Diplomatie Ouverte |
|
|
Profil
Pierre S. Adjété
Archives
Galerie
Dernières notes
Infos
Nos liens
|
Diplomatie Publique
Pour contrer l’écho du grand show obamanesque qui a tenu en haleine plus de quarante millions de personnes à travers les États-Unis sans compter les millions d’autres dans les pays proches comme le Canada et aussi à travers le monde, le Républicain John McCain a fait le choix du froid venu de l’Alaska, Sarah Palin, Sarah Barracuda comme colistière et vice-présidente possible. Fort pari dont la portée ne tardera pas à se préciser dans les prochains jours. Sarah Barracuda, froide et insensible à la Thatcher nous apprend-on, est représentative d’une droite puissante et fidèle, en même temps qu’utile à une victoire presqu’impossible des Républicains en novembre 2008. C’est le coup de dé génial et risqué qui atténue la critique de l’inexpérience retenue contre Barack Obama par tous ses adversaires passés et présents. À deux battements de cœurs, à un souffle et à un demi-pouls de la présidence, la vice-présidence se confond carrément à la présidence aux États-Unis. Et, si à 47 ans Barack Obama n’est pas expérimenté, ce n’est certainement pas à 44 ans que Sarah Barracuda va l’être. Du coup, le message de John McCain me parait clair : « Dans l’alternance normale du jeu politique au pays, si vous élisez une personne de race noire pour la première fois aux États-Unis, je vous laisse le plaisir de choisir la première femme présidente dans les rangs des Républicains dans huit ans. Chers amis, comme les Démocrates désormais unis derrière Obama, nous aussi les Républicains devons faire l’histoire. Moi, John McCain, fidèle à mon indépendance d’esprit, je veux faire l’histoire de ce pays, à ma manière : après le beau, choisissez la belle… à mon honneur. Salut… Bonjour chez vous! »
Horizon
Nicolae Tonitza
Il est parfois difficile de voir la politique de face ; elle n’a pas toujours le plus beau visage. C’est avec une certaine difficulté et une honte cachée que j’ai écouté le discours d’Hillary Rodham Clinton à la convention des Démocrates. Extraordinaire discours ! Et, pour m’expliquer pourquoi et le dire à si haute voix, il m’a fallu au lendemain, prendre le temps de relire toute la retranscription. Toutes les lignes de ce verbatim étaient bien agencées autant qu’elles restituaient sa propre passion de la politique. Mais ce discours que j’ai suivi le dos tourné, incapable de la voir le délivrer hier, manquait malheureusement l’ingrédient vérité. Pour s’être commise trop longtemps dans la campagne en se servant de la négativité envers Barack Obama, Hillary a laissé des fissures qui ne pouvaient pas se colmater à la seule prononciation de son soutien tardif à son adversaire qui, il est vrai, lui a soufflé une qualification qu’elle ne pensait jamais pouvoir manquer. Un discours extraordinaire de ralliement sur fond de marche de soutien, le jour même, à Hillary elle-même : c’est formidable mais très peu crédible. Un discours dirigé vers les démocrates comme une frappe préventive, comme pour dire qu’elle ne pourrait pas se tenir loin, est du genre à épandre le cynisme qui fait fuir les citoyens ordinaires de la politique et des politiques. Pourquoi Barack Obama ne pouvait pas diriger les États-Unis et en être le chef suprême des armées et brutalement, aujourd’hui, elle lui donne son appui pour qu’il dirige le même pays ? À cette question, la franchise aurait été de mise pour que clairement, un certain nombre d’explications soit données aux Américains ordinaires. Cette réponse, escamotée par Hillary, n’a pas échappé aux adversaires républicains ; ils s’en régalent par communiqués de presse et déclarations publiques. À la vérité, Hillary est devenue la faiblesse de Barack. Et elle peut devenir couteuse aux démocrates. Du coup, la barre est haute pour l’intervention de Barack Obama lui-même ; lui qui doit s’adresser à l’Amérique profonde avec raison, respect, passion et émotion pour mieux convaincre sur sa candidature et ses capacités, lui qui doit se prendre en main par lui-même. L’investiture démocrate proprement dite ainsi que toute cette convention ne sont pas encore hors de portée de n’importe quel drame politique. N’en souhaitons pas toutefois ! Alors, encore une fois, seul le leadership politique de Barack Obama peut encore permettre de rallier les Démocrates et l’Amérique hésitante. Cet homme a du caractère et du contenu politique