|
|
J B Regnault, La Liberté ou la mort: une question de séparation
Il faut s’incliner devant le créateur, l’artiste du genre humain qu’était Pierre Falardeau. Il s’en est allé à un si jeune âge de 62 ans! C’était avant tout une pierre et un Pierre, solide en verbe et en imagination, avant d’être un comédien de lui-même, personnage de son propre film de vie. Une vie en Noir et Blanc qui laisse des interrogations à la Jenny de Richard Desjardins : « Comment t’as fait pour rendre heureux, rieur et imaginatif tout le Québec? » lorsqu’on ne possède que sa « Sueur pour toute fortune ». Peut-être aussi la simplicité dévoyée qui se lit sous la plume de cet entier être, et il ne s'en cachait pas : « Je suis un homme d’un autre siècle. Je chauffe au bois. Je n’ai pas d’ordinateur. J’écris à la main, avec un crayon à mine ou une plume. En art, je crois à la simplicité. Je chasse à l’arc. Je me bats pour la liberté, la liberté sous toutes ses formes, la mienne, celle de mon peuple, celles de tous les peuples. Bref, je suis un primitif égaré. Et me voilà maintenant sur Internet. Quelle contradiction ! Tout ça c’est la faute d’un jeune militant d’origine française, Christophe Waharte. Il aime mon travail, je crois et il m’a convaincu que ça valait la peine de rendre tout ça accessible. Pour lui, Internet est un outil de lutte, une façon de résister, une arme de combat. Alors, si ça peut servir…Allons-y ! » En effet, c’est l’histoire d’un homme-lutteur qui a tout donné, tout ce qu’il avait : lui-même. C’était sans doute sa manière de rester vivant, puisque « la Liberté ne le fatiguait pas! ». En son nom, au nom de la Liberté et de son idéal d’indépendance, il était partout et apportait l'intelligence ordinaire et déroutante de sa conviction: un véritable chèque en blanc au seul nom du Québec.
Rédigé par psa le 26/09/2009 à 11:38
|
Permalien
Silence
Du président équato-guinéen Téodoro Obiang Nguéma au président élu gabonais Ali Ben Bongo Ondimba, cette froide et tardive lettre… Une ère de tiédeur diplomatique semble manifestement être ouverte entre les deux pays. Pour combien de temps dans cette forêt équatoriale africaine? Une histoire de service minimal qui cache un réel malaise.
« J’ai appris votre victoire à l’élection présidentielle du 30 août 2009 à la majorité qualifiée de 41% des suffrages exprimés.
J’ai l’honneur et la satisfaction de vous adresser nos plus sincères félicitations et notre reconnaissance pour la confiance que le peuple gabonais a placé en votre personne comme dirigeant incontesté pour conduire les destinées historiques de votre pays.
Je puis vous assurer que pendant votre mandat comme Président de la République gabonaise sœur, vous pourrez toujours compter sur mon soutien personnel et celui de mon Gouvernement, dans le cadre de l’amitié, de la coopération et du bon voisinage qui ont traditionnellement existé entre nos deux pays.
Haute et distinguée considération. »
Rédigé par psa le 24/09/2009 à 00:24
|
Permalien
Mot à Maux
Ne cherchez aucun chef d’État africain chez lui ces prochains jours. Ils sont tous à New York, particulièrement durant cette semaine que le président américain a choisi pour recevoir, exceptionnellement dans l’histoire diplomatique, ses collègues et non moins frères africains. Qui n’aimerait pas se montrer à côté de Barack Obama? Des chefs d’État et non les moindres comme Sir Kozy 1er ont déjà joué du coude et même forcé la note diplomatique pour apparaitre aux côtés de l’homme politique le plus populaire au monde. Et dans le cas présent, l’invitation diplomatique adressée à chacun des chefs d’État africains a été utilisée comme un sauf-conduit démocratique ou un blanc seing de bonne gouvernance dans les journaux locaux et les sites internet officiels. Et, le plus sérieusement au monde, cette invitation a comme jeté un voile d’ombre sur l’investiture programmé d’Ali Bongo Ondimba, révèlent certaines chancelleries… Dans tous les cas, Denis Sassou Nguesso s’était mis en route assez tôt, désigné qu’il était le 31 aout dernier à Tripoli pour être le porte étendard de l’Afrique à la 64e Session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Heureuse coïncidence donc, c’est à cette première grande session que Barack Obama, sous l’impulsion de Susan Rice, l’Africaine Américaine et représentante des États-Unis à l’ONU, a choisi pour recevoir assez vite dans son mandat présidentiel, la grande famille africaine qui était pratiquement empêchée de faire le déplacement d’Accra pour le voir, en juillet dernier. Tous à New York, même si c’est pour un aller-retour épuisant. Faute d’entretien avec tous les chefs d’État présents, des séances de photos ont été accordées à chaque chef de délégation africaine; comprenez : chaque chef d’État africain. De véritables images de consécration internationale à utiliser durant les prochaines campagnes électorales. Autant de trophées de visibilité dans les actualités et dans l’histoire qui valent bien le déplacement rapide de New York pour cet Obama Safari de diplomatie publique, un Carnaval Obama. Pourvu que tout cela ne devienne pas un grossier cirque. En tout cas, une mine à ciel ouvert vient de s’offrir à l’inspiration des caricaturistes de ce vaste monde des arts.
