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Pierre S. Adjété
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Peur et Ignorance Au “Non” du Coran
Contrairement à ce qu’avaient prédit les sondages, l’initiative contre la construction des minarets est acceptée à une large majorité, avec 57,5% des voix (résultats officiels). La majorité des cantons est acquise. Dix-neuf et demi d’entre eux sont en faveur de l’initiative, la palme revenant à Appenzell Rhodes-Extérieures (71,5%) et Glaris (68,8%). Seules exceptions, à Genève (59,7%), Bâle-Ville (51,6%), Vaud (53%) et Neuchâtel, le Non l’emporte. Le Conseil fédéral prend acte du résultat dans un communiqué qui tend la main aux musulmans.
Tout au long de la campagne, les sondages avaient prédit le Non à 53% il y a encore deux semaines. Ces derniers jours cependant, le Oui avait légèrement remonté dans les intentions de vote. Un mot revient dans la bouche de tous les commentateurs: la surprise. Les sondages avaient en effet annoncé le Non gagnant Le résultat de la votation faisait la une de plusieurs titres internationaux comme Le Monde ou la BBC en début d’après-midi. Selon l’éditorialiste François Modoux c’est probablement « La Peur et l’Ignorance » qui se serait emparées de la tolérante Suisse que le monde entier admire : « L’acceptation de l’initiative anti-minarets surprend par sa netteté. Les sondages n’avaient pas écarté l’hypothèse d’un succès étriqué. Mais, loin d’une majorité de hasard, c’est un oui sans discussion qui sort des urnes. Une gifle aux musulmans de Suisse. Le peuple a voté avec ses tripes contre une disposition que les autorités helvétiques, le parlement fédéral et la quasi-totalité des élites politiques et économiques lui recommandaient de rejeter, au nom de solides arguments rationnels. L’image maudite qui colle à l’islam depuis de nombreuses années – un intégrisme religieux qui se décline dans des formes aussi choquantes que le terrorisme, la charia, la burka, la lapidation des femmes infidèles, etc. - est certes en total décalage avec la réalité de l’islam vécu par la très grande majorité des musulmans en Suisse. La campagne l’a très bien démontré, elle qui a amené les musulmans du pays à se présenter au grand jour et à s’expliquer sur leurs valeurs, lesquelles puisent à un islam européen, très éloigné d’un islam conquérant et intégriste. Mais c’est pourtant bien cette image négative de l’islam, ancrée dans les esprits de Suisses désécurisés, qui a tout emporté. »
À la même heure, au Togo, dans la Suisse de l’Afrique, Rock Gnassingbé, président de la Fédération togolaise de football, a essuyé un dur coup par un vote de défiance favorable à ses adversaires conduits par le vice-président Gabriel Ameyi. La surprise n’y était plus, encore moins la Peur et l’Ignorance : les gens ont voté largement en faveur du départ de notre ami Rock. Normalement, dans ces conditions, Rock Gnassingbé devrait penser à rendre immédiatement son tablier et laisser le football circuler dorénavant sans lui, au Togo. En Guinée équatoriale aussi, la surprise n’était pas au rendez-vous. Teodoro Obiang Nguema est reconduit à la tête de l’État pétrolier africain avec un score à la Ben Ali tunisienne…


C’est en pleurant que la reine américaine des talk-shows a annoncé qu’elle arrêtera son émission en 2011. Des millions de fans pleurent également. Mais avant l’heure, cinq dates tiennent en haleine la Oprahsphère qui s’est constituée avec elle: 29 janvier 1954 Naissance dans la campagne du Mississippi. 1983 Elle fait ses débuts sur une chaîne de télévision de Chicago. 1985 Nominée à l’Oscar pour son rôle dans La Couleur pourpre, de Steven Spielberg. Janvier 1993 Interviewe Michael Jackson dans un show suivi par la planète entière. 2004 Le magazine Time la considère comme l’une des personnes les plus influentes du monde (elle le restera en 2005, 2006, 2007 et 2008…). Qui la remplacera… Michelle Obama?