comme la nature en produit très rarement. Et l’ensemble de ses atouts sont bien adaptés aux besoins du moment, c’est-à-dire tournés vers l’avenir. Je souhaite encore que son allocution d’acceptation qui sera déplacée dans un stade ouvert à plus de 70 000 personnes soit une autre pièce à verser dans l’anthologie politique universelle, et une pièce au moyen de laquelle le verbe, la conviction et la vertu politique tisseront le filet de cette pêche miraculeuse qui permettra au monde de vivre une nouvelle ère. Et nous serons là pour rendre témoignage de cette préférence raisonnable qu’incarne Barack Obama pour racheter les politiciens eux-mêmes où qu’ils se trouvent, sauver la politique du seul règne du cynisme, de l’hypocrisie et de la mégalomanie. Et peut-être espérer que la politique ne devienne seulement un Tournedos-Hillary, au menu de plusieurs autres acteurs fréquentant cette arène. Mais, quoiqu’il arrive le 4 novembre prochain, l’histoire est déjà réalisée cette veillée d’anniversaire du grand discours, i[I Have A Dream]i, de Martin Luther King. Barack Obama est finalement désigné comme candidat démocrate. La fin d’un périple, le début d’une nouvelle épopée.
Raphael Delorme, Les Femmes d'esprit
Chacun à sa manière a fait la différence à l’ouverture de la Convention d’investiture présidentielle des Démocrates américains. L’objectif est clair : remettre Barack Obama en route pour la Maison Blanche et encore dissiper les réticences humaines autour de lui, pour enfin le présenter comme la personne capable d’assumer le nécessaire changement de perspective dont les États-Unis et le monde ont besoin. Sa femme, Michèle Robinson Obama et aussi le sénateur Edward Moore Kennedy ont, sans aucun doute, l’une apporté la dimension émotive et passionnelle à la chose, l’autre appuyé ce parchemin, qui se déroule sous nos yeux, de tout le sceau légendaire qui fait institution et icône chez les Démocrates. Cet exercice d’authentification, à nul autre pareil, a demandé un effort particulier à l’oncle Teddy Kennedy, à peine sorti de sa convalescence et toujours sous le poids combiné de l’âge et des effets d’une récente opération pour une tumeur maligne au cerveau. Cette seule présence de Ted Kennedy constitue le sacre de Barack Obama et le passage de flambeau du dernier des trois frères Kennedy à un porte-étendard aussi charismatique que représentatif d’une nouvelle génération de citoyens déterminés à changer le monde. Pas de doute que les Clinton, Gore et autres Biden se joindront à cette célébration du changement. Des moments d’émotions en cascade qui font essuyer des larmes à plusieurs dont le VP Joe Biden lui-même à travers ces mots touchants adressés aux délégués de Delaware : “i[I don’t know if I would have made it through a lot of tough times in my life without you guys]i.” (Je ne sais pas si j'aurais passé à travers un si grand nombre de périodes difficiles dans ma vie sans vous les gars.)
Il est évident que nous vivons un congrès historique avec les Démocrates : une convention chargée de symbolismes divers, mais aussi l’assurance qu’un flambeau politique viendrait à passer d’une main à une autre aussi décidée. Et c’est fort probablement, avec grande élégance et audacieuse compétence que Barack Obama saura porter, incarner et vivifier ce flambeau à travers, non seulement son discours d’acceptation, mais aussi et surtout le succès de ses actes politiques de changement dont il distille déjà le parfum de l’espoir aux États-Unis et aux quatre coins du monde. Et c’est un bonheur de rendre témoignage devant une telle beauté politique, devant un tel goût exquis de la volonté achevée d’être au service de ses concitoyens. Ted Kennedy ne pensait pas devoir répéter ses mots célèbres prononcés à New York, en 1980, dans son discours de renonciation à la quête de sa propre nomination démocrate, bien longtemps après les assassinats perpétrés contre ses frères John et Robert : “ i[The work begins anew. The hope rises again, and the dream lives on]i” (Le travail recommence. L'espoir se lève de nouveau, le rêve reprend vie.) C’est un autre témoignage du passage enfin réussi de cette torche d’engagements politiques, de ce flambeau scintillant de références humaines exceptionnelles, à une personne d’ici et d’ailleurs, Barack Obama, qui symbolise une nouvelle réalité de la nécessaire ouverture qu’appelle tout leadership politique d’aujourd’hui et de demain.
