Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Deux mois après la Présidentielle, Agbéyomé Kodjo demeure le vainqueur selon le principe de "l’idéal démocratique" de la Constitution togolaise...


Le Gagnant est... Agbéyomé Kodjo


│COMMUNIQUÉ│


Deux mois après la Présidentielle, Agbéyomé Kodjo demeure le vainqueur selon le principe de "l’idéal démocratique" de la Constitution togolaise.

₪₪₪₪

L’histoire du Togo est celle d’une minorité militaro-clanique qui a confisqué le destin de ses concitoyens, depuis plus d’un demi-siècle.

Le samedi 22 février 2020, à travers l’élection présidentielle indélicatement organisée par La Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le gouvernement togolais, le Peuple a saisi l’occasion pour rejeter le régime qui l’étouffe et l’assujetti en élisant Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, légalement et légitimement.

Les différents principes qui fondent la Constitution togolaise, dont l’idéal démocratique, joints aux doctrines et pratiques du droit international auxquelles la Loi fondamentale togolaise accorde une égale autorité, forcent la CENI et le gouvernement du Togo à respecter les plus hauts standards en matière d’organisation et de gestion de toutes les élections.

Plus de huit semaines après la Présidentielle du 22 février 2020, le défaut par la CENI et le gouvernement de remplir leur obligation de publier les résultats à leur plus petit niveau de justification et d’analyse, conforte largement la prétention légale du candidat Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, d’être le gagnant légitime du suffrage de ses concitoyens.


InterTogo rappelle que pour connaître les résultats d’une élection crédible, au Togo ou ailleurs, les participants et ayants cause n’ont pas besoin de disposer de 100% des preuves ou des procès-verbaux.

InterTogo interpelle la CENI et le gouvernement togolais qu’il leur incombe, toujours, l’obligation de prouver par les plus petites données possibles, les infra données supportant chacun des résultats attribués à tout candidat, et qu’en aucun cas, cette obligation constitutionnelle et du principe du droit de la preuve ne saurait être renversée.

InterTogo réitère que la victoire de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO est légale et légitime, en considération de tous les attributs légaux et contextuels ; en conséquence de quoi le pouvoir du président sortant ne peut-il s’imposer aux citoyens du Togo, toujours par la force de son armée prétorienne ou par des accusations et procès iniques.

₪₪₪₪ 22 avril 2020 ₪₪₪₪

●InterCitoyens & InterAmis du Togo●

Contact :
[Pierre S. Adjété, porte-parole ● Courriel : reponserepublicaine@gmail.com


Ad Valorem


Rédigé par PSA le 22/04/2020 à 00:40



Un immense talent que nul ne peut lui ravir, une conscience de l’étendue de ses dons, une gêne et une humilité extraordinairement cachées au grand public, une marque d’intelligence et de générosité humaine partout inaliénable, en Afrique et au-delà, Édem Kodjo… Au-devant de toute personne, Édem Kodjo offre un choix net, clair et sans équivoque : amour ou jalousie, jamais l’indifférence…


La Race des Seigneurs
La Race des Seigneurs


Un immense talent que nul ne peut lui ravir, une conscience de l’étendue de ses dons, une gêne et une humilité extraordinairement cachées au grand public, une marque d’intelligence et de générosité humaine partout inaliénable, en Afrique et au-delà, Édem Kodjo… Au-devant de toute personne, Édem Kodjo offre un choix net, clair et sans équivoque : amour ou jalousie, jamais l’indifférence…


Un nom de grande valeur : Édem Kodjo… Mais un nom trop souvent traîné dans la boue par des gueux… Parce que ce nom a été jeté un jour en pâture à ces gueux par un certain Gilchrist Olympio dont tout le Togo buvait alors la parole et l’incompétence au Togo –sauf moi, sous prétexte que mon Grand Frère Édem Kodjo aurait créé le parti unique d’alors, le RPT, le Rassemblement du Peuple Togolais. Parlons-en de la création du RPT au Togo…

Depuis quand les personnes de grande valeur sont-elles noyées par d’autres, peu douées ? C’est souvent le contraire d’ailleurs. Depuis quand dans un groupe de dix Togolais chargés par le président Eyadema, avec un talent et une capacité aussi immense et trépidante comme Édem Kodjo en possédait, pourquoi devrait-il subitement s’éteindre ? Comment s’éteindra-t-il subitement Édem Kodjo revenu pour servir le Togo après une formation brillante et remarquée à la prestigieuse École Nationale d’Administration (ENA) française ?