Rédigé par psa le 20/09/2009 à 18:50
|
Permalien
Diplomatie Publique
C’est à peine croyable! Devant le représentant de la Fédération Internationale de football Association (FIFA), l’Ivoirien Jacques Anouma, le président de la Fédération togolaise de football (FTF) Rock Gnassingbé, frère du chef de l’État togolais Faure Gnassingbé, a menacé de mort les personnes qui s’opposent toujours à sa gestion, suite à son retour désastreux à la tête de l’organe dirigeant du sport national togolais. On sait le Rock Gnassingbé caractériel; on le devine même imprévisible. Mais personne ne s’attendait qu’au cours de la réunion de ce jour, 16 septembre 2009 tenue à l’Hôtel Sarakawa à Lomé, rencontre prévue pour analyser et mettre en œuvre les termes de la Feuille de route prescrite par la FIFA à la FTF, le sieur Gnassingbé dise carrément à l’adresse de : « Si vous écourtez mon mandat, considérez-vous tous les cinq comme morts » Et il s’adressait bien, et ouvertement, à Mme Claudia Télou, MM. Gabriel Ameyi, Amavi Patatou, Koffi Dégboevi et Tino Adjété, mon frère. C’est d’ailleurs ce dernier qui s’était scandalisé des propos de Rock Gnassingbé alertant le délégué de la FIFA de leur gravité, compte tenu du statut du personnage qu’est le président de la FTF. Au fond, la greffe que fut l’union forcée de deux listes électorales, diligentée par des membres du gouvernement togolais prétendant agir au nom du chef de l’État, n’avait jamais pris. Très tôt, un "dysfonctionnement criard et une ambiance très délétère" s’était installée dans l’actuel bureau de la FTF, dès l’instant où Rock Gnassingbé, de retour, recommença sa gestion "solitaire" et "opaque", contrairement à ses propres promesses de changement de style. Depuis lors, il fait face à l’adversité de certains membres élus du bureau directeur de la FTF supportés par une frange importante du corps électoral. Avec cette menace de mort ouvertement adressée à ses adversaires, Rock Gnassingbé, à court d’arguments justificatifs de ses nombreux comportements douteux et délictuels, vient probablement de franchir un autre pas dans sa volonté de confisquer le pouvoir, tout le pouvoir décisionnel à la FTF; ce qui demeure contraire aux règles de la FIFA. Menace de mort sur cinq personnes et gestion toujours catastrophique du même Rock Gnassingbé : Inadmissibles!
Rédigé par psa le 16/09/2009 à 23:52
|
Permalien
Mot à Maux
Bruno Mangilli
Retenu sur la liste sélecte des auteurs en partance pour le prix Goncourt 2009, notre ami Edem, l’autre Edem, Edem Awumey fait notre fierté. C’est le lieu de marquer l’arrêt nécessaire pour lui exprimer toutes nos félicitations. Ce passionné de la littérature, cet emperleur de mots et surtout ce voyageur qui n'a que son imagination comme passeport vient d'être admis en port propre avec ses "pieds sales". Celui qui n’en est pas à un coup d’essai est aussi le protégé de Taher Ben Jelloun, un Franco-Marocain comme on le dit là-bas -un autre grand écrivain et précédent récipiendaire du Goncourt en 1987, dans un programme de mentorat international en art de Rolex. Un talent ne cache jamais un autre. Bravo Edem!
