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Pierre S. Adjété
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Daniel Nguyen
Daniel Nguyen
Coup fumant de John McCain, la colistière et candidate républicaine à la vice-présidence américaine est devenue introuvable ces derniers jours. Elle va pourtant sortir sa bouille et se faire voir lors du débat avec Joe Biden cette semaine. La question est loin d’être anecdotique. Selon les habitudes de la maison républicaine, la Sarah Palin est tenue loin des medias et n’est exhibée qu’en cas d’extrême nécessité, en attendant de compléter ses cours sur les nombreuses réalités politiques et économiques, nationales et internationales, qui doivent normalement faire partie de la feuille de route de toute personnalité aspirant à ce poste. Manque de pot, Sarah Palin semble ne pas avoir la densité minimale requise et, cafouille en exposant son manque dans une interview avec CBSNews. Nouvelle panique! Sauf si nous considérons qu’elle est vraiment novice et doit bénéficier de notre indulgence, le spectacle de son interview est proprement désolant. Cela donne-t-il le droit aux Républicains de la retirer du circuit complètement pour la soumettre à une retraite d’apprentissage qui ressemble maintenant à une torture morale, à l’abris des regards des journalistes –comme d’ailleurs McCain qui n’a pas fait de conférence de presse publique depuis plus d’un mois maintenant? Plusieurs pensent que non. Ceux-là et celles-là lancent des cris pour que Liberté soit rendue à Sarah Palin. Joignons-nous à cet appel pour une si noble cause: Libérez la Palin ! Free Sarah Palin ! Elle a le droit d’être imparfaite… Personne ne veut du mal à la belle Sarah…

Libérez Sarah Palin ! Free Sarah Palin ! Libre Sarah Palin !

Rédigé par psa le 28/09/2008 à 15:28 | Permalien

Mot à Maux

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Lionel Fourneaux
Lionel Fourneaux
Probablement que je ne donnerai pas une dénomination aussi spéciale à un parti politique que je ne créerai d’ailleurs pas : OBUTS, l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire. Cette phrase synthèse résume bien l’essentiel de mes idées par rapport au parti de notre ami Messan Agbéyomé Kodjo (MAK), mieux connu sous… Agbé. Ceci étant, Agbé a-t-il le choix ? Sa brouille avec son ami Dahuku Péré de l’Alliance ne le plaçait-il pas dans la situation de devoir créer son véhicule politique ? La réponse me semble être affirmative. Dès lors, il y a lieu de comprendre la volonté agissante qui anime MAK et qui ne peut ne pas l’amener à Agir. Je suis tombé tout à fait par hasard sur le site Internet du parti OBUTS. Depuis la création du parti politique, j’ai à peine eu à échanger quelques mots avec Agbé. Il a d’ailleurs promis de me rappeler ; depuis j’attends, alors que des jours auparavant ses messages m’arrivaient de tous les côtés. De toutes les façons, je n’ai pas manqué, à la faveur du hasard, de l’écouter à travers les enregistrements du site d’Obuts. Comme toujours, l’homme déborde d’énergie et d’idées. On peut l’aimer ou ne pas l’aimer, c’est probablement l’une des personnes capables de diriger le Togo. Dr Ihou écrivait dernièrement que s’il existe trois personnes capables de gérer le Togo, Édem Kodjo serait de ces gens. Dans une liste aussi restreinte, de trois personnes, je ne sais pas à qui d’autres pensait le bon docteur Ihou, mais s’il m’est demandé de la compléter, j’insérerai bien volontiers Agbé aux côtés d’Édem sur cette fameuse liste. En réalité, c’est le sentiment qui m’est resté en écoutant Agbé : ce gars, tout à fait audacieux, est aussi un politique redoutable et débordant d’enthousiasme et de passion. J’ai déjà eu à parler de son passé qui ne peut et ne doit pas entacher son futur. L’histoire du Togo étant trop douloureuse et revancharde pour choisir de s’y enfermer indéfiniment. Aussi, devant la compétence et la volonté d’Agbé, je n’ai aucune hésitation à m’incliner, persuadé que c’est au désavantage de son pays, le Togo, qu’un tel talent, si jeune de surcroit de ses prochains 54 ans, ne soit pas aux affaires, à un niveau ou un autre. Il est vrai qu’il doit maintenant exister une distance entre Faure et Agbé, longtemps des amis. Mais l’homme de défi qu’est Agbé –et lui-même s’en réclame dans ses dires, est aussi de raison et d’engagement pour mériter qu’une place raisonnable lui soit faite. Ce pays a besoin de tous ses enfants, et cela doit être plus que des mots et des paroles simples. Les vrais buts sont à marquer du côté du Togo et, il faut viser juste dans les rares compétences.

