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Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Le Togo a si longtemps marché au ralenti qu’il est devenu une proie facile à tous les prédateurs, nationaux et internationaux. Désormais, tout doit être mis en œuvre pour que les prochaines élections présidentielles soient l’exact reflet de la volonté exprimée par le peuple togolais quant à sa gouvernance les cinq années à venir. C’est l’appel de la démocratie elle-même au Togo. C’est l’appel à la démocratie que tout un peuple déterminé hurle, encore cinq années durant, pour que des réformes suffisantes soient effectuées afin d’aboutir à des élections qui ne déclarent pas toujours le pouvoir cinquantenaire gagnant. Le Togo n’en peut plus de la mauvaise foi caractérisée de ses dirigeants politiques et de leur obscénité républicaine. D’autant plus que la volonté d’alternance et de changement des citoyens n’a jamais été chargée d’aucune sorte d’ambiguïté, si ce n’est le détournement constant de leurs suffrages : « Arrêtez et passez à la démocratie! Vous vous en porterez mieux autant que le Togo. »


La révolte des Sabines
La révolte des Sabines

Jusqu’à maintenant, les choses ne sont pas dans cette perspective souhaitable d’une élection transparente et fidèle au désir du peuple togolais. Jusqu’à maintenant, la désinvolture habituelle s’est réinstallée et, comme à l’accoutumée, tous les mécanismes d’une répétition frauduleuse des résultats électoraux se sont mis en marche, du ministère de l’Administration territoriale jusqu’à la fameuse Commission électorale nationale indépendante. Et probablement, les clandestins Centres de calculs électoraux parrainés par les officines du gouvernement et dirigés par des experts venus de partout qui y font leur beure rapide et liberticide ne tarderont pas à être réactivés pour corrompre les données informatiques, leur transmission et leur traitement en temps et lieux. Quoi dire… Quoi leur dire… « Continuez! La fraude vous va si bien » ou « Arrêtez! Trop, c’est véritablement Assez pour un seul pays déjà à genoux. »

Des élections toujours frauduleuses constituent un luxe que le Togo ne peut plus se permettre. Le Togo ne peut plus continuer à vivre dans la démocrature et servir de bande d’essai permanent à toutes les insuffisances politiques, à toutes les fantaisies économiques, à tous les fantasmes sociaux, à tous les forfaitures financiers, à tous les drames de l’endettement empêchant le déploiement judicieux des programmes de développement au profit des générations de citoyens. Le Togo n’en peut plus de la mauvaise foi de ses dirigeants qui savent bien qu’ils doivent passer la main, passer à la démocratie.

Le destin démocratique du Togo ne peut pas être si longtemps confisqué par un groupuscule de personnes entêtées à rééditer des exploits macabres pour s’accrocher à un pouvoir dont ils n’ont jamais valablement su être à la hauteur, ou encore s’en montrer digne. La preuve? Deux années exactement pour produire un opuscule de synthèse du rapport sur « La réconciliation des Togolais » : la raison principale de la captation du pouvoir par le chef d’État togolais en 2005. Deux années, du 3 avril 2012 au 3 avril 2014, pour l’équivalent de sept pages normales d’un vulgaire « copier-coller », pompeusement dénommés « Livre Blanc du Gouvernement sur les Recommandations de la CVJR », la Commission Vérité Justice et Réconciliation.

Un gouvernement pris en flagrant délit d’inexistence politique

Toute une prouesse d’efficacité ce petit livre blanc gouvernemental qui n’aurait sans doute pas existé si le Togo n’était pas à la veille d’une élection présidentielle prévue pour mars-avril 2015. Le petit livret blanc de quelques pages, encadré du drapeau togolais et doté d’une conclusion de deux phrases, deux phrases de cinquante mots qui constituent le summum de l’incompétence et de la malhonnêteté qui se sont installées au cœur du pouvoir politique, à lui seul ce livret témoigne de la quasi-inutilité de la gouvernance régnante au Togo.

Depuis le 3 avril 2014, jour de l’adoption de ce petit livre blanc en Conseil des ministres, tout un gouvernement venait de se faire prendre en flagrant délit d’inexistence politique et d’obscénité républicaine. La suite des choses ne fait que confirmer la vacuité du gouvernement togolais qui , même en défaut de confiance devant sa propre majorité parlementaire –à moins que le tout ne soit un jeu politique malsain, ne s’en était pas rendu compte et continu d’opérer inutilement comme si de rien n’était. Tout est possible au Togo politique; tout est possible lorsque les règles républicaines n’ont de valeur que celle d’une décoration passagère.

