Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Actuellement à Paris, «Une Image peut en cacher une autre» fait le tour du monde des belles tromperies de la peinture et de la sculpture avec en vedettes Giuseppe Arcimboldo, Salvador Dali et, pour l’époque contemporaine, le Suisse Markus Raetz. Au Togo ceux qui savent ne parlent pas. Et les supputations prennent le pas sur l’introuvable réalité. La rumeur éternelle que l’un voulait à l’autre, tous des frères au demeurant, tourne à un drame national, un véritable bal masqué auquel s'est joint le chef de l'État togolais dans un discours mal inspiré par les attributs de son interférence dans l'univers de la Justice indépendante, dans les faits et en apparence. Manifestement, Faure Gnassingbé est mal conseillé par des courtisans désœuvrés ou des illusionnistes d'une autre époque. Adepte des faits immaculés et insolubles en toute concentration de droit, ces derniers jours j’en cherche encore de ces faits inaltérables et infalsifiables, vainement. Au téléphone les gens parlent peu, la divulgation des preuves et leur évidence sont fragiles, l'interdiction des réactions populaires directement exprimées sur les stations de radio locales est douteuse alors que le fait qu'une émission de RFI soit attendue à Lomé très prochainement donne finalement dans la confusion et l'inconstance du plan de communication associé à la gestion de cette crise… Autant de miroirs aux alouettes? Une distraction bananière que ce pays ne peut plus se permettre, dans tous les cas; une distraction convertible en peu de gain politique si ce ne sont la quête de soutien et la suspicion généralisée. En attendant, Laurent Wolf, pour Le Temps suisse, nous mène dans une réelle illusion artistique qui a besoin de toute notre attention pour réussir à décoder les composantes de cet autre méli-mélo parisien vite adopté au Togo politique.


Octavio Ocampo
Octavio Ocampo
« Une Image peut en cacher une autre, Arcimboldo – Dali – Raetz, l’exposition que présente la Réunion des musées nationaux au Grand Palais, à Paris, est placée sous le double signe du canard et du lapin. Référence à cette image populaire, citée notamment par Ernst Gombrich dans son essai L’Art et l’illusion, qui peut être lue alternativement comme une tête de chacun de ces animaux, et qui figure tout au début d’un parcours consacré à l’ambivalence de la vision autant qu’à celle des représentations. Le canard-lapin, appartient à la tradition des images d’Épinal, où le joueur, car il s’agit d’un jeu, est convié à chercher dans une petite vignette, figurant une scène de village ou de chasse, la boulangère dans sa boulangerie, le lièvre abattu ou le chasseur aux aguets dissimulé dans des branchages, le pandore prêt à mettre la main au collet du voleur, le butin disparu sauf pour les observateurs futés. »


Silence


Rédigé par psa le 22/04/2009 à 00:22