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Gilles Rousset, Nu aux trois quarts
En chute libre de pratiquement trois quarts, l’ami Sarkozy est parti pour les States : oublier les déconvenues hexagonales aux États-Unis. Un beau programme pour Nicolas Sarkozy qui s’offre lundi et mardi une courte parenthèse internationale aux États-Unis. Cerise sur le gâteau, un rendez-vous officiel avec le président américain Barack Obama et surtout un diner à quatre entre les présidents et leurs épouses dans leurs appartements privés de la Maison Blanche. Une «première», «un témoignage d'amitié particulier», se plaît à souligner l'Élysée, qui veut y voir la fin des tensions qui ont parasité les débuts de la collaboration entre les deux dirigeants. «Un dîner est quelque chose d'intime», confirme un diplomate occidental, «vous invitez un homme d'État important à un dîner d'État, mais un ami vous l'invitez chez vous». Auparavant, Nicolas Sarkozy rencontre les étudiants de la prestigieuse université Columbia lundi à New York dont la devise demeure : « In lumine Tuo videbimus lumen ». En attendant que l’ami Sarkozy ne revienne éclairé, derrière à la maison, ses troupes serrent les rangs pour toujours faire parti unique, bloc solidaire, recadrant les voix discordantes.
Rédigé par psa le 28/03/2010 à 21:34
René Magritte, La découverte... Au commencement était le verbe
Publié le 25 mars 2010, au lendemain de la « veillée politique » organisée par l’opposition togolaise et réprimée par les forces du pouvoir avec une trentaine de blessés, le Discours-Message a obtenu un large succès sur Internet et plus généralement auprès des Togolaises et Togolais ainsi que chez les Amis du Togo. Ce Discours-Message a également eu l’effet de donner une claire orientation aux chancelleries et représentations diplomatiques internationales, dévoiler les principes et les objectifs fondateurs de la contestation populaire, hausser l’image de Jean-Pierre Fabre, nourrir de crédibilité la contestation et enfin, sans aucun doute, semer le désarroi et le changement d’approche –qu’il est trop tôt de confondre à un changement de stratégie, chez les autorités gouvernementales togolaises. C’est un texte puissant dans sa conception, son opportunité et sa cible. Ce Discours-Message a porté beaucoup de citoyens togolais au bord des larmes, en tout cas très loin dans leurs émotions, à en croire plusieurs témoignages oraux ou écrits dont :
1) « Quel discours!
Cet article appelle tous les Togolais de tout bord et de tout âge de se réunir autour de Jean Pierre Fabre, afin de bouter la monarchie et la dynastie des Gnassingbé et ses caciques du pouvoir, et restaurer la dignité et le respect de notre chère nation, le Togo.
Étant en Suède, je lance un ardent appel à tous nos compatriotes de rester debout et vigilants pour dire non à la dictature des Gnassingbé.
Vive la république!
Vive le Togo! » (Sur Icilome.com) Mais c’est surtout sur Togocity.com, le premier à mettre en ligne le discours, que les observations et les commentaires étaient soutenues et sans de grandes dérives verbales du populaire Icilomé. Ce dernier néanmoins, tout seul et 48 heures après, culminait la consultation du discours à 5005 visites. Il faut remarquer que même l’austère site ressuscité de la Diastode et tous les autres sites togolais ont fait large écho du discours-message. Les citations suivantes de Togocity sont caractéristiques du phénomène.)