La Constitution et les textes électoraux n’avaient aucune valeur en février 2005 à la disparition de Gnassingbé Eyadema; ils n’en ont pas plus dix années plus tard où tout un parti présidentiel, UNIR, déclare ne pas comprendre le principe et l’importance de la limitation du mandat à deux termes de cinq ans pour une seule et même personne, et se déclarant ainsi incapable de désigner une autre candidature pour représenter ses couleurs et ses idées. À vrai dire, le désir de respecter les valeurs constitutionnelles susceptibles d’aider à établir les bases minimales d’une démocratie au Togo n’a jamais été de la stratégie du parti présidentiel togolais. Tout pour nuire, rien pour unir; tout pour UNIR, rien pour la démocratie.

Il est ainsi raisonnable de penser que lorsqu’il s’agit du Togo, l’heure n’est plus à la plaisanterie débilitante d’une autre époque. Certes, les pressions diverses font leur effet. Le langage triomphant et irrespectueux vis-à-vis du peuple togolais, autant de verbiages servis jusqu’à ce jour par les obligés du pouvoir présidentiel togolais, commencent à s’adoucir et à prendre la mesure de leur propre insuffisance et exagération. Comme si tout devait continuer dans l’inacceptable, comme si pour eux tous, les fossoyeurs du destin de leur peuple, Trop n’est jamais Assez pour qu’ils arrêtent sans y être forcés par l’histoire. Le code génétique du Togo n’est nullement dans la séquence infiniment répressive et humiliante imposée aux populations depuis cinquante ans, par la même ascendance biologique secrétant rien d’autre qu’une idéologie machiavelo-jupitérienne incompatible avec le contexte, puisque sans résultat leur permettant de s’éterniser tranquillement au pouvoir.

Orphelins depuis trop d’années, le peuple togolais ne peut plus se tromper sur ses besoins et il sait désormais compter sur sa propre détermination. C’est d’ailleurs en son sein que s’élèvent toutes ces voix pour débarrasser le Togo de tant de vilenies qui ont fait déferler les citoyens, à chaque fois les lendemains d’élections, dans les rues de leurs villes et villages, offrant leur poitrine aux balles assassines et leur corps aux expéditions punitives. C’est la même hardiesse citoyenne qui se profile à l’horizon, avec cette fois-ci le curieux avantage des échecs et des traumatismes antérieurs pour le seul et même peuple, uni face à l’oppression imméritée, uni face à la répression malheureusement inéluctable.

Ignorez-les tous, la République y reconnaitra les démocrates
Si tant de grognes durent et persistent au Togo, c’est surtout parce que dans les rues togolaises, par faute d’avenir et de métier, il fallait aussi et immanquablement de la liberté et de la dignité à cette jeunesse togolaise. Nul ne peut refuser aussi bien la dignité que le gagne-pain à son peuple et s’attendre à s’extraire de sa rage et de sa colère lors des élections. Parce que seulement, à la veille de ces rendez-vous électoraux, des programmes alléchants de manipulation et d’achat de conscience ont émergé comme des attrapes-électrices? Insuffisant! Il en faut beaucoup plus aujourd’hui pour échapper à la sanction populaire. Et c’en est ainsi partout à travers le monde où rien ne ressemble à un peuple qu’un autre peuple; la démocratie étant désormais dans le panier vital de tous les citoyens du monde.

Naturellement, le peuple togolais n’est pas content qu’aucune élection n’ait suffi à sa peine. Et nous sommes tous des insatisfaits aux côtés de la majorité active du peuple togolais, celle de l’intérieur des frontières nationales comme la majorité de la diaspora togolaise. Quant à cette « majorité silencieuse » confidentiellement venue de nulle part et qui toujours apparaît aux funestes veillées financières d’avant les élections majeures, autant les ignorer tous : la République y reconnaîtra les siens le moment venue.

Tout un pays ne peut pas si longtemps, pendant cinquante années, dégringoler du respect à l’indignité; dégringoler de la ligue majeure des modèles et des espoirs à la ligue mineure des drames, des incongruités, de l’arrogance, de la dormance et de la tromperie politique récurrente. Le Togo a tellement marché au ralenti qu’il est devenu une proie facile à tous les prédateurs des temps modernes : plaque tournante du trafic de drogue et des armes, isoloir doré des repris de justice de tous poils, pépinière pour larrons et joyeux lurons ayant partagé des pans entiers de l’économie et de l’État, etc. Tout circule librement au Togo et chacun y fait sa loi sur le territoire qu’il s’est attribué, associant souvent Dieu à ses exploits démoniaques pour se donner bonne conscience. Et il semble qu’il en existe encore qui penserait à « offrir » un autre mandat de cinq ans à une telle gouvernance aussi embarrassante que dramatique. Non… Mais… Enfin… Pour quoi faire? Trop n’est-il pas Assez?