Horizon
What you see is what you get
C’est la bonne humeur qui est choisie pour servir aux côtés de Barack Obama. Capable de blagues déplacées, véritable Machine à gaffer, Joe Biden ne demeure pas moins un bon choix, un jugement d’expert qui fait autorité pour le candidat Obama, dans sa conquête de la Maison Blanche. Homme d’expérience dans les affaires internationales en tant que président du Comité sénatorial des Affaires étrangères, celui qui dit que les gens finissent toujours par reconnaître qu’il a raison , «Joe Is Right », reste un personnage sympathique, verbomoteur et humoristique avec qui tout le monde aimerait prendre une bière, raconter des anecdotes et discuter politique sur une terrasse quelque part. C’est tout le contraire du VP actuel Dick Cheney, trop sérieux et un tantinet dogmatique. À 66 ans en novembre prochain, le sénateur catholique Joseph Robinette Biden Jr qui a connu un destin familial tragico-formateur et d’autres fortunes savoureuses dans sa vie privée et politique, prend ici une revanche sur le destin, après ses tentatives de devenir président des États-Unis en 1988 et en 2008. Son ami John McCain redoutait justement que Biden soit le choix de Barack Obama. Voilà qui est fait, surtout pour relancer une campagne démocrate qui commençait à s’essouffler. Le sourire reprend ses droits dans le camp Obama, et le travail aussi, je l’espère. En attendant, ce sont nos amis de Denver, au Colorado, qui sont chanceux de recevoir dans leur ville cette historique Convention pour la nomination officielle des candidats démocrates : le choix Obama-Biden, le choix O’Biden.
Diplomatie Publique
Accoucher… Il est temps !
De manière fortuite –car je voulais finir une carte d’appel plutôt qu’autre chose, j’ai eu à appeler Lomé ce vendredi… J’apprends alors que notre ami Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, le MAK, était passé sur les ondes de la Radio Nana FM pour s’expliquer sur l’actualité politique, particulièrement ce qu’a pu être sa part de responsabilité dans une page sombre de l’histoire du Togo : les tueries de la place Freau Jardins à Lomé. Durant ce dialogue téléphonique avec l’auditoire, une partie du grand public, MAK aurait donné des explications sur ce que fut son rôle effectif. Ministre de l’intérieur à l’époque, MAK affirme n’avoir pas été mêlé à la mise en œuvre de la répression qui consacra le départ en exil d’une cohorte importante des Togolaises et des Togolais. Cette thèse importante n’est pas nouvelle et n’a jamais été démentie par ailleurs par qui que ce soit. Elle doit comporter une part de vérité inaliénable. Mon souhait est que cet autre éclaircissement puisse aider Agbé à refaire son image auprès de la population. Il serait dommage qu’un tel talent politique ne puisse pas se reconvertir en acteur important du renouveau au Togo. Mais au fond, et curieusement, je constate que dans la même responsabilité ministérielle qu’Agbé, François Boko n’avait pas lui aussi été mis au courant de la répression qui se préparait en 2005. Quand il eu vent de l’ampleur de la chose, il la dénonça… depuis, l’exil seul lui a sauvé la vie. Que ce soit contre François Boko ou Agbéyomé Kodjo, il y a un commando de gueulards radicaux mal intentionnés qui demeure de service pour toujours leur reprocher leur appartenance passée au RPT. Appartenir à l’UFC n’est pas plus un gage de compétence politique et il n’est nullement difficile de faire cette démonstration. C’est donc probablement une erreur que de vouloir ignorer le courage et la connaissance politique dont disposent ces acteurs particuliers et très rares que sont les Boko, Agbéyomé et Péré. Des preuves vivantes d’un courage phénoménal qui souvent a manqué aux politiciens togolais dans bien de situations critiques. Sur ce plan, bien qu’il soit allé souvent loin dans son support passé à la personne du défunt président Eyadema, Agbéyomé demeurait l’un des rebelles qui avaient toujours voulu changé le système avec certains de ses amis d’alors, jeunes, comme… Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, Payadowa Boukpessi et autres. La pugnacité particulière qui caractérise la personnalité d’Agbéyomé Kodjo a fait de son parcours