Que sera le monde sans Oprah? (Une photo devenue rare; adjete.com, 2007)
Que sera le monde sans Oprah? (Une photo devenue rare; adjete.com, 2007)
Que sera la vie sans «Oprah»? Pour les peureux, qui voient approcher l’apocalypse en 2012, la nouvelle a les allures d’une confirmation. Après un quart de siècle de présence rassurante, la cathédrale télévisuelle va s’effondrer. Ce sera le 9 septembre 2011. Deux jours avant le dixième anniversaire du 11 Septembre, juste avant la fin des temps. L’Oprah Winfrey Show, le talk-show le plus populaire, le plus influent, le plus décisif peut-être de toute l’histoire américaine aura cessé d’exister.
C’est en pleurant qu’Oprah Winfrey a annoncé sa décision la semaine dernière. Elle ne pouvait pas faire moins: l’émotion, les larmes, les confessions ont toujours été au centre du système Oprah. Son enfance, l’arrachement de ses parents, son viol à 9 ans, la pauvreté extrême qui amenait sa grand-mère à l’habiller avec des sacs de pommes de terre, la perte de son propre enfant à 14 ans, son combat contre la prise de poids, tout cela n’a plus aucun secret pour les millions d’Américains qui l’ont suivie pas à pas toutes ces années, l’ont vu grandir, ont grandi avec elle.
Quelle force, chez cette femme afro-américaine qui, bien avant les promesses faites par Hillary Clinton, a réussi à «percer le plafond de verre» et à se hisser parmi les plus grands, et les plus riches, avec une fortune dépassant les 2,7 milliards de dollars! Quel sens de sa propre puissance, lorsqu’elle accorde son soutien au rival de «Hillary», Barack Obama, en lui offrant sur un plateau d’argent pas moins de un million de votes, selon une étude universitaire (depuis longtemps le phénomène Oprah est devenu un sujet courant d’études chez les académiciens)! Quel sens inné du marketing et du théâtre télévisuel lorsqu’elle se fait tout miel pour ouvrir les portes de son show, il y a quelques jours, à Sarah Palin, l’ancienne candidate à la vice-présidence qui avait qualifié ce même Obama de «raciste» et qu’elle accusait de «fricoter avec les terroristes»!

O... en sarcophage, par Daniel Edwards
O... en sarcophage, par Daniel Edwards
Au cours de sa carrière unique, Oprah Winfrey a été capable de tout. Sans elle, Steinbeck et Tolstoï resteraient peut-être aujourd’hui des auteurs de deuxième rang, eux qui ont vu Les Raisins de la colère ou Anna Karenine s’envoler en tête des listes de ventes après qu’ils ont été loués à l’antenne par le club de lecture de l’animatrice. Dans son show, elle passe à confesse Michael Jackson (100 millions de téléspectateurs, l’interview la plus suivie de tous les temps), mais elle refuse ensuite de participer à son enterrement. Elle est de toutes les causes: son combat contre les pédophiles est tellement populaire qu’une loi adoptée par le Congrès sur leur fichage systématique porte son nom. Elle crée une école pour jeunes filles en Afrique du Sud, de la première brique du bâtiment à la couleur de l’uniforme que porteront les écolières. Elle se bat pour la dignité, des Noirs, des homosexuels, des obèses, des victimes de Katrina, des mères célibataires, des femmes à la maison, des femmes battues, n’hésitant jamais, dans le même temps, à offrir leurs drames en pâture et à pleurer avec l’Amérique entière. Mais elle sait aussi provoquer des cris de joie sur le plateau et dans les chaumières en offrant en direct 300 voitures aux spectatrices de son show.
Qui, pour succéder à la reine Oprah, lorsque la fin des temps sera venue? Les plaisantins ne voient qu’une candidate possible, réunissant pareille aura et prestance: Michelle Obama. Pour tous les autres, tous ces seconds couteaux qui se partagent les plateaux rivaux et qu’Oprah a elle-même grandement contribué à formater: aucune illusion. Ils auront toujours une émission de retard. L’animatrice a «Oprahizé» la télévision. Elle a «Oprahizé» le monde. Comme le résumait une critique du Time, il y a trois lustres déjà, cette séquence de confessions suivies de leur absolution immédiate a le pouvoir de tout justifier, de tout niveler: «Nous ne tenons pas les gens pour responsables de leurs actions, parce qu’ils ont toujours été victimes d’une quelconque influence à un moment donné de leur vie.»
Mais pour les quelque 6 millions et demi de téléspectateurs inconsolables devant le départ de la pharaonne, le vide ne sera pas total. L’animatrice veut financer une série télévisée «hot» dans laquelle une femme de Los Angeles décidera d’abandonner sa vie de mère modèle pour assouvir ses fantasmes sexuels. «Elle est guidée par des sentiments complexes», notent les producteurs, pardonnant déjà leur héroïne. Surtout, Winfrey va lancer sa propre chaîne câblée, l’Oprah Winfrey Network. Public visé: 70 millions de personnes. La première, le 11 septembre 2011?///// Luis Lema

Rédigé par psa le 27/11/2009 à 01:01 | Permalien

Horizon

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Recevant le premier ministre indien Manmohan Singh à la Maison-Blanche, le président Obama a fait une nouvelle démonstration de son approche politique du monde. Il se pose en réparateur des années Bush; ce qui n’est pas un mince labeur.


