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Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Les petits génies de la NSA s’amusaient à espionner tout le monde, allaient de défis en défis, déjouant toutes les protections. Le scandale de l’espionnage s’étend et accule Barack Obama. Le président pourrait ne pas avoir été au courant de certaines pratiques de l’Agence nationale de sécurité. Ce qui laisserait craindre l’émergence de la NSA comme un État dans l’État. Face à la dérive, certaines voix à Washington exhortent le président Obama à recadrer une NSA hors de contrôle.


Un total de 35 dirigeants de la planète, dont la chancelière allemande Angela Merkel, auraient été écoutés par l’Agence nationale de sécurité américaine, a affirmé le quotidien britannique «The Guardian».
Un total de 35 dirigeants de la planète, dont la chancelière allemande Angela Merkel, auraient été écoutés par l’Agence nationale de sécurité américaine, a affirmé le quotidien britannique «The Guardian».
À Washington, on mesure enfin l’ampleur de la crise provoquée par l’espionnage pratiqué à une échelle sans précédent par l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA). La première puissance mondiale est tout à coup contrainte de se répandre en excuses pour avoir effectué des écoutes téléphoniques de 35 leaders mondiaux, dont Angela Merkel. Mercredi, Barack Obama a dû se livrer à un exercice pour le moins embarrassant au téléphone avec la chancelière allemande dont le téléphone aurait été mis sous surveillance de la NSA. Même si la Maison-Blanche a essayé de minimiser la brouille en parlant d’un «échange franc et cordial d’opinions», le président américain a tenté de réparer une rupture de confiance avec l’un des dirigeants européens dont il est le plus proche.
Le feu du scandale, qui égrène chaque semaine de nouvelles révélations à travers les documents mis au jour par le lanceur d’alerte Edward Snowden, se propage comme un feu de paille. À Paris, à Berlin et maintenant à Madrid, les ambassadeurs des États-Unis ont été convoqués pour s’expliquer. Jeudi et vendredi, les États membres de l’Union européenne réunis en sommet à Bruxelles ont accru la pression sur les États-Unis en les exhortant à adopter un code de bonne conduite.


En tant que locataire de la Maison-Blanche, Barack Obama est naturellement en première ligne des critiques. À la Heritage Foundation, un laboratoire d’idées conservateur de Washington, on accable le président qui a, selon elle, sapé le Soft Power et la réputation des États-Unis à l’image d’un… George W. Bush. Or, comme le souligne le New York Times, c’est la conseillère à la Sécurité nationale Susan Rice qui s’est attelée la première à éteindre l’incendie en s’expliquant auprès de son homologue allemand, Christoph Heusgen. Selon de hauts responsables allemands, elle a précisé que Barack Obama n’était pas au courant de la surveillance téléphonique d’Angela Merkel. À Washington, une telle déclaration interpelle: pourquoi le président aurait-il été privé d’informations aussi essentielles? Les révélations issues des documents saisis par Edward Snowden ne cessent d’aggraver le standing de l’Amérique qui semble sacrifier l’idéal démocratique dont elle se réclame sur l’autel de la sécurité tous azimuts.
En annulant une visite d’État à la Maison-Blanche et en dénonçant devant la tribune des Nations unies des pratiques américaines d’espionnage dont elle a été victime, la présidente du Brésil Dilma Rousseff a donné un aperçu des dégâts diplomatiques occasionnés par la surveillance de la NSA. Si Barack Obama a effectivement été tenu à l’écart de ces pratiques, cet état de fait poserait de graves questions sur l’Agence nationale de sécurité au moment où les 16 agences de renseignement américaines demandent cette année un budget de 53 milliards de dollars pour couvrir leurs besoins. La NSA apparaîtrait davantage comme un État dans l’État qui agit en fonction de sa propre logique sécuritaire que comme une agence censée servir les intérêts diplomatiques à long terme de l’Amérique. Face à la dérive, certaines voix à Washington exhortent le président Obama à recadrer une NSA hors de contrôle.