2) « Quelle émotion! J’ai la gorge serrée ! Quel discours émouvant ! Son Excellence Monsieur le Président élu démocratiquement par le peuple togolais, la seule chose je peux vous dire c’est de prier sans cesse car Dieu est avec vous et il vous conduira partout où vous iriez ! Car il sait que vous êtes sur le droit chemin. Dieu est avec le peuple togolais ! La victoire est proche ! Courage Monsieur le Président ! Prenez courage car la tempête passera et viendra le beau temps !!! VIVE LA REPUBLIQUE TOGOLAISE! »
3) « Un message extrêmement émouvant. Je me demande qu’avons nous fait pour mériter ce sort. Nous sommes tous des Togolais et devrions nous entendre pour créer les conditions de mieux être de nos populations. Pourquoi armés des togolais contre d autres togolais ? On exhibe les messages de félicitations de Chef d’États étrangers comme s il s agit de trophées alors que le seul trophée qui mérite d être brandi demeure celui de la lutte pour sortir notre Pays du sous développement à travers le respect de la volonté populaire. Que ceux qui ont pris notre Pays en otage depuis plus de quatre décennies maintenant prennent la peine de lire ce message rassembleur, peut être qu’il pourra toucher leur conscience, si jamais ils en ont toujours. »
4) « Très émouvant, j’en ai les larmes aux yeux ! LUTTONS SANS DEFAILLANCE, notre Togo a besoin de ses fils et filles pour se relever ! »
5) « JP Fabre : Vue la teneur, l’importance, la vigueur et le caractère symbolique de ce discours, tu aurais du attendre une autre occasion (meeting de samedi ou une autre veillée populaire) pour le prononcer. Diffuser ce message, lui fait perdre l’essentiel de son effet percutant et de son caractère mobilisateur sur le Peuple. Je regrette la diffusion prématurée de ce beau message qui devait être entendu des lèvres de JP, notre Président-Élu, avant d’être publié dans la presse écrite. J’attends ta réaction et celle des lecteurs. »
6) « Ce message de notre Président élu est historique. Il est d’une profondeur sans égal. La lutte continue !!! »
Le Discours-Message se trouve ainsi à être le seul élément nouveau différent dans l’environnement politique togolais ; et il faut lui accorder tout le crédit dont il est porteur. Ce Discours-Message a formidablement rallié tous ceux qui l’avaient lu, relu sans doute, et n’étaient pas en service commandé sur les sites Internet togolais afin de tenter d’en minimiser son effet mobilisateur, rassembleur, républicain et noble. En tout état de cause, Le Discours-Message demeure essentiellement un document de référence fondateur d’une certaine transition politique, un certain dépassement politique au Togo. Ainsi, ce Discours-Message a nécessairement provoqué le besoin de rencontre du gouvernement togolais qui, sous la pression sociale interne et la pression diplomatique externe –parce que la « communauté internationale » avait en main un élément analytique pour situer les intentions et la portée de la contestation- ce gouvernement ne pouvait pas ne pas être imaginatif et de considérer les avis de ses adversaires, déclarés perdants aux dernières élections présidentielles. Avec ce Discours-Message qu’à mon tour je publie avec plaisir et une particulière présentation, ci-joint, un tournant véritable s’est opéré au Togo. Souhaitons qu’il soit d’une grande noblesse pour que la République, perdue dans son sens et son essence, soit retrouvée et partagée. En cette semaine sainte, la force de la parole et du verbe demeure toujours l’élément déclencheur des grandes situations : « Au commencement était le verbe (...) et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. » disait la prophétie de Jean. Cette force du verbe prend sa source à la marge avant d’influencer le cœur du problème. C’est de cette périphérie qu’est venue ce grand Discours-Message qui a bousculé le pouvoir togolais dans ses certitudes; suffisamment pour faire réaliser aux uns et aux autres la nécessité d’un rapprochement direct, d’un dialogue franc, d’un pourparler sincère et sans intermédiaire. Il était temps, il était grand temps.
Togo.DISCOURS-MESSAGE.Original.pdf
(332.57 Ko)
Rédigé par psa le 28/03/2010 à 09:21
Gilles Rousset
Du portail gouvernemental aux différents sites Internet sur les actualités togolaises, les témoignages sont concordants : la violence vient de réapparaitre dans le contexte post -électoral de ce pays. L’opposition togolaise qui contexte fermement la victoire de Faure Gnassingbé avec un score de 60,88% a subit l’assaut des forces de l’ordre ce mercredi 24 mars 2010 vers 19:00. Les informations, difficiles à valider dans leur entièreté, font tout de même état de graves blessés. Il faut reconnaitre que cette « veillée » se voulait pacifique et s’était déroulée comme telle jusqu’au moment fatidique. Ce dernier serait marqué par la « détection » d’un gendarme qui se serait mêlé à la foule des partisans de l’opposition.
