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Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Économiste, essayiste et autres, PSA travaille dans l’administration fédérale canadienne. PSA est un partisan assumé du «Grand Pardon» et un adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Togo – Le chaînon manquant
Compatriotes,

Certains d’entre vous ont pu discuter de vive voix, avec moi, de l’initiative nouvelle en éclosion. D'autres n’ont peut-être pas reçu mon coup de fil. Il n’est pas tard, nous pouvons toujours discuter de ce nouveau défi, commun, qui s’est littéralement imposé à notre responsabilité de citoyen. N’ayez la moindre hésitation à me contacter.

Dans tous les cas, l’objectif inaliénable qui est le nôtre est de constituer un fonds, le « Fonds Démocratie au Togo », afin de mieux supporter notre ambition démocratique légitime pour le Togo. Tous les paramètres de lancement de cette initiative sont dans les trois documents, ToGoYeYe 1, 2, 3 ci-joints au présent message.

Véritablement, le Togo appelle sa Diaspora : une fois de plus, notre pays a besoin de nous, autrement cette fois-ci. Il nous faut nous donner les moyens de répondre adéquatement à cet appel; le temps est donc venu de converger en actes, pour fournir une réponse solide et efficace au nouvel appel du Togo.


Souvenons-nous. Au départ, nous n’étions même pas aussi nombreux qu’aujourd’hui à envisager d’abord, concevoir tous les aspects ensuite, avant de réaliser les « États généraux de la communauté togolaise de l’extérieur » à Montréal, en avril 2003. Des citoyens togolais venus de partout dans la Diaspora, y compris de l’Afrique et du Togo même, avaient convergé pour redonner vigueur à la « Diaspora togolaise pour la démocratie et le développement ». C’est un hôtel en plein cœur de Montréal qui fut pratiquement monopolisé et utilisé pour atteindre nos résultats. Impossible n’est pas la Diaspora togolaise.

La Diaspora togolaise est donc en mesure de relever tout défi qui se pose à elle, lorsqu’elle s’organise et se décide en conséquence. Cette fois-ci encore, le défi n’est pas celui des moyens financiers. Qui est riche, et de quoi en réalité? Le défi n’est même pas celui de la politique partisane. Qui détient la vérité idéologique? Le défi du Togo est celui de la confiance : la confiance en soi d’abord et la confiance en tout autre compatriote ensuite. Voir les citoyens du Togo se faire suffisamment confiance pour s’engager, ensemble, sur le même chemin de vérité, de responsabilité et de citoyenneté. C’est là, le véritable chaînon manquant que nous avons le devoir de reconstituer aujourd’hui, dans un élan général de détermination et d’organisation méthodique.


Au retour de son dernier séjour au Togo, un séjour long de trois mois cette fois-ci, un de nos compatriotes me confiait qu’au-delà de l’état matériel précaire et très embryonnaire de notre pays, le Togo, c’est particulièrement l’abandon, le dysfonctionnement et la désolation éthiques ainsi que la non-fiabilité des uns et des autres qui frappent énormément sur le terrain. Ainsi, il serait devenu difficile de compter sur qui que ce soit, et pour quoi que ce soit au Togo.

Quelques jours à peine, un journal togolais rapportait les propos du directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sylvanus Olympio, de Lomé, qui nous annonçait du haut de ses grades et de ses fonctions que : « Le mal de cet hôpital, ce sont les mentalités. De tous les agents, à peine 2 sur 10 sont intègres ». Sauf que dans son cas, le Colonel directeur général du CHU Sylvanus Olympio a oublié qu’au-delà du diagnostic, ce qui était attendu de sa présence à la tête de l’institution est qu’il résolve les problèmes, et de la bonne manière; probablement par l’exemple.

Avec tant d’années à la tête du CHU Sylvanus Olympio, ce Colonel directeur général aurait pu faire de cet établissement hospitalier un modèle dans un contexte politico-social togolais en si complète désolation. Au contraire, comme si la situation de ce centre hospitalier est sortie du néant, « (…) à peine 2 sur 10 sont intègres », nous apprend-on. Étaient-ils auparavant 5 sur 10 à être intègres? Quoi espérer maintenant d’une telle dérive inhospitalière? Quoi dire de cette romanesque théâtralité de toutes les responsabilités? Je vous laisse tirer votre propre conclusion. Mais, collectivement, l’ignoble en cours et en ruissellement au Togo ne dédouane personne de ses responsabilités professionnelles, citoyennes ou républicaines. N’ayons pas peur de nos rêves pour le Togo.


Véritablement, le Togo a besoin de modèles. Des modèles à l’échelle du CHU Sylvanus Olympio, des modèles à l’échelle de l’armée togolaise, des modèles à l’échelle des établissements, des ministères, des institutions, des modèles à l’échelle de la République et de la conduite de ses affaires. Oui, des modèles. N’oublions pas : ce pays fut déjà un modèle, le Togo était un exemple dans beaucoup de domaines.

Dans la Diaspora togolaise, nous ne saurons nous contenter de simples diagnostics sur le mal togolais, sur les dérives antidémocratiques persistantes et vexatoires qui immobilisent toutes les opportunités et annihilent tous les progrès. Dans la Diaspora, notre conscience du mal togolais doit faire évoluer nos actions au niveau même de l’exemplarité afin de changer les choses, afin d’oser faire bouger les lignes. Et nous en sommes capables, si tant est que la situation du Togo nous préoccupe. Ne laissez donc personne vous faire croire que les Togolaises et les Togolais ne sont pas capables de grandes réalisations, et qu’ils mériteraient bien la non-démocratie persistante qui sévit sur la « Terre de nos Aïeux ».

À travers les péripéties de l’histoire récente du Togo, malgré les tribulations du moment, nombreux, nous sommes restés la continuation du Togo idéal; ce Togo modèle que nous avons le devoir de restituer aux générations futures. Et, lorsque nous le voulons, nous sommes capables de réaliser de ces grandes choses qui concourent à un modèle qui soit autre que celui qui s’étale sous nos yeux. Il n’y a donc aucune fatalité togolaise qui ferait que nous ne pourrions réunir suffisamment de Togolaises et de Togolais pour constituer un coussin financier à investir dans certains attributs devant aider à l’avènement de la démocratie au Togo. D’entre les millions de citoyens togolais de l’extérieur, nous sommes en mesure de réunir quelques centaines de volontés. #Togo1000Leaders, c’est l’équivalent de 1000 leaders pour changer le Togo, c’est-à-dire agir autrement : #ToGoYeYe #MILAWOE.

Voilà l’essence et la portée de cette initiative commune autour de laquelle nous sommes appelés à nous retrouver, nombreuses et nombreux, en toute solidarité avec le Togo, en toute confiance envers nous-mêmes.

Le Togo nous appelle de nouveau. Répondons fortement, fièrement et fidèlement. De partout, faisons donc l’histoire. Car, nul autre ne fera l’histoire du Togo à notre place. Cette nouvelle page historique de la Diaspora togolaise commence d’ailleurs le 4 juillet 2016. Soyons-y! En toute confiance, écrivons une nouvelle page.

Actions… À vous… Meilleures salutations.


Pierre S. Adjété
+1(819) 770-6969
psadjete@yahoo.ca
ReponseRepublicaine@gmail.com


Togo – Le chaînon manquant

Diplomatie Publique


Rédigé par psa le 01/07/2016 à 01:00
Tags : Démocratie Fonds Togo Notez