Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Voir et Savoir, Fabrice Robin
Voir et Savoir, Fabrice Robin
Ici on parle de 40 milliards de dollars bien comptés. C’est la perte confirmée de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, sous le règne d’Henri-Paul Rousseau et surtout au terme des achats délibérés des Papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA), un parfait charabia pour désigner des titres bidons garantis par des dettes des particuliers pour la plupart. J’ai cherché à avoir une idée de son parcours : tout a fait normal pour une personne à qui des milliards de nos cotisations diverses ont été confiés de 2005 à 2008. Impossible toutefois de trouver sa thèse de doctorat en économie de l’Université Western en Ontario voisin, obtenu en 1973. Alors j’ai abandonné cette piste pour chercher le profil comparatif de l’un des anciens présidents de cette même CDPQ, Jean Campeau –dont je demeure un grand admirateur, en dehors du fait qu’il ait été mon parrain de promotion au sortir des HEC ; et c’est d'ailleurs cette admiration qui m’avait convaincue d’aller le chercher carrément dans sa réserve, comme mentor, avec des gens comme James Onobiono de Douala et Maryse Aulagnon de Paris... Beaux souvenirs d'actualité! Je redécouvre alors ce que j’avais oublié : lui, Jean Campeau, 78 ans en juillet prochain, ne possède pas tous ces ba-doctorat (du pur Bantou, SVP); mais il savait gérer en bon père de famille en prenant des risques calculés avec tout l’espace financier que lui donnait la Caisse. Piètre communicateur à mon gout, comparé à Henri-Paul Rousseau, Jean Campeau est quand même sorti de sa réserve pour dire l’évidence que la gestion du risque demeure à interroger à la Caisse de dépôt. C’est probablement là que se situe notre déception collective : 40 milliards en pertes reliées aux Papiers commerciaux et personne ne semble être responsable au point de s’indigner et vouloir tout au moins connaitre l’entière vérité sur cette aventure financière assez couteuse. C’est tout un gouvernement, celui de Jean Charest, qui participe à cette tentative de camouflage. Il est vrai que l’économie n’est pas la tasse de thé du PM du Québec qui comme chacun le sait rêve de faire des PPP (Partenariat Privé Public) pour satisfaire une idéologie et surtout diriger le Canada un jour prochain. Pour y arriver, Jean Charest -pour lequel j'ai déjà fait campagne apr`s le départ de Brian Mulroney et contre Kim Campbell -je l'avoue, ne doit pas faire de vague ou donner l’impression que son expérience à Québec est entachée d’une si mal gouvernance. Évidemment, il dit qu’il ne sait rien et ne savait rien de la gestion de la Caisse. Alors, raison de plus de savoir maintenant. Et c’est ce que nous voulons avant de commencer à payer plus chèrement cette erreur colossale à travers les divers frais et taxes indirects. Voir clairement et surtout savoir avant de passer collectivement à la caisse, par ces temps difficiles.

Mot à Maux


Rédigé par psa le 10/03/2009 à 09:16
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