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Pierre S. Adjété
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Mon Blog-Note
Je ne peux le cacher longtemps… Prévu pour le début d’année, j’avais finalement changé d’éditeur. C’est maintenant chose faite, même si la promotion se fera à la rentrée prochaine.
Mot à MauxLe socialisme est en perte de vitesse. La gauche réformatrice est en panne dans la grande Europe qui l’a vu naître. Accablés en France, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, les sociaux-démocrates européens plient sous la crise nous dit l’éditorialiste Yves Petignat au moment même où la droite européenne ne fait pourtant pas mieux. Crise d’idée ou de personnalité?
Sous perfusion
Accablés, en France, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, les sociaux-démocrates européens plient sous la crise. A Kiel, sur les rives allemandes de la Baltique, l’explosion de la coalition entre SPD et CDU pour le gouvernement régional résume assez bien la plongée de la gauche réformiste déjà constatée lors des élections européennes.
Les ministres SPD régionaux n’y ont pas plus démérité que leurs collègues du centre droit. Mais c’est au parti conservateur, la CDU, et à la droite libérale, le FDP, que les électeurs s’apprêtent à confier les rênes du pouvoir, malgré de coûteuses erreurs. On devrait assister au même phénomène à Berlin en septembre pour les élections législatives. Le SPD stagne toujours, douze points derrière la CDU d’Angela Merkel. Plusieurs phénomènes expliquent la panne de la social-démocratie en Europe. D’abord, les leaders de centre droit, Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy, ne gèrent pas plus mal la crise que les chefs de gouvernements socialistes. Parfois avec des remèdes de gauche: politique du pouvoir d’achat, régularisation des marchés, critiques du capitalisme. Les Allemands n’ont aucune raison de retirer leur confiance à Angela Merkel. Il y a ensuite l’usure du compromis social-démocrate: modération des revendications sociales et salariales contre l’assurance du plein emploi. Cela ne marche plus face à une concurrence mondiale. On assiste à une profonde modification des rapports de force. La gauche réformiste exerçait son pouvoir dans le cadre d’un Etat national, souvent par une alliance avec les syndicats. Dans une Europe intégrée, elle a perdu son champ d’action auprès des salariés. La nouvelle gauche d’Oskar Lafontaine ou d’Olivier Besancenot a beau jeu de dauber sur le mythe de l’Europe sociale. Enfin, la base électorale a changé. Le poids du monde ouvrier s’est effrité. Alors que les sociaux-démocrates se préoccupent d’environnement ou d’égalité homme-femme, c’est la nouvelle gauche qui a conquis les milieux populaires avec ses thèmes de justice sociale, de salaires décents ou d’impôts pour les riches. A Kiel ou à Berlin: la tentation est grande pour les sociaux-démocrates, largués, de durcir le ton et d’abandonner la voie du compromis réformiste et même leur foi dans la construction européenne. ///////Yves Petignat, Le Temps
Ron Mueck
Inconnu du grand public il y a un an à peine, le putschiste mauritanien d’août 2008, Mohamed Ould Abdel Aziz, s’st fait élire au premier tour en ce mois de juillet 2008. Comme quoi, la démocratie qui s’invente en Afrique possède l’élection en partage avec le reste du monde, mais bien loin dans ses critères. C’est à faire frémir les puérils que de leur rappeler que les élections n’ont pas encore réglé grand-chose dans les pays africains, du moins dans ceux d’entre ces pays qui font face à des situations alambiquées de changement de gouvernance face à une opposition stratégiquement démunie. C’est pourquoi il faut valoriser le fragile « consensus gabonais» qui analyse une réalité et en conclu que le saut qualitatif ne pourrait se faire sans passer par Ali de B. Dur, dur! Mais c’est un cheminement moins brutal que la révolution radicale. Ce qu’il faut craindre par contre, c’est le risque de dérapage et parfois celui de la violence gratuite pour conserver le pouvoir à tout prix. Pour l’heure cette possibilité ne semble pas de mise à Nouakchott. À Libreville, Koulamoutou, Oyem, Port-Gentil et autres, tout reste à prévenir pour éviter des dérapages. Sommes-nous alors en train de consacrer les monarchies républicaines ou de parfumer les coups d’État? Je ne crois pas! Ce qui apparait plus clair est par contre le peu de crédibilité dont les élections sont encore porteuses dans plusieurs pays africains. Il faut sérieusement commencer à s’interroger sur cette nouvelle vérité toute nue, sur la valeur de ces élections fantaisistes ou approximatives, leurs coûts sociaux et économiques également.