Mains
Mains
Recevant le premier ministre indien Manmohan Singh à la Maison-Blanche, le président Obama a fait une nouvelle démonstration de son approche politique du monde: «Nos nations, a-t-il dit à son hôte, sont deux leaders globaux conduits non pas à dominer les autres nations mais à construire un avenir prospère et sûr pour toutes les nations
Alliances, partenariats, recherche d’ententes entre égaux, réconciliation, respect: les mots qu’emploie maintenant la présidence américaine sont révélateurs d’une vision de la planète qui n’est plus celle des administrations précédentes. Ce n’est pas seulement le remplacement conceptuel d’une Amérique superpuissante et maîtresse du monde des années Bush par une Amérique acceptant sagement sa place dans une organisation multipolaire. C’est plus que cela: l’idée que la puissance elle-même, telle qu’on l’entendait jusqu’ici, est impuissante à résoudre les problèmes qui se posent à la planète d’aujourd’hui.
Souvent Obama, dans ses discours, semble refléter l’impuissance. On le lui reproche: Il ne «fait» rien au Proche-Orient, insuffisamment à l’égard de l’Iran, etc. La critique renvoie cependant à un mode d’action qui paraît n’être plus d’actualité: l’action menaçante, dont on ne perçoit pas quel genre de solution elle peut apporter aux maux du présent, comme on le constate en Afghanistan et au Pakistan. Manmohan Singh n’invite d’ailleurs pas Obama à y «gagner» la guerre mais à éviter de se retirer «prématurément».
Barack Obama incarne profondément son époque, celle du droit humanitaire et civil, celle du zéro mort, celle de la découverte politique du sort commun des vivants sous la couche atmosphérique qu’il s’agit de dépolluer.
Dans cette époque, les nations ont moins d’ambitions que de problèmes: problèmes énergétiques, problèmes de pauvreté, problèmes climatiques, problèmes de terrorisme, problèmes de santé, d’emploi, et ainsi de suite… Pour s’y attaquer, Barack Obama préconise la compréhension des autres, la prudence, la réévaluation des rapports amis/ennemis traditionnels. Il se pose en réparateur et en facilitateur. Il cherche les solutions. Dans son époque à problèmes, et sous son règne, la force donne l’impression de s’être démodée.////// Joëlle Kuntz


Rédigé par psa le 25/11/2009 à 00:15 | Permalien

Ad Valorem

Le nu de Carla Bruni, devenu Sarkozy, n’enflamme plus grand monde; en québécois, « Carla ne pôgne plus… Misère! » Blaise Compaoré ignore les massacres du 28 septembre 2009 et intronise Dadis Camara au mépris de toute valeur humaine et se ridiculise lui-même… lui qui pourtant s’est donné pour mission de racheter son âme à travers toutes les médiations possibles en Afrique de l’Ouest. Dans le dernier livre qu’il vient de publier, le président congolais attribue la préface à Nelson Mandela, puisqu’un porte-parole de Michel Lafon, l’éditeur français de ce livre, aurait déclaré que "la préface nous a été fournie par l’auteur du livre, qui est le chef de l’état congolais lui-même, M. Denis Sassou Nguesso". Sauf que le vénérable Mandela n’a jamais lu le livre et vient de réagir. Une affaire gênante pour le président du Congo, Denis Sassou Nguesso qui aurait utilisé abusivement le nom de Nelson Mandela pour l’avant-propos paru dans son livre « Parler vrai pour l’Afrique »… Tentons d’être indulgents avec ces miséreux qui nous gouvernent « malgré eux et malgré nous » aurait dit en son temps Albert Camus lui-même.


La Photo de Carla Bruni qui valait de l'or. Et depuis...
La Photo de Carla Bruni qui valait de l'or. Et depuis...
L’affaire fait actuellement grand bruit. Sur la couverture et dans l’avant propos du livre "Straight Speaking for Africa ("Parler vrai pour l’Afrique")" qu’il vient de publier, le Président Denis Sassou-Nguesso revendique fièrement une préface signée de Nelson Mandela lui-même : « M. Mandela, 91 ans » y lit-on. Seulement voilà, l’ancien prix Nobel affirme n’avoir jamais écrit d’avant-propos pour le livre de Denis Sassou-Nguesso et menace de porter plainte. Le communiqué de quatre petits paragraphes publié par la Fondation Nelson Mandela est assez explicite à cet effet :
Il a été porté à l'attention de la Fondation Nelson Mandela qu’un livre écrit par Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo, serait prétendument préfacé par Nelson Mandela. C'est une fausse prétention. M. Mandela n'a ni lu le livre ni écrit la préface du livre.
Le livre, Parler vrai pour l'Afrique, est édité par Michel LaFon et Africa World Press.
La Fondation condamne cet usage abusif du nom de M. Mandela. Nous nous réservons le droit de prendre des mesures appropriées en temps et lieu.
M. Mandela est trop souvent sollicité par des demandes pour écrire des préfaces de livre. Il y a une année, il avait clairement indiqué qu'il ne pourra plus répondre favorablement à de telles demandes.


