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Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Être ABLODEVI après le 22 février 2020, c’est prouver et mériter l’intelligence de la fabrique nouvelle du Togo généreux et ambitieux inscrit en chacune et en chacun de NOUS.


ABLODÉVIWO... C'est du Sacré... Ça se Mérite...
ABLODÉVIWO... C'est du Sacré... Ça se Mérite...


Depuis quelques jours circule un message audio de notre ami… Fo Koffi de Londres. Je ne le connais pas particulièrement autrement que dans la togosphère. Mais les amis ont la vertu d’interroger nos consciences, nos paroles et nos silences…

Un message que je n’ai pas eu à partager personnellement, une fois l’avoir reçu… Un message de division lamentablement asséné avec d’interminables allusions… Un message totalement irresponsable et inacceptable… Un message qui doit retourner dans les profondeurs ténébreuses de ceux qui inspirent et soufflent de telles communications, faites au nom des ABLODÉVIWO, les héritiers de la lutte pour l’indépendance du Togo… On se demande d’ailleurs qui les a désignés héritiers, eux, parmi tous les ayants droit de l’héritage ABLODÉ… Là n’est pas l’essentiel n’est pas là!

Je commencerai donc par dire que NOTRE lutte, la lutte des ABLODÉVIWO, les adeptes historiques, elle est avant tout une lutte noble, une lutte de grande noblesse prônant l’émancipation et la réalisation des ambitions d’un grand Peuple, du Sud au Nord du Togo pour bâtir une NATION forte par le TRAVAIL, la LIBERTÉ et l’amour de la PATRIE…

Nulle part dans cet idéal nationaliste de l’époque, idéal républicain aujourd’hui, ne fut inscrit la division, la petite et basse subdivision chichement et subtilement exacerbée par de prétendus héritiers qui seraient plus méritants que d’autres citoyens. On se comprend très bien… Si Gilchrist Olympio n’a pu chausser les chaussures de son propre père, Sylvanus, il est grand temps que les apprentis sorciers de la division se ravisent…

Aucun de nos parents n’est resté les bras croisés dans le grand combat que fut la conquête de l’indépendance du Togo. Pour certains, et sans faire offense à d’autres contrées du pays, ils étaient au cœur même de l’action à Lomé, dans ce que nous pouvons appeler aujourd’hui, avec charme et considération, le Vieux Lomé : Adjangba-komé, Aguiar-komé, Assiganto, Bèniglato, Kokétimé, Adobou-komé, Woétrivi-kondji, Doulassamé, Lom-Nava, Amoutivé, Assivito, Kodjoviakopé, Nyekonakpé et j’en oublie certainement.


Aucunement, le CUT n’avait semé la division, malgré les aléas de la politique et les pièges du "diviser pour régner" des anciens dominateurs et leurs valets locaux. L’histoire vraie du Togo reconstituera assez solidement les fondements de cet idéal togolais ambitieux, majestueusement porté par Sylvanus Olympio au nom de plusieurs autres, illustres et humbles anonymes du même combat. On ne s’appelle pas CUT, Comité de l’Unité Togolaise, et on ne choisit pas de faire pays indépendant, avec cette dénomination, pour rien.

Pour autant, être ABLODEVI au 21e siècle doit se mériter, et ABLODÉVI aujourd’hui se mérite. ABLODÉVI n’autorise pas et ne condamne surtout pas à la cécité, à l’aveuglement volontaire, à l’inaction, à la partisanerie extrême et extrémiste. Grand économiste et rigoureux gestionnaire, Sylvanus Olympio fut aussi un grand diplomate et un homme de compromis et de résultat. ABLODÉ a toujours été la PATRIE avant tout parti politique, la NATION Togo avant les faux cloisonnements ethniques.

Être ABLODEVI après le 22 février 2020, c’est s’inscrire dans ces idéaux, valeurs et actes de la République, et ainsi, respecter la volonté autant que le choix majoritaire du Peuple togolais.

Être ABLODEVI après le 22 février 2020, c’est enrichir un si grand héritage en laissant portes, âmes et mentalités ouvertes, c’est garder cœurs et bras désarmés de haines et de rejets de prétendus autres que NOUS.

Être ABLODEVI après le 22 février 2020, c’est prouver et mériter l’intelligence de la fabrique nouvelle du Togo généreux et ambitieux inscrit en chacune et en chacun de NOUS.

Être ABLODEVI après le 22 février 2020, c’est une qualité humaine et politique concrète qui se mérite et doit se mériter de plus en plus, quotidiennement, à l’épreuve des défis nouveaux, et de l’ensemencement d’une vision agile et d’une éthique républicaine solide inscrite dans la modernité du présent et de l’avenir.

ABLODÉ, c’est en permanence l’exigence du grand mérite.