un amoncellement de vécus politiques d’envergure non encore égalé au Togo, mis-à part la densité exceptionnelle d’un Édem Kodjo qui appartient, lui, à une autre génération. Il n’est plus rationnel de tenir Agbéyomé Kodjo pour responsable de toute une période peu glorieuse alors que lui-même a fini par la dénoncer avant de travailler pour un véritable changement au Togo. Car, c’est là que se situe le défi : toutes les capacités doivent converger désormais pour que le Togo se relève. C’est probablement l’une des faiblesses de Faure Gnassingbé : n’avoir pas su rassembler les compétences en se débarrassant des bois morts seulement courtisans –et je ne parle pas en terme d’âge. Il y a un défaut d’action évident, une sorte d’indécision, un manque d’audace au plan administratif, politique, social et économique qui caractérise désormais Faure Gnassingbé. Et c’est ce qui résonne et fait écho à travers ses tergiversations apparentes et certains de ses choix. La conscience de la difficulté de la gestion d’un pays n’échappe à personne. Mais ce que nous voyons là, sous nos yeux, est nettement insuffisant d’un jeune Chef d’État qui s’était lui-même désigné pour relever son pays. Et nous n’avons pas besoin d’épiloguer sur les conditions qui ont favorisé l’avènement de l’homme Faure dans ses responsabilités présidentielles. Seulement, lui rappeler ses promesses et son devoir du Togo, autrement et maintenant.
Ad ValoremDes commentaires de tout genre, j’en reçois sur les idées émises et partagées à travers ce carnet de note et de réflexion. Celle d’aujourd’hui, nous apprend que des « idées foisonnent » et qu’en réalité ce serait de la « volonté » d’agir, et de bien agir qui semble manquer auprès des gouvernants togolais. C’est un texte concis qui va au-delà de ma première réflexion, et cela traduit sans doute la pertinence du relevé topographique que cet observateur a réalisé avant d’inviter la gouverne togolaise à se mettre sérieusement au travail pour ouvrir de vrais chantiers de développement qui sauront faire la différence sur le vécu quotidien des gens. Une fois de temps en temps, il est bon de redonner en partage de tels constats lucides et interpelatifs en ces moments de désarroi…
Expectatives des... Togolais
"Il n'est nullement exagéré de dire qu'il faut sauver le soldat Faure, lui donner des idées, pour sauver le Togo".
(...) Je visite régulièrement votre blog. J'ai toujours été séduit par la pertinence et la qualité de vos analyses tout comme la simplicité avec laquelle vous exposez et commentez les faits complexes. Sur ce dernier posting duquel j'ai extrait la phrase citée en liminaire, je pense que nous sommes face à une situation inédite où seul le bon sens suffirait à apporter la clairvoyance à nos gouvernants. C'est un cri du cœur que je partage entièrement avec vous. Mais, a-t-on besoin de nouvelles idées pour sortir le Togo de l'ornière? De deux choses l'une : - Soit les gouvernants sont enfermés dans une tour d'ivoire, éloignés du quotidien des populations dont ils ne perçoivent ni les souffrances ni les angoisses ; - Soit de manière délibéré ils ont choisi d'abandonner cette même population à ses souffrances et de fait gouverner un pays, un peuple n'a plus sons sens noble. Il leur suffit de passer 10 minutes dans les rues de Lomé ou avec nos populations dans nos villages pour mesurer l'ampleur de la tâche qui les attend et de fait, tirer des idées pour se bâtir une stratégie de sauvetage du Togo. Les idées foisonnent mais la vraie question réside dans la volonté de bâtir un vrai état moderne doté de moyens de bonne gouvernance. Et dire que nous sommes au 21ème siècle mais qu'au Togo l'on ne sait pas - ce qu'est une politique de santé, - ce qu'est une politique de formation, - ce qu'est une planification d'action de développement à horizon de 5 ans. Qu'allons-nous dire à nos enfants demain surtout que les dirigeants actuels ne sont pas de la génération de nos parents mais de notre génération ? Mot à Maux