Naturellement, la version est toute autre du côté des autorités gouvernementales : « La veillée organisée mercredi soir par l’UFC et le FRAC pour protester contre les résultats de l’élection présidentielle a été dispersée par les forces de l’ordre après qu’un gendarme eut été pris à parti et blessé par des manifestants surexcités. « Je revenais de patrouille quant j’ai vu les gens rassemblés. Un petit groupe m’a encerclé avant de s’en prendre à moi violemment sans raison », a expliqué le gendarme Mériga Mounirou, le visage en sang. » rapporte le site gouvernemental. Une version tout de même tirée par les cheveux qu’un sage gendarme revenant de mission (?) puisse de retrouver dans une situation comme celle des manifestants bien circonscrits à un endroit pour leur « veillée politique ». Notre honnête gendarme devrait-être l’une des rares personnes à ne pas savoir que des manifestations avaient lieu à Lomé ce mercredi soir, au point d’en être surpris, et tout le reste… Au-delà des thèses qui vont désormais s’affronter, il est dommage qu’il subsiste toujours cette tendance à user de la force contre des adversaires politiques, dans la situation particulière qui est celle du Togo.
Un évènement dans la nuit au Togo, n’est probablement pas la plus brillante des idées de l’opposition. De là à voir les forces de l’ordre manquer de discernement face à un quelconque incident –le premier du genre depuis la fin des présidentielles de ce début de mois de mars 2010, demeure encore une fois très questionnable quand au professionnalisme du commandement des gendarmes togolais. Encore une fois, le Togo verse dans la violence politique ; il ouvre un autre cahier ensanglanté. Est-ce le début d’un nouveau cycle de violence? C’était pourtant prévisible que l’opposition devait contester ce résultat. Doit-on penser que rien d’autre n’a été imaginé face à la contestation que cette facile répression de la population ? Non! Le Togo mérite mieux.
Rédigé par psa le 25/03/2010 à 00:28
Oui, nous l’avons fait... Ensemble. C'est ce que dit le message que nous avons tous reçu de Barack Obama -son équipe sans doute, quelques moments passés minuit et après son intervention. Enfin, le Président Obama peut utiliser ces mots de victoire. L'adoption de la réforme des soins de santé est le premier élément de preuve, incontestable, que Washington a changé.
Le Congrès est, en effet, capable de mener à bien les réformes sociales fondamentales. On ne désignera plus les États-Unis comme un cas particulier parmi les pays riches: le pays dont les citoyens sont sans couverture sanitaire minimum. La victoire d'Obama: 219 voix contre 212. C'est l'oeuvre d'un véritable leader politique qui transforme son environnement en bien...
En approuvant le projet de loi la plus radicale de la législation sociale depuis le milieu des années 1960, les démocrates ont prouvé qu'ils peuvent gouverner, même dans des circonstances difficiles et face à des divisions internes importantes.
Pour comprendre quelle grande victoire constitue cet événement, pensez à ce que la défaite aurait signifié. À la lumière de la décision du président de jouer toute sa crédibilité pour que ce projet de loi soit adopté, son échec aurait paralysé sa présidence. Les Congressistes démocratiques seraient devenus la risée de tout le monde, incapables de gagner sur une question qui a été au cœur de leur propre identité depuis l'époque de Harry Truman.
C'est pourquoi les Républicains ont décidé de mettre tout ce qu'ils avaient dans un dernier effort pour battre cette réglementation. Ils ont dit que son passage nuirait aux démocrates aux élections de Novembre. Ils savaient que son échec aurait hanté les Démocrates durant des décennies.
Avec le succès vient la chance de défendre ce qui est, dans beaucoup de ses détails, le genre de plan que la majorité des Américains ont dit qu'ils voulaient. Oui, elle est imparfaite et il ne sera pas bon marché. Mais il comble une grande lacune dans le système américain d'assurance sociale.
