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Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Tout est politique. En québécois, je dirais même que la politique c’est toute ; puisque « Tout est dans Toute » disons-nous par ici. Ne nous y méprenons donc pas… ne confondons pas tout à la toute politique, surtout pas l’avant-législatives à l’après-législatives…


Togo… La Conquête de l’imperfection

Tout est politique. En québécois, je dirais même que la politique c’est toute ; puisque « Tout est dans Toute » disons-nous par ici. Ne nous y méprenons donc pas… ne confondons pas tout à la toute politique, surtout pas l’avant-législatives à l’après-législatives…

La politique est un voyage. La politique est un long voyage qui est tout, sauf tranquille. C’est en cela que les données changeantes qui se sont cristallisées dans le 20-decembre-2018 appellent à une stratégie conséquente, sereine et ouverte. Jusqu’à preuve du contraire, le peuple togolais est prêt au changement. Les civils comme les militaires, les croyants comme les sceptiques, chacun dans son langage a apporté la même réponse à l’appel au changement : seule la logique face aux grands rendez-vous compte.

Nous en avons un rendez-vous tout aussi grand : les élections locales. Le peuple togolais attend. Il attend que se décident les adeptes du changement, forces politiques et citoyennes confondues, si possible. Un tel vivier de partisans du changement ne peut être laissé à la traîne lors des élections municipales et locales qui se dessinent. Mieux encore, les adeptes du changement eux-mêmes ne peuvent se permettre de tout délaisser.

Dans ce long voyage politique togolais, la seule attitude stratégique qui tienne est l’appel à la conquête des villes et des villages, le quadrillage du territoire national, la possession du pays vrai de Lomé à Dapaong.

Tout est politique et le voyage politique c’est bien la conquête de l’inattendu ; la conquête de l’imperfection, comme ce fut le cas récemment encore au Congo RD et comme il en sera ainsi ailleurs en Côte d’Ivoire, au Gabon, en France, aux États-Unis, partout ailleurs. Adeptes du changement politique au Togo, nous devons partir à la découverte de l’inattendu politique qui fait corps avec les élections locales ; ce dont le régime nous a privés depuis des décennies.

Ce n’est pas le moment de faire la fine bouche politique au Togo. Mettons de côté nos Chichi et nos Wawa, et faisons face à la réalité de la seule stratégie politique qui s’impose dans les circonstances : participer aux Locales. Vitement d’ailleurs, allons à la découverte de l’inattendu… Bâtissons demain…


Silence


Rédigé par psa le 01/02/2019 à 18:50
Tags : Démocratie Togo Élections Notez



« Dans la nuit on peut aller à des précipices, et dans l’ignorance on peut aller à des crimes. » Gilbert Bawara n’est pas du Peuple au Togo. Ça suffit ! Gilbert Bawara, ministre, membre du parti politique présidentiel, au pouvoir donc au Togo, ce Gilbert Bawara là qui lutte bec et ongles pour le maintien du système absolu cinquantenaire n’est pas à compter dans le Peuple. Le reste est pure démagogie ou rude ignorance.


Jean Valjean… Il incarne à lui seul l’idée du Peuple selon Victor Hugo.
Jean Valjean… Il incarne à lui seul l’idée du Peuple selon Victor Hugo.


« Dans la nuit on peut aller à des précipices, et dans l’ignorance on peut aller à des crimes. » Gilbert Bawara n’est pas du Peuple au Togo. Ça suffit ! Gilbert Bawara, ministre, membre du parti politique présidentiel, au pouvoir donc au Togo, ce Gilbert Bawara là qui lutte bec et ongles pour le maintien du système absolu cinquantenaire n’est pas à compter dans le Peuple. Le reste est pure démagogie ou rude ignorance.

C’est vrai que les femmes et les hommes du Togo sont indûment gouvernés par un seul et même régime autocratique depuis plus d’un demi-siècle. Pour autant, c’est quasiment tous les jours qu’il est loisible de croiser des Togolais de grandes capacités, diverses, en dehors de celles et de ceux qui ont déjà fait leurs preuves au Togo ou ailleurs.

C’est en cela que le ministre Gilbert Bawara qui pour la première fois était d’ailleurs entré en politique visible par le gouvernement de l’un des plus brillants Togolais ne peut continuer à semer l’impéritie et l’invalidité intellectuelle en prétendant appartenir au Peuple. Un ministre n’est pas du Peuple. Pas plus au Togo ou ailleurs, ni demain ou à travers l’histoire.

En jouant à la vierge, offensée par ses interlocuteurs dans l’un de ces débats que j’écoute très rarement, l’incongruité a fini par persister et prévaloir. Personne n’a su relever l’imposture que défendait le ministre Bawara : « Et moi alors, ne suis-je pas du Peuple » réclamait et osait proclamer un ministre togolais en fonction. Dès lors, la clarification devient une éthique républicaine.


N’est pas du Peuple qui veut

Non, Gilbert Bawara. C’est un minimum requis pour un ministre ou tout être à prétention politique de savoir que tout citoyen n’est pas du Peuple. Vous le savez ou vous ne devrez pas ne pas le savoir simplement dit : Le Peuple c’est les Sans-Voix ! En politique, la notion et la réalité du Peuple sont bien connues parfaitement délimitées. Un ministre doit savoir ce que c’est qu’un Peuple, et même connaître celles et ceux qui sont considérés parlés au nom du Peuple.

En politique, le Peuple est une représentation qui ne trompe pas ; c’est une reproduction infalsifiable, même au Togo. Peut-être plus au Togo que partout ailleurs où l’alternance politique est déjà réalisée : le Peuple mérite d’être rappelé et enseigné aux dirigeants. Prenez Les Misérables, œuvre universelle, et vous comprendrez quelque chose au Peuple, à sa réalité, sa matérialité, son évidence, son exactitude, son axiome, son postulat.

Au Togo aussi, le Peuple est là. Au Togo, le Peuple résiste par le silence, par la faim, par la lutte du retour à la République, par le combat pour son EnAucunCas, par la bataille du vote de la Diaspora, par le devoir d’une CENI paritaire et par la victoire des reformes avant toute élection. Le Gilbert Bawara, ministre, est-il de ce Peuple en lutte pour la reconquête de sa Dignité ou de la classe de ceux qui emprisonnent et châtient le Peuple ?

Nulle part, l’invouloir, la démagogie, la falsification, la répression, les fraudes ne rendent éligible au Peuple. Faire éclater une confusion à pareil moment où les évêques eux-mêmes ne se retiennent plus de leur désir de changement au Togo, c’est ajouter l’opprobre à l’abjection, additionner l’outrage à l’insulte de toujours, vouloir se débarrasser du pickpocket pour accueillir un Azéto, un criminel. Nulle part, un ministre n’est du Peuple.

À d’autres !

togo_lepeuple.pdf Togo LePeuple.pdf  (546.33 Ko)

Silence


Rédigé par psa le 22/11/2018 à 16:04



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