Rédigé par psa le 16/09/2009 à 08:08
|
Permalien
Ad Valorem
L’admiration de sa mère pour Ronald Reagan a décidé de son nom.Mais il n’est pas devenu politicien, il est devenu footballeur. Entretien avant le match de Ligue des champions.
Alvaro
Le rendez-vous a lieu à Valdebebas, le centre d’entraînement du Real Madrid. On est vendredi 14 août, et le coach Manuel Pellegrini a terminé l’entraînement vers 12 h 15. Une heure plus tard, il n’y a plus trace du moindre joueur dans les parages, excepté Xabi Alonso qui donne une conférence de presse car le lendemain à Saint-Sébastien, son lieu d’origine personnel et footballistique, il fera ses débuts sous le maillot du Real Madrid en Espagne.
Et pourtant si, un joueur est encore là qui s’adonne à l’une de ses passions coutumières: la musculation. Il adore sculpter son corps herculéen et il s’acharne autant qu’il peut dans la salle des haltères comme sur la table du physiothérapeute. Il ne tolère aucune défaillance physique et il aime – de façon obsessionnelle, selon son entourage – que toute la mécanique soit parfaitement réglée.
Aujourd’hui, les vestiaires de football ressemblent à des loges. Le chef de presse connaît déjà ses habitudes, aussi informe-t-il aimablement le rédacteur et le photographe que le jeune homme ne sera pas prêt avant une demi-heure. Aux alentours de 14 h 15, le footballeur le plus connu de la planète, malgré les récents défilés de Beckham sur les podiums de Los Angeles, émerge de l’ascenseur d’une zone VIP de Valdebebas. En se dirigeant à la rencontre des journalistes, la nouvelle superstar du Real Madrid se voit du coin de l’œil sur l’écran géant d’une télévision qui ne diffuse que la chaîne du club. A ce moment-là passe un reportage qui lui est consacré à l’occasion d’un voyage de bienfaisance au cœur de l’Afrique.
«Je n’ai pas cet enregistrement», dit-il au chef de presse en affichant un sourire très naturel et en serrant la main des journalistes d’une poigne très ferme. Ses yeux pétillants observent la scène qui l’entoure avec la même célérité que ses pieds se déplacent sur la pelouse. Dans le face-à-ace, «CR9» ne dégage aucune artificialité. Il se montre cordial à tout moment, et très sûr de lui. Rien ne laisse penser qu’il s’agisse pour lui d’une simple formalité, d’une quelconque nuisance médiatique. A 24 ans, il maîtrise la situation. Il est content de lui, cela ne fait aucun doute. Il a de quoi: il a quitté le nid à 11 ans et, depuis, les défis se sont succédé. Il les a tous relevés, et aujourd’hui il triomphe.//// José Sámano, Le Temps
Rédigé par psa le 15/09/2009 à 01:20
|
Permalien
Ad Valorem
Une association basée à Bordeaux (sud-ouest) a lancé une campagne destinée à "débaptiser les rues portant des noms de négriers", un projet que le maire de la ville, l'ancien Premier ministre Alain Juppé juge "absurde" nous apprend l’Agence France Presse (AFP). « Droit dans ses bottes », on retrouve ici mon ancien professeur dans sa rigidité qui souvent lui est nuisible. S’il est difficile de se prononcer sur l’issue de cette démarche qui interpelle le passé indubitablement négrier du port de Bordeaux et de certains des notables citoyens de la ville, on ne peut rejeter de revers de la main la portée interpellatrice de cette démarche. Le monde évolue et « Seul le changement est permanent », aurait dit Héraclite dans les circonstances. Autant ceux-là qui demandent le dépoussiérage de « Tintin au Congo » n’ont pas tors à priori, ceux-ci qui interrogent l’encensement des négriers girondins méritent d’être écoutés.
L'association Diverscités, qui se présente comme une "Fondation européenne du mémorial de la Traite des Noirs" et désireuse « d’ouvrir le futur à tous par son combat contre l’oubli de la Traite des Noirs et de l’esclavage» entend faire débaptiser des rues principalement à Bordeaux et à La Rochelle (sud-ouest), ainsi qu'à Nantes et au Havre (ouest).
