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Pierre S. Adjété
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L'Effet Gbagbo se dessine-t-il au Bénin de Boni Yayi?





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C’est reparti!
Parce qu’il ne se passe rien dans le football togolais, il faudra bien qu’il arrive quelque chose. C’est reparti, c’est redémarre, c’est Togo. Voilà que le délai de dépôt des candidatures pour la future équipe dirigeante de la Fédération togolaise de football (FTF) est expiré. Voilà que les ambitions se sont bien précisées et, sauf surprise de dernière heure, quatre équipes seront dans la course avec comme tête de liste MM. Amzan Titipkina, Amouzou Têtê , Essoyaba Boupkessi et Gabriel Ameyi. Je pensais Tata Avlessi capable de revenir dans la course; il apparait bien que non, il parait bien avoir tourné cette page de la FTF, tout restant un dirigeant de club acharné.

Une telle photographie rapidement prise ne donne pas encore le portrait réel de la situation, des ambitions et des enjeux. Elle est néanmoins moins floue qu’on ne pouvait l’espérer, si la crise de l’équipe intérimaire de la FTF n’était pas survenue avec cette véritable fausse équipe nationale des Éperviers frauduleusement engagée dans une compétition au Bahreïn. À quelque chose, malheur semble être bon pour l’avenir de l’équipe qui sortira triomphante de ces élections prochaines du dimanche 16 octobre 2010.

D’abord le gouvernement, par l’intermédiaire de son ministre des sports saura se tenir tranquille et contrôler ses préférences et ses idées qui n’ont jamais été des plus lumineuses : Que ceux et celles qui s’investissent dans le football soient laissés à leur passion, à leurs erreurs, à leur savoir, à leur responsabilité. Que Christophe Tchao, tout ministre des sports qu’il soit –et s’il se trouve toujours à ce poste, cesse de se considérer comme incontournable pour le football togolais et apprenne dorénavant à appuyer les dirigeants du sport et à élaborer une politique des sports que chacun saura apprécier, parce qu’elle saura donner une place particulière à chacun des sports selon son importance relative ou stratégique.

Ensuite, le général Seyi Mèmène, délégué de la CAF et de la FIFA, se voit imposer une obligation de résultat sans équivoque désormais, des élections crédibles naturellement. En laissant aller le désordre jusque dans l’équipe intérimaire –et ce n’est pas à un militaire que l’on apprendra le sens de la discipline et de la responsabilité, M. Mèmène n’a plus de choix que de livrer une marchandise non avariée, non utilisable après seulement quelques mois, comme il est devenu l’habitude dans les équipes dirigeantes du football togolais. Le processus se doit donc d’être étanche à toutes les imperfections dommageables à sa stabilité, et être véritablement porteur de la sérénité propice à une gestion durable sur toute la période du mandat.

Évidemment, il existe certains autres acteurs déguisés et de probables oiseaux de l’ombre, toujours désireux d’une gloire sans investissement préalable. Ce sont ces oiseaux d’ombre et d’épouvantail, irrémédiables habitués des coups fourrés, dont il faut aussi surveiller les envols occasionnels ou les simples battements d’ailes inopportuns.

Dois-je le dire, mon parti pris est clair : le sport m’a assez donné pour que je m’en détourne, nous a assez donné pour que nous nous en détournions au Togo avec autant de capacités encore reconnue. Et ce n’est pour rien que mon frère s’y investit encore, à la suite d’un père qui a su s’y investir avec métier et humanité. En me donnant les dernières informations, je demandais à Tino s’il allait gagner. Sa réponse est restée solidement la même au fil de ces dernières années, et à quelques mots prêt : « Bien sûr! Sinon, je ne devrais pas y aller. » Le contraire de cette conviction inébranlable m’aurait étonné. C’est parti pour deux semaines de campagne, particulièrement avec nos amis, ceux-là qui sont de la race des éternels indécis qui peuplent tous les univers électoraux.



