Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est essayiste, partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Reconnaître et admettre qu’ils sont en retard sur le Togo. Avouer et concéder qu’ils sont suffisamment dépassés par le Togo pour ne s’accrocher, tôt plutôt que tard, volontairement ou non, qu’au seul récif politique disponible, le Grand Pardon sous la férule d’une Transition républicaine, à défaut d’un balayage certain…


Édourad Édem Kodjo, 1938-2020
Édourad Édem Kodjo, 1938-2020


30 septembre 2021… Première Journée de Vérité et de Réconciliation à travers le Canada. Loin d’être un simple jour férié au niveau des structures relevant de l’administration fédérale canadienne, ici, nous parlons du courage de faire face aux travers passés des relations douloureusement indescriptibles entre les Autochtones et Premières Nations d’une part, les autres habitants et citoyens d’autre part.


C’est un début de guérison nécessaire, une amorce de justice incontournable, un préliminaire au Grand Pardon que, pratiquement, toutes les sociétés du monde se doivent d’entreprendre, pour peu qu’elles aient l’honnêteté de jeter un coup d’œil derrière elles, juste un coup d’œil sur leur héritage, leur sombre passé pas trop lointain…

Le Togo y compris… Le Togo, ses citoyennes et ses citoyens vivent toujours sous cette férocité intarissable qu’un père, un fils, un système, des complices, tous malveillants, n’ont jamais su éteindre. Difficilement certes, mais le Togo reste éligible au Grand Pardon

L’exercice de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) avait une noble prétention. Hélas ! Au Togo, tout est dévoyé… Tout, absolument tout, est fait sans sincérité et seulement pour tromper, jour après jour, occasion après occasion.

La CVJR n’a donc pas échappé à cette triste règle de menterie politique qui s’étend de la gouvernance confisquée jusqu’aux dialogues politiques au Togo. Le plus retentissant conciliabule fut d’ailleurs une supercherie magistrale présidée par la CEDEAO des présidents Nana Akufo-Addo, Alpha Condé et consorts déguisés.


Un Pouvoir Dépassé par le Togo


Depuis Édem Kodjo, nous savons qu’aucun Grand Pardon ne peut advenir sans l’avènement de la Démocratie ou tout au moins sans le triomphe de la Raison et de la Confiance politique rehaussée, ornée, ennoblie.

C’est probablement cette démonstration que font de nouveau les États-Unis d’Amérique et la Russie, à Genève, aujourd’hui même. Les deux superpuissances antagonistes, disposant de 90% des arsenaux nucléaires au monde, ne pouvaient continuer à s’ignorer et se menacer froidement, jour après jour et à coup de cyberattaques procureuses du pire.

À ce titre et sous cet exemple, le Togo n’a aucun lendemain sans une franche adhésion au Grand Pardon, à ses authentiques conditions ainsi qu’à ses beautés de souscription diverses à un Avenir solidairement différent et patriotiquement fécond pour tous les ayants cause.

La confiscation du pouvoir au Togo donne l’illusion du survol ou de l’évitement du passage obligé du Grand Pardon et de la fin des "Deux Solitudes" togolaises ; Deux Solitudes qui se renouvelle et se cristallise chaque jour davantage.

De toutes les façons, la situation qui persiste au Togo a fini par disqualifier les partisans du pouvoir actuel pour qu’ils soient ou redeviennent les initiateurs autorisés d’un véritable et salutaire dégel politique au pays qu’ils ont confisqué, sans jamais réussir à le gouverner adéquatement et sans résistance. Encore que ces usurpateurs et leurs Adowuinon aient la lucidité de le reconnaître.

Reconnaître et admettre qu’ils sont en retard sur le Togo. Avouer et concéder qu’ils sont suffisamment dépassés par le Togo pour ne s’accrocher, tôt plutôt que tard, volontairement ou non, qu’au seul récif politique disponible, le Grand Pardon sous la férule d’une Transition républicaine, à défaut d’un balayage certain…

Un autre Togo est possible… Un autre Togo est déjà né, inexorablement… Une question de temps…



PSA
•30 septembre 2021•


Mot à Maux


Rédigé par PSA le 01/10/2021 à 03:00



Comment se fait-il que nous n’ayons encore rien compris que, plus que les partis politiques, c’est du Togo et de la dignité même de ses enfants dont il est question dans cette lutte?


Togo n’est plus Togo… Depuis Quand?


Abonnée au suicide collectif, l’Opposition togolaise trouve toujours les moyens de s’entendre sur rien, absolument "rignin" comme disait l’autre dans "Au Commencement était le Glaive". Jamais les réseaux sociaux n’ont été aussi asociaux que dans les mains des adeptes et des activistes de la guéguerre infinie.

Un nouveau venu, déguisé en Statisticien électoral en Chef, trouve, lui, que : « À peine 10% du corps électoral a participé à la présidentielle du 22 02 2020. » Cette découverte tardive lui permet de partir à la défense des uns et de pourfendre les autres. Allègrement… Sans ménagement…

Comment se fait-il que nous n’ayons encore rien compris que, plus que les partis politiques, c’est du Togo et de la dignité même de ses enfants dont il est question dans cette lutte? C’est uniquement pour le Togo –et non pour aucun parti ou personnage politiques-, c’est au bénéfice du plus ordinaire des enfants du Togo que la victoire du 22 février 2020 est à inscrire à l’actif de la DMK et de son candidat Agbéyomé KODJO… C’était le choix respectable du Peuple togolais… Point final!

Depuis quand Faure Gnassingbé a été le choix des Togolais à une seule élection au Togo? Depuis quand un Peuple en lutte constante pour sa libération, subitement, un jour de Présidentielle élit-il son bourreau? Depuis quand l’arithmétique électorale qui concentre les électeurs dans les régions de Lomé, Maritime et Plateaux, aurait changé au Togo et de manière drastique le 22 février 2020? Depuis quand le Togo n’est plus Togo? Depuis quand les Peuples ne sont plus les seuls maîtres de leur choix?


Pénurie de Peur

Il est trop tard de renoncer à l’évidence des Peuples toujours pétris par leur Dignité… Que les élections ne produisent pas les renversements escomptés constitue une chose ; que les Togolaises et Togolais soient réfractaires au changement est tout à fait inconcevable pour des humains qu’ils demeurent. Des doutes ont toujours prévalu sur chaque élection au Togo… Mais il existe zéro raison objective de ne pas en accorder le bénéfice à l’Opposition incarnée du moment considéré.

Si le contraire était possible, il y a bien longtemps que des élections justes et équitables seraient organisées au Togo, au profit de ceux qui ne veulent aucunement quitter le pouvoir, à moins d’une confrontation lugubre dont ils ne se cachent même plus… De toutes les façons, c’est le devoir du changement qui importe et explique la "pénurie de peur" qui grandit au Togo et dans sa diaspora.

Véritablement, la liberté ne fatigue pas les Peuples. La dictature au Togo ne mérite rien d’autre que la détermination non partisane vers son élimination historique définitive. Seules la Grandeur et la Générosité collaboratives permettront d’ailleurs ce retour imprescriptible à la République. C’est en empruntant ce sens unique que nous aboutirons, ensemble, au résultat de la fin de l’imposture au Togo… En cela, le Togo reste le Togo et le changement est son autre nom…


PSA
•14 juillet 2021•


Mot à Maux


Rédigé par PSA le 16/07/2021 à 23:11
Tags : Agbéyomé Kodjo DMK Togo Notez



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