Il s’en trouve encore à se demander si le Tribunal pénal international (TPI) n’est fait que pour juger les Africains. Bien sûr que oui, et pourquoi pas! Aussi longtemps qu’une justice dans pratiquement tous les pays africains ne serait moindrement juste, aussi longtemps qu’un tribunal, une cour constitutionnelle ou suprême en Algérie, Burkina, Cameroun, Congo, Ouganda, Sénégal, Tchad, Togo, Tunisie, Zimbabwe et autres ne saurait placer l’éthique au-dessus des lois et dire le droit avec assurance, sérénité, autorité et respect, aussi longtemps que la première puissance africaine, l’Afrique du Sud ne saurait se comporter en nation exemplaire et non protectrice des bourreaux des peuples humiliés d’Afrique, le TPI devrait même être exclusivement une juridiction de recours pour les Africaines et les Africains toujours privés de leur dignité.
Des progrès sont perceptibles en Afrique. Mais ce continent en mérite beaucoup plus, et à un rythme plus soutenu. Et dans cet univers, les insuffisances politiques, le manque de volonté politique, le rythme des changements primordiaux et multiplicateurs de grands mouvements d’ensemble sont trop souvent restés inacceptables. Le départ de Mouammar Kadhafi a cela de positif que la Libye survivra au guide, généreux des dictateurs et despote des peuples, et ce n’est pas rien. Le chaos et les catastrophes font partie du naturel des peuples qui en ressortent grandis par ailleurs. L’histoire du monde en regorgent des ces exemples que devant l’inacceptable continuel, les grands remèdes sont de rigueur, qu’importe leur créateur ou concepteur, Africains ou non-Africains.
L’Afrique vacille lourdement. Les démocratures qui règnent sur le continent sont sérieusement en danger; toutes leurs manigances, frasques et autres roublardises démocratiques de toujours ont fait leur temps. L’heure est à l’ambition du vrai et de l’éthique; un train, un rendez-vous que nul ne peut se permettre de rater en Afrique.