Rédigé par psa le 26/09/2010 à 21:21
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Ad Valorem


Éloge à Léhady
L’université formalise généralement nos savoirs; bien souvent des savoirs dont les germes nous sont inoculés par une éducation de base, celle de notre milieu. J’ai beau me retenir, la démonstration quasi quotidienne du métier politique dont fait preuve notre ami Léhady devient hors norme et acte de géant.

Assez grand, Léhady l’est déjà par la taille, plus grand il ne cesse de le devenir par son audace politique. La dernière fois qu’on déambulait ensemble, l’un à côté de l’autre, c’était lorsqu’il me raccompagnait et que nous prenions le temps de bien conclure une conversation, c’était bien longtemps déjà, puisque c’était au Palais de la Marina, la Présidence béninoise. Depuis, quelques échanges de mots font vivre notre amitié.

J’ai beau me retenir, je ne peux ne pas fondre devant la compétence politique, la compétence tout court, et le faire savoir. Et Léhady, Léhady que j’aie depuis oublié d’appeler Léhady Soglo –puisque c’est bien de lui dont il s’agit, mérite mon admiration… notre admiration, je veux dire.

Bien longtemps, comme certains, j’ai aussi lu le livre « Tout ce qu’on ne vous apprend pas à Harvard » ou un titre de ce genre qui était incontournable à cette époque d’effervescence du MBA, surtout lorsque vous êtes accueilli avec solennité et humilité… ailleurs, pas à Harvard. Léhady a fait Harvard et son MPA (Master in Public Administration) ou je ne sais plus… son MPP (Master in Public Policy). Léhady n’a pas appris à Harvard, sur les bords de Charles River, qu’il lui faut rencontrer les vénérables Mathieu Kérékou et Émile Derlin Zinsou, après son élection lui Léhady comme jeune président de Renaissance du Bénin. Léhady n’a pas appris à Boston –précisément à Cambridge, MA qu’il était urgent de réunir l’opposition béninoise pour le bien de son pays. Léhady n’a pas appris à Montréal ou ailleurs dans une de ces Temples du savoir, la force du pardon au point d’organiser une réconciliation entre Adrien Houngbédji et Nicéphore Soglo, prélude historique à la mutation politique en cours dans l’opposition au Bénin.

En réalité, ces choses s’enseignent dans ces grandes institutions universitaires: l’écoute et l’analyse de l’environnement, l’audace de l’action, la particularisation différentielle et positive de l’action, l’éthique en tant que acte du bien dans l’action, etc. Mais tout de même… certains l’oublient vite, une fois sortis de ces temples, de ces Ndzimba. C’est donc ce Léhady nourrit aussi à la sagesse et aux sciences africaines avant que d'autres sciences complémentaires ne peaufinent son essence qui a mis fin véritablement aux récriminations entre son père Nicéphore Soglo et Adrien Houngbédji; un préalable qui a favorisé la naissance du Mouvement politique unitaire de l’Union fait la Nation (UN). L’histoire politique du Bénin ne peut pas oublier une telle œuvre. Je le vois encore hochant de la tête, en guise d'acceptation, les paroles de bénédiction prononçées par sa mère, publiquement dans La Cité des Rois cette fin de semaine. Cette fin de semaine même, Adrien Houngbédji également a sacralisé publiquement notre Léhady, en plus de réitérer son « Pardon », son « Grand Pardon » tout aussi publiquement, à Abomey, à ce congrès de la RB qui a porté Léhady à sa tête. Personne ne s’y attendait, personne ne lui avait demandé, et pour Adrien Houngbédji, et pour Léhady Soglo, leur humilité diversement exprimée.