C’est la quasi débandade politique et gouvernementale. Aucun relief d’envergure ne se dégage des acteurs gouvernementaux appelés à la gestion du Togo. Du coup, tout un pays crie famine et indigence, et demande réparation et raccommodage. On se serait attendu à mieux que d’assister à un i[Sauve qui peut]i, si plat, si rapide et si couteux. Le pays a mal à partout et il craque de partout ! Le Togo a mal à ses dirigeants. Et il est temps que cela soit entendu, et que la parlotte soit délaissée au profit de l’action chez les tenants du pouvoir. Il n’est nullement exagéré de dire qu’il faut sauver le soldat Faure, lui donner des idées, pour sauver le Togo. Avec la moitié du parcours présidentiel largement entamée, c’est d’un mandat de cinq ans atrophié dont dispose désormais Faure Gnassingbé I –car c’est probable qu’il y aura un Faure Gnassingbé II, l’opposition togolaise ayant toujours le don des décisions douteuses dignes de sa désunion. L’audace en moins dans ce gouvernement qui semble avoir les mains et les poings liés, nous sommes alors nombreux à voir davantage du piétinement et du surplace qu’autre chose de revitalisant pour un pays si détérioré. Il n’est donc pas tard de revamper cette gouverne et reconstituer une équipe mieux aguerrie dans la gestion publique, plus ouverte aux compétences non partisanes. Me vient alors cette idée chère au défunt Joachin Atsutsè Kokouvi Agbobli, qu’il aurait été bon que des concours soit institués -avec examens écrits et oraux s’il vous plaît- pour choisir les gouvernants de certains pays en difficulté comme… le Togo. Comme idée, elle est plutôt d’un réalisme terrifiant à la Che Guevara : i[Soyons réalistes, exigeons l’impossible !]i Mais, comme l’autre, je demeure pour la rédemption du pécheur plutôt que sa crucifixion et sa mort publique. Et l’éthique politique, c'est-à-dire le désir et la responsabilité du bien faire dans l’espace public, suggère fortement que l’actuel Premier ministre –un choix trop complaisant en son temps, remette carrément sa démission pour permettre une prise opportune et compatible à l’urgence de la situation et du moment. Probablement que dans la famille politique du Chef de l’État togolais, il se dégagerait une meilleure capacité et une véritable volonté d’agir chez une personne qui a sa confiance. Avouons que la liste est peu large dans la relève au sein même du RPT. Pascal Bodjona ? Kokou Tozoun ? Je ne les connais pas trop… À moins qu’il faille aller en chercher à l’extérieur chez une personne bien aguerrie dans le domaine de la gouverne publique. En tout cas, il y a urgence d’agir et d’imprimer une obligation de résultat pour cette équipe gouvernementale. Et l’homme Faure doit pouvoir le faire et montrer ce dont il est capable.
Je ne sais pas ce que peut valoir mon choix de désigner déjà le VP de Barack Obama. Probablement pas grand-chose, sauf le désir de satisfaire mon envie d’observateur qui se veut attentif à une réalité qui m’a toujours passionnée, et dans laquelle j’aime souvent mordre à belles dents, la politique. Et je ne m’en cache pas du tout, même si je possède plusieurs autres passions. Voilà qu’il me parait temps de faire connaitre le bon choix, aux côtés d’un Barack Obama gagnant des prochaines présidentielles américaines. D’entre tous les critères auxquels j’ai soumis quelques personnalités, celui d’un leadership inclusif et du genre audacieux, celui d’une transcendance politique redoutablement efficace, non-partisane et rassembleuse s’incarnent mieux en la personne de Charles Timothy Hagel, jusqu’à aujourd’hui Sénateur républicain – oui, un républicain- du Nebraska. Chuck Hagel, bientôt 62 ans le 4 octobre 2008, est le complément parfait à Barack Obama. Ami de John McCain et de Barack Obama, Chuck est un vétéran du Vietnam, opposé à la guerre d’Irak, adepte d’une régularisation intelligente des Sans-papiers aux côtés de Ted Kennedy, il est aussi doté d’une grande sensibilité aux questions environnementales. Mieux, comme Barack, Chuck est le fruit de l’audace en politique et, de ce fait, jouit d’une popularité sans borne dans son Nebraska natal où il a été réélu Sénateur avec plus de 80% des suffrages, sans doute un record au Sénat américain. C’est le complément tout désigné de Barack Obama, lui apportant expérience humaine et militaire ; c’est le complice tout désigné pour cette ultime phase de la bataille présidentielle