Elle offre des garanties de protection que les Américains avaient espérées depuis longtemps pour contrer les pratiques des assureurs privés qui pouvaient les priver de couverture médicale selon les seules décisions de ces entreprises. Elle accorde aussi la sécurité de savoir que la maladie ne serait plus désormais un risque de faillite personnelle. C'est donc un moment historique, le point culminant de l'héritage de Truman et de Franklin Roosevelt.////////Washington Post
Rédigé par psa le 22/03/2010 à 00:22
L’appel au Fonds monétaire international (FMI) que la Grèce menace de lancer signerait un échec pour la monnaie unique. Cela semblait inconcevable il y a quelques semaines encore. En deux jours pourtant, l’idée que le Fonds monétaire international vienne au secours de la zone euro n’est plus guère contestée que par la France. L’Allemagne s’est clairement ralliée à l’intervention au chevet de la Grèce de celui qui est souvent présenté comme le pompier des économies émergentes. L’Italie, les Pays-Bas, ou encore la Finlande, approuvent aussi la démarche. Les Européens ont jusqu’au sommet des 25 et 26 mars pour trouver une issue à la crise de refinancement que connaît Athènes, et au test de crédibilité que subit la monnaie unique. Imagine-t-on les États-Unis faisant appel au FMI pour soutenir le dollar? Euro-Echec!
Jelf, Le Secret de Dominique qui reste à dévoiler le jeudi...de Villepin
Techniquement, le recours au FMI tombe sous le sens. L’institution dispose des moyens nécessaires, grâce au financement qu’elle a reçu des pays du G20. Son expertise ne fait non plus pas de doute; d’autant que sa doctrine a récemment évolué pour tenir compte des casses sociales occasionnées du temps du «Consensus de Washington» ayant fait des dégats énormes en Afrique. Enfin, la Grèce ne serait pas le premier pays industrialisé à y recourir. En 1976, le Royaume-Uni avait dû faire appel à l’aide du FMI, non sans douleur.
Symboliquement, l’affaire tourne pourtant à la défaite de l’euro. Parce que l’intervention du FMI se présente comme une solution par défaut, révélant l’incapacité des Européens à mettre de l’ordre dans leurs rangs. Elle constituerait donc un aveu d’échec, et minerait leur ambition de faire de la monnaie unique une alternative au tout-puissant dollar. Car on imagine mal les États-Unis appeler le FMI à l’aide. Cette crise révèle encore l’absence de gouvernance économique de la zone euro, que le nouveau Traité de Lisbonne devait pourtant renforcer. Il y a au choix l’intransigeance égoïste de l’Allemagne sur la rigueur budgétaire, ou des économies qui fonctionnent comme si la dévaluation compétitive faisait encore partie des outils de politiques économiques. En fait, chaque pays tire la couverture à soi. Leurs plans de relance n’étaient-ils pas surtout nationaux? Pour l’heure, en raison de la cacophonie générale, la Grèce doit payer des taux d’intérêt astronomiques. Et l’euro faiblit, ce qui n’est pas pour ravir les exportateurs suisses. S’ils ne trouvent pas rapidement une issue, les dirigeants européens, qui reprochaient aux marchés de douter de la monnaie unique, vont finir, bien malgré eux, par leur donner raison. Et subir plus qu’une défaite symbolique.////////Frédéric Lelièvre
Rédigé par psa le 21/03/2010 à 21:21
Ce n’est pas le mariage que redoute l’Eglise catholique romaine mais la place que prendrait dans l’esprit et le temps du prêtre les passions de la chair et les soucis de famille. La Lettre de Benoît XVI comme une histoire de réligion sans excuses.