De tels actes ne peuvent que susciter admiration : ils sont vrais, nobles et ils suscitent un large consensus. Nous sommes bien en 2010, et déjà, de partout, Léhady est vu comme le candidat présidentiel en 2016 dans l’euphorie générale, après celle, commune à l’UN, déjà concédée à Me Adrien Houngbédji. 2015-2016, une éternité en politique…

L’idée est de Paul Ricœur, et je vais tenter de la restituer de mémoire et sans doute maladroitement : notre tendance à faire des erreurs, à faire même du mal, ne doit pas nous empêcher de choisir le bien, de mettre en valeur notre capacité à faire du bien. Choisir de faire la suprême bonne chose, aussi difficile voire périlleuse que cela puisse paraître, demeure un choix rentable, fortement rentable en politique. En toute circonstance, la bonne action est un généreux et fructueux investissement. Avec respect et sans tromperie, la bonne action politique procure résultat et bénédiction. Il suscite forte admiration, mais une admiration fondée sur des résultats, des faits, des actes. Léhady n’a pas volé l’adoubement dont il jouit aujourd’hui, surtout lorsque l’on connait certaines des colères et réputations… de sa mère par exemple, la maman Rosine au caractère bien trempée.

Léhady mérite d’autant plus notre profonde admiration qu’il a su transformer toutes les entraves, réelles et supposées, en autant de passerelles et d’opportunités politiques. C’est ce qu’on appelle avoir du métier politique, choisir le bien politique; ce qui est sans âge ni territoire, il peut bien se faire autant au Bénin qu’au Togo, chacun dans son rôle, dans l’opposition comme dans l’exercice du pouvoir. Je continue sur ma digression togolaise…

Rien, absolument rien au Togo n’empêche Faure Gnassingbé d’être un président autre que celui qu’il est aujourd’hui, en assumant si peu le Togo, en ne transcendant pas le lourd héritage de son père, en établissant pas sa propre réputation, en ne fécondant pas le Togo autrement…
Rien, absolument rien n’empêche l’opposition togolaise d’être plus unie, efficace et professionnelle que le peu de métier dont elle fait montre encore et toujours aujourd’hui. À cette opposition surtout, je suggère la lecture de l’interview accordée par Léhady à la Nouvelle expression en décembre 2009, il y a à peine un an; un véritable plan d’action pour l’opposition togolaise…

Trop souvent, les regards portent loin vers Mandela… avec raison. Mais à côté du Togo, à cinquante ans d’âge, notre ami Léhady façonne admirablement le paysage politique du Bénin avec éthique. Il a comprit : nul ne doit plus s’aventurer en politique sans maitrise de l’éthique politique à partir de sa position propre, pas celle des autres.

Alors que l’on patauge dans les hésitations et les togolaiseries politiques, d’autres osent et innovent, intègrent et agrègent, densifient et massifient; ils osent, intègrent et densifient car ils savent qu’après leur Conférence nationale le défi constant demeure et demeurera l’innovation, l’agrégation et la massification des talents politiques. C’est ce que Léhady aide à faire dans l’opposition béninoise, avec un leadership médiateur unique et admirable, un leadership africain modernisé et mémorable.

Bravo Léhady!



Rédigé par psa le 24/09/2010 à 06:01

Mot à Maux


Geoges Braque
Geoges Braque
Nouvelle importante qui défraie les chroniques en Colombie et partout, la mort de « Mono Jojoy », le chef militaire et un as de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie, le FARC. Pour donner toute la nouvelle, Jorge Briceno –de son vrai nom, aurait succombé à la suite d’un bombardement de l’armée régulière de la fameuse région de La Macarena au centre de la Colombie de l’Amazonie forestière. Mais alors…

Ce retour particulier du FARC dans l’actualité me fait réaliser de nouveau que cette dénomination n’est pas loin du FRAC togolais, qui est plutôt le Front républicain pour l’alternance et le changement. Je n’ai jamais aimé ce nom, et l’ai souvent dit en privé comme trop révolutionnaire. Naturellement, tout ce que je peux aimer ou ne pas aimer n’empêche pas ces entités d’exister... Et ne pas aimer la dénomination FRAC n’a rein à voir avec son rôle et le côté tout à fait respectable de sa mission politique au Togo voire de son rôle dans le paysage togolais. Il demeure que le FRAC togolais m’est trop FARC colombien, et cela témoigne à suffisance du peu d’attention investi dans le choix des dénominations, dans l’adoption des noms des organisations, même provisoires.