PSA


Diplomatie Publique


Rédigé par PSA le 27/09/2020 à 19:53



"Supposons qu'un juge évalue une demande de révocation d’un procureur et qu'un groupe de religieuses et d'évêques présente au juge une vidéo montrant le procureur acceptant une mallette pleine d'argent de l’avocat de la partie adverse. Le juge devrait-il rejeter la demande de révocation du procureur dans cette affaire?"





Aux États-Unis, la Cour décide : Agbéyomé Président!



Pour une Cour d’Appel fédérale des États-Unis, à Washington DC, Agbéyomé KODJO a gagné la Présidentielle du 22 février 2020 au Togo.

Le favoritisme, le clientélisme, la partialité ou le népotisme n’est qu’une forme de corruption qui pervertit la démocratie aux États-Unis et l’idéal de démocratie au Togo. Le défaut de publier les résultats de la présidentielle BV par BV corrompt la victoire de Faure Gnassingbé et favorise Agbéyomé KODJO.

C’est la déduction logique, fidèle aux Constituions des États-Unis d’Amérique et du Togo, qui ressort de l’affaire du général Michael Flynn. Ami de Donald Trump, ce dernier a demandé que les poursuites contre le général Michael Flynn soient abandonnées. La demande portée par le ministre de la Justice, William (Bill) Barr, et présentée devant une Cour d’Appel fédérale vient d’être rejetée.

Pourquoi? Simplement dit, en dehors des subtilités juridiques, voici l’argument du tribunal d’Appel: Favoriser un ami du président n’est pas constitutionnel. C’est une corruption des principes démocratiques, comme si le système de justice venait d’accepter une corruption, un pot-de-vin, publiquement.


Échec au Test du Rire


Une fois que la démocratie et l’idéal de démocratie sont inscrits dans une Constitution, la Justice doit y veiller scrupuleusement. Que ce soit à Lomé ou à Washington DC, à Lima ou à Berlin, à Londres ou à Islamabad, etc.

La bouffonnerie du ministre de la Justice Bill Barr et de ses avocats a été démontrée à travers le questionnement de l’un des juges de la Cour d’appel à l’avocat principal du ministre : "Supposons qu'un juge évalue une demande de révocation d’un procureur et qu'un groupe de religieuses et d'évêques présente au juge une vidéo montrant le procureur acceptant une mallette pleine d'argent de l’avocat de la partie adverse. Le juge devrait-il rejeter la demande de révocation du procureur dans cette affaire?"

Ridiculement… Pour rester droit dans leurs bottes… "Oui!" ont répondu les avocats du ministre Barr, de l’État américain et de Michael Flynn. Selon eux, la séparation des pouvoirs signifie qu’un tribunal doit accepter la décision du pouvoir exécutif de classer une affaire pénale, même si elle est obtenue en situation de flagrant délit. Ils venaient d’échouer, tous, au test du rire général.

Les religieuses et les évêques représentaient également le principe de l’indépendance même de la Justice ainsi que celui de la valeur intrinsèque de la Démocratie, en tant que fondement de la Constitution. En aucun cas, ces principes ne peuvent être sacrifiés pour faire plaisir à quiconque, même pas à un président de la République, Faure Gnassingbé ou Donald Trump.

À travers cette décision, l’ami du président pas plus que le président lui-même ne peut avoir raison sans donner l’impression, vraie et dommageable, que la Justice est instrumentalisée et est à double vitesse.

Parce qu’elle est instrumentalisée et à double vitesse –assortie des bouffonneries publiques d'Aboudou Assouma et autres, autant que dans leur refus de publier les résultats détaillés par Bureau de vote, l’Éthique de préservation de la République s’impose : Agbéyomé Kodjo est président élu du Togo… La Justice américaine le confirme ainsi, en appel, non pas à Lomé mais dans la capitale du monde où la densité des avocats est probablement la plus élevée sur Terre...

Partout, la Loi possède son fondement éthique et lui est rigoureusement soumise. Dans le cas togolais, ce principe fondamental de la démocratie est bien inscrit dans la Constitution… Comme partout ailleurs.

L’imposture de la dictature, n’a pas d’avenir. L'imposture de la confiscation du pouvoir ne s'impose donc pas à Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, l'élu majoritaire des citoyens du Togo.

Les juristes togolais ainsi que les partis politiques doivent modeler leurs arguments et stratégies, désormais, au lieu de passer leur vie à courir derrière des procès-verbaux que le régime er la fameuse CENI leur refuse toujours à longueur des élections… Plaider le "Principe de la Démocratie" plutôt que leur course infructueuse aux procès-verbaux…


PSA
[1er septembre 2020]


Diplomatie Publique


Rédigé par PSA le 02/09/2020 à 07:58



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