Horizon
Delilah Smith, Lust... le Test
Que la politique a de ces surprises qui savent faire sourire sagesse seule. Voilà qu’à peine désigné pour représenter le Parti démocratique gabonais (PDG) que notre ami Ali de Bongo Ondimba doit commencer à avoir, ce que Jean Chrétien aurait nommé «l’art de marcher le dos au mur » et les yeux partout. Tout cela pour éviter de s’en faire faire des bébés partout dans le dos ou plus grave, se faire planter des couteaux dans les cotes, les boyaux, au cœur et ailleurs. Et alors : Pour moi quoi Makaya? Oui… mais la situation est assez compliquée pour une toute nouvelle ère de succession, qu’il y a lieu de s’inquiéter. Qui pourrait penser à un si rapide et curieux « Appel de Barcelone» de la part de l’ami des amis d’Ali qu’est André Mba Obama? Et, comble de désolation, l’homme s’était déplacé dans la capitale catalane pour symboliser son rapprochement idéologique d’avec le défunt Omar Bongo Ondimba, mieux que le propre fils du défunt président. Du coup, ce dernier, Ali, prend la vraie mesure de la confrontation qui l’attend. Il va devoir passer le vrai test Omar : réussir à faire baisser les tensions et rallier les mécontents à travers la négociation en évitant toute violence apparente. Le test d’Omar Bongo qu’Ali doit coûte que coûte réussir va consacrer sa capacité à tenir le pays uni, à tout le moins en donner les gages de cette habileté. Parce que sous cette dissidence naissante, celle d’André Mba Obame et celle de l’ancien premier ministre et nouveau démissionnaire du gouvernement, Jean Eyeghé Ndong, et le silence de certains autres comme Casimir Oyé Mba, Daniel Ona Ondo, se profile l’innommable hydre de l’ethnicité que tout état africain doit fuir comme une peste en ces temps de redéfinition de leur destin. Quoi faire dans les circonstances devant le raidissement rapide de la situation politique, au sein même du PDG? A mon avis, et assez rapidement, la jeunesse d’Ali l’autorise à recourir rapidement à une ou deux personnes respectables, à grande notoriété et valeur morale, à l’intérieur et à l’extérieur du Gabon pour faciliter et huiler la situation. Nous ne sommes pas encore à un parti pris quelconque. Mais le risque du désordre est assez élevé pour qu’action adéquate soit envisagée et adoptée pour circonscrire le risque d’une dégénérescence politique, non seulement au PDG, mais aussi et surtout dans le pays. Le test Omar Bongo est aussi une sorte de gestion du moindre risque. Le parti présidentiel ne peut risquer l’implosion ou le désordre absolu sans faire courir le même risque au pays entier. Et, être à la tête de ce parti, le PDG, doit appeler à une grande responsabilité, un véritable leadership de médiation. Pas facile! C’est pourquoi et ouvertement des parrains politiques respectables doivent émerger dès ce dimanche d’investiture officielle, bien en dehors des familles Ngoulakia, Ebori, Dabany, Epighat, Ondimba et autres déjà assez remontées face à la rapidité des défections. C’est toujours cela le test de fidélité aux préceptes d’Omar Bongo Ondimba. Diplomatie PubliqueIl nous faut prendre le temps de bien analyser le discours de Barack Obama prononcé il y a huit jours à Accra. Mais la comparaison que l’éditorialiste Denis Sieffert en a faite avec le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy est édifiant. Je l’avais lu. Mais pour l’avoir reçu de nouveau de notre ami Benoît A., j’ai jugé utile de donner échos au texte qui relève aussi l’imprécision de Barack Obama sur certaines réalités africaines comme les effets continus du colonialisme, le neo-colonialisme. Et j’ajouterai moi que les pays africains ont autant besoin de leaders dignes que d’institutions fortes et respectables ; d’ailleurs, mon penchant pour la prépondérance de l’acteur me fait penser que ce sont ces leaders respectables qui feront des institutions de même nature.