En projetant ce constat sur l’avenir, j’espère que la nécessaire refondation de l’opposition togolaise –fondamentale à la démocratie, saura se donner une appellation plus songée. Et un nom parle et résonne; un nom est une présence et une représentation permanente, un ambassadeur et un porte-parole itinérant. Comme tel, un nom se doit d’être porteur d’un message puissant, clair et efficace en plus de rendre témoignage, si possible, devant l’histoire. Pourquoi faire moins si l’on est capable de faire plus? En toute occasion, je veux dire… et sans aucun jugement de valeur, puisque peu n’est rien d’autre que soustraction, peu est Mono, Mono Jojoy. Il est donc temps de passer du FRAC à un véritable Mouvement d'ensemble qui additionne les intelligences politiques, les intelligences d'actions politiques, les as et non pas les égos et les égoïsmes fondateurs de cette opposition togolaise qui a mal vieilli en seulement vingt ans.


Rédigé par psa le 23/09/2010 à 19:19

Drôle de situation au Proche Orient. Après les États-Unis, l'Union européenne et l'Égypte, le Quartette pour le Proche-Orient a demandé mardi à Israël de prolonger le moratoire sur les constructions dans les colonies juives de Cisjordanie afin de sauvegarder les pourparlers de paix. Les États-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations unies font partie du Quartette pour le Proche-Orient, représenté par l'ex-premier ministre britannique Tony Blair. Rien n’est sûr cependant. Des informations contradictoires circulent par les temps qui courent, si rapidement vers l’échéance de cette fin du mois de septembre. C’est en ce moment délicat que des « chrétiens sionistes » de partout, des évangélistes pour la plupart, convergent vers Israël pour donner un soutien à la poursuite de la construction des colonies au détriment de l’espoir de paix. C’est le monde entier qui retient son souffle : les amis d’Israël sont ils des ennemis de la paix toujours recherchée?


Amis d’Israël ou Ennemis de la Paix…Un mur de lamentations


Des milliers de «chrétiens sionistes» sont venus à Jérusalem témoigner leur soutien à l’État hébreu et aux colons. Un lobby important pour le gouvernement israélien. «Shalom peuple élu, que la paix soit sur toi.» Éperdus d’admiration pour Israël, Hildegarde et Stanislas W., un couple de chrétiens évangéliques venus d’Allemagne, ont passé la journée de mercredi à arpenter les rues de Jérusalem pour y rencontrer leurs «frères juifs». Ils n’étaient pas les seuls puisque 5000 autres «chrétiens sionistes» venus de cent pays différents et représentant environ 600 millions de personnes sont réunis actuellement dans la cité sainte.

Objectif? Célébrer le 30e anniversaire de l’Ambassade chrétienne internationale de Jérusalem (ICEJ), le siège de leur mouvement auquel Israël a d’ailleurs accordé le statut de la légation diplomatique, mais également confirmer le soutien de l’organisation à la politique de l’État hébreu ainsi qu’aux colons de Cisjordanie.

«Israël représente une goutte de lumière dans un océan d’obscurantisme violent», assène Roberto Pilos, un évangéliste philippin qui prétend également pratiquer une médecine naturelle ancestrale. «Je ne comprends pas que l’on puisse nier le lien historique et même charnel qui unit le peuple juif à la terre promise, poursuit-il. Ce lien est tellement évident qu’il ne prête pas à discussion même si les Palestiniens affirment avoir été spoliés. Nous aidons Israël de toutes nos forces et nous disposons de contacts partout dans le monde. Nous agissons loin des médias et de sa langue de bois. Nous, c’est aux gens de la rue que nous nous adressons

Une aide que les dirigeants de l’État hébreu ne négligent pas, puisque depuis le début des années 1980 tous les chefs de gouvernement israéliens ont fait acte de présence aux congrès de l’ICEJ. «Quels merveilleux amis vous faites. Dommage que tout le monde ne soit pas aussi fidèle», s’est ainsi exclamé Benyamin Netanyahou l’année dernière.

