permettront de jouer un rôle à la hauteur, non seulement de ses ambitions, mais aussi de défis comme la prolifération nucléaire, l'instabilité des marchés financiers, la crise pétrolière, le changement climatique ou les exigences alimentaires. Nous proposons donc cinq axes de réflexion pour la rénovation de l'agenda transatlantique.
1. Sauvegarder les valeurs et les principes universels qui constituent le fondement de l'alliance transatlantique. La lutte contre le terrorisme ne se conçoit que dans le respect de nos valeurs communes : il faut trouver une solution pour Guantanamo, et nous attendons aussi des gestes sur la peine de mort. L'imposition de la démocratie par la contrainte n'est pas la bonne voie : un long chemin reste encore à parcourir même si nous sommes d'accord sur l'essentiel.
2. Conférer une nouvelle ambition au dialogue transatlantique. La transformation de l'OTAN, la stabilisation et la reconstruction de l'Afghanistan et de l'Irak ou la prolifération des armes de destruction massive nous obligent à resserrer davantage nos liens. Encore faut-il avoir une stratégie politique avant de penser en termes de moyens. "L'afghanisation", si elle réussit, peut servir d'exemple. La conférence de Paris du 12 juin sera l'occasion d'établir cette stratégie politique.
3. Construire un véritable pilier européen de sécurité et de défense. Une politique européenne de sécurité et de défense plus robuste est dans l'intérêt aussi bien de l'Union que des Etats-Unis dans le cadre du système de sécurité et de défense atlantique. Une défense européenne est indispensable à une alliance efficace, et les Américains eux-mêmes nous encouragent dans cette voie. Les Européens devront assurer toute leur part dans la responsabilité globale de maintien de la sécurité et de la stabilité internationales. A condition qu'ils acceptent d'en payer le prix.
4. Traiter de front les conflits du Proche et du Moyen-Orient. L'Europe ne peut se satisfaire de la perpétuation, dans son environnement immédiat, de conflits aussi graves, aussi existentiels que ceux du Proche et du Moyen-Orient. L'Europe ne doit plus jouer un rôle aussi marginal dans la résolution de ces conflits. Les Etats-Unis ont montré qu'ils ne pouvaient seuls y parvenir. Il est temps qu'ils acceptent que l'Union européenne puisse y travailler à leur côté.
Le Qatar, la Turquie, l'Egypte, la Ligue arabe ont montré que, sur des questions aussi complexes que la crise libanaise, le conflit israélo-syrien ou Gaza, l'on pouvait s'y essayer et parfois même réussir, comme au Liban, avec une méthode simple : le dialogue et la négociation. Nous devons tout faire pour que le processus d'Annapolis se poursuive. Seul un Etat palestinien démocratique et viable peut être le garant de la sécurité d'Israël. L'Europe, parce qu'elle est l'amie des pays arabes comme d'Israël, peut garantir un accord de paix.
5. Renouveler le dialogue stratégique. L'importance des flux commerciaux et financiers entre les deux rives de l'Atlantique devrait nous permettre d'exercer une influence plus marquée dans la régulation des marchés internationaux et de rééquilibrer le système international, pour parvenir à la sécurité énergétique et alimentaire, pour s'attaquer à la pauvreté et au sous-développement.
Tandis que le monde change et que de nouveaux acteurs y prennent place, nous devons revendiquer nos valeurs, nos principes, mais aussi nos réussites, et fonder les bases d'une construction commune renouvelée. Dans les mois à venir, alors que l'administration américaine est appelée à se transformer, l'Europe doit se donner une feuille de route et affirmer davantage son rôle dans cette alliance si nécessaire."

Luis Amado, ministre d'Etat et des affaires étrangères du Portugal ;
Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes de la France ;
Miguel Angel Moratinos, ministre des affaires étrangères et de la coopération de l'Espagne.


Rédigé par psa le 13/06/2008 à 10:25
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Nicolae Tonitza
Nicolae Tonitza
C’est extraordinaire de voir comment la machine élective de Barack Obama s’est encore mise en marche. En l’espace de quelques jours, après l’abdication de dame Hillary Clinton, il est pathétique de constater que tout est mis en œuvre, déjà, pour ouvrir effectivement des bureaux pour le candidat des démocrates partout, et dans tous les États de ce vaste pays. Partout et dans tous ces États, l’enthousiasme devient palpable avec les mêmes objectifs de recherche de financement chez les gens ordinaires et d’inscription des nouveaux électeurs sur les listes électorales. C’est toujours cette fascination pour une bonne organisation qui, à mon sens, demeure l’un des atouts du phénomène Barack Obama. Cette grande capacité à occuper adéquatement le terrain électoral est sans pareille. Nul ne serait surpris que très prochainement, cette réalité se reflète dans les sondages d’opinions, malgré les mois d’avance que le Républicain John McCain avait pris sur l’actuel candidat démocrate qu’est devenu Barack Obama… Pour ce qui est du retrait d’Hillary Rodham Clinton, pas grand-chose à dire. J’ai appris trop tôt à avoir la visée juste, le triomphe modeste, l’analyse innovante, froide et rebelle, surtout le regard avenir. Et, en dehors de mon parti-pris pour Barack Obama, je suis en quête des considérations objectives qui feront que la moyenne des Américains moyens devra choisir Obama plutôt que McCain. Et le déploiement rapide des troupes à Barack n’est pas le moindre des atouts en pareille situation de relevé des faits et des conditions gagnantes en novembre prochain.