C’est une situation qui nous laisse songeur sur la misère et parfois la petitesse des grands. On comprend alors pourquoi, et toujours, les vrais Grands de ce monde sont restés éloignés de trop d’honneur. Pensons à Mandela le Madiba, bien sûr, mais aussi à Albert Camus par exemple qui, fort probablement, n’aurait pas associé son nom à celui d’un Nicolas Sarkozy. Ce dernier, aujourd’hui, voudrait rendre honneur à Camus en rapatriant les cendres du Prix Nobel au Panthéon. Aberration pour la mémoire de Camus. C’est alors que les gens parlent de récupération politique d’une personnalité comme celle de Camus par un Sarkozy. Vrai ou faux, toujours est-il que ces grands ne sont pas toujours si grands à la bourse des valeurs humaines. Tenez! En 1993, Carla Bruni posait nue pour Michel Comte, le photographe de mode. Hier, le 21 novembre 2009, la photographie en noir et blanc a été mise aux enchères à l'Hôtel Drouot à Paris pour la somme de départ de 4000 euros! Malheureusement, Carla semble avoir perdu son public... L'enchère maximum atteinte a été de 5 800 euros (en 90 secondes quand même... et plus rien) mais le prix de réserve était estimé entre 6 000 et 9 000 euros! La vente n'a donc pas eu lieu... En 2008, le même cliché avait été adjugé chez Christie's à New York pour 91.000 dollars. On est loin du compte. Mais tout est possible : un acheteur anonyme peut apparaitre prochainement et faire une offre qui laverait bien de l’humiliation et de la misère de ces grands d’en haut, tous porté par le néant et non par l'Éthique.


Buffetrille Willian, Regard
Buffetrille Willian, Regard
On se demande d’où sort le président burkinabé Blaise Compaoré avec un si bidon Plan pour la Guinée. Il faut le faire! Proposer à l’intelligence guinéenne, déjà humiliée, de maintenir Dadis Camara au pouvoir, lui permettre de se présenter aux prochaines élections après lui avoir donné l’autorité de nommer un premier ministre dans les rangs des Forces vives. C’est à croire qu’il n’y avait jamais eu cette barbarie du 28 septembre 2009: des femmes dénudées et violées publiquement, des citoyens piégés, traquées et tués, des corps introuvables jusqu’à maintenant, des adversaires politiques bastonnés et blessés, et que sais-je encore de si barbare et d’innommable en ces temps différents. La proposition de Blaise Compaoré tourne même l’Afrique entière au ridicule. Il est vrai que nous n'en sommes plus à un ridicule près sur le continent africain. L’Union Africaine avait en son temps dénoncé et sanctionné par la suite ce même Dadis Camara, dont le désir paranoïaque de confiscation du pouvoir –après avoir promis autre chose à la Guinée et au monde entier- est à la base de ce désastre africain. Celui par qui le drame arriva se trouvera donc intronisé, au moment même qu’il recrute des mercenaires de partout comme instructeurs dans l’armée guinéenne. C’est d’un ridicule consommé que ce Conseil national de Transition dirigé par la bande à Dadis Camara. Le président burkinabé doit revoir sa copie ou se récuser pour faire honneur à la confiance des peuples investie en lui. D'ailleurs, Blaise vient de plomber l'évolution de la situation par son comportement totalement amoral à la politique éthique qu'exigent les peuples de leurs dirigeants. De quels principes éthiques et politiques relèvent les propositions de Blaise Campaoré? Au plan diplomatique, il avait pourtant à sa faveur ce que l’on appelle la Formule de Pékin, qui lui laissait le champ libre pour imaginer une solution de meilleure facture. Flanqué d’un diplomate chevronné comme Ibrahima Fall, représentant cette même Commission de l'Union africaine, le résultat n’en demeure pas moins décevant, tout simplement. Blaise Campaoré a muselé tout le monde, prétendant connaitre les politiciens francophones pour arracher un tiède appui du président du Nigeria. Et les Guinéens crient : Catastrophe, Trahison, etc. Enfin, est-ce une blague se demandent certains alors que d’autres crient à l’aide comme ce « Je voudrais que l'opinion internationale sache que le seul espoir des Guinéens aujourd'hui c'est bien elle et son soutien. Ce que nous Guinéens nous voulons c'est l'implantation d'une nouvelle autorité de transition qui ne soient ni la junte au pouvoir ni l'opposition ou forces vives mais plutôt une force neutre. Nous réclamons la Démocratie Réelle et sur ce, nous demandons l'intervention imminente de la communauté internationale; nous sommes fatigués avec la junte, les forces vives ou opposition tous ceux-ci sont des appellations qui n'ont aucun sens moral ou civique. » On est vraiment loin du compte avec la proposition du président Blaise Compaoré qui, sous le regard de Dame Guinée, dispose de trop de rondeurs diplomatiques à peaufiner. Nous sommes tous Guinéens aujourd'hui, étonnés et déçus! Blaise Compaoré peut mieux faire... On ne trompe pas les peuples tout le temps et en toute occasion. Et, en l'espèce, Blaise Compaoré n'a pas fait dignité à l'intégrité chèrement retrouvée par les Burkinabés.