Rédigé par psa le 26/09/2008 à 20:43 | Permalien

Ad Valorem

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Diplomatie Publique

Anton Solomoukha
Anton Solomoukha


Je ne fuyais pas le sujet. Tout simplement, il y a un petit temps que je n’ai pas appelé Lomé, embarqué dans toutes sortes d’affaires qui me laissent peu de temps pour prendre des nouvelles de qui que ce soit. Je n’ai pas aussi appelé Lomé parce que je ne voudrais pas trop discuter des deux sujets qui auraient pris de mon temps téléphonique : l’audit des comptes de la Fédération togolaise de football (FTF) et la nomination du PM Gilbert Houngbo. Évidemment, ne pas appeler et imposer silence à certaines personnes n’étaient pas ma trouvaille la plus brillante de ces dernières trois semaines : certaines personnes ont fini par m’appeler, laissant message en mon absence. C’est le cas de Tino. Pas politique lui : il avait plusieurs choses pratiques et familial à partager avec moi. Naturellement, à la fin de notre discussion hier, j’ai abordé l’audit en cours à la FTF qui a émergé à la Une de nos sites d’information. D’un air amusé, il m’a fait admettre mon retard informationnel puisque l’audit tire effectivement à sa fin. En terme d’information, pas de grandes nouvelles sur ce sujet… Donc, rien à cacher, rien que je ne fuyais sur ce plan. Seule chose intéressante qui ne m’a nullement étonnée, tant du côté des autres (!?!) que du côté de Tino lui-même, une tentative de le faire collaborer au travail d’audit couvrant la période du règne absolu de notre ami Rock à la FTF, particulièrement 2005 et 2006. En son temps, Tino avait dégagé sa responsabilité sans équivoque aucune par une lettre retentissante et n’entend pas se mêler de cette partie du travail de vérification comptable, ne connaissant rien de cette période. Pour 2007 et au-delà, tout va bien m’a-t-il assuré. Professionnel jusqu’au bout des ongles, à la fois rigoureux et diplomate de surcroit, je ne m’attendais pas à moins de sa part : net refus et claire collaboration là où il le faut, tout en conservant amitié et respect de tout le monde.


Rédigé par psa le 25/09/2008 à 02:56 | Permalien

Diplomatie Publique

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Grands Partis ou Grand Pardon