"On ne peut pas accepter la reconnaissance publique attribuée à des gens coupables de crime contre l'humanité", a affirmé à l'AFP Karfa Diallo, président de l'association. "L'idée, c'est quand même de changer le nom de ces rues", dit-il même s'il invite aussi à réfléchir à une alternative qui consisterait à apposer une plaque explicative à côté du nom de la rue. Diverscités dont le texte de la pétition est consultable sur son site internet dit s'inscrire "dans une démarche pédagogique".
"Je ne vais pas m'engager dans une telle procédure (...), c'est absurde", a réagi lundi Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, interrogé par l'AFP. "Ces rues ont été baptisées parfois bien des années après que le commerce triangulaire a été interrompu. (...) Surtout c'est une question de principe, on ne va pas se mettre à débaptiser toutes les rues. Les familles ne sont pas responsables de ce qui s'est passé", a-t-il ajouté.
À Bordeaux, Diverscités aurait déjà recueilli, selon son président, 2.500 signatures depuis le lancement de la campagne le 23 août, journée internationale du souvenir de la traite des noirs. M. Diallo table sur 10.000 signatures par ville, qui seraient remises aux maires le 10 mai, date de la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage.
Contact Diverscités: 37, rue du Colonel Grandier-Vazeille 33000 Bordeaux (France). Tél: 33 (05) 56 99 14 62. Courriel: diverscites@gmail.com - Site : www.diverscites.eu
Rédigé par psa le 15/09/2009 à 00:21
|
Permalien
Diplomatie Publique
Amadeo Modigliani, Sur le Divan
Sorti d’un nul part intellectuel, le ministre québécois Sam Hamad a failli faire capoter le projet merveilleux du Moulin à Paroles qui a tenu ses promesses, admirablement. Dans ce pays où tout est analysé à l’unique lumière du « Fédéraliste » et du « Souverainiste », l’intolérance a fini par prendre racine et donner raison aux incompétents de tous ordres, comme parfois certaines universités en produisent. Et trop régulièrement, ces fanatiques politiques ont demeure en politique, tout naturellement. Ils croient alors que droit leur est donné de comprimer toute autre chose selon leur étroite croyance; leur cible suspecte, la culture et l’histoire souvent. Déjà écarté du gouvernement Charest une première fois, le ministre Sam Hamad s’y retrouve actuellement, pratiquement par défaut de ministrables dans la région de Québec. C’est lui qui a cru bon de mener une brute et indue charge contre ce projet « celui de donner vie à notre histoire, jamais racontée d’une aussi belle façon » selon les organisateurs; et la preuve en est donnée admirablement sur les hauteurs des Plaines d’Abraham, en continue du samedi 12 au dimanche 13 septembre 2009 à Québec. À la suite du Moulin à Images de Robert Lepage, le Moulin à Paroles désiraient raconter « l’Histoire du Québec » mêlée à celle du Canada d’une manière audible et accessible à nous, gens ordinaires, qui ne demandons qu’à mieux comprendre le pourquoi de certaines choses sur cette partie de terre qui nous accueille aux côtés des Amérindiens autochtones. Et ce fut un beau spectacle, simple et instructif. Qu’il a bien failli nous priver de tous ces beaux textes, ce Sam Hamad là, venu aussi d’un autre ailleurs comme la plupart d’entre nous. On ne tire pas sur l’histoire et la culture, seulement au nom de la partisannerie et de l’ignorance. C’est une médiocre tentative de bâillonnement qu’il nous faut néanmoins comprendre et pardonner; c’était une triste façon de rester dans l’histoire, lorsque tant de vide meuble la politique et ses environs, ici au Québec et ailleurs d’ailleurs; c’était une mauvaise façon de rester dans l’actualité lorsque l’on a couru que des honneurs et des conseils d’administration pour exister, sans jamais avoir produit la culture et l’histoire qui sont aussi concrètes que ces ponts qui nous tombent dessus. Et ce vide conduit les uns et les autres à croire qu’ils sont en ces temps anciens où la soumission et la docilité étaient reines, et eux diacres et porteurs de ce message dépassé: « Vous serez mon peuple et moi je serai votre Dieu à penser. » Non! Vous êtes au service du public, pas le contraire! Attaquez-vous entre politiciens, mais ne vous en prenez pas à l’art et à sa laborieuse et noble production.
