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Pierre S. Adjété
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Diplomatie PubliqueLes commentaires sont sans équivoque : le camp présidentiel et notre ami Karim Wade ne sont pas sortis victorieux des élections locales au Sénégal. Cela changera-t-il la donne quant aux ambitions de Karim ? Difficile à dire… Dans tous les cas, c’est un autre jeu politique qui s’ouvre désormais, maintenannt qu’une évaluation des forces est réalisée à la grandeur du Sénégal profond. La bataille préparatoire de Dakar perdue, reste à la famille Wade de s'étirer et de se déployer, de tout ses longs moyens, pour la guerre véritable de la conquête du Sénégal... Toujours en face cachée et jamais sans nous dire si le fils a bien l'intention de succéder au père?
Les électeurs ont infligé une rebuffade au président Abdoulaye Wade lors des élections locales, réduisant, semble-t-il, les perspectives de son fils de lui succéder en 2012 à la tête d'un pays longtemps considéré comme une vitrine de la démocratie en Afrique de l'Ouest.
Selon des résultats partiels du scrutin de dimanche diffusés par la radio et d'autres médias locaux, la coalition au pouvoir, baptisée "Sopi" (Changement, en wolof), a perdu le contrôle de la municipalité de Dakar et de plusieurs agglomérations-clés comme St-Louis, l'ancienne capitale coloniale, et Louga. Cette consultation était interprétée comme un référendum sur l'action du gouvernement présidé par Wade, qui est âgé de 82 ans, dans la perspective d'une candidature de son fils Karim en 2012 à l'expiration du second et dernier mandat de son père. Karim Wade, conseiller à la présidence et à la tête d'une puissante agence étatique, se trouvait en position quasi éligible aux municipales de Dakar. Mais sans majorité, la liste "Sopi" aura une influence moins grande qu'espéré. D'après les résultats partiels, la coalition de l'opposition, baptisée "Beno Siggil Senegaal" (Uni pour remettre le Sénégal debout) disposera de suffisamment de sièges pour élire le premier magistrat de Dakar, un poste apparemment convoité par Karim Wade comme tremplin vers une éventuelle succession dynastique à la tête du Sénégal. "Les Sénégalais viennent par ce vote de rejeter la politique menée jusqu'ici par le camp présidentiel", a commenté Sérigné Mbaye Thiam, porte-parole de la coalition d'opposition. Dans le camp de Wade, on s'est empressé de souligner que les résultats ne faisaient que refléter un scrutin local. "On ne peut pas parler d'un rejet de la politique au niveau national mais ce que certains électeurs ont voulu exprimer par là, c'est qu'il faut mener la politique locale autrement", a expliqué Amadou Sall porte-parole du chef de l'Etat. Beaucoup de Sénégalais estiment cependant que la consultation reflétait des préoccupations plus profondes. "Ces élections avaient un caractère national, l'opposition avait fait une coalition nationale. En face, le président a voulu en faire un moment d'approbation pour la candidature de son fils pour sa succession. Si les tendances se confirment, (...) les gens ont voté pour ou contre le régime", a déclaré Mohamed Mbodj, coordinateur général du Forum civil. D'autres n'y allaient pas par quatre chemins. "Wade, il a perdu, donc tout le monde est content", a lancé un chauffeur de taxi. "Personne ne veut Karim Wade". Malgré ses revers, la coalition Sopi a gagné à Ziguinchor, capitale de la Casamance rétive, où le maire sortant socialiste a été battu. Diadié Bâ, Alistair Thomson et Jean-Loup Fiévet, Reuter Ad Valorem"It's only when you hitch your wagon to something larger than yourself that you will realize your true potential." -- Barack Hussein Obama