Il est sur tous les sites ce fameux texte de Dr David Ihou : REMETTONS LES COMPTEURS À ZÉRO… Cela vaut la peine de le lire. C’est ce que je viens de faire. Première lecture toutefois pour un texte qui mérite plus qu’une. Intéressant texte, seulement parce que les réflexions sérieuses sont assez rares dans la communauté des Togolais. Pour le moment, c’est à peu près tout ce qui peut faire plaisir. La satisfaction réside effectivement dans le fait que les actes de partage de réflexion du bon docteur Ihou laissent penser qu’il possède une prédisposition à s’offrir et à se commettre profondément à une véritable refondation du Togo. Et c’est tant mieux ! Pour le reste, peut mieux faire. Car, rien de nouveau. « Sabordez vos partis et rejoignez-moi, en prenant soin de vous taire » a toujours été le maitre mot de Gilchrist Olympio à l’endroit des autres partis de l’opposition et leurs chefs. Demander aux partis de seulement se regrouper de façon artificielle reviendrait à cela… En réalité, cette idée est tellement intéressante qu’elle doit émerger comme conséquence ultime d’un double changement d’approche et de leadership autant au RPT qu’à l’UFC. Mais encore que pour l’instant le besoin serait encore plus urgent dans l’opposition dont le leader le plus populaire a produit le plus minable des résultats, incapable de réunir les autres dirigeants de partis politiques, et toujours loin de sécuriser une bonne partie des Togolais du Nord. Jamais il ne faut imaginer une démocratie au Togo qui fera vivre aux Togolais du Nord l’irrespect et l’inconsidération dont ils avaient longtemps souffert dans leur propre pays. Remettre le compteur à zéro signifie simplement se pardonner, et non vouloir solder des passifs aussi douloureux pour les uns et les autres ou encore moins, vouloir regrouper des partis après l’usage prolifique de quelques « Si… » . Et il faut un véritable leader pour réaliser le nécessaire pardon, le Grand Pardon vers lequel tôt ou tard ce pays devra converger. Gilchrist n’en a jamais fait la démonstration et n’a pas le jugement qu’il faut pour atteindre ce degré de noblesse. Qu’il ait investi ou pas au Togo, ce monsieur n’est pas fait pour la politique. Sinon, et je m’arrêterai là, le tout premier contact qu’il avait eu avec Faure, à Abuja en avril 2005, aurait été une occasion extraordinaire pour changer le destin du Togo… Faure peut raisonnablement arriver à quelque chose. Mais il n’est pas tout à fait libre de toutes ses décisions et doit jouer une grande prudence; une prudence compréhensible au plan analytique -il dirige tout un pays, il est vrai- mais une prudence qui laisse à douter de lui, de son autonomie, de sa capacité de démarcation de l’héritage politique de son père. Pour un jeune Chef d’État, Faure manque aussi d’enthousiasme et sa stratégie de communication personnelle est faiblement agencée. Face à de telles réalités, il est curieux que nous pensions aussi rapidement aux regroupements des partis politiques… Peut-être que je n’ai pas bien lu le texte de Dr Ihou. Je vais m’y mettre de nouveau ces prochains jours.



Rédigé par psa le 24/09/2008 à 00:24 | Permalien

Silence

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Bonne Nouvelle: Croissance chez les pauvres
La croissance? Peut-être... Et le développement alors? Une autre histoire dont le i[New York Times ]i ne nous parle pas...

Rédigé par psa le 22/09/2008 à 16:28 | Permalien

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Horizon

Merci MBeki !
Bonne nouvelle du coté de l’Afrique du Sud : Thabo M. MBeki va devoir partir et laisser la place à Jacob Zuma, via une période de transition. Personne n’est en mesure d’assermenter le bilan de ce monsieur à la tête de la première puissance économique et politique africaine. Personne ! Ce gars niait le Sida, louvoyait dans les règlements de conflits africains, participait aux Sommets du G8 sans éclat particulier et, au-delà de tout, menait guerre inutile à son rival Jacob Zuma. Ce dernier va probablement succéder à MBeki et ramener stabilité dans l’ANC historique et majoritaire. Rien ne nous garantit que les capacités et le leadership de Jacob Zuma seront à leur meilleur. Mais, il était temps de dire Merci à ne monsieur ombrageux sans relief particulier. Parlant de couleurs, l’autodidacte Jacob Zuma en apporte : homme à femmes, adepte de la polygamie selon les traditions zoulou, combattant acharné contre toute injustice (à part la polygamie… disent ses détracteurs), à 66 ans, il se pourrait qu’il donne quelques frayeurs à l’establishment qui bloque, depuis, l’indemnisation des populations noires privées et spoliées des terres agricoles pendant les temps d’Apartheid. Populaire et populiste comme il n’est pas permis en politique, Jacob Zuma, cet ancien prisonnier de Robben Island comme Mandela, débonnaire, est ami de tout le monde et aussi un conciliateur hors pair quand il n’entonne pas le fameux chant guerrier zoulou, i[Mshini Wami ]i(Donnez-moi ma mitraillette / Rendez-moi ma mitraillette).Si MBeki a été l’intellectuel ayant aidé à l’installation de l’ANC dans les universités durant les dures périodes de lutte contre l’Apartheid, Zuma est exactement celui qui savait organiser le terrain et les combattants armés. Naturellement, il reste proche des milieux communistes et syndicaux comme le fut Mandela lui-même, le prestige en moins... Il demeure que sous nos yeux, l’histoire devient fascination et curiosité lorsque les petits de ce monde, quasi illettrés sans aucun diplôme sauf celui de la vie, atteignent ce niveau. MBeki parti, Zuma saura-t-il devenir un homme d’État ? En attendant, en dehors des caricatures du personnage Zuma, la dernière devinette en circulation en Afrique du Sud est : Combien d’enfants possède Jacob Zuma ? C’est une blague de lèse-majesté car l’intéressé lui-même n’a jamais pu confirmer un chiffre, alors que le partant, MBeki n’en a aucun à ma connaissance. L’Afrique du Sud, le pays arc-en-ciel, passe ainsi d’un extrême à un autre sur tous les plans. i[Quo ça donne ]i? Nous attendons tous de voir!