Agnolo Bronzino, Vénus et Cupidon
Rédigé par psa le 12/09/2009 à 21:12
|
Permalien
Mot à Maux
Lendemain d’un dur combat dans cette bataille pour la reforme du système de santé aux États-Unis, le président Américain semble être optimiste et encore plus disposé à surfer sur le momentum et la nouvelle vague attendue de son discours devant les élus fédéraux du Congrès. Il demeure d’attaque pour qu’aboutisse cette réforme indispensable dans la nation la plus riche, incapable de se donner un système de santé digne et acceptable. Barack peut compter sur Billie Jo Joy.
Mary Schwalm, Billy Jo Joy célèbre par cette robe de combat
Rédigé par psa le 10/09/2009 à 23:33
|
Permalien
Horizon
Depuis le début du mois d’août que ce texte est en circulation. Les réactions qu’il suscite sont nombreuses, puisqu’il met le doigt sur le problème fondamental qui mine l’espace politique togolais, pris au piège de la « Césure Nord-Sud »: la vérité, debout, dans sa nue froideur pour ce qui est du Togo et que l'on ne peut plus cacher maintenant.
Franck Fantasia, Vertige vertical
Au plus fort des erreurs de départ de Faure Gnassingbé et devant le tollé général de son intronisation par l’armée togolaise au soir du 5 février 2005 –jour du décès officiel de son père, c’est cet argumentaire connu de toutes les chancelleries du monde détenant une fiche diplomatique sur le Togo qui l’aidera à se remettre en selle. Dans ses appels téléphoniques et ses visites, Faure Gnassingbé avait les mêmes propos, du genre : « Vous connaissez la division nord-sud qui existe au Togo. Ce pays ne peut balancer d’un coté à l’autre aussi brutalement; le pouvoir ne peut quitter le nord pour le sud sans une préparation; le pays va exploser, il va y avoir une guerre civile, et je veux éviter cela. Je veux rapprocher le nord Togo et le sud Togo. D’ailleurs, j’incarne ce rapprochement, mon père étant du nord et ma mère du sud. Je m’engage à travailler à la réconciliation au Togo et je voudrais que vous m’aidiez à unir les Togolais… » Et finalement, tout ceux qui au départ était contre la prise de pouvoir fautive de Faure se raviseront progressivement, lui conseilleront de démissionner et de se faire élire. Évidemment, au beau milieu du périple de Faure, allant d’une capitale africaine à une autre essentiellement, l’opposition togolaise, une certaine opposition togolaise, était en conclave chimérique, impuissante de faire face au défi diplomatique d’alors et qui devrait la soutenir dans sa quête d’alternance. Parfois, au beau milieu de ses erreurs cette opposition togolaise organisait des marches pour le retour d’un certain Fambaré Ouattara Natchaba, alors président de l’Assemblée nationale, pris à Cotonou pour ne pas dire empêché par les siens propres de revenir au Togo, pour occuper le fauteuil présidentiel auquel il devait avoir constitutionnellement droit… La suite de l’histoire, nous la connaissons. L’argument de la réalité de la division togolaise à convaincu le reste du monde qui fini par donner son soutien à Faure Gnassingbé dans son engagement à réconcilier le Togo. Arrive-t-il à le faire ou cela lui prendrait-il plus de temps? Toujours est-il que la Césure Nord-Sud fait problème, et toujours, au point qu’il me soit apparu utile de la désigner et de la rappeler à la face des Togolaises et des Togolais, particulièrement aux yeux des élites de ce pays, de l’intérieur comme de l’extérieur. C’est le sens de cette analyse et de cet engagement, de cette interpellation et de cet appel à faire face à ce problème. La nécessité de bâtir une véritable république ne peut plus attendre au Togo. Ce texte, « Pour la fin des deux solitudes togolaises : Sortir le Togo du gouffre de l’histoire » est l’expression d’une volonté que la question Nord-Sud au Togo mérite d’être ouvertement prise en compte dans une approche axée sur un règlement citoyen, afin que les uns et les autres sachent clairement les actions à prendre et ne se sentent pas menacés dans leur position. J’en fais donc écho ici, à travers le document ci-après et joint, pour rendre le texte encore plus disponible à l’appréciation et aux commentaires des uns et des autres.
