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Pierre S. Adjété
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Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Quoique controversée, l'idée semble convenir aux gens du Québec. Manifestement, le statu quo est loin de convenir pour sauvegarder le fait français au Québec...


Toute la Constitution
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"Selon un sondage Léger Marketing commandé par l’universitaire et auteur Jean-François Lisée, 63 % des Québécois aimeraient qu’une constitution interne protège la prédominance du français, le patrimoine historique, l’égalité des sexes et la laïcité des institutions.
L’ancien conseiller politique de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, instigateur du controversé projet de loi sur l’identité québécoise proposé il y a quelques semaines par Pauline Marois, intégrera ces résultats dans le mémoire qu’il présentera demain à la commission Bouchard-Taylor. « Cet appui massif nous donne le degré d’attente des Québécois au sortir de la commission Bouchard-Taylor, dit Jean-François Lisée. Ils ne s’attendent pas à des demi-mesures. Ils s’attendent à des actions structurantes et majeures. Avec ces données, je vais dire à la Commission que l’inaction n’est pas une option et qu’il ne faut pas décevoir les Québécois. »
Ce sondage, mené entre le 14 et le 18 novembre auprès de 1000 Québécois, révèle également que 72 % des Québécois sont favorables à ce que les immigrants aient l’obligation de détenir une connaissance minimale du français pour voter ou se présenter aux élections québécoises.
Par ailleurs, on apprend que 65 % des Québécois croient que l’obligation de connaître le français devrait aussi s’appliquer aux Canadiens des autres provinces qui auraient l’intention de venir s’établir au Québec.
Ce sondage paraît quelques jours après le lancement de Nous, un ouvrage dans lequel Jean-François Lisée propose différentes solutions pour réhabiliter une nation franco-québécoise ébranlée par ses rapports avec les minorités.
Il fait également suite aux récentes données de Statistique Canada qui démontrent que le français perd du terrain dans les chaumières québécoises. Au Québec, c’est en français que ça doit se passer, dit Jean-François Lisée. Il faut marquer clairement la balise. »
La dernière question de ce sondage portait sur une réforme des cégeps. On découvre que 73 % des Québécois sont d’accord pour que l’ensemble des cégépiens suivent les deux tiers de leurs cours en français et le tiers en anglais. Cette proportion est de 76 % chez les francophones et de 61 % chez les non-francophones.
« Ce que je trouve intéressant, c’est la forte proportion des non-francophones pour l’ensemble des questions, dit M. Lisée. Ceux qui pensent que ce geste braque uniquement les francophones se trompent. »
Jean-François Lisée s’attendait à ce qu’une majorité de Québécois partage cette approche. Mais la forte proportion obtenue l’a surpris.
« Voilà une solution qui, malgré la controverse qui a eu lieu au moment de sa sortie, fait un très large consensus au sein de la société québécoise », dit-il.
Mario Girard, La Presse


Horizon


Rédigé par psa le 10/12/2007 à 04:12