Malgré sa puissance, l’ICEJ n’est pourtant qu’un maillon parmi de nombreux autres dans la constellation d’organisations évangéliques constituant le lobby «chrétien sioniste». Aux États-Unis, la force de frappe de ces derniers est d’ailleurs plus importante que celle de l’Aipac – le lobby pro-israélien uniquement composé d’organisations juives – puisque les premiers disposent de plusieurs chaînes de télévision privées et de journaux. S’y ajoutent des milliers de comtés locaux ainsi qu’un maillage d’ONG couvrant principalement le monde anglo-saxon.

Certes, l’aide politique et financière apportée à l’État hébreu par certains évangélistes n’est pas toujours désintéressée. Plusieurs de ceux qui financent annuellement à coups de millions de dollars le départ vers Israël de juifs russes et iraniens sont par exemple persuadés que l’installation définitive des descendants d’Abraham sur les sites bibliques accélérera le retour de Jésus parmi les hommes. Donc, la conversion massive des juifs au christianisme.

Une théorie que les dirigeants israéliens font semblant de ne pas connaître tant les «chrétiens sionistes» sont utiles à leur cause. «Bien sûr, on peut toujours chicaner, mais pour une fois que nous avons des amis, nous n’allons pas nous en priver», affirme le député David Rotem, responsable du Groupe parlementaire de contact avec les alliés chrétiens. Quant aux responsables de la mouvance nationaliste-religieuse (la frange politique israélienne à l’origine de la colonisation des territoires), ils ne refusent jamais une invitation lancée par des organisations protestantes américaines parfois plus sionistes qu’eux. Voilà pourquoi l’État hébreu déroule le tapis rouge lorsque les 1500 cadres du mouvement œcuménique Word of Life débarquent à Jérusalem. Et pourquoi les rabbins de plusieurs colonies de Cisjordanie, telle Efrat, se pressent pour serrer la main du pasteur texan John Hagee et de ses ouailles regroupés au sein des Chrétiens unis pour Israël.

Parmi les projets caritatifs soutenus par ce pasteur figure en tout cas la construction d’une salle ¬polyvalente à Ariel, une implantation de 25 000 habitants où quelques dizaines de chrétiens sionistes se sont installés au début de la deuxième Intifada (en 2000). «Nous voulons soutenir le peuple élu agressé par les forces du mal», affirmaient-ils à l’époque. Ils n’ont pas changé d’avis depuis lors puisque plusieurs ont également demandé à rejoindre des colonies plus radicales.

En 2008, John Hagee avait pris fait et cause pour John McCain parce qu’il le considérait comme le «plus pro-israélien» des candidats républicains pour la course à la Maison-Blanche. Depuis, les Chrétiens unis pour Israël, associés à des dizaines d’autres organisations évangéliques, multiplient les interventions auprès des membres du Congrès et des sénateurs pour les convaincre que Jérusalem ne devrait pas être divisée en deux capitales de deux États. Les mêmes appuient également la reprise des constructions dans les colonies de Cisjordanie dès le 26 septembre, date officielle de la fin du moratoire de dix mois décidée par l’État hébreu.