Félicien Rops, 1878, La tentation de St Antoine: «Supprimez la tentation et personne ne sera sauvé»
Le célibat consacré joue peut-être un certain rôle dans les tentations pédophiles de certains prêtres chargés d’éducation d’enfants ou d’adolescents. Certains experts l’affirment. D’autres minimisent ou même contestent cette cause-là. Le célibat ne serait qu’un aspect particulier, même peut-être mineur, d’une conjoncture religieuse où la sexualité dans son ensemble est problématique. En expliquant un dérèglement des sens par la seule frustration sexuelle, on évacuerait toute une série d’autres motivations comme la passion du pouvoir sur autrui, le sentiment d’impunité au sein de la hiérarchie très fermée du clergé, ou même la haine de la normalité conjugale. En outre, toutes les situations ne se ressemblent pas, il y a autant de personnes dans le clergé catholique qui ont fait le sacrifice de leur sexualité que de personnes heureuses d’avoir trouvé un prétexte socialement honorable pour y échapper.
L’affaire est tortueuse depuis le début. Pourquoi saint Antoine, dans son désert égyptien, subit-il les attaques féroces du diable sous forme de tentations sexuelles? Pourquoi ce qui est un trip psychédélique actionné au LSD pour les hippies du XXe siècle représente-t-il, au IVe siècle, pour le père des moines chrétiens, une horrible tentation? (Tentation salutaire cependant puisque, saint Antoine dixit: «Supprimez la tentation et personne ne sera sauvé.»)
Les peintres se sont emparés du thème, Bosch, Grünewald, Dali, ou ce Félicien Rops qui écrit, à propos de son tableau, en 1878: «Le sujet est facile à comprendre: le bon saint Antoine, poursuivi par des visions libidineuses, se précipite sur son prie-Dieu mais pendant ce temps-là, Satan – un drôle de moine rouge – lui fait une farce: il lui a ôté son Christ de la croix et l’a remplacé par une belle fille, comme les diables qui se respectent en ont toujours une sous la main…» L’œuvre a frappé Freud: «Le graveur a choisi le cas exemplaire du refoulement dans la vie des saints et des pénitents», dit-il. Mais contrairement aux autres peintres qui ont placé le péché «insolent et triomphant» quelque part à côté du Sauveur sur la croix, Rops lui fait prendre la place du Sauveur lui-même, sur la croix: «Il semble avoir su que le refoulé, lors de son retour, surgit de l’instance refoulante elle-même.»
C’est moins le célibat que l’abstinence qui occupe l’Eglise. L’apôtre Pierre est marié, ainsi que la plupart de ses condisciples. Dans les premiers siècles, un grand nombre d’évêques, prêtres ou membres du clergé supérieur, dont plusieurs papes, sont des époux. Comme l’affirme Jean Paul II en juillet 1993: «Le célibat n’est pas essentiel au sacerdoce, il ne fut pas promulgué comme une loi par Jésus-Christ.» Ce qui est essentiel en revanche, c’est le comportement sexuel au sein du mariage, si mariage il y a, et l’obéissance à un certain nombre de règles de continence, temporaires ou permanentes. Il est admis depuis l’origine que le prêtre ne peut mener deux vies, l’une ordinaire, de chair et de passion, l’autre apostolique et spirituelle au service de Dieu. Il est dit dans un canon du Concile de Carthage de 390: «Il convient que les saints évêques et les prêtres de Dieu, ainsi que les lévites, tous ceux qui sont au service des sacrements divins, observent une continence parfaite afin de pouvoir obtenir en toute simplicité ce qu’ils demandent à Dieu. Ce qu’enseignèrent les apôtres, et ce que l’Antiquité elle-même a observé, faisons en sorte, nous aussi, de le garder.» De là, cette pratique selon laquelle le prêtre peut être ordonné après avoir été marié mais ne peut plus se marier une fois ordonné.