Pas sorcier la démocratie : deux mandats et s’en va
Qu’il soit reproché aux démocrates togolais de distiller trop d’espoir de changement dans la population. Qu’il soit aussi reproché aux adeptes de la démocratie définitive et de la République intégrale au Togo qu’au lendemain de leur désillusion électorale programmée, ils rentreront bien dans le cycle élection-revendication-répression-négociation-participation. En son temps, il fut également reproché à Victor Hugo par son jeune ami, écrivain et diplomate, Alphonse de Lamartine, que son nouveau roman « Les Misérables » donnait trop d’espoir aux pauvres, aux « Damnés de la terre », à la bonne vieille population. Sauf que depuis, Lamartine à eu le temps d’apprendre de la vie, le monde a changé et l’histoire n’en finit pas de se moquer des personnes et des institutions qui refusent d’évoluer avec leur temps. C’est la démocratie elle-même qui frappe à la porte du Togo désormais, incapable d’attendre si longtemps au seuil d’un pays qu’elle voit bien à la dérive.

La destinée démocratique du Togo ne peut plus être si longtemps compromise. Autant la peine de mort est injustifiable dans le monde moderne d’aujourd’hui, autant s’accaparer du pouvoir et y faire plus que deux mandats au poste présidentiel sort complètement de l’entendement démocratique des peuples du XXIe siècle, quelle que soit la raison, la combinaison ou la manigance. Pas sorcier la démocratie moderne qui est tout le contraire de la loi du plus fort, tout le contraire de la loi du plus Faure. Deux mandats et s’en va, quelles que furent vos habiletés et inhabiletés, vos promesses ou vos gentillesses, vos astuces ou vos caprices, vos origines ou vos sabines. Quoi de plus clair et limpide. C’est bien ce que veut le peuple togolais lorsqu’il a eu à s’exprimer sur le sujet en 1992 par référendum. Trop d’espoir n’est donc pas donné à un peuple qui sait reconnaitre ses besoins de démocratie et de dignité, et n’a de cesse de les répéter à toutes les autres occasions.

Tous ces accents inconnus à la démocratie qui s’expriment à travers des pages entières de publicité et par de larges et incohérentes interviews, plus personne n’en est dupe. Toutes ces larmes semées dans tant d’élections truquées au Togo, plus personne n’a besoin de leurs fruits amers. C’est bien d’un autre Togo que veulent les Togolais. L’horizon est clair, la destination est connue : l’alternance et le changement politique en 2015. Contre l’absolutisme, les citoyens togolais ont fait leur carapace. Qu’il soit entendu et reconnu que par-delà les frontières et les mers, de partout où ils se trouvent, les Togolaises et les Togolais veulent sortir de la démocrature et reprendre leur course enthousiaste vers le développement. Ainsi parlent et agissent tous les citoyens du Togo, à moins de dix mois des élections présidentielles et même après. Ainsi répondent-ils favorablement à l’appel pressant de la démocratie pleine et entière, l’appel de la République intégrale.



Diplomatie Publique


Rédigé par psa le 28/07/2014 à 02:00
Tags : Démocratie politique Togo Notez



Revoir nos certitudes : l’évaluation effrénée du travail devient obsolète. La tendance à mesurer le travail quantitativement montre ses limites : les travailleurs ne peuvent qu’être pris en défaut et il ne leur reste plus d’autre choix que le déni de leur vulnérabilité ou un sentiment d’échec. Le coaching et des retours réguliers sur la qualité des prestations et services seraient des méthodes plus efficientes. C’est le bon moment pour le dire : lorsque la Mecque du football mondial lui-même sombre –le vrai Vatican même diront certains, le Brésil renversé à 7-1, il faut bien revoir nos certitudes.


Trop d’évaluation tue la performance humaine
Évaluer la performance des collaborateurs sur la base de critères quantitatifs convainc de moins en moins les managers. Cette pratique fondée sur le chiffrage des résultats – individuels ou collectifs – et qui permet d’attribuer des notes et des bonus aux employés lorsque certains objectifs sont atteints, serait «dépassée», selon une enquête publiée en mars par Deloitte et portant sur 2500 sociétés dans plus de 20 pays, dont la Suisse. «L’expérience a montré que cela avait des conséquences négatives sur la motivation du personnel», explique Tanguy Dulac, manager en gestion du capital humain chez Deloitte. Les meilleurs éléments se sentent mis sous pression et ceux qui réussissent moins bien ont l’impression d’être dépassés. La méthode pourrait même, selon le témoignage d’un collaborateur de la société Adobe rapporté par Tanguy Dulac, «briser des âmes».