Rédigé par psa le 20/11/2009 à 02:20 | Permalien

Mot à Maux

Clair Obscure de Gadea
Clair Obscure de Gadea
Le malaise est grand face à la qualification de la France pour la Coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud. La main fautive de capitaine de l’équipe de France, qui a pratiquement fait du yoyo avec la balle, le handball carrément, jette un froid et surtout des interrogations sur les règles désuètes qui prévalent encore dans le football, surtout lors des grandes compétitions. On demande à un arbitre, simple humain, livré à lui-même sur un vaste terrain de jeu, de tout voir en tout temps et en toute position. Il est vrai qu’il est aidé de deux juges de touche trop souvent préoccupé à détecter les « Hors-jeu » devenus très subtils. Mais il faut bien reconnaitre que c’est largement insuffisant tout ça! Cet incident malheureux du France-Irlande du 18 novembre 2009 apporte de l’eau au moulin de tous ceux qui, comme moi, pensent que les règles du jeu doivent évoluer au bénéfice du football éthique et agréable. Certaines personnes qui me connaissent depuis, retrouveront cet argumentaire que depuis des années, probablement plus d’un quart de siècle, je développe quant à l’évolution de notre Foot roi. Deux domaines m’intriguent suffisamment pour que je persiste à trouver que les règles actuelles sont peu équitables : le contrôle du temps qui n’est pas transparent et doit évoluer pour ressembler à ce qui se fait au basketball d’abord, et le doublement du juge de champ et le triplement du nombre de juges de touche ensuite. Sur ce dernier aspect, deux juges de champ, un principal et un secondaire, qui jouent des rôles complémentaires ne peuvent que sécuriser davantage le jeu. Et, quatre à six juges de touche pour aider les juges de champs ne peuvent qu’aider à rendre le football agréable et plaisant, car suffisamment surveillé. C’est une nécessité implacable que le football doit évoluer et s’adapter aux moyens nouveaux, surtout les moyens d’un encadrement humain adéquat. De plus, les 90 minutes de jeu doivent être le temps effectivement mis dans l’activité lorsque la balle est en jeu : Fini les lenteurs lors des remises en jeu nombreux qui émaillent le football, les temps qui entourent les mille et une contestations ainsi que les caprices sur l’air de jeu qui sont autant de moments de jeu perdus. Comme au basketball et dans plusieurs autres sports collectifs dont le handball, le chronomètre se doit d’être visible à tout le monde et ne tourner que lorsque la balle est réellement en jeu. À défaut de grands moyens de télévision qui permettront les reprises des situations litigeuses et rendront le football élitiste et technologiquement dépendant, il est raisonnablement possible de maintenir la démocratisation du football en augmentant le nombre des juges et surtout avoir des officiels dévolus à la gestion du temps de match. Le cas Thierry Henry pose plusieurs perspectives éthiques également. Il appelle surtout à l’éthique d’une meilleure gestion du football sans en saper son universalité. Il est peut-être temps que la FIFA y travaille sérieusement. En attendant, l’erreur fait partie du jeu et l’arbitre aussi. Et j’espère que cet arbitre suédois, Martin Hansson, ne finira pas aussi malheureusement sa carrière pour n’avoir été qu’un simple humain à qui les exigences du jeu demandaient plus qu’il ne pouvait donner. Pour un chevronné ancien arbitre international suisse, Philippe Leuba, des excuses peuvent être trouvées au trio arbitral, emmené par le Suédois Martin Hansson: «C’est possible que l’arbitre central ait été masqué, et qu’il n’ait pas vu l’attaquant français faire sa faute de main.» Quant à l’arbitre assistant, il devait à la fois s’intéresser au comportement de Thierry Henry et au positionnement des autres Tricolores pour vérifier s’ils ne se trouvaient pas en position de hors-jeu. Une tâche ardue! L’Irlande, méritante est en réalité remplacée par la France. C’est le destin de l’Europe en ce novembre 2009 où des remplaçants discrets comme le Premier ministre belge, Herman Von Rompuy, et la commissaire européenne au Commerce, Catherine Ashton, viennent d’être choisis par les dirigeants de l'UE pour devenir les premières adresses politiques de l’Europe, ceux dont les numéros de téléphones avaient longtemps été demandés par l’intrépide Henry, l’autre Henry, Henry Kissinger. Entre ombre et lumière, l'Europe est comme elle avance, en clair obscure.