C’est sans doute ce qu’on appelle l’état de grâce, et un état de grâce planétaire ! Barack Obama n’a guère recueilli que des louanges au lendemain de son discours aux Africains prononcé devant le Parlement ghanéen. Deux ans plus tôt, « notre » Nicolas Sarkozy, s’essayant au même exercice de morale dans un amphithéâtre d’une université de Dakar, avait surtout suscité l’indignation. Et un collectif d’intellectuels africains n’avait pas tardé à répliquer à son « néocolonialisme » décomplexé. Injustice ? Préjugé contre l’homme blanc qui a ravalé son dernier sanglot ? On ne peut pas écarter l’hypothèse que le président aux origines kenyanes soit en effet mieux placé en terre d’Afrique pour dire des « vérités » qui passent mal quand elles viennent d’un chef d’État français. Mais à comparer les textes, on est bien obligé de reconnaître que, si les deux discours ont quelques traits communs, les mots ne sont jamais les mêmes. La rhétorique répétitive du « je » n’a pas cours dans le propos de Barack Obama alors qu’elle est envahissante dans l’allocution de Sarkozy. L’un parle de l’Afrique ; l’autre parle surtout de lui-même. Mais il y a pire. Le président français est souvent inutilement blessant : « Je ne suis pas venu m’apitoyer… » Et puis, il y a cet « homme africain » « qui n’est pas entré dans l’histoire », et à qui « il ne vient jamais à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin ». On ne saurait faire plus méprisant. Ni plus ignorant.
Et lorsque Obama refuse aux Africains « l’excuse » du colonialisme, Sarkozy, lui, en fait l’éloge. Souvenez-vous : « Le colonisateur a construit des ponts, des routes, des hôpitaux… » Comme si le projet colonial ne se jugeait pas globalement dans son intention dominatrice. Mais laissons là les « stéréotypes entêtés » du président français. Et reprenons la réplique d’un intellectuel africain, l’économiste Demba Moussa Dembélé. Celui-ci lui rappelait que « l’esclavage transatlantique avait contribué à l’accumulation primitive du capital » et à une « division internationale du travail imposée à l’Afrique et qui a fait d’elle un continent fournisseur de matières premières » [1]. L’argument, cette fois, pourrait tout aussi bien s’adresser à Barack Obama. Affirmer, comme l’a fait le président américain, que le colonialisme n’est plus qu’un alibi, peut avoir éventuellement des vertus pédagogiques, qui s’apparenteraient un peu à la méthode Coué. Il n’en est pas moins évident que l’économie africaine porte encore en elle-même et dans sa relation à l’Occident la trace profonde et douloureuse de décennies de pillage colonial. Et il ne s’agit pas seulement de la trace d’un passé révolu. C’est une réalité d’aujourd’hui. Répondant à Sarkozy, Dembélé prenait l’exemple de « l’hypocrisie des subventions américaines qui fait chuter le prix du coton ». Et ces « pertes d’exportations [qui] contraignent les pays africains à s’adresser aux sources de financement extérieures », ces « prêteurs » qui imposent ensuite leurs conditions. S’il fallait convaincre Barack Obama que le colonialisme est un peu plus qu’un mauvais souvenir, il faudrait lui rappeler que, longtemps après les proclamations d’indépendance, les pays africains n’ont pas été autorisés à lever des fonds sur les marchés des capitaux internationaux. Et qu’ils ont ainsi été livrés pieds et poings liés aux institutions financières [2]. Celles-ci les ont contraints à ouvrir leurs marchés à une concurrence qu’ils ne pouvaient évidemment pas soutenir (voir l’exemple du coton) et à ne produire que des matières premières. Encore une fois, on peut comprendre l’appel du président américain à rompre avec l’afro-pessimisme. Mais en évoquant la grande misère du continent noir comme s’il