Rédigé par psa le 21/09/2008 à 08:12 | Permalien

Horizon

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Fourberies Commises et Pardonnées
Difficile de ne pas avoir son avis sur cette idée, semble-t-il, publiquement émise par le professeur Comi Toulabor : Il faut un JJ Rawlings pour le Togo. Devinez la suite… Je fais exprès de formuler la chose à ma manière car, vainement, j’ai d’abord tenté d’écouter l’interview ou d’en lire l’exact verbatim avant d’aborder le sujet ; je n’ai pas réussi à satisfaire ma curiosité. Faisons donc l’hypothèse que cela soit effectivement les propos de M. Toulabor. Sujet intéressant ! Proposition farfelue, toutefois. La démonstration est assez facile à faire au moyen de deux outils d’analyse que les intellectuels togolais portés vers la politique doivent connaître : d’abord l’armée au Togo est ethnique et sur ce plan, le Togo est loin de ressembler au Ghana, au Bénin, à la Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, et autres ; ensuite, la division ethnique est assez profonde entre les Togolais et aucun militaire togolais originaire du nord ne trouvera intérêt à s’aventurer dans cette initiative au profit d’une opposition confisquée par les gens du sud dont les relents extrémistes sont associés à une soif de vengeance. À titre d’exemple récapitulatif des deux situations : où en sont les Boko et Péré aujourd’hui ? Relégués aux oubliettes car jamais accueillis et valorisés dans cette fameuse opposition togolaise ! Je n’ai aucun plaisir à m’étendre sur ce curieux sujet… Après s’être commis en erreur d’analyse ces dernières années, certaines personnes, en véritables intellectuels tarés – je n’insulte pas, mais j’emprunte une géniale expression à la Mathieu Kérékou- se plaisent à sortir d’une certaine indigence peu créative en débitant désormais leurs rêveries. Au risque de me répéter inlassablement, les Togolaises et les Togolais, toute origine confondue, doivent apprendre à se connaître et participer à bâtir un autre Togo dans la durée, en choisissant de se pardonner. Rien de moins ! Et puis, les temps ont beaucoup changé. Que cessent alors les fourberies intellectuelles. Même si nous savons que toute bonne fourberie se termine par Fou rire et Pardon…

Rédigé par psa le 21/09/2008 à 00:13 | Permalien

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Mot à Maux

Auguste-Jules Robert
Auguste-Jules Robert

« C’est donc un F. Fillon agacé qui a pris l’avion pour Rome hier. Le Premier ministre veut mettre un terme à toutes les annonces intempestives de son Gouvernement. D’abord, sur le dossier Edvige, vidé de sa substance, plus question de ficher les personnalités politiques, plus question d’indiquer les préférences sexuelles et les mineurs bénéficieront d’un droit d’oubli. Un nouveau texte sera présenté aujourd’hui devant la Cnil. Critiques de toute part, pétition... Après avoir été désavoué par l’Élysée, M. Alliot-Marie est désormais lâchée par Matignon. C’est clair, la ministre de l’Intérieur doit revoir sa copie. » (S. Aurenche, RTL)
« Oui, et c’est un double camouflet. Il faut imaginer la scène, hier : M. Alliot-Marie se présente à l’Assemblée devant les députés, pour dévoiler sa nouvelle version d’Edvige. Au même moment, un communiqué parvient aux journalistes, communiqué de Matignon: F. Fillon demande expressément à ses ministres de revoir sa copie pour le lendemain. Un tacle purement médiatique, puisque les deux se sont vus plus tôt à Matignon et que le chef du Gouvernement sait très bien que le texte est déjà prêt. Un communiqué qui compte pour du beurre, mais qui permet au Premier ministre de réaffirmer son autorité et comme toujours, par gros temps, M. Alliot-Marie sert un large sourire. » (J. Florin, RTL)


