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Pierre S. Adjété
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J B Regnault, La Liberté ou la mort: une question de séparation
Il faut s’incliner devant le créateur, l’artiste du genre humain qu’était Pierre Falardeau. Il s’en est allé à un si jeune âge de 62 ans! C’était avant tout une pierre et un Pierre, solide en verbe et en imagination, avant d’être un comédien de lui-même, personnage de son propre film de vie. Une vie en Noir et Blanc qui laisse des interrogations à la Jenny de Richard Desjardins : « Comment t’as fait pour rendre heureux, rieur et imaginatif tout le Québec? » lorsqu’on ne possède que sa « Sueur pour toute fortune ». Peut-être aussi la simplicité dévoyée qui se lit sous la plume de cet entier être, et il ne s'en cachait pas : « Je suis un homme d’un autre siècle. Je chauffe au bois. Je n’ai pas d’ordinateur. J’écris à la main, avec un crayon à mine ou une plume. En art, je crois à la simplicité. Je chasse à l’arc. Je me bats pour la liberté, la liberté sous toutes ses formes, la mienne, celle de mon peuple, celles de tous les peuples. Bref, je suis un primitif égaré. Et me voilà maintenant sur Internet. Quelle contradiction ! Tout ça c’est la faute d’un jeune militant d’origine française, Christophe Waharte. Il aime mon travail, je crois et il m’a convaincu que ça valait la peine de rendre tout ça accessible. Pour lui, Internet est un outil de lutte, une façon de résister, une arme de combat. Alors, si ça peut servir…Allons-y ! » En effet, c’est l’histoire d’un homme-lutteur qui a tout donné, tout ce qu’il avait : lui-même. C’était sans doute sa manière de rester vivant, puisque « la Liberté ne le fatiguait pas! ». En son nom, au nom de la Liberté et de son idéal d’indépendance, il était partout et apportait l'intelligence ordinaire et déroutante de sa conviction: un véritable chèque en blanc au seul nom du Québec.
Rédigé par psa le 26/09/2009 à 11:38
Du président équato-guinéen Téodoro Obiang Nguéma au président élu gabonais Ali Ben Bongo Ondimba, cette froide et tardive lettre… Une ère de tiédeur diplomatique semble manifestement être ouverte entre les deux pays. Pour combien de temps dans cette forêt équatoriale africaine? Une histoire de service minimal qui cache un réel malaise.
« J’ai appris votre victoire à l’élection présidentielle du 30 août 2009 à la majorité qualifiée de 41% des suffrages exprimés.
J’ai l’honneur et la satisfaction de vous adresser nos plus sincères félicitations et notre reconnaissance pour la confiance que le peuple gabonais a placé en votre personne comme dirigeant incontesté pour conduire les destinées historiques de votre pays. Je puis vous assurer que pendant votre mandat comme Président de la République gabonaise sœur, vous pourrez toujours compter sur mon soutien personnel et celui de mon Gouvernement, dans le cadre de l’amitié, de la coopération et du bon voisinage qui ont traditionnellement existé entre nos deux pays. Haute et distinguée considération. »
Rédigé par psa le 24/09/2009 à 00:24
Ne cherchez aucun chef d’État africain chez lui ces prochains jours. Ils sont tous à New York, particulièrement durant cette semaine que le président américain a choisi pour recevoir, exceptionnellement dans l’histoire diplomatique, ses collègues et non moins frères africains. Qui n’aimerait pas se montrer à côté de Barack Obama? Des chefs d’État et non les moindres comme Sir Kozy 1er ont déjà joué du coude et même forcé la note diplomatique pour apparaitre aux côtés de l’homme politique le plus populaire au monde. Et dans le cas présent, l’invitation diplomatique adressée à chacun des chefs d’État africains a été utilisée comme un sauf-conduit démocratique ou un blanc seing de bonne gouvernance dans les journaux locaux et les sites internet officiels. Et, le plus sérieusement au monde, cette invitation a comme jeté un voile d’ombre sur l’investiture programmé d’Ali Bongo Ondimba, révèlent certaines chancelleries… Dans tous les cas, Denis Sassou Nguesso s’était mis en route assez tôt, désigné qu’il était le 31 aout dernier à Tripoli pour être le porte étendard de l’Afrique