Le célibat des prêtres s’est généralisé dans le catholicisme de rite latin à partir du XIIe siècle lorsque se sont posées des questions très politiques de succession des biens. L’exclusion des fils de l’héritage des évêques et autres abbés est allée de pair avec la dissolution de leur mariage, jugé illicite. Une injonction du Concile de Trente (1545-1563) est ensuite passée dans le droit canon: «Celui qui dit que l’état conjugal est préférable à l’état de virginité et de célibat, qu’il soit anathème.» Dès ce moment-là, la mise à l’écart presque totale des femmes et des enfants de l’environnement personnel des prêtres a justifié la prolongation jusqu’à nos temps de la vision augustinienne de la sexualité: «Rien n’est plus puissant pour tirer l’esprit d’un homme vers le bas que les caresses d’une femme.» Dans son encyclique très documentée de 1967 sur le célibat, Paul VI tient encore pour valide le raisonnement originaire: «Jésus, qui choisit les premiers ministres du salut, qui les voulut initiés à l’intelligence des mystères du royaume des cieux, coopérateurs de Dieu à un titre très spécial et ses ambassadeurs […] a promis une récompense surabondante à quiconque aura abandonné maison, famille, épouse et enfants pour le royaume de Dieu.»///////// Joëlle Kuntz
Rédigé par psa le 21/03/2010 à 00:00
Et pourtant, il avait appelé à voter le candidat de l’UMP sarkozyste dans sa région d’Aquitaine. Cela n’a pas empêché les vigiles de lui reprocher son indépendance d’esprit qui, dans les circonstances, équivaut à un flirt coupable avec Dominique de Villepin. Mort au messager. Mort à Juppé ! Alors, tout est permis : «Heureusement que le ridicule ne tue pas. C'est vrai qu'avec les grèves de 1995 et le crash de 1997, il peut faire valoir sa légitimité en la matière», «Ce serait donner une prime à ceux qui nous crachent dessus», etc. Et pourtant le texte publié depuis lundi par mon professeur Alain Juppé, texte ci-après, n’avait rien de ces coups de gueule incendiaires bien connus dans la politique française. Qu’en serait-il alors ce dimanche après ce qui s’annonce comme débâcle devant la Gauche solidaire rose-vert-rouge prête à « proposer une alternative au Sarkozysme »? Comme sur Jupiter, il y a une tempête permanente dans le Sarkozysme terrien. Mais on étouffe tout dans cette UMP qui n’aime pas les voix discordantes… Tout cela sent fortement le parti unique de droite constate Hervé de Charrette : « D'où vient le mal ? Du parti unique. L'union, c'est bien, le parti unique, ça ne marche pas. Il y a pire : le parti unique monocorde, fondé non pas sur la diversité de ses composantes mais sur l'autorité d'une hiérarchie rigide. Voilà ce qu'est devenue l'UMP. » Et c’est dit! De retour à Alain Juppé maintenant…
Chen Wenling
Qu’un électeur sur deux, et même un peu plus, ne soit pas allé voter, c’est un échec collectif pour la politique et les politiques.
Pour les régions d’abord: visiblement elles ne sont pas connues et n’intéressent pas; leurs présidents ne se sont pas affirmés, aux yeux de l’opinion, comme des leaders.
Échec aussi pour toutes les têtes de listes et leurs équipes, qui n’ont pas pu ou pas su créer le débat.
Échec pour nous tous, responsables politiques, et pour nos partis qui ne répondons pas bien aux attentes de nos concitoyens.
À ce stade, le diagnostic est simple: poussée des gauches qui, malgré leurs divisions de fond d’avant le premier tour, vont se réunir pour le second; remontée du Front National, servi par les polémiques ambiguës soulevées à l’occasion de l’inopportun débat sur l’identité nationale; marginalisation du MODEM qui paie son anti sarkozysme réducteur; affaiblissement de l’UMP qui va devoir méditer la désaffection dont elle est l’objet.
Une réflexion s’impose désormais sur le rythme des réformes, la méthode selon laquelle elles sont lancées et préparées, la concertation qui les accompagne, la façon dont elles peuvent être mieux comprises et acceptées par une opinion que la crise déboussole. C’est apparemment l’intention du Président de la République. Nous aurons besoin de rassembler toutes les bonnes volontés pour mener ce travail.