Rédigé par psa le 20/09/2008 à 21:10 | Permalien

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Mot à Maux

Lovis Corynth
Lovis Corynth

« C’est donc un F. Fillon agacé qui a pris l’avion pour Rome hier. Le Premier ministre veut mettre un terme à toutes les annonces intempestives de son Gouvernement. D’abord, sur le dossier Edvige, vidé de sa substance, plus question de ficher les personnalités politiques, plus question d’indiquer les préférences sexuelles et les mineurs bénéficieront d’un droit d’oubli. Un nouveau texte sera présenté aujourd’hui devant la Cnil. Critiques de toute part, pétition... Après avoir été désavoué par l’Élysée, M. Alliot-Marie est désormais lâchée par Matignon. C’est clair, la ministre de l’Intérieur doit revoir sa copie. » (S. Aurenche, RTL)
« Oui, et c’est un double camouflet. Il faut imaginer la scène, hier : M. Alliot-Marie se présente à l’Assemblée devant les députés, pour dévoiler sa nouvelle version d’Edvige. Au même moment, un communiqué parvient aux journalistes, communiqué de Matignon: F. Fillon demande expressément à ses ministres de revoir sa copie pour le lendemain. Un tacle purement médiatique, puisque les deux se sont vus plus tôt à Matignon et que le chef du Gouvernement sait très bien que le texte est déjà prêt. Un communiqué qui compte pour du beurre, mais qui permet au Premier ministre de réaffirmer son autorité et comme toujours, par gros temps, M. Alliot-Marie sert un large sourire. » (J. Florin, RTL)


Rédigé par psa le 20/09/2008 à 19:37 | Permalien

Mot à Maux

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Diplomatie Publique

Je commence à prendre plaisir à faire deux coups avec une seule pierre : agir en partageant réflexion et en répondant aux interrogations instructives des uns et des autres. Une des dernières questions reçues pose une problématique intéressante : l’efficacité des actions du duo Faure-Houngbo, à la fois face aux forces du tandem RPT-Armée et à l’influence du Trio-B, Barqué-Bodjona-Bawara. La formation du nouveau gouvernement togolais n’invalide pas les avis qui suivent dont l’essentiel avait été écrit depuis, avant la publication de l’équipe gouvernementale. Ici, je donne surtout réponse à une interrogation que je n’ai pas crue bon de partager dans ses détails évocateurs d'une angoisse répandue.