à la 64e Session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Heureuse coïncidence donc, c’est à cette première grande session que Barack Obama, sous l’impulsion de Susan Rice, l’Africaine Américaine et représentante des États-Unis à l’ONU, a choisi pour recevoir assez vite dans son mandat présidentiel, la grande famille africaine qui était pratiquement empêchée de faire le déplacement d’Accra pour le voir, en juillet dernier. Tous à New York, même si c’est pour un aller-retour épuisant. Faute d’entretien avec tous les chefs d’État présents, des séances de photos ont été accordées à chaque chef de délégation africaine; comprenez : chaque chef d’État africain. De véritables images de consécration internationale à utiliser durant les prochaines campagnes électorales. Autant de trophées de visibilité dans les actualités et dans l’histoire qui valent bien le déplacement rapide de New York pour cet Obama Safari de diplomatie publique, un Carnaval Obama. Pourvu que tout cela ne devienne pas un grossier cirque. En tout cas, une mine à ciel ouvert vient de s’offrir à l’inspiration des caricaturistes de ce vaste monde des arts.
C’est à peine croyable! Devant le représentant de la Fédération Internationale de football Association (FIFA), l’Ivoirien Jacques Anouma, le président de la Fédération togolaise de football (FTF) Rock Gnassingbé, frère du chef de l’État togolais Faure Gnassingbé, a menacé de mort les personnes qui s’opposent toujours à sa gestion, suite à son retour désastreux à la tête de l’organe dirigeant du sport national togolais. On sait le Rock Gnassingbé caractériel; on le devine même imprévisible. Mais personne ne s’attendait qu’au cours de la réunion de ce jour, 16 septembre 2009 tenue à l’Hôtel Sarakawa à Lomé, rencontre prévue pour analyser et mettre en œuvre les termes de la Feuille de route prescrite par la FIFA à la FTF, le sieur Gnassingbé dise carrément à l’adresse de : « Si vous écourtez mon mandat, considérez-vous tous les cinq comme morts » Et il s’adressait bien, et ouvertement, à Mme Claudia Télou, MM. Gabriel Ameyi, Amavi Patatou, Koffi Dégboevi et Tino Adjété, mon frère. C’est d’ailleurs ce dernier qui s’était scandalisé des propos de Rock Gnassingbé alertant le délégué de la FIFA de leur gravité, compte tenu du statut du personnage qu’est le président de la FTF. Au fond, la greffe que fut l’union forcée de deux listes électorales, diligentée par des membres du gouvernement togolais prétendant agir au nom du chef de l’État, n’avait jamais pris. Très tôt, un "dysfonctionnement criard et une ambiance très délétère" s’était installée dans l’actuel bureau de la FTF, dès l’instant où Rock Gnassingbé, de retour, recommença sa gestion "solitaire" et "opaque", contrairement à ses propres promesses de changement de style. Depuis lors, il fait face à l’adversité de certains membres élus du bureau directeur de la FTF supportés par une frange importante du corps électoral. Avec cette menace de mort ouvertement adressée à ses adversaires, Rock Gnassingbé, à court d’arguments justificatifs de ses nombreux comportements douteux et délictuels, vient probablement de franchir un autre pas dans sa volonté de confisquer le pouvoir, tout le pouvoir décisionnel à la FTF; ce qui demeure contraire aux règles de la FIFA. Menace de mort sur cinq personnes et gestion toujours catastrophique du même Rock Gnassingbé : Inadmissibles!
Rédigé par psa le 16/09/2009 à 23:52
Retenu sur la liste sélecte des auteurs en partance pour le prix Goncourt 2009, notre ami Edem, l’autre Edem, Edem Awumey fait notre fierté. C’est le lieu de marquer l’arrêt nécessaire pour lui exprimer toutes nos félicitations. Ce passionné de la littérature, cet emperleur de mots et surtout ce voyageur qui n'a que son imagination comme passeport vient d'être admis en port propre avec ses "pieds sales". Celui qui n’en est pas à un coup d’essai est aussi le protégé de Taher Ben Jelloun, un Franco-Marocain comme on le dit là-bas -un autre grand écrivain et précédent récipiendaire du Goncourt en 1987, dans un programme de mentorat international en art de Rolex. Un talent ne cache jamais un autre. Bravo Edem!