L’une des clefs, c’est le déficit de justice que ressentent beaucoup de Français. Certes, les contraintes d’une crise sans précédent ne peuvent être ignorées. Mais le sentiment s’est installé que, au cœur de la tourmente, quelques gagnants gagnent trop, et que les perdants souffrent trop. Il faut regarder cette réalité en face et bâtir une stratégie cohérente pour corriger ce qui doit l’être. Dans cette perspective, un ré examen de notre système fiscal est sans doute incontournable.
Dans l’immédiat, la priorité est à la mobilisation pour le scrutin de dimanche prochain. Les gauches ont tort de crier victoire trop tôt. Dans une élection à deux tours, il y a bien des exemples de retournement de tendances entre le premier et le deuxième. Ne serait-ce que du fait de la prise de conscience des abstentionnistes. C’est mu par cette espérance qu’ici, en Aquitaine, j’appelle au rassemblement autour de Xavier Darcos.
Rédigé par psa le 19/03/2010 à 00:19
Gilles Rousset
Au Togo, on a le sens de la division, le reflexe de l’exclusion. Cela s’était vu en 2005 dans le grand brouhaha post-Eyadema. Un tournant mal négocié dont les séquelles subsistent aujourd’hui encore. Il est difficile de ne pas relever les grossières erreurs, les mêmes, qui sont reprises aujourd’hui par l’équipe de Jean-Pierre Fabre. Comment ne pas s’étonner que le Communiqué qui appelle au rassemblement de protestation pour le samedi 20 mars 2010 ne soit pas plus inclusif de tous les partis, particulièrement de celui d’Agbéyomé Kodjo qui a été le premier à donner son soutien à l’UFC et à son candidat Jean-Pierre Fabre. Hier seulement, au téléphone avec Lomé, mon interlocuteur ne voyait pas Jean-Pierre Fabre préparé pour diriger le Togo actuel et lui accordait 90% de similitude d’approche avec son mentor Gilchrist Olympio. Hier encore, mon interlocuteur doutait beaucoup des capacités de leader de Jean-Pierre Fabre. Hier toujours, je lui disais qu’à tout le monde et aussi à Jean-Pierre Fabre, il faudra laisser la chance d’agir de lui-même avant de le juger. Mais je ne m’attendais pas à lire un communiqué qui ne soit pas à la hauteur de la symbolique du moment. Au lendemain, d’une confirmation attendue de la réélection de Faure Gnassingbé par la Cour constitutionnelle du Togo, il me semble bien qu’en préparation d’une manifestation de protestation contre le « résultat définitif », l’on devrait être à même de penser à rassembler tous les acteurs et les partis ayant concouru contre le gagnant que l’on conteste, dont on conteste la victoire. Il me semble que stratégiquement, cela va de sens que les organisateurs d’une telle manifestation de protestation -que je souhaite encore pacifique- devraient penser naturellement à quelqu’un comme Agbéyomé Kodjo. C’est là où réside ma surprise de ce matin… Que l’on soit pour ou contre les manifestations en série, pour ou contre la réélection de Faure Gnassingbé, pour ou contre tout ce que l’on-voudra ou l’on-voudra-pas, un habile politicien devrait penser, instinctivement, à rassembler contre son adversaire du moment, si tant est que le moment est opportun. La question de mon étonnement n’est pas tant pour Agbéyomé Kodjo que pour le constat assourdissant de l’incapacité au réflexe unitaire dans l’action afin de donner à celle-ci une portée plus grande. Ce manque de vision unitaire a été la caractéristique principale de Gilchrist Olympio. Serait-il alors une marque caractéristique du premier parti de l’opposition togolaise ? On devine déjà le discours ou les propos de Faure appelant et offrant la collaboration avec tout le monde. On comprend mal que ce principe d’appel assidu aux gens proches –des gens capables de surcroit, ne soit pas le reflexe naturel de l’opposition togolaise que désire incarner aujourd’hui Jean-Pierre Fabre. À sa décharge toutefois, il faut admettre qu’il est à ses premiers pas dans ce rôle de leader politique… Enfin, je le pense pour commencer cette journée printanière.
Rédigé par psa le 18/03/2010 à 07:30
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