De Martial Guigou, l’intrigue NINA. Est-elle bien assise ?
De Martial Guigou, l’intrigue NINA. Est-elle bien assise ?
D’abord le duo Faure-Houngbo est le reflet d’une volonté de mieux agir au plan socio-économique, face à une insuffisance de résultats dans la première partie du mandat présidentiel. Au plan stratégique ensuite, avouons que c’est un coup fumant de Faure, un choix désarçonnant pour une certaine Opposition, toujours inefficace et maintenant en perte de repère, d’idées et de leader. Toutefois, rien ne garanti le succès visible et mesurable au terme de ces 18 prochains mois. En politique, le succès et l’apparence de succès peuvent valablement se confondre et mener adéquatement vers les prochaines présidentielles. Alors, il suffira de demander au bon peuple, en avril 2010, un autre mandat pour continuer la mission commencée… Ceci dit, il est vrai que dans le cercle réduit des trois acteurs principaux qui avaient contribué à installer Faure au pouvoir après le fameux 5 février 2005, il y a, sans exagération aucune: 1) l’Opposition togolaise, 2) l’Armée et 3) Pascal Bodjona. Si l’Opposition inconséquente et inefficace a été rétribuée à sa juste valeur dévaluée, l’Armée et Pascal Bodjona conservent, intacte, leur influence et forment des coussins de sécurité et de stratégie pour Faure. Il est normal que Faure s’adosse à ces supports -l’Armée comme institution encore disciplinée et Pascal Bodjona comme tête-de-file d’un groupe de gens de confiance et le tout, de véritables incarnations de leur parti, le RPT. Il est alors vrai que notre ami le PM ne paraisse qu’en faire-valoir pour certains critiques : une caution circonstancielle devant aider à rassurer les bailleurs de fonds. C’est tant mieux dans tous les cas, car ce pays crie famine, désespoir et engagement. Et, devant un tel désarroi, il est tout à fait indiqué que chaque personne apporte sa contribution, malgré l’imperfection des conditions. C’est probablement la volonté de Gilbert Houngbo qui, malheureusement, moins que tous les autres PM de Faure, ne semble pas avoir influencé énormément la constitution de l’équipe gouvernementale –celle-ci demeurant davantage et plus qu’à toute autre occasion passée l’équipe à Faure, le seul comptable et redevable. En somme, sur le plan de la compétence politico-administrative, le Togo se cherche encore. Notre souhait est que cette volonté affichée soit vraiment fructueuse à travers le pari Houngbo. Le PM reviendrait sans doute de Bruxelles, heureux de la pêche toujours miraculeuse aux promesses de la communauté internationale, mais ceci ne constituera que le début du vrai défi : rassurer les Togolaises et les Togolais d’aider à rebâtir leur pays, aux côtés de l’aide internationale.

Rédigé par psa le 18/09/2008 à 00:18 | Permalien

Diplomatie Publique

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À une série de questions aussi précises, je me suis donné le devoir de répondre. C’est le but de l’exercice qui suit. À l’intérieur même de la lettre reçue d’un lecteur fidèle, je rapproche mes réflexions des questions qui me sont posées. Ces questions sont en réalité des préoccupations assez généralisées. Et, comme chez plusieurs, un jeu de destin se noue et se joue…