Rédigé par psa le 20/11/2009 à 01:00 | Permalien

Diplomatie Publique

Jacques Leinne, Pensive
Jacques Leinne, Pensive
Il semble bien que la presse italienne n’a pu résister à la tentation... Presque unanimement, elle qui regarde de près la succession des Sommets au siège romain de la FAO, titre ce jour dernier de la grande messe quasi annuelle: Échec dramatique, rien que des discours, la faim triomphe, etc. Bien sûr que des dizaines de chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Mais au-delà des discours et des bonnes intentions, le milliard d’affamés qui s’étalent sur presque tous les cinq continents, aussi bien dans les faubourgs des grandes villes que dans les pays entiers dont une vingtaine en Afrique et une dizaine en Asie –nous apprend-on, ces « insécures alimentaires » n’auront pas plus à manger dans les prochains mois. Malgré le curieux jeûne médiatique d’une journée du directeur général de la FAO, Jacques Diouf, avant le début de ce Sommet, le milliard de personnes dont des enfants de bas-âge devront continuer à jeûner jusqu’à leur dernier souffle pour certains. Au fond, lorsqu’après une quinzaine d’années à la tête de la FAO l’on ne réussi qu’à faire des photos avec les chefs d’État et arborer des dizaines de Décorations et des Doctorats honorifiques dont on est particulièrement friand, il est peut-être grand temps de laisser la place à l’imagination d’une autre personne. La faim a beau ne pas être sexy dans les causes diplomatiques et sur l’agenda des grandes chancelleries, il est frappant de voir comment l’équipe actuelle à la direction générale de la FAO n’a pas su mobiliser les ONG autour de cette cause et ainsi, garder ce drame au menu de la conscience internationale, seule façon d’induire des actions comme c’est le cas pour les questions environnementales dans ce village global. Le constat d’échec n’est donc pas celui d’un Sommet ou d’une organisation, il est l’échec d’une personne, Dr Jacques Diouf, qui certainement a fait son temps et doit aspirer à relever un autre défi, sans doute celui de jouir de sa retraite à 71 ans et nous écrire ses mémoires. Il l’a peut-être dit qu’à la fin de ce mandat, il ne se représenterait plus. Mais, ces mois devant sont sans doute de trop; c’est maintenant qu’il faut partir. Merci pour le travail, merci Docteur. La FAO a faim d’un autre leadership. Quand l’imagination n’y est plus, on démissionne dans l’honneur et l’élégance. C’est ce qu’il faut à notre ami Jacques Diouf.


Rédigé par psa le 18/11/2009 à 11:48 | Permalien

Mot à Maux

Anton Solomoukha
Anton Solomoukha
Où seriez-vous ce jeudi si vous êtes dans les environs de Paris? Le lieu idéal serait sans aucun doute le vernissage de notre ami Anton qui vaut bien le déplacement à la Galerie 208, au 208 Boulevard Saint-Germain dans le 7e arrondissement. Il est vrai que nous sommes nombreux à avoir un faible pour l’audace de l’artiste à l’accent nu. Épicé et novateur. Et l’horreur du Tchernobyl qui est le thème de son exposition de quatre semaines au Louvre, du 19 novembre au 12 décembre, n’attenue guère son talent exquis. Il se dit même que : « Malgré le lieu ‘difficile’, le discours de l’artiste n’est pas pessimiste. La présence des corps nus de femmes, sont autant de préciosité et de vie dans ce décor dénaturé. Voilà la réponse, l’espoir dans tout ce drame : il y a quelques choses après Tchernobyl. Solomoukha, par son art et celui du Louvre, comble les vides et redonne vie à ces étranges lieux. L’audacieux Petit Chaperon Rouge, enrichi par son contact premier avec le Louvre, jette son regard quelque part ironique et espiègle sur ces déserts irradiés. La vie gagne toujours. » C’est à ce savoureux triomphe qu’il est permis d’assister à partir de ce jeudi annonciateur de la grande beauté de ce Parisien qui fête si bien ses 30 ans d’exil universel.


Rédigé par psa le 17/11/2009 à 22:17 | Permalien

Silence

Sa grande sœur Rachida s’est échappée par le haut, en prenant la place du patriarche. Lui incarne l’échec d’une éducation à la dure et les ratés de l’intégration des immigrés maghrébins. Il publie un témoignage émouvant : Dans " l’Ombre de Rachida". Ouvrier spécialisé, Jamal Dati plaide donc également pour une justice plus humaine. Après lecture de l'ouvrage, l’on semble regretter que Rachida Ministre n'ait pas fait appel à son frère comme conseiller technique !