Rédigé par psa le 10/06/2008 à 07:05
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Diplomatie Publique


I Have A Dream: Obama

Rédigé par psa le 06/06/2008 à 14:12
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Hillary Clinton : une victoire annoncée qui s'achève en défaite
C'est fini. Elle ne sera pas la candidate du Parti démocrate à l'élection présidentielle américaine du 4 novembre. Elle ne l'a pas encore explicitement admis, mais elle le sait, et ses partisans le savent aussi. Qui l'eut cru, à l'automne 2007 ?
De tous les démocrates, elle avait été la première à se porter candidate. Elle savait la partie loin d'être gagnée. Une femme ? Une Clinton, en plus ? Personne n'avait été aussi méchamment attaqué qu'elle dans l'histoire récente américaine. Pas sur ses mœurs, comme son ex-président de mari, mais sur sa personne : sa rigidité, sa manie du secret, sa supposée "duplicité".
Hillary, disait-on alors, avait deux atouts formidables : elle-même et son époux – la capacité de conviction de Bill, son flair, leur connaissance commune des entrelacs de la politique washingtonienne. Et elle avait deux gros handicaps : elle-même et son époux… Hillary élue, serait-ce le retour de Bill ? "Beaucoup de gens, expliquait Carl Bernstein, son dernier biographe, se demandent s'ils ont envie d'un nouveau psychodrame au sommet de l'Etat."
Pourtant, sa candidature est vite apparue "évidente". Rien ne semblait l'ébranler. Exemple : le magazine dominical du New York Times sortait une enquête terrible, en juin 2007, intitulée "Les guerres d'Hillary". Pour résumer : elle a voté par conviction la guerre en Irak et, depuis que celle-ci est devenue impopulaire, elle brouille les pistes. Les auteurs listaient ses explications peu probantes, ses manœuvres visant à masquer cette réalité. Ces attaques semblaient glisser sur elle; parce que, notaient ses partisans, la plupart des démocrates se reconnaissaient en elle. N'avaient-ils pas, eux aussi, soutenu l'invasion de l'Irak avant que leurs yeux se dessillent ?
En août 2007, elle menait la course avec 51% des intentions de vote. Ses concurrents ? Des nains : Barack Obama était à 21%, John Edwards à 15%, les autres n'existaient déjà plus. En novembre, à deux mois du début des primaires, elle devançait encore le jeune sénateur de l'Illinois de 21points. Elle avait réponse à tout : son programme était de loin le plus élaboré. Que s'est-il passé? Dans un premier temps, elle n'a pas perçu la "menace Obama". Malgré ses équipes de sondeurs aguerris, estime Dante Scala, professeur de sciences politiques à l'université du New Hampshire, elle n'a "pas vu l'aspiration au changement ni l'exaspération de la base démocrate et le désabusement de l'opinion vis-à-vis de l'administration Bush". "Changement", "espoir" étaient les mots d'ordre de son adversaire. (…)
Plus la fracture s'élargissait au sein du camp démocrate, plus Mme Clinton était identifiée à sa propre base : blanche, pas métissée; style "vieille économie". Pas quelqu'un de tourné vers l'avenir. Elle écrasait M. Obama dans les Etats de la vieille industrie lourde et minière en déréliction. Il l'emportait largement dans l'Oregon, un Etat pas moins blanc, mais à l'économie "high tech". "Elle n'a pas compris que, sociologiquement, les démocrates avaient changé", juge M. Scala.
Peu à peu, ses thèmes de campagne ont commencé à être battus en brèche. Elle fustigeait l'"inexpérience" de M. Obama. Quatre ans au Sénat : insuffisant, clamait-elle. Elle y a passé huit ans, plus huit à la Maison Blanche. En mars, Time publiait une enquête : "L'expérience compte-t-elle ?" Comme souvent, les lecteurs regardaient d'abord l'infographie. On y apprenait qu'Abraham Lincoln avait été élu président après deux ans seulement au Sénat. Beaucoup n'avaient pas eu auparavant une longue carrière de représentant, de sénateur ou de gouverneur : Woodrow Wilson : deux ans; Franklin Roosevelt : quatre…
A la veille de l'élection du 1er juin à Porto Rico, en "une", le Wall Street Journal publiait une photo cruelle : Mme Clinton en campagne dans le Dakota du Sud. Derrière elle, sur l'estrade, un groupe d'hommes en rang d'oignons, tous blancs, visages fermés, lunettes et calvitie. Moyenne d'âge : 55-60ans. La caricature de son électorat. Une caricature injuste, au vu de sa carrière, de ses combats passés. Injuste car des jeunes se sont aussi mobilisés pour Hillary Clinton. Mais un cliché au fond peu surprenant, au vu de l'évolution de sa campagne.

Sylvain Cypel, Correspondant New York, Le Monde


Rédigé par psa le 04/06/2008 à 09:13
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Ad Valorem


Simplement dit, c'est l'homme de l'année 2008. Une audace sans commune mesure qui le place désormais dans le cercle des gens qui ont fait l'Histoire en politique. C'est un leadership politique nouveau dans un monde en mutation. Bravo!


Barack Obama

Barack Obama

Barack Obama

Barack Obama

Rédigé par psa le 03/06/2008 à 20:27
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