«Plus de 50% des entreprises interrogées admettent que ce système ne fonctionne pas, la plupart ont même l’impression qu’il leur fait perdre du temps», précise Tanguy Dulac. Pour la société informatique américaine Adobe, basée à San José, ce système assorti de bonus représentait plus de 80 000 heures de travail par année (pour quelque 9000 employés). D’après le rapport Deloitte, 70% de ceux qui l’ont introduit dans leur entreprise seraient en train de réfléchir à un autre système. Aux États-Unis, Microsoft et Motorola Solutions ont renoncé à cette pratique à la fin de 2013. D’autres compagnies américaines, comme Juniper Networks, New York Life et Kelly Services, par exemple, l’avaient déjà abandonnée quelques années plus tôt.

Le rapport Deloitte indique que les sociétés suisses se reposent encore passablement sur ce système «obsolète». Impossible toutefois de chiffrer précisément les habitudes helvétiques. Ni la Fédération patronale suisse, ni la Fédération des entreprises romandes Genève, ni la Société suisse de gestion des ressources humaines ne disposent de statistiques. Lorsque l’évaluation est individuelle, elle se fait normalement lors de l’entretien de fin d’année. Mais elle peut aussi porter sur une équipe de travail ou un service entier. Dans les deux cas, les outils utilisés sont, outre l’entretien: l’audit, le questionnaire et l’évaluation à 360°.

Dans le secteur des services, où les qualités les plus recherchées sont de l’ordre du savoir-être, la transposition de la performance humaine en données chiffrées est critiquée. Elle est d’autant plus discutée que les bonus octroyés aux employés performants sont souvent perçus comme injustes ou à tout le moins aléatoires. Interrogé par Le Temps, le sociologue français Vincent de Gaulejac, auteur des livres «La société malade de la gestion » et « Le Coût de l’excellence », publiés respectivement en 2005 et 2007, cite l’exemple d’une guichetière qui a reçu une prime grâce à un gros client venu spontanément faire ses achats auprès d’elle. Ne pouvant légitimement s’en octroyer le mérite, il lui était impossible d’éprouver de la fierté. Sa réaction fut un sentiment de dérision.


D’après Vincent de Gaulejac, la quantification des performances s’est répandue dans les entreprises à partir des années 1990, et ce, d’autant plus facilement qu’elle a été présentée aux directeurs RH comme une méthode rationnelle et objective, reposant sur des critères louables: comme le désir de progresser, le mérite ou encore le goût d’entreprendre. Vincent de Gaulejac y voit une forme de «quantophrénie». «Le culte de la performance a contaminé les RH pour y introduire des logiques commerciales. La performance humaine n’est plus mesurée à l’aune de la qualité du service rendu pour tous, mais en fonction de son coût et de ses résultats financiers. Ce procédé entraîne une course infernale vers un idéal irréaliste: une qualité totale, une entreprise sans défauts. Les travailleurs ne peuvent qu’être pris en défaut et il ne leur reste plus d’autre choix que le déni de leur vulnérabilité ou un sentiment d’échec

Par quoi remplacer ce système? Deloitte préconise des «retours» et un coaching continus. En se focalisant sur ces aspects, Adobe, qui produit des logiciels graphiques, aurait enregistré une réduction de 30% de la rotation du personnel. Dans un contexte de guerre des talents, Deloitte pense qu’il est préférable de se concentrer sur l’accompagnement des collaborateurs, afin de retenir les meilleurs éléments, plutôt que de chercher à jauger la compétitivité. «Le manager est appelé à passer du rôle d’évaluateur à celui d’accompagnant», résume Tanguy Dulac.

Faut-il pour autant bannir l’évaluation quantitative de la performance? «Je n’irais pas jusqu’à dire que cette approche est complètement dépassée», nuance Christelle Quémeneur, senior consultant chez Hostettler, Kramarsch & Partner (hkp), à Genève. «Mais les critères quantitatifs sont certainement insuffisants; ils doivent être combinés avec des critères qualitatifs. Cela dit, la part du quantitatif va effectivement en diminuant

Autre solution: pondérer le système d’évaluation en liant les bonus à la performance individuelle et à la performance collective à la fois. C’est l’option choisie il y a quelques années par Vaudoise Assurances. «Il y a un équilibre à trouver entre les deux», explique Karim Abdelatif, directeur et chef des ressources humaines. «Si la performance individuelle n’est pas suffisamment prise en considération, les collaborateurs risquent de ne plus voir l’intérêt à s’investir personnellement; si elle prend trop d’importance, ils peuvent perdre de vue le fait que leur performance est toujours permise par le collectif. Il est également essentiel que les objectifs fixés lors de l’évaluation restent une ambition et ne deviennent pas une contrainte. Ces buts doivent donc être discutés avec les collaborateurs et ajustés à leur point de vue, pour rendre l’adhésion possible.»####Francesca Sacco


Ad Valorem


Rédigé par psa le 11/07/2014 à 05:51