Vierge, Un destin Politique
Vierge, Un destin Politique
Jusqu’à la fin de l’année, Jamal Dati, en liberté conditionnelle, doit encore se rendre régulièrement au tribunal de Nancy, montrer ses fiches de paie et les résultats de ses contrôles urinaires. Encore quelques semaines et il aura réussi dans la formidable entreprise qui l’occupe depuis cinq ans: avoir un emploi stable, ne plus toucher à la drogue, être un père et un compagnon responsable. Il dit: «J’ai failli. J’ai payé. J’espère avoir maintenant le droit au respect.» Et pour que cette victoire sur lui-même soit reconnue, l’ex-trafiquant de drogue devenu ouvrier spécialisé publie un livre.
Mais la normalité est une montagne dont les normaux n’ont pas idée. Et le livre-témoignage du frère de Rachida, écrit alors qu’elle était encore garde des Sceaux de la cinquième République, était condamné au malentendu. On attendait un objet de scandale – Rachida Dati elle-même n’a-t-elle pas tenté d’en empêcher la publication? On a un émouvant document sur le destin d’une famille d’immigrés marocains dans la France d’aujourd’hui. Et un témoignage d’une précision scientifique sur les rouages des différents trafics dans les cités et les prisons.
Rédigé par le journaliste Xavier Bénéroso sous la forme de l’entretien, « À l’ombre de Rachida » raconte d’abord la dure loi des fratries, où la réussite des uns semble fatalement devoir se payer par le sacrifice des autres. Alors que, de gré ou de force, ses dix frères et sœurs filaient droit sur le chemin escarpé de l’intégration – travail, humilité, ténacité – Jamal s’est laissé glisser dès l’adolescence sur la voie de la délinquance, toute tracée pour le beur de cité.
Pourquoi lui? Jamal Dati lui-même ne peut pas le dire. Mais dans une famille où les quatre garçons dorment dans la même pièce et où seuls les deux premiers arrivés ont droit à un lit, on n’est pas surpris d’en voir un rester durablement sur le carreau.
Dans le petit appartement de l’agglomération chalonnaise loué par M’Barek Dati, ouvrier à l’usine Saint-Gobain, la chambre des filles est encore plus encombrée. Rachida a six sœurs. Et si, dans la famille Dati, l’éducation pour tous est la règle, la seule manière, pour une fille, de sortir de la maison du père est de se présenter, vierge, au bras de son futur mari. On savait Rachida Dati issue d’une famille musulmane traditionnelle, on ne mesurait peut-être pas à quoi elle a échappé, et avec quel art.
Jamal raconte comment ses parents ont expédié le mariage de sa cadette Jamila, alors étudiante, avec un homme qu’elle ne connaissait pas. Simplement parce qu’ils la trouvaient «distraite». «Ils ne l’ont pas frappée, ils ne l’ont pas séquestrée, ils n’ont pas menacé de la faire repartir au bled. Mais ils lui ont dit: «Il faut que tu te maries. Elle a pleuré.» Mais elle a obéi et sa loyauté familiale reste à ce jour indéfectible.
Rachida elle-même a failli succomber à l’enveloppante tyrannie d’une famille «respectueuse des traditions». Poussée au mariage en 1992 avec un ingénieur algérien, elle a réussi le tour de force de faire annuler l’union après quelques jours sans fâcher son père.
(…) Depuis peu, Zhora est venue s’ajouter à la tribu: sa fille, née hors mariage, de père non déclaré. Face à cette humiliation extrême, le patriarche n’a plus parlé à Rachida durant deux mois. Puis il a capitulé. Car pour sauver sa peau de femme, sa fille a pris sa place. Généreuse et autoritaire, c’est elle, désormais, qui fait la loi.
«Elle a sali mon père», dit Jamal. Lui, le parfait négatif de sa grande sœur, celui qui s’est échappé par le bas. Le délinquant de la famille aurait pu apprendre beaucoup de choses à sa sœur lorsqu’elle était ministre de la Justice. Mais elle ne lui a jamais rien demandé et s’est bornée à renforcer une politique répressive qui rappelle furieusement la loi du père.
Il est encore question, aujourd’hui en France, d’emprisonner les enfants dès 12 ans, comme Rachida Dati a voulu le faire. Son frère, qui a goûté plus que les autres à la matraque paternelle, est l’incarnation même de l’échec d’une éducation à la dure. Il répète qu’il assume ses fautes, mais aussi qu’un peu plus de tendresse et d’écoute auraient changé sa vie. Il aimerait que Rachida l’entende. Mais comment voulez-vous qu’elle lise son livre? //////Anna Lietti