Togo.Les deux solitudes togolaises-Sortir le Togo du gouffre.pdf
(145.72 Ko)
Rédigé par psa le 09/09/2009 à 00:09
|
Permalien
Diplomatie Publique
S'il est une coterie informelle que l’élection d’Ali Bongo Ondimba à la présidence de la République du Gabon a dû réjouir, c’est bien celle des héritiers, déjà installés ou en devenir, de leurs papas. « Petits conseils de François Soudan à l’usage d’un fils de » : un code qui, sous certains aspects, n’est pas différent des recommandations de Machiavel à tout Prince. Comme chez Machiavel, nous avons ici des prescriptions qui défient la démocratie à laquelle elles n’ont pas fait grande allusion. Exprès ou oubli ? Mais il y a Léopold Sédar Senghor aussi, en rappel, qui disait les choses plus simplement : « J'ai grandi à ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux. »
François Groslière, Vacances d’idées
De Dakar à Rabat, de Tripoli à Kinshasa, du Caire à Malabo, de Lomé à Libreville, dans le secret des cénacles familiaux ou en pleine lumière, l’époque est aux successions dynastiques – qu’elles soient ou non démocratiques. Ces « fils de… » (en attendant les « filles de… »), qui pour la plupart se connaissent, se fréquentent et s’entraident, forment un syndicat méconnu uni par une ambition commune certes, mais aussi par des expériences très particulières de la vie: enfance dorée, père absolu et distant, jeunesse turbulente, argent facile, goût du pouvoir pas toujours proportionnel à celui du travail et sens de l’État acquis, parfois sur le tard, auprès d’un géniteur suprême aussi exigeant que laxiste. Ceux d’entre eux qui y sont parvenus prodiguent-ils leurs conseils à ceux qui rêvent d’y accéder? C’est probable, mais nous n’en saurons rien. Alors, et puisque le phénomène tend à se répandre sur le continent, voici quelques modestes recommandations à suivre pour les nouveaux arrivants.
• Fais-toi un prénom: Ali, Faure, Karim, Joseph, Seif el-Islam, peu importe. Histoire de démontrer que tu existes en dehors de ton patronyme.
• Forge-toi une vraie légitimité : que tu aies ou non été élu, sache qu’aux yeux de tes concitoyens ton accession au pouvoir procède avant tout de ta filiation et que tes compétences restent à démontrer. C’est donc par les actes et en imposant ton propre style que tu y parviendras.
• Aie le triomphe modeste: beaucoup de celles et de ceux qui t’ont porté au pouvoir l’ont fait par habitude, par réflexe, par crainte des troubles et du saut vers l’inconnu, beaucoup plus que par attachement à ta propre personne. Mais ne t’y trompe pas: même chez eux, l’aspiration au changement est profonde, tu devras y répondre et te faire aimer. Vite.
• Honore ton père en tous lieux et n’accepte pas, par démagogie, qu’on vilipende sa mémoire. Tu seras, dans le fond, mal jugé. Mais ne cherche pas pour autant à l’imiter : son héritage comporte autant d’inconvénients que d’avantages et, de toutes les manières, tu n’auras jamais ni son charisme ni sa stature historique.
• Méfie-toi de tes proches, en particulier de ta famille et de ceux qui, dans ton entourage et celui de ton défunt père, pensent qu’ils t’ont « fabriqué ». Tu ne leur dois rien, ils sont souvent impopulaires et, s’ils t’ont poussé en avant, c’est pour une mauvaise raison : la peur de perdre leurs privilèges. Sache enfin que tu as réalisé le plus facile et que le plus dur commence: mériter ta victoire.
Rédigé par psa le 08/09/2009 à 07:45
|
Permalien
Horizon
Particulièrement en Amérique du nord, c'est la longue fin de semaine de la fête du travail qui met un terme à la période estivale après ses moments de repos mérités. Retour à la réalité avec un discours attendu au Congrès le 9 septembre 2009; un rendez-vous qui ne sera pas de tout repos sur le grand sujet de la santé.
C'était avant l'Obamamanie et des mois avant l'élection du premier président noir de l'histoire des États-Unis d'Amérique. Ce cliché du couple Obama, montrant Barack et Michelle fatigués, capturant un rare moment d'intimité pendant la campagne d'enfer menée pour gagner l'investiture démocrate, a remporté l'un des premiers prix du World Press Photo (WWP) 2009. L'exposition du WPP, qui fait escale à Montréal au Musée Juste pour rire jusqu'au 4 octobre, regroupe le meilleur crû des photoreportages qui ont marqué l'année 2008.
Rédigé par psa le 05/09/2009 à 03:33
|
Permalien
Silence
|