Au moment même où il écrit fébrilement ses mémoires –tout en refusant de le reconnaitre publiquement, Edem Kodjo est précipité au cœur de l’actualité encore brûlante du continent africain. Nommé par le président Abdou Diouf pour agir au nom de la Francophonie dans la crise politique à Madagascar, Edem fait face à un curieux retournement de situation dans laquelle la confusion du coup d’état s’est ajoutée au chaos naissant dans la Grand’ Île. Edem Kodjo va devoir ajouter quelques pages à son mémoire pour nous renseigner aussi sur cette crise malgache… Un moment, j’ai eu de crainte pour sa sécurité, lui qui venait à peine d’arriver sur les lieux. J’ai alors dépassé cette peur inutile pour dire, pour reconnaitre et me demander si Edem Kodjo ne serait pas dans ses œuvres en pareilles circonstances. Alors, la réponse est un véritable OUI ! En fait, le président Abdou Diouf –attendu ici dans les prochains jours pour un doctorat honorifique- venait simplement de faire un merveilleux cadeau à son vieil ami Edem Kodjo. De quelque position que ce soit - représentant de la Francophonie aux côtés du représentant de l’ONU qu’est M. Tiébile Dramé, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Mali, dans la médiation toujours en cours à Madagascar, Edem Kodjo possède un sens aigu à nul autre pareil du sacrifice, de l’État, du compromis politique qui, en cette occasion, ne peut que lui servir judicieusement. C’est avec ce simple réconfort que je lui souhaite du bon vent ; me gardant le privilège et l’espoir de l’écouter raconter de cette aventure un de ces jours prochains. Je me plais toujours à auréoler publiquement Edem Kodjo, pour affirmer mon respect à la trilogie de la compétence, de l’audace et de l’humilité. À ce chapitre, et rarement sur l’ensemble du continent africain, une telle réunion judicieuse ne s'était retrouvée chez une seule et même personne. Évidemment, on a le choix d’en être jaloux et détester l’intéressé ou en être fiers et s’abreuver à une telle fontaine d’intelligence. Naturellement, j’ai choisi la beauté, la capacité et l’élégance politiques de cet homme qui jamais ne sait dire un mot de trop pour tromper l’histoire et la raison, au point de ne s’être jamais défendu contre les basses attaques personnelles. Curieux personnage! Parfois, un destin fragile parmi les gueux, mais un destin admirablement exemplaire et respectueux qu’il ne faut pas cacher de dire, et que partout ailleurs on sait bien lui rendre. Et ici, c’est toujours mon plaisir de le faire, persuadé que lui-même le sait à peine, surtout avec toutes ces photos de nu qu’arbore ce carnet de note virtuel… Bon vent avec et pour nos amis malagasy qui, je l’espère, sortiront bientôt leur Valiha pour chanter à l’unisson l’agréable mélodie de leur "Ry Tanindrazanay malala ô".
Diplomatie PubliqueLa politique et l’intelligence lui ont tout donné ; souvent, ils lui ont tout repris aussi. Mais avec une zénitude gagnée à l’école de la vie, mon ancien professeur, Alain Juppé, s’est désormais inscrit à l’article de l’harmonie retrouvée au moyen du développement durable : il ne fera plus mal à la nature, qu’elle soit humaine ou environnementale. Ainsi, Alain Juppé ne mangera plus que des fruits de saison. Ce sont ces empreintes personnelles que cet homme public brillamment constitué laisse à chaud sur l’univers qui l’entoure et qu’il parcourt autrement désormais. Un clin d’œil positif à la vie en ce vendredi 13 mars d'anniversaire.