Rédigé par psa le 16/11/2009 à 00:15 | Permalien

Mot à Maux

Il est fascinant de voir comment une bande de jeunes, inconnus il y a quinze jours encore hors des cercles initiés du football suisse, a déclenché un vent d’enthousiasme dans tout un pays. Ils ont des noms suisses d’une plurielle et moderne identité nationale: Siegrist, Kamber, Ben Khalifa, Xhaka, Rodriguez, Kasami, Vesseli, Seferovic, Mijatovic, Kiassumbua, Spiegel, Kofi Nimeley, etc. Et, à la 63’ du jeu, c’est Seferovic qui marque pour une Suisse en passe de ravir sa première coupe du monde de football; ce qui équivaut à tous les débats sur l’identité nationale qui ont cours chez tous ces politiciens incapables d’articuler des projets de société pour l’avenir de leurs citoyens.


Une Suisse Jeune Bronzée Championne du Monde
Une Suisse Jeune Bronzée Championne du Monde
Il est fascinant de voir comment une bande de jeunes, dotée d’un surnom presque puéril («Les Rougets»), inconnus il y a quinze jours encore hors des cercles initiés du football suisse, a déclenché, à des milliers de kilomètres du sol national, un vent d’enthousiasme. Le phénomène a pris, victoire après victoire contre les grandes nations de la discipline, une telle ampleur que, dimanche en début de soirée, il y a eu autant de téléspectateurs devant leur écran que pour un contre-la-montre du champion cycliste Fabian Cancellara, un match qualificatif des «aînés» dirigés par Ottmar Hitzfeld, voire une finale de tennis de l’exceptionnel Roger Federer en Grand Chelem, Roland-Garros excepté.
Pourquoi un tel frisson collectif? Après tant de blessures d’ego subies cette année sur les champs de bataille politiques (États-Unis, Libye, voisins européens, etc.), la gloire glanée au Nigeria met du baume à l’honneur blessé des Suisses. C’est de l’ordre: je gagne donc je suis… Ensuite, dans un pays qui a toujours privilégié l’esprit et l’effort du groupe plutôt que la réussite d’une tête qui dépasse, il souffle une fraîcheur nouvelle et inattendue née de ce groupe d’ados anonymes venus des quatre coins du pays, désormais illustres par leur réussite collective. C’est de l’ordre: ensemble, on est meilleurs… De plus, quand certains pays en sont à débattre sur l’identité nationale, voilà qu’une vingtaine de gamins livrent une réponse sans fard sur ce qu’est la Suisse réelle du XXIe siècle, diverse culturellement, ouverte, décomplexée et qui se prévaut de racines multiples. C’est de l’ordre: quand je me regarde, j’aime l’image qui m’est renvoyée…/////Ignace Jeannerat



Rédigé par psa le 15/11/2009 à 14:14 | Permalien

Ad Valorem

Diplomatie Publique

Obama chez Akihito

Rédigé par psa le 14/11/2009 à 15:40 | Permalien

Diplomatie Publique

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C’est le lendemain de la veille. Les langues se délient. Qui pour dire que trop de propagandes entourent la commémoration du jour du souvenir dans les discours officiels. Et, tout porte à la confusion du genre chez les politiciens, justifiant parfois leur présence en Afghanistan par la première guerre mondiale, sans aucune gêne. Pierre Desproges s’en moquerait bien : « La naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l'on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l'enfant croit au Père Noël. L'adulte non. L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote » pour des politiques qui envoient ses enfants de 20 à 25 ans à la guerre. C’est le nivellement par le bas, le décompte sans fin des morts comme au temps des prétentions douteuses de Robert George Nivelle et de sa Bataille du Chemin des Dames. Dans le petit village de Gentioux, on n’hésite pas à le dire : Maudite Soit la Guerre!


Maudit Général Nivelle
L’on vient de commémorer les 91 ans de l’offensive commandée par le Général Nivelle, boucherie qui a ajouté la négation de l’humanité à l’absurdité et à l’horreur de la guerre.

Maudit Général Nivelle
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous des condamnés
Nous sommes les sacrifiés


En 1922, comme tous les villages et villes de France, la commune de Gentioux (prononcer "Gensioux") au sud-ouest de la Creuse a érigé un monument pour rendre hommage aux 63 de ses enfants tués à la guerre 1914-1918. Soixante trois morts pour un petit village de paysans !

Au bas de l’effroyable liste, pas de « morts pour la France » ou autre formule glorifiant le « sacrifice suprême » mais cette phrase : MAUDITE SOIT LA GUERRE.
Devant le monument, une statue de bronze. Celle d’un jeune garçon en tenue d’écolier de l'époque, les pieds chaussés de sabots. Les traits durs où se lisent la tristesse et la colère, il lève son poing en direction du monument.


Rédigé par psa le 12/11/2009 à 04:40 | Permalien

Mot à Maux