s’agissait d’une question morale, il occulte les responsabilités actuelles des Occidentaux, à commencer par celles des États-Unis. Encore laisse-t-on de côté ici le soutien que les grandes puissances apportent quasi systématiquement à des chefs d’État corrompus. L’affaire des « biens mal acquis » de la famille Bongo, du Camerounais Biya et du Congolais Sassou N’Guesso illustre à l’envi la propension post-coloniale à maintenir au pouvoir des « hommes de confiance » quoi qu’il en coûte à leurs peuples. Barack Obama n’a évidemment pas tort de « dénoncer [ces] dirigeants [qui] exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement ». Mais qui les maintient au pouvoir ? Et combien de dirigeants occidentaux pourraient à propos de chefs d’État africains reprendre à leur compte la phrase de Richard Nixon évoquant un aimable dictateur panaméen : « C’est un fils de pute, mais c’est le nôtre ! » Nous ne comptons pas cette fois parmi les laudateurs de M. Obama. Pour être plus habile et infiniment moins grossier que celui de Nicolas Sarkozy, son discours procède de la même logique. Il n’aurait de valeur (on n’ose pas ici employer le futur !) que si le président américain s’attaquait profondément aux causes du mal. Or, celles-ci renvoient à la globalité d’un système financier international qui marque toujours les rapports Nord-Sud. ///////Denis Sieffert Notes [1] L’Afrique répond à Sarkozy, ouvrage collectif, éditions Philippe Rey. [2] Lire à ce sujet le livre de Sanou Mbaye, l’Afrique au secours de l’Afrique, les Éditions de l’Atelier.
Madison Moore, Simplicity
Avec le Secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon qui déclare que Nelson Mandela reste "l'incarnation vivante des plus grandes valeurs des Nations unies", le "Mandela Day" à de bons jours devant lui. Et ce ne sera pas seulement le concert de la campagne de collecte de fonds de ce soir, qui porte le numéro 46664, l'ancien matricule de Nelson Mandela lorsqu'il a passé 27 ans dans les geôles sud-africaines avant de diriger le pays de 1994 à 1999. Mais l’on pense sérieusement à une journée mondiale Mandela que l’Onu pourrait instituer, afin de promouvoir les gestes et actes de bénévolat et de don de soi dans l’espace public. Au concert de ce soir Carla Bruni-Sarkozy a dû faire entorse à son refus de ne recommencer à chanter en public que lorsque son mari, Nicholas Sarkozy, aurait quitté la présidence française. La Première dame française, chanteuse et ex-mannequin va retrouver les planches pour une prestation en l’honneur de Mandela dont nous fêtons les 91 ans. Ironie du sort, un autre géant, Walter Cronkite disparait à cet âge voisin de 92 ans. Un autre grand homme qui symbolisait la confiance de toute la nation américaine, avec un parti pris évident pour l’information. Les images de l’annonce de la mort du président John F. Kennedy et ses efforts pour contenir son émotions à l’antenne de CBS demeurent toujours mémorables. Les géants, heureusement, ne disparaissent jamais : Ainsi vont les choses ("That’s the way it is" est la formule de fin de reportage de ce célèbre journaliste); ainsi sont effectivement le cours des choses qu’elles nous mèneront à un "Mandela Day" universel, une Journée Mandela sans frontières et sans distinction, mais en toute simplicité.
Au prêche de vendredi, à l’Université de Téhéran, Akbar Hachemi Rafsandjani n’a pas ménagé le guide suprême Ali Khamenei. Féroce opposant au président iranien Mahmoud Ahmadinejad, ce conservateur a osé parler de «crise politique». Pour un haut dignitaire du régime, le pas est audacieux. Quelques jours plus tôt, le candidat conservateur battu à la présidentielle, Mohsen Rezaï, craignait un «effondrement» de la République des mollahs.