Rédigé par psa le 16/09/2009 à 08:08
L’admiration de sa mère pour Ronald Reagan a décidé de son nom.Mais il n’est pas devenu politicien, il est devenu footballeur. Entretien avant le match de Ligue des champions.
Le rendez-vous a lieu à Valdebebas, le centre d’entraînement du Real Madrid. On est vendredi 14 août, et le coach Manuel Pellegrini a terminé l’entraînement vers 12 h 15. Une heure plus tard, il n’y a plus trace du moindre joueur dans les parages, excepté Xabi Alonso qui donne une conférence de presse car le lendemain à Saint-Sébastien, son lieu d’origine personnel et footballistique, il fera ses débuts sous le maillot du Real Madrid en Espagne.
Et pourtant si, un joueur est encore là qui s’adonne à l’une de ses passions coutumières: la musculation. Il adore sculpter son corps herculéen et il s’acharne autant qu’il peut dans la salle des haltères comme sur la table du physiothérapeute. Il ne tolère aucune défaillance physique et il aime – de façon obsessionnelle, selon son entourage – que toute la mécanique soit parfaitement réglée. Aujourd’hui, les vestiaires de football ressemblent à des loges. Le chef de presse connaît déjà ses habitudes, aussi informe-t-il aimablement le rédacteur et le photographe que le jeune homme ne sera pas prêt avant une demi-heure. Aux alentours de 14 h 15, le footballeur le plus connu de la planète, malgré les récents défilés de Beckham sur les podiums de Los Angeles, émerge de l’ascenseur d’une zone VIP de Valdebebas. En se dirigeant à la rencontre des journalistes, la nouvelle superstar du Real Madrid se voit du coin de l’œil sur l’écran géant d’une télévision qui ne diffuse que la chaîne du club. A ce moment-là passe un reportage qui lui est consacré à l’occasion d’un voyage de bienfaisance au cœur de l’Afrique. «Je n’ai pas cet enregistrement», dit-il au chef de presse en affichant un sourire très naturel et en serrant la main des journalistes d’une poigne très ferme. Ses yeux pétillants observent la scène qui l’entoure avec la même célérité que ses pieds se déplacent sur la pelouse. Dans le face-à-ace, «CR9» ne dégage aucune artificialité. Il se montre cordial à tout moment, et très sûr de lui. Rien ne laisse penser qu’il s’agisse pour lui d’une simple formalité, d’une quelconque nuisance médiatique. A 24 ans, il maîtrise la situation. Il est content de lui, cela ne fait aucun doute. Il a de quoi: il a quitté le nid à 11 ans et, depuis, les défis se sont succédé. Il les a tous relevés, et aujourd’hui il triomphe.//// José Sámano, Le Temps
Rédigé par psa le 15/09/2009 à 01:20
Une association basée à Bordeaux (sud-ouest) a lancé une campagne destinée à "débaptiser les rues portant des noms de négriers", un projet que le maire de la ville, l'ancien Premier ministre Alain Juppé juge "absurde" nous apprend l’Agence France Presse (AFP). « Droit dans ses bottes », on retrouve ici mon ancien professeur dans sa rigidité qui souvent lui est nuisible. S’il est difficile de se prononcer sur l’issue de cette démarche qui interpelle le passé indubitablement négrier du port de Bordeaux et de certains des notables citoyens de la ville, on ne peut rejeter de revers de la main la portée interpellatrice de cette démarche. Le monde évolue et « Seul le changement est permanent », aurait dit Héraclite dans les circonstances. Autant ceux-là qui demandent le dépoussiérage de « Tintin au Congo » n’ont pas tors à priori, ceux-ci qui interrogent l’encensement des négriers girondins méritent d’être écoutés.
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