pour la conquête de la Maison Blanche. Et le silence de Chuck ces derniers jours en face des soubresauts d’une Hillary Clinton par exemple, est très révélateur et me fait penser à cette possibilité de le voir prochainement comme colistier de Barack ; ce que j’appelle de tous mes vœux, même si parfois ils sont loin de faire les réalités politiques américaines. Il demeure que cet ancien journaliste et homme d’affaires, pour lequel tout a réussi jusqu’à maintenant présente suffisamment de trait pour s’intégrer dans la logique du nouveau pouvoir d’État qu’à généré Barack Obama. Cet arrière petit-fils d’Allemand et de Polonais, aussi éloquent qu’articulé comme l’on est en droit d’espérer des politiciens, possède aussi l’avantage que son épouse, Lilibet Hagel est devenue facilement amie de Michelle Obama ; ce qui ne peut pas nuire dans cette aventure collégiale. Dans tous les cas, l’audace politique très caractéristique des deux Sénateurs, l’un démocrate l’autre républicain, scelle leur prochaine épopée commune et d’espoir à la Maison Blanche. À défaut de quoi, Chuck Hagel pourrait devenir un ministre important d’un gouvernement Obama, à mon regret. Dans ce cas seulement, je choisirai Tim Kaine, gouverneur de la Virginie, aux côtés de Barack Obama, même si certains optent pour Bill Richardson ou encore... John Kerry. Dans tous les cas, c'est la semaine décisive pour le choix du VP par le candidat démocrate. Nous ne perdons rien à attendre Barack Obama lui-même nous l'annoncer.
Le Togo idéal serait-il un Togo tueur ? Tueur de ses enfants rieurs et rebelles ? L’assassinat de Joachin Atsutsè Kokouvi Agbobli est encore certainement une mort de trop ; une mort qui révolte, une mort inutile, une mort à tue-tête qui révèle la fragilité de ce pays qui ne veut rien apprendre de son propre état pour mieux se projeter vers un avenir autre. Si tant est que Joachin Atsutsè Kokouvi Agbobli était allé à un rendez-vous, cela devait être une rencontre avec une personne connue de lui ou sous cette apparence. Et, le seul fait que cette personne ne se soit pas encore désignée suite au drame collectif qui se vit actuellement comme résultat de cet assassinat, fait penser à un piège dont le trémoussant intellectuel, historien, écrivain et politique, Joachin Atsutsè Kokouvi Agbobli, n‘avait pas pu s’échapper. C’est dommage qu’un si triste sort soit réservé à un si bel esprit libre et dérangeant. Mais aussi un esprit fécond et imbu de patriotisme et de panafricanisme et d’universalisme. Un esprit qui savait connaître et se reconnaître avant d’ensemencer à tout vent et de servir en toute candeur. Il n'était pas né pour se taire. Et pourtant... Moi aussi je l’avais connu ; bien connu même. Il fut enseignant dans mon merveilleux lycée, et il fut même mon professeur d’Histoire-Géo en classe terminale au Lycée Léon M’BA. Il quitta Libreville pour rejoindre son ami Édem Kodjo à Addis-Abeba, d’où tous les deux partirent pour leur exil parisien et sa collaboration avec Jeune Afrique. Revenu au Togo et ministre de l’information, je l’avais revu à ce titre et, depuis, de temps à autre je prenais de ses nouvelles, directement ou indirectement, par plusieurs sources, bien qu’ayant été beaucoup plus proche de Maurille que de Joachin. La nouvelle de l’assassinat de Joachin Atsutsè Kokouvi Agbobli est bouleversante et un brin décourageant pour le Togo. Car, rien ne permet d’élucider tout au moins ce meurtre à la satisfaction de tous. Bonjour la polémique... Repose en Paix, notre JAKA national.
Horizon
Le texte original du poète sénégalais est intitulé La Démocratie destituée. À la lecture, il m’a paru La Démocratie Prostituée, comme on en retrouve à certains coins de rue de la politique africaine. Rien de moins, pertinent, devant la vigueur de cette audacieuse réflexion qui nous rappelle par ailleurs que « Dès que la nécessité presse, l’audace devient sagesse ». Un texte de toute beauté ! C’est avec un heureux sourire matinal qui fait toute votre journée et aussi avec une délectation sans pareille que je l’ai savouré ; que je le partage avec les mêmes sentiments radieux. Un peu long mais juteux et sans aucun gras à vous couper l’appétit…
|