Édem Kodjo… Sa Mémoire… Le RPT


Partout en Afrique… Des Partis uniques

Inconnu du grand public, voilà donc Édem Kodjo qui, de par ses capacités énormes, s’était retrouvé dans le fameux "Groupe des Dix". Ce qui devait arriver arriva… Tout le boulot, tout le travail de groupe, toute la mission lui est resté sous les bras, lui, jeune et travailleur ; ses aînés ne demandaient que ça, d’ailleurs… Voilà pourquoi, tout naturellement, le jeune Édem Kodjo s’était retrouvé Secrétaire général du RPT, le parti unique togolais, à la fin de cette expérience, et alors même que les partis uniques pullulaient partout en Afrique et dans les "Pays de l’Est".

Une théorie faisait consensus à cette époque : il faut créer les Nations africaines afin de pouvoir réaliser le développement, et sans perdre l’énergie dans les "querelles inutiles" entre partis politiques… Le parti unique était partout ; avec quelques rares exceptions ou des avatars de démocratie comme le Sénégal.

Comme l’on ne pouvait reprocher à un ministre africain de l’Économie et des Finances d’avoir créé ou installé les fameux "Ajustements structurels" dans son pays, personne, aucune personne de moindrement sensée ne pouvait accuser qui que ce soit d’avoir créé un parti unique dans un pays africain de cette époque-là, sauf au… Togo, naturellement. Au Togo où les citoyens naïfs ne pouvaient que renouveler, jusqu’à la nausée, tout ce que des incompétents politiques et des futurs naufragés leur font répéter depuis trop longtemps…

Cette somme de talent a été mise à la disposition de continent africain, avec grand métier et forte admiration, à la responsabilité de Secrétaire général de l’OUA, l’Organisation de l’Unité Africaine, par Édem Kodjo. Des générations d’Africains lui sont restées des admirateurs. Je dois rendre témoignage… Un jour, au retour d’une tournée, en route vers Montréal via New York, j’ai fait la portion Abidjan-Freetown-Dakar avec Édem Kodjo. Lorsque j’ai su à l’embarquement d’Abidjan qu’il était sur le vol, j’ai demandé à être placé à ses côtés. Ce qui fut fait. Ce trajet a pratiquement créé des émeutes diplomatiques chez ses admirateurs africains des services de protocole. Incroyable !

Oui, après toutes les togolaiseries des uns et des autres déjà, autour du président Gnassingbé Eyadema, à l’étroit au Togo, Édem Kodjo s’était intéressé à l’OUA. Aidé en cela par plusieurs de ses collègues ministres des affaires étrangères, après que le président Léopold Sédar Senghor lui-même eu à le lui suggérer avant d’en convaincre trois autres chefs d’État Africains. C’était d’ailleurs à quatre que les présidents Senghor, Houphouët, Bongo et Obasanjo s’étaient mis pour convaincre le président Eyadema. Sans exagération, c’est de peine et de misère que le dossier Édem Kodjo, au tout dernier moment, fut acheminé à Addis-Abeba. Gnassingbé Eyadema, qui n’était pas dupe, voyait déjà en Édem Kodjo, un sérieux concurrent à sa succession. L’histoire a d’ailleurs confirmé tous ces soupçons, si l’on se souvient de l’acharnement avec lequel Édem Kodjo fut combattu et martyrisé par son propre pays à l’OUA. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Akakpo Ahianyon, faisait la basse besogne… À son corps défendant !


L’histoire est têtue… Les faits ne trompent guère… Le Togo était invivable par le culte de la personnification de Gnassimbgé Eyadema dont Akakpo Ahianyon était le chantre, à travers son "Eyadémaïsme" :
« (…) la doctrine de l’éyadémaïsme est incontestablement entrée dans toutes les consciences, elle est ancrée dans les cœurs de tous les Togolais. C’est pourquoi il n’est pas de force, aussi maléfique soit-elle, qui puisse la détruire. C’est pourquoi la doctrine de l’éyadémaïsme a conquis sa place en tant que doctrine historique et universelle. Devenue historique, elle est assurée de la pérennité. Universelle, elle est assurée de la vitalité de l’universalité. (…) les bases sur lesquelles s’édifie la nation togolaise sont des bases solides, posées par une main experte, celle d’un homme qui travaille à la manière d’un savant averti de la chose et de la méthode scientifique. »