L’ex-président Rafsandjani, qui dirige deux institutions majeures, le Conseil de discernement et l’Assemblée des experts, a exhorté le pouvoir à libérer des personnes emprisonnées après l’élection présidentielle de juin et remis en cause le résultat du scrutin donnant Ahmadinejad vainqueur. Sans une réconciliation avec les Iraniens, la République islamique est en péril. La charge est considérable et peut surprendre. Rafsandjani, ce «faiseur de roi», est l’un des hommes forts du régime. Pragmatique, il est toutefois conscient des enjeux: si le régime est en danger, il l’est aussi. Sa stratégie n’en demeure pas moins risquée. En s’érigeant en sauveur du pays, profitant des faiblesses du camp ultraconservateur Khamenei-Ahmadinejad, il apporte de l’eau au moulin des opposants, qui n’ont pas baissé les armes. Hier, des milliers de manifestants ont encore défilé dans les rues de la capitale sous les couleurs de la Révolution verte. En criant «Mort à la Russie» en lieu et place de l’habituel «Mort à l’Amérique», pour fustiger l’accueil réservé dans l’Oural par le maître du Kremlin au président iranien fraîchement réélu, la foule donne une dimension nouvelle à la crise politique. Cette fragilisation du système pourrait contenter les Occidentaux, empêtrés depuis des années dans des négociations sur le programme nucléaire iranien. Elle rend cependant le dialogue encore plus incertain. Fragilisé, un régime autoritaire tend à se raidir. Une normalisation avec les États-Unis signifierait sans doute la fin du régime des mollahs, dont l’un des fondements idéologiques est l’antiaméricanisme. Le désarroi du pouvoir iranien est désormais patent. L’issue grotesque de l’élection du 12 juin orchestrée par le régime apparaît comme un aveu de faiblesse. De plus, la quête obsessionnelle de la bombe atomique – selon les services secrets allemands, l’Iran est à six mois de l’obtenir – ne serait pas tant une question de prestige ou d’impératif stratégique qu’une manière d’occulter l’insécurité «paranoïaque» du régime. ////// Stéphane Bussard, Le Temps Mot à Maux
Erreur interdite
Ainsi donc, le football togolais serait de retour à la case de départ. C’est du moins ce qui ressort des montées de lait qui irriguent, de nouveau, certaines gorges profondes sur le Net. Elles n’ont peut-être pas tort. Car, il est difficile de considérer le retour de Rock Gnassingbé à la tête de la Fédération togolaise de football (FTF) comme une évolution quelconque, bien au contraire. Six mois de responsabilité et la tendance démontre clairement que notre ami Rock Gnassingbé ne possède pas la volonté humaine de ne pas ressembler à son peu enviable passé administratif, qu’il reproduit d’ailleurs avec une fidélité étonnante et digne d’un artiste portraitiste. L’idée ici n’est pas de s’exclamer, avec tous les sous-entendus à la togolaise: Pouvait-il en être autrement!?! Pour ma part, il n’y a aucun déterminisme dans l’humain qui pourrait l’empêcher de changer pour le mieux, même si cet humain est fils de Gnassingbé Eyadema; d’autant plus que ceux qui ne sont pas de cette filiation n’ont pas plus fait la démonstration que leur appartenance à une lignée, autre que celle des Eyadema, les prédisposait davantage à la haute et infaillible intelligence politique ou sportive au Togo. Et parlant de sport –je vais m’en tenir à cette seule dimension, il faut prendre le temps de regretter le gâchis Tata Avlessi. Adepte de ce monsieur que, au départ déjà, certains avaient voulu dépeindre comme menuisier-illettré donc incapable, j’ai aussi assisté de loin à l’enchaînement de ses erreurs, particulièrement après qu’il ait eu à gagner devant l’affront et l’humiliation auxquels la CAF, Confédération africaine de football, l’avait soumis. Au sortir de cette confrontation, la position d’adversité l’avait littéralement obnubilé et, d’erreurs de vengeance en erreurs de stratégie, il cautionna l’idée suicidaire des «Élections anticipées» à la FTF. Il en était même le défenseur acharné, alors que visiblement le terrain du corps électoral footballistique était miné en sa défaveur. À mon avis, le curieux support devenu harcelant que notre ami