À l’heure où la puissance des États-Unis devient plus relative face à la montée de la Chine et des pays émergents, la coopération avec l’Europe devient non seulement utile, mais nécessaire. En adoptant la stratégie du pivot vers l’Asie, l’administration Obama a cependant laissé l’impression, auprès des Européens, qu’ils étaient désormais livrés à leur sort. Le scandale de l’espionnage accentue un malaise désormais profond, qui pourrait faire dérailler les difficiles négociations sur un accord transatlantique de libre-échange. Preuve toutefois que le scandale n’indispose pas que les alliés «surveillés» de l’Amérique, l’image même du lanceur d’alerte Edward Snowden est en train de changer aux États-Unis. Celui que démocrates et républicains, mais aussi journalistes, ont vite fait de taxer de «traître à la patrie», est désormais jugé à une autre aune: celle d’une démocratie que le cancer du renseignement dévore. /////////Stéphane Bussard

Silence


Rédigé par psa le 26/10/2013 à 18:18
Tags : Démocratie Europe NSA Obama Notez



Aujourd’hui encore fusent de toute part des hommages à Thomas Sankara. L’homme n’avait laissé personne indifférent. Selon François Mitterrand lui-même : « Thomas Sankara ne vous laisse jamais la conscience tranquille ! »


Pour Smockey, la question demeure : À qui profite le crime?
Pour Smockey, la question demeure : À qui profite le crime?


Sur le site Internet toujours dédié à sa mémoire trône cette phrase qui vous accueille : « Thomas Sankara a légué aux générations futures la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes oppressions. » Subliminal et exact !

De ses partisans, des adeptes effrénés de Thomas Sankara, de nombreux amis dont Aziz Fall, Serge Bambara Alias "Smockey" et Éloi Koussawo. Éloi, en son temps, avait déjà commis un poème à la mémoire de Sankara, de son éclatement –sous des balles assassines, en mille et un joyaux de cent carats qui continuent de briller partout en Afrique et hors du continent…

Effectivement, on ne peut ne pas aimer Thomas Sankara ; on ne peut ne pas se rappeler cette conscience légendaire unique qui toujours assaille et énergise partout où il est question de la capacité des Africains, de leur devoir d’Africaine et d’Africain.

Solidaire du genre humain, Thomas Sankara n’en voulait pas plus aux uns qu’il ne demandait aux autres de s’assumer, assumer leur responsabilités actuelles, passées et futurs envers ce continent africains laissé à la dérive.

Que dirait Thomas Sankara face à la détresse des jeunes africains qui se livrent à la mer pour un brin d’existence ailleurs que sur leur continent devenu sans espoir pour eux ? Qu’aurait fait Sankara devant le silence assourdissant des chefs d’État africains contemplateurs du drame que vit leur jeunesse ? Toutes ces questions restent posées aujourd’hui. Ce qui est sûr, Thomas Sankara ne se serait pas tu aussi honteusement en regardant ailleurs… Thomas Sankara aurait éveillé la conscience des responsables africains et les aurait poussés à sortir de leur inaction, avant de participer à une croisade contre la Cour pénale internationale (CPI)…

Les années s’enchaînent et déjà sa mort brutale entame un autre quart de siècle avec toujours un doute accusateur sur les conditions de son assassinat ; le malheur est que ce doute ne se dissipera pas avant que justice convaincante et impartiale ne soit rendue à une telle légende universelle qu’est Thomas Sankara.

On comprend le cri de détresse de l’ami Éloi ; on entend bien son Hélou , son trois fois : Hélou , Hélou , Hééélou lo! On l’entend tellement qu’il faut laisser Éloi Koussawo dire lui-même ce poème incantatoire :


Thomas SANKARA !

Je chante ton nom qui donne frisson
Toi qui as refusé étau et marteau
Toi le digne fils de Tounkara
Tu n’as pas menti à ton nom
Tu n’es pas sankara
Tu es un diamant de cent carats
Ton éclatement illumine l’Afrique
Sankara, diamant de cent carats
Le fifre qui fait vibrer les fibres d’Afrique
Hélou , Hélou , Hééélou lo!
Ris d’eux, Oh , Ris d’eux!
Ceux qui ont précipité ton éclatement
Ceux qui ont voulu ta métamorphose
Comme jadis Soundjata dans le Sankari
En vain ont-ils voulu te circonscrire
Avec ce machin manipulé-téléguidé
Ce compas au rez de la trahison
Diamant de cent carats, tu es éternel
Car tu es à la fois Noir-Rouge-Blanc.


Silence


Rédigé par psa le 17/10/2013 à 08:08



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