Du délire pur à la Akakpo Ahianyon d’alors, et qu’aucun Togolais ne pouvait plus supporter, passées les tromperies explicatives de l’accident d’avion de Sarakawa… Édem Kodjo n’avait plus sa place dans un tel théâtre, pour une personne de son envergure, formée, motivée et armée du désir de servir son pays. Un décor aussi prestigieux que l’OUA pouvait accueillir sa compétence ; ce qui fut fait une nuit de juillet 1978 à Khartoum. Après l’OUA, ce fut l’exil. Tous les Togolais, Édem Kodjo y compris, avaient été les victimes des dérives d’un système épouvantable auquel des pourfendeurs antérieurs comme Gilchrist Olympio trouvent des vertus aujourd’hui, pour s’y allier et s’y alimenter.


Édem Kodjo… Sa Mémoire… Le RPT


La Marque des Grands Hommes

Celui que les Togolais aiment haïr, les Africains lui vouent un culte. C’est le destin des grands hommes : ces personnes, de Jésus à Mahomet, ne furent jamais reconnues par les leurs. Allez donc savoir pourquoi… Il n’est pas surprenant et il n’est pas étonnant de lire certains Africains comme le Camerounais, actuellement l’un des vice-présidents de la Banque Africaine de Développement, affirmer que : « … Si la politique internationale était simplement une question d’intelligence, de brio, de compétence, de doigté et de talent, le Togolais Édem Kodjo aurait été à peu près imbattable. » Une telle reconnaissance est métacompétence, une grandeur d’être immense et infalsifiable.

La mémoire de cet homme, Édem Kodjo, doit être restituée à la vérité et à l’honneur… Édem Kodjo, plus souvent empêché et convoité, comme personne et comme politique ; Édem Kodjo ne porte pas plus le Togo sur ses épaules que les autres hommes et femmes de son époque ont le devoir de combattre l’imposture et l’invouloir qui se sont emparés du Togo depuis si longtemps. Du Benin à la Côte d’Ivoire ou au Mali, des partis uniques n’ont pas empêché l’alternance politique. Est-ce la faute à Édem Kodjo ? Avant et après le 22 février 2020, l’histoire qui tâtonne au Togo est-elle ralentie par Édem Kodjo ? Évidemment non ! Ni à gauche ni à droite, le mal togolais est bien en face de nous…

Cette initiative est mienne. Je me dois de le rappeler… Elle m’est nécessaire en réponse claire à l’avalanche des incrédulités agissantes, ressuscitées ici et là… Édem Kodjo n’est plus là pour me dire de sa voix qu’il prenait traînante sur mon prénom, Pierre… "Pierre, c’est le Grand Frère, c’est Édem Kodjo, rappelle-moi". Homme de discrétion et de peu de mots au téléphone, à ces genres de messages, je devinais la suite : "Pierre, ce n’est pas la peine de…" ou "Pierre, je voudrais que tu…" À Libreville, en discussion dans une chambre d’hôtel, avant l’entame des échanges, il s’était levé ce jour-là pour mettre en marche la télévision, ajoutant généreusement : "On ne sait jamais, Pierre…" J’ai appris la leçon depuis lors. M’écoute-t-il aujourd’hui de là où il est ? De toutes les façons, il me reconnaît le caractère pour tout assumer… Fièrement !

Édem Kodjo n’est plus là aujourd’hui pour nous nourrir de la densité de sa personnalité… Et c’est maintenant qu’il faut porter haut sa personnalité et son héritage : Édem Kodjo a vécu pour le Togo et pour l’Afrique, bien souvent au détriment de sa famille, et accusé à tort de certains couacs togolais. Quand le cœur m’en dira, je reviendrai sur un autre quiproquo, détourné par ces impénitents arracheurs de dignité. L’œuvre Édem Kodjo parle haut et fort dans toute sa densité. Mais avec l’abnégation que je me connais, jamais la dignité de cet homme, et de bien d’autres d’ailleurs, ne me fatigueront sur le chemin du retour à la République au Togo. Ne le disait-il pas lui-même :
"Mère-Afrique, tes enfants ne réclament pas autre chose que la dignité, l’éthique, la considération et la justice… En être conscient est une nécessité, agir en ce sens est un devoir." Édem Kodjo, 1938-2020.


Pierre S. Adjété
Québec, Canada
[14 avril 2020]



Ad Valorem


Rédigé par PSA le 13/04/2020 à 21:33



1 2 3 4 5 » ... 134