Tata Avlessi recevait du Général Zoumaro Gnofame pour une approche aussi suicidaire qu’était l’élection rapide, moyen de vengeance, ne devrait pas avoir été innocent. Devenu le conseiller attitré de Tata Avlessi, le Général Gnofame, alors président du Comité national olympique togolais (CNOT), avait conforté Tata Avlessi dans ce tourbillon de vengeance déguisé en élection suicidaire, alors que l’élégance d’un retour à la gestion sereine et professionnelle, assortie de résultats, lui aurait laissé le confort de triompher de ses adversaires internes du Bureau exécutif de la FTF d’alors, de faire suffisamment sa marque sans avoir à livrer frontale bataille à ses détracteurs; ceux-ci devant se ranger, toute honte bue à leur tour… L’espoir de changement que fut Tata Avlessi avait ainsi tourné court, préparant le terrain à l’arrivée d’une autre personne. Je voyais d’ailleurs Gabriel Ameyi qui, stratège, avait alors semé le terrain de certaines alliances utiles. Les contorsions politico-administratives des uns et des autres –gymnastiques faites au nom de Faure Gnassingbé pour «Sauver le football togolais», sans que personne ne soit sûr s’il voulait vraiment, lui Faure, de ce type de changement- ces équipes reconstituées au dernier moment avec la bénédiction de mon ami Pascal Bodjona, tous ces accommodements intéressés ne donnent aujourd’hui que la saveur du frelaté, du vrai kpayo qui ne devrait plus avoir sa place dans le football togolais dont l’histoire de gestion est déjà assez chaotique. Je vois tout ce spectacle de loin; de bien loin que les dernières fois, même si mon frère se retrouve toujours dans le bureau actuel de la FTF. Mais après tout, il faut aider Rock Gnassingbé à aller voir ailleurs, un ailleurs vraiment ailleurs que la FTF. L’erreur Tata Avlessi ne doit pas justifier la double erreur Rock Gnassingbé. Quant au Général Gnofame : Bonne retraite sportive mon Général! Il était simplement et tardivement temps de partir.
Des dizaines de centrales solaires tout autour du Sahara, qui enverraient une partie de leur électricité vers l'Europe : c'est le projet démesuré baptisé Desertec, lancé par des industriels allemands. Le financement pour y arriver est déjà bouclé. Seule la bénédiction formelle de l’Union européenne est attendue pour garantir la coopération internationale Et personne ne se moque plus de ces futurologues triomphants…
L'Europe a besoin d'une énergie propre. Le Sahara brûle sous le soleil. Pourquoi ne pas capter là-bas les photons qui seraient utiles ici ? Sur cette idée est né le projet Desertec, qui réunit essentiellement des poids lourds de l'industrie et de la finance allemandes, comme Siemens et la Deutsche Bank, ainsi que, par exemple, l'espagnol Abengoa Solar et l'algérien Cevital.
Une trentaine d'installations seraient réparties en bordure des zones désertiques, essentiellement en Afrique du Nord et au Proche-Orient, des côtes marocaines jusqu'à la péninsule arabique, mais aussi en Espagne, en Sicile et en Grèce. En tout, ces centrales couvriraient des milliers de kilomètres carrés. La technologie serait la plus classique : le thermosolaire. Des séries de miroirs de section parabolique, capables de suivre la course du soleil, concentreraient la lumière vers une structure cylindrique, échauffant un fluide jusqu'à 400°C. Sa chaleur serait transmise à un circuit d'eau, transformée en vapeur et faisant tourner des turbines. La production électrique serait acheminée par des câbles enfouis dans le sol ou sous-marins pour la traversée de la Méditerranée. Pour 400 milliards d'euros, à dépenser sur quarante ans, cette réalisation pharaonienne pourra fournir 15% de l'énergie consommée en Europe en 2025, affirment ses partisans. Réunis aujourd'hui autour de la compagnie de réassurance Munich Re, les industriels intéressés devraient décider de la mise en place d'un consortium pour faire avancer sérieusement le projet. Le gouvernement allemand soutient l'idée et veut la soumettre à la Commission européenne pour décider du financement et de la collaboration avec les pays concernés, qui accueilleront ces centrales. Collaboration internationale obligatoire Une