Des heurts ont fait au moins une dizaine de blessés mercredi à Jérusalem-Est après la mort d’un Palestinien tué par un vigile employé par des colons. La police israélienne a pénétré dans l’après-midi sur l’Esplanade des mosquées, qui abrite le troisième lieu saint de l’islam et surplombe le mur des Lamentations, affirmant être intervenue à la suite de «jets de pierres» de jeunes Palestiniens. //////////Serge Dumont


Rédigé par psa le 23/09/2010 à 00:00
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Nicolas de Stael, Footbaleur
Nicolas de Stael, Footbaleur


C’est pratiquement un parcours de combattant que de joindre Lomé par ces dernières semaines : les lignes téléphoniques sont inaccessibles et les échanges quasi impossibles. Par un coup de chance, j’ai parlé à une seule personne cette fin de semaine et c’est tout à fait par hasard –car ce n’était pas le sujet de l’entrevue, que je lui présentais mes félicitations pour sa performance de popularité, sa performance de deuxième personnalité la plus populaire au Togo. Au terme de ce sujet j’ai comme enchainé sur cette rocambolesque affaire des « Faux Éperviers » partis joués au Bahreïn. Mon désir est de savoir si l’on connaissait ceux qui étaient à la base de cette aventure désobligeante. La réponse fut quelque chose du genre : « Ils savent… Ils connaissent bien les gens qui ont fait le coup… ce ne peut être que quelqu’un proche des gens qui disent qu’ils ne savent pas! ». Ainsi, tout est clair…

Et voilà, la chose n’a pas tardé : le chef d’œuvre des Faux Éperviers serait bien l’œuvre de quelqu’un du sérail footballistique togolais, M. Tchanilé Banna nous dit-on du côté du ministre de la jeunesse Christophe Tchao et du Comité intérimaire de la Fédération togolaise de Football (FTF) dirigé par le vice président de la CAF lui-même, M. Seyi Memène. Ce dernier, il y a quelque jour, avait présenté des excuses pour son manque de leadership apparent. Puis, l’un des membres du Comité intérimaire de la FTF, Me Martial Akakpo trouve le tout assez inacceptable et préjudiciable à sa propre personne pour présenter sa démission et prendre ses distances de tout ce qui se fait et continue à se faire autour de ce malheureux football togolais. Christophe Tchao a beau être le protégé de Pascal Bodjona, sa performance bien souvent bénie de Pascal lui-même devient pratiquement intenable et révèle trop des limites criardes à assumer cette responsabilité. Notre ami Christophe Tchao aura-t-il encore des mots à dire, des leçons à donner dans les prochains jours pour influencer le choix des prochains dirigeants de la FTF comme c’est son habitude ?

Pourquoi donc le ministre Christophe Tchao tarde tant à démissionner? Il est pourtant clair maintenant que le ministre Tchao ne possède plus l’autorité morale nécessaire pour « diriger » le football togolais au sein du gouvernement ou être le meneur de l’autorité gouvernementale auprès de la communauté de football au Togo. Faudra-t-il le rappeler, la malfaisance autoritaire et souvent mal inspirée du ministère a trop souvent compliqué la situation du football togolais ces dernières années. Il est temps qu’une sage et neutre compétence s’installe à la gestion du football togolais, à la place de cette gérance très approximative.





Rédigé par psa le 20/09/2010 à 19:19
Jacques Leinne, Lecture
Jacques Leinne, Lecture
«Face à une récession mondiale qui continue de peser sur l’emploi, l’éducation constitue un investissement essentiel pour répondre à des évolutions technologiques et démographiques qui redessinent le marché du travail», a déclaré mardi le secrétaire de l’OCDE, Angel Gurria, en présentant le rapport 2010 Regards sur l’éducation.

Fort bien. Sauf que la même publication rappelle que dans la plupart des pays de l’OCDE, les enseignants sont toujours moins bien payés que d’autres professionnels à qualifications égales.
De plus, le hasard fait qu’en France, pays hôte de l’OCDE, le gouvernement a supprimé quelque 40 000 postes d’enseignants depuis 2008. Parallèlement, il annonçait l’ouverture d’«établissements de réinsertion scolaire» où des jeunes «perturbateurs» de 13 à 16 ans seront «fortement encadrés» au prix de 15 350 euros par élève et par an, trois fois plus que le coût d’un élève du premier degré.