« 1995-2008 : je viens de vivre des années tourmentées, au parcours labyrinthique, sous le feu des médias. J’ai envie de refaire le chemin et d’oser dire ce que j’ai longtemps tu. »
Alain Juppé revient en toute lucidité sur les succès et les échecs de sa vie politique récente, sur les épreuves qui l’ont marqué depuis dix ans. Il ouvre aussi son cœur et parle librement de ses joies et de ses peines privées : la mort de son père, de sa mère, l’interrogation sur l’au-delà, l’amour qui donne sens et goût à la vie… Il aborde les grandes révolutions qui sont en train de changer la face du monde : la révolution géopolitique qui déplace le centre de gravité de la richesse, de la puissance et des valeurs ; la révolution numérique porteuse de magnifiques progrès et de risques redoutables ; la révolution écologique enfin dont dépend notre survie. Clin d’œil aux militants de la Terre qui nous invitent à retrouver l’harmonie avec la nature et ses cycles annuels, par exemple à consommer des fruits et légumes de saison et de proximité, plutôt que d’importer en tous temps et à grands frais des produits venus de l’autre hémisphère. Bref à ne plus manger de cerises en hiver ! Mot à Maux
Voir et Savoir, Fabrice Robin
Ici on parle de 40 milliards de dollars bien comptés. C’est la perte confirmée de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, sous le règne d’Henri-Paul Rousseau et surtout au terme des achats délibérés des Papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA), un parfait charabia pour désigner des titres bidons garantis par des dettes des particuliers pour la plupart. J’ai cherché à avoir une idée de son parcours : tout a fait normal pour une personne à qui des milliards de nos cotisations diverses ont été confiés de 2005 à 2008. Impossible toutefois de trouver sa thèse de doctorat en économie de l’Université Western en Ontario voisin, obtenu en 1973. Alors j’ai abandonné cette piste pour chercher le profil comparatif de l’un des anciens présidents de cette même CDPQ, Jean Campeau –dont je demeure un grand admirateur, en dehors du fait qu’il ait été mon parrain de promotion au sortir des HEC ; et c’est d'ailleurs cette admiration qui m’avait convaincue d’aller le chercher carrément dans sa réserve, comme mentor, avec des gens comme James Onobiono de Douala et Maryse Aulagnon de Paris... Beaux souvenirs d'actualité! Je redécouvre alors ce que j’avais oublié : lui, Jean Campeau, 78 ans en juillet prochain, ne possède pas tous ces ba-doctorat (du pur Bantou, SVP); mais il savait gérer en bon père de famille en prenant des risques calculés avec tout l’espace financier que lui donnait la Caisse. Piètre communicateur à mon gout, comparé à Henri-Paul Rousseau, Jean Campeau est quand même sorti de sa réserve pour dire l’évidence que la gestion du risque demeure à interroger à la Caisse de dépôt. C’est probablement là que se situe notre déception collective : 40 milliards en pertes reliées aux Papiers commerciaux et personne ne semble être responsable au point de s’indigner et vouloir tout au moins connaitre l’entière vérité sur cette aventure financière assez couteuse. C’est tout un gouvernement, celui de Jean Charest, qui participe à cette tentative de camouflage. Il est vrai que l’économie n’est pas la tasse de thé du PM du Québec qui comme chacun le sait rêve de faire des PPP (Partenariat Privé Public) pour satisfaire une idéologie et surtout diriger le Canada un jour prochain. Pour y arriver, Jean Charest -pour lequel j'ai déjà fait campagne apr`s le départ de Brian Mulroney et contre Kim Campbell -je l'avoue, ne doit pas faire de vague ou donner l’impression que son expérience à Québec est entachée d’une si mal gouvernance. Évidemment, il dit qu’il ne sait rien et ne savait rien de la gestion de la Caisse. Alors, raison de plus de savoir maintenant. Et c’est ce que nous voulons avant de commencer à payer plus chèrement cette erreur colossale à travers les divers frais et taxes indirects. Voir clairement et surtout savoir avant de passer collectivement à la caisse, par ces temps difficiles.
Mon Blog-NoteQuelques appels téléphoniques et de gentils messages par courriel ont finalement eu raison de mon silence vacancier. En effet, la rigueur de l’hiver commande souvent de ces arrêts réparateurs. Également assez occupé, ces moments permettent aussi de mettre mon énergie sur certaines échéances liées à ma profession, si tant est que j’en ai une… En tout cas moi-même je l’ignore parfois et c’est une autre histoire. Alors, tout va bien et je suis de retour après le luxe d’un arrêt essentiel. |