partie seulement de l'électricité produite serait dirigée vers l'Europe. C'est une manière, expliquent les promoteurs de Desertec, de répondre aux besoins présents et futurs des pays du sud. Certains ont du pétrole mais doivent désormais penser à la phase suivante, quand les puits seront épuisés. Et tous les autres devront faire face à des demandes croissantes, dont on estime qu'elles auront augmenté de 70% dans vingt ans. Impliqué dans les discussions, l'Observatoire méditerranéen de l'énergie (OME) est favorable au projet, à condition qu'il intègre d'autres sources d'énergies renouvelables, l'éolien notamment mais aussi l'utilisation de la biomasse. Le projet a ses détracteurs, qui dénoncent son coût (50 des 400 milliards seraient consacrés au transport de l'électricité), sa complexité technique mais aussi politique. De plus, expliquent-ils, l'idée tourne le dos à un des avantages des énergies renouvelables qui est celui de la décentralisation possible, pour promouvoir au contraire un maintien des monopoles sur la production d'électricité. Le tarif de l'électricité, enfin, risque d'être assez élevé. Les promoteurs du projet insistent, eux, sur la robustesse des techniques envisagées, bien rôdées. Quant aux possibles soucis politiques, ils existeront sûrement, mais une telle entreprise internationale serait aussi l'occasion d'une collaboration entre de nombreux pays. Enfin, estiment-ils, le tarif, lui, devrait un jour devenir concurrentiel. /////// Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences Diplomatie Publique
Pensive
De Libreville, les indiscrétions commencent à nous parvenir. Comme on s’y attendait, le jeu se joue entre les vrais ténors que sont le premier ministre Eyeghé Ndong, le ministre d’État et ancien PM Oyé M’Ba et naturellement le dauphin putatif mis en orbite depuis longtemps pour ce poste de président de la République gabonaise, Ali Ben Bongo Ondimba. Et ça joue durement, surtout avec des arguments solides. Un de ces arguments est celui qui tend à faire comprendre à Ali de Bongo Ondimba qu’il a pour lui la jeunesse et pourrait encore attendre afin de ne pas donner aux Gabonais l'impression que la succession de son propre père serait monarchique ; une saveur qui pourrait provoquer un ressac au détriment du Parti démocratique gabonais (PDG). Il se dit qu’Ali de Bongo Ondimba tient bon et bénéficierait du fléchissement du PM Eyeghé Ndong. Mais la force d’Ali de Bongo Ondimba est la solidarité dont il bénéficie de la part de sa famille et de ses amis qui lui sont restés tous fidèles. Comme l’aurait dit le défunt président lui-même en pareille circonstance, « Il ne faut pas avoir peur de négocier, ni négocier dans la peur ». C’est là un des grands éléments du testament politique d’Omar Bongo Ondimba. Alors, tout est négociable et tout se négocie à Libreville actuellement. Et sur ce terrain, la famille Bongo Ondimba possède les moyens de ses ambitions et serait même prête à des largesses pour conserver l’avantage du pouvoir. De l’autre côté, chez les opposants et challengers, toute leur stratégie sera affinée selon le candidat choisi par le PDG. Essentiellement, on attend de voir. Et la population dans tout ca? Il semble qu’elle aurait un penchant pour l’ancien banquier et ancien PM Casimir Oyé M’Ba qui domine largement d’ailleurs dans les avis donnés sur les sites Internet un peu neutres. Mais la question, la grande question et pourquoi pas les deux questions existentialistes sont : Comment le PDG arriverait à choisir autre personne qu’Ali de Bongo Ondimba ? Comment le PDG réussira à survivre à Bongo Ondimba ou sans un Bongo Ondimba ou uniquement avec un Bongo Ondimba ? Un autre testament politique qui révèle jusqu'à quel point l'orientation Famille au détriment de la neutre Compétence… Les Gnassingbé au Togo, les Soglo au Bénin, les Wade au Sénégal en sont aussi à des fortunes diverses qui menacent leur parti et leur image politiques.
D’accra, Aminu Akubakar nous apprend que le rendez-vous de Barack Obama avec l’Afrque de ses ancêtres est une grande réussite. On ne s’attendait pas à moins…
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