Telle est la France de Nicolas Sarkozy à la rentrée 2010, un pays où le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, déclarait crânement au Monde, fin août: «Je trouve qu’on a trop parlé de l’échec de l’école plutôt que de celui de l’élève qui ne travaille pas assez.» Ces propos seraient plus crédibles s’ils ne masquaient l’affaiblissement progressif du système d’éducation nationale, qui connaît ces jours une grève suivie par 10 à 30% des enseignants selon les régions.

La tactique de l’affrontement est rarement payante pour faire évoluer l’école. Il faut s’assurer de la motivation de ceux qui sont au front, directeurs d’établissements et enseignants. Dans ce sens, l’expérience que Le Temps a réalisée la semaine dernière en s’immergeant dans un collège lausannois est plutôt rassurante: dans un quartier où le défi de l’immigration est plus marqué qu’ailleurs en Suisse romande, l’engagement des professionnels, leur créativité et l’encadrement parascolaire mis en place réalisent de petits miracles quotidiens.

On se gardera de généraliser ou de céder à une béate autosatisfaction à partir d’une observation ponctuelle. S’il y a néanmoins une leçon à en tirer, c’est que plus l’école agit en amont, plus la société voit augmenter les chances que tout le monde se retrouve gagnant à l’arrivée.///////////Jean-Claude Péclet


Rédigé par psa le 17/09/2010 à 00:00
J. Leinne, Implore
J. Leinne, Implore
Les parenthèses se referment tranquillement sur l’ère Sarkozy. On aurait pensé la baisse du rideau un peu plus tard… mais le spectacle ne semble être que lamentable gesticulation au point où les quolibets qui fusent de partout donnent mauvaise conscience aux citoyens ordinaires qui, littéralement, se cachent de leur président quand ils ne refusent tout simplement pas de lui serrer la main.

Jamais France n’a jamais été embaumée de cette senteur de chienlit qui donne du haut-le-cœur jusqu’e partout en Europe, si ne n’est le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU qui s’offusque devant la dérive sarkozyste vis-à-vis des étrangers. Il en existe encore qui pensent selon la formule de Michel Rocard que « Nous ne pouvons pas héberger en France toute la misère du monde»… Dire que le Rocard lui-même va donner des leçons de gouvernance au Togo en ces moments mêmes; il aurait pu en servir à quelqu’un à Paris, si tant est qu’il reconnait maintenant, à quatre-vingts ans, que ce fut une phrase malheureuse à l’époque, en décembre 1989. Il est vrai que la frilosité vis-à-vis des étrangers est un réflexe bizarrement répandu dans la classe politique française d’une certaine époque. Depuis dernièrement, en voulant trop chasser sur les terres de l’extrême droite, c’est le président français lui-même qui en fait son cheval d’une bataille politique que nous lui souhaitons perdante d’ores et déjà.

En fait, ce dont il est question aujourd’hui c’est d’admettre que le monde change et les frontières ne sont que des cicatrices inopportunes et, surtout, qu’il est inacceptable de stigmatiser certains, qui plus est dans une politique publique d’un grand pays. Au-delà des Roms, la France a une responsabilité inaliénable vis-à-vis de certains pays africains qui ont participé et participent toujours à sa grandeur. Au-delà des Roms, la stigmatisation des gens de race noire et des étrangers est toujours inacceptable dans le parcours politique de la même personne, qu’elle soit président de la France aujourd’hui, ministre de l’intérieur hier. Le président français aurait dû savoir, bien avant d’en arriver là où il est, qu’un citoyen est un citoyen, qu’il soit d’origine autre ou pas.

Au-delà de tout, c’est la fonction présidentielle qui est mollement remplie par Nicolas Sarkozy au point de jeter du discrédit sur tout un pays. C’est bien pour cela qu’il faudra commencer assez tôt à marquer en pointillé cette présidence particulière avant d’en fermer définitivement la parenthèse dans quelques longs mois.