Destin Lié
Destin Lié
"Enfin Faure se fâche......" Bonjour Séwa, Je veux être optimiste comme vous mais la maison Togo est pleine de surprise. J'ai poussé un ouf de soulagement quand j'ai appris cette nomination cette nuit. Mais très vite, plusieurs questions m'ont assailli. Je veux partager quelques unes avec vous ; peut-être que vous pourriez au travers de votre réflexion nous éclairer. Au regard de la célérité de cette nomination (par rapport à la démission de Mally), je me demande : 1. Le nouveau PM est-il imposé à Faure par les bailleurs de fonds? Ce qui équivaudrait à une mise sous tutelle de Faure et de fait l'activation par le laboratoire du parti majoritaire de tous les stratagèmes pour renverser la vapeur (on a encore en mémoire les déboires du PM Adoboli non issu du sérail RPT) b[IMPOSÉ ne serait sans doute pas le vocable conforme à la réalité. N’empêche que l’ampleur de la tâche pourrait amener certaines personnes à recommander Gilbert Houngbo à Faure. Je soupçonne par contre qu’ils se sont rencontrés déjà, ont sans doute sympathisé et surtout ont entretenu un contact régulier ou assez intense ces derniers jours avant la nomination. Il était devenu évident que le Mally ne faisait pas l’affaire, sans forcement qu’il ait été un mauvais choix en son temps. Faure avait eu besoin de baisser les enchères pour le poste de PM, au lendemain des Législatives, alors que toutes les ambitions étaient vives autour de cette responsabilité. En définitive, tout en prenant de l’expérience, Faure se devait de répondre aux besoins du peuple… L’épisode Adoboli est une expérience comme toute autre qui ne désavoue pas que, encore et encore, place soit offerte à d’autres personnes. ]b 2. Choix délibéré de Faure de marquer enfin la rupture avec la bande de copains pour enfin opter pour la capacité et la compétence??? Si c'est le cas, souhaitons à Faure d'aller au bout de sa sincérité mettant un terme à toutes les officines parallèles qui ont en main les régies financières de l'État et de fait les confier à la responsabilité du chef du gouvernement. Nous mesurerons par cette mesure sa volonté, enfin de travailler pour le Togo. b[LES HOMMES DU PRÉSIDENT, ceux et celles que l’on désigne par « La bande de copains » ne peuvent pas ne pas exister. C’est ainsi dans tous les pays du monde… Il demeure que la nécessité de la rupture et du dépassement de l’inefficacité gouvernementale actuelle est toujours une urgence. La désignation d’un PM de ce profil et hors du portrait politique traditionnel doit d’ailleurs être prise comme une volonté de changer. Jusqu’où ? N’ayons pas de grandes attentes pour ne pas être surpris et décus de ce gouvernement attendu normalement pour avant mercredi… Nous jugerons en voyant la nouvelle équipe gouvernementale à l’œuvre. ]b 3. Dans 18 mois les élections présidentielles. Normalement, au regard de cet échéance Faure devrait nommer un PM qui sera le porte flambeau de sa politique (directeur de campagne) et qui vendra mieux que quiconque les acquis des 5 ans de Faure. Ce dernier point me donne encore à réfléchir en me disant si Faure ne joue pas l'enfarineur qui, dans 12 mois va se séparer de M. Houngbo après l'avoir usé et remettre en selle ses amis tels le Bodjona et autre Bawara. Ce point est à double tranchant pour Faure lui même car… b[JE CROIS SAVOIR que la mission du PM est administrative et économique, et limitée dans le temps. Pour l’instant, l’hypothèse la plus probable demeure son départ au bout des 18 mois de fonction. D’autres spéculations peuvent néanmoins être faites. Rien ne nous permet de nous y lancer de si tôt.]b 4. Si Gilbert Houngbo se montre déterminé il peut se révéler un sérieux challenger pour Faure lui même et à ses opposants ou composants [la crainte au RPT et dans quelques partis de l'opposition que le loup est entré dans la bergerie] b[SÉRIEUSEMENT, ce PM ne gênera pas Faure et les siens lors des prochaines présidentielles. Ses ambitions politiques ont le temps de grandir, légitimement. Les destins des deux personnes sont assez liés dorénavant ; pour le bien du Togo, espérons-le.]b Je veux rester optimiste et cet optimisme s'évaluera à la composition de l'équipe gouvernementale et aux choix de grands commis de l'État (Directeurs centraux d'administration, Directeurs des sociétés d'état, etc.). Dans tous les cas, un clash avec ce nouveau PM entamera de mon point de vue la crédibilité du pouvoir Faure. Wait & See donc!

Rédigé par psa le 13/09/2008 à 00:47 | Permalien

Horizon

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Sandrine Fritsch... Un Regard sur l'Avenir
Sandrine Fritsch... Un Regard sur l'Avenir
Tâche difficile que celui que vient d’accepter notre ami Gilbert Fossoun Houngbo, le directeur du Bureau Afrique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui devient Premier ministre du Togo, ce dimanche 7 septembre 2008. En partageant l’information cette nuit même avec mon Président, Yao Paul Assogba, celui-ci n’a pas hésité à dire que « C’est un gars sérieux ! ». En effet, Gilbert F. Houngbo est un vieux montréalais doublé de son statut d’ancien trifluvien, pour avoir terminé ses études de comptabilité à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Il a aussi contribué aux assises ayant menés à la création de la Communauté togolaise au Canada (CTC) dont Yao fut le fondateur et président à l’époque. Trève de souvenirs, Gilbert Houngbo présente un profil de gestionnaire adéquat, au regard de la situation difficile que traverse le Togo. Il était grand temps que la compétence soit mise au service du Togo. Rien n’est garanti pourtant. Mais au départ et face aux urgences du moment, Gilbert Fossoun Houngbo est un bon choix, un choix audacieux. Enfin, Faure se fâche ! Il met en application le devoir de renouvellement et de recours aux compétences dans un paysage trop habitué à d’inutiles parlottes… C’est un bon message : Personne ne fera le Togo en dehors des Togolaises et des Togolais, quel que soit l’état actuel du pays. Il faut absolument changer ce que nous voyons au Togo jusqu'à maintenant. Un bon début...

Rédigé par psa le 08/09/2008 à 00:08 | Permalien

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