En approuvant le projet de loi la plus radicale de la législation sociale depuis le milieu des années 1960, les démocrates ont prouvé qu'ils peuvent gouverner, même dans des circonstances difficiles et face à des divisions internes importantes.
Pour comprendre quelle grande victoire constitue cet événement, pensez à ce que la défaite aurait signifié. À la lumière de la décision du président de jouer toute sa crédibilité pour que ce projet de loi soit adopté, son échec aurait paralysé sa présidence. Les Congressistes démocratiques seraient devenus la risée de tout le monde, incapables de gagner sur une question qui a été au cœur de leur propre identité depuis l'époque de Harry Truman.
C'est pourquoi les Républicains ont décidé de mettre tout ce qu'ils avaient dans un dernier effort pour battre cette réglementation. Ils ont dit que son passage nuirait aux démocrates aux élections de Novembre. Ils savaient que son échec aurait hanté les Démocrates durant des décennies.
Avec le succès vient la chance de défendre ce qui est, dans beaucoup de ses détails, le genre de plan que la majorité des Américains ont dit qu'ils voulaient. Oui, elle est imparfaite et il ne sera pas bon marché. Mais il comble une grande lacune dans le système américain d'assurance sociale.
Elle offre des garanties de protection que les Américains avaient espérées depuis longtemps pour contrer les pratiques des assureurs privés qui pouvaient les priver de couverture médicale selon les seules décisions de ces entreprises. Elle accorde aussi la sécurité de savoir que la maladie ne serait plus désormais un risque de faillite personnelle. C'est donc un moment historique, le point culminant de l'héritage de Truman et de Franklin Roosevelt.////////Washington Post