Rédigé par psa le 15/09/2010 à 02:20

Traités de menteur un jour, ils peuvent être reconnus comme gardiens de la vérité historique le lendemain. C’est l’ironique sort des rapporteurs spéciaux de l’ONU. Ces enquêteurs bénévoles et farouchement jaloux de leur indépendance –plus que jamais menacée aujour¬d’hui– ont traversé depuis des décennies la Commission, puis le Conseil des droits de l’homme (CDH), dénonçant sans relâche les violations des libertés dans le monde. Durant trente-quatre ans, Louis Joinet a défendu bec et ongles l’indépendance des rapporteurs spéciaux de l’ONU. Invité à Genève à la veille de la 15e session du Conseil des droits de l’homme, il livre son expérience.


Gilles Rousset
Gilles Rousset


Le magistrat français Louis Joinet a longtemps été le doyen de ces experts. En trente-quatre années, dans les bras de fer autour des droits de l’homme, il est resté comme un roc, n’écoutant que son intime conviction même si les puissants essayaient de le faire fléchir. Il a parcouru 174 lieux de détention, faisant face à des situations terribles. Et il a témoigné de ce qu’il a vu contre vents et marées. Il a aussi été l’un des artisans de la Convention contre les disparitions forcées. Retiré depuis 2008, il n’hésite pourtant jamais à partager ses inépuisables récits, cela afin de préserver l’intégrité de ces enquêteurs, parmi les agents les plus crédibles du système onusien. A la veille de la 15e session du CDH, il était à Genève dans le cadre d’un séminaire sur le droit humanitaire organisé par l’association Genève pour les droits de l’homme.

Notre présence aide les gens à tenir le coup
Une extrême douceur combinée à l’œil rieur, Louis Joinet est capable d’entraîner ses interlocuteurs dans les plus sinistres geôles du monde et de leur fait vivre l’intense espoir du détenu lors de la visite d’un rapporteur spécial. «Le pire, c’est celui qui est au fond d’un cachot et qui ignore qu’on le sait. Notre présence aide les gens à tenir le coup, cela peut aussi parfois permettre d’obtenir un procès équitable

Sa délégation a été la seule de l’histoire de l’ONU à avoir pénétré dans les geôles iraniennes. C’est d’ailleurs lors de cette visite, en 2003, qu’a été découverte la sinistre section secrète 209 à la prison d’Évin, près de Téhéran.

«On reproche à certains rapporteurs d’être partiaux, d’abuser de leur position. On ne se pose pas la question pour les États», poursuit-il. Et de revenir sur un épisode survenu lors d’une session du Conseil en mars 2007: «Un ambassadeur accusait les experts de l’ONU de mentir. Le délégué argentin est alors intervenu: du temps de la dictature argentine, a-t-il dit, dans cette même salle, l’ambassadeur argentin a publiquement traité Louis Joinet de menteur. Quatre ans après, celui-ci était cité comme témoin dans le procès des tortionnaires à Buenos Aires. Ces derniers ont été condamnés. Qui était le menteur alors, le pays ou le rapporteur

Très inquiet de l’offensive de certains pays du Sud pour imposer un code de conduite restrictif aux enquêteurs de l’ONU, Louis Joinet relève toutefois une certaine ambiguïté des pays riches.
«Quand je présidais le groupe sur la détention arbitraire, nous étions très critiqués par les pays du Sud et plutôt appuyés par ceux «du Nord», selon la terminologie de l’époque, raconte-t-il. Or il y a sept ans, nous avons obtenu que notre mandat soit étendu non seulement à la détention des prisonniers politiques, mais aussi à la rétention des étrangers en voie d’expulsion. Depuis, nous avons aussi enquêté dans les pays occidentaux et, du coup, le soutien que nous avions de ces pays est devenu moins ferme

«Le problème, c’est que celui qui se dit «démocratique» un jour ne l’est pas forcément le lendemain et vice versa. Moi qui appartiens à la génération de la guerre d’Algérie, quand j’entends dire que la France est la patrie des droits de l’homme, j’éprouve plus que de la gêne.»//////////Carole Vann


Rédigé par psa le 13/09/2010 à 02:02
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