Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Louise Abema
Louise Abema
Il apparait que la Fédération togolaise de football (FTF) ne soit pas sortie, du tout, de la mauvaise posture qui était la sienne depuis quelques mois. La réconciliation ayant fait son ouvre entre les deux entités jadis antagonistes de son bureau directeur, on pouvait bien penser que le retour aux bons sentiments, joint à une volonté d’actions apaisantes du ministre togolais Antoine Folly, tout comme la lettre du secrétaire général de la FIFA demandant le rétablissement de l’ensemble des élus du 9-janvier-2007 à la tête la FTF seraient de nature à faire évoluer la situation du football togolais. Malheureusement, le feu couve toujours. Il est même entretenu par le Comité national olympique togolais (CNOT) au motif assez subversif et incompréhensible de soulever des éléments antérieurement objet de litige entre les deux clans antagonistes de la FTF. Nommons ces faits jadis litigieux, aujourd’hui dépassés et délaissés par les mêmes personnes. Il s’agit des absences continues de Gabriel Ameyi et trois autres personnes aux réunions de la FTF. Une telle situation a été la parade remarquablement évoquée par la bande à Tata Avlessi pour fragiliser et nier la succession de notre ami Tata par le sieur Ameyi. Ce dernier se trouvant disqualifié au profit du doyen d’âge, Lawson Gallus. Avouons qu’une telle démarche a été évoquée à titre conservatoire et dans un climat intense d’adversité, au lendemain des sanctions prises en l’encontre de Tata Avlessi. Il est vrai que la gestion de cette sanction a été ratée lamentablement par la CAF, pressée de voir Ameyi à la tête de la FTF : en juge, la CAF avait ainsi un parti-pris mal inspiré pour un camp antagoniste, décrédibilisant par la même occasion sa propre sanction contre Tata Avlessi. Les partisans de Tata Avlessi profitant de l’erreur du gouvernement togolais de cautionner la Prise de la FTF par l’armée togolaise, ont alors profité de cette gestion inacceptable pour faire mouche, en frappant d’une pierre, deux coups stratégiques. La démission des partisans de Tata Avlessi avait ainsi la juste coloration d’être une double dénonciation : 1) l’intrusion de l’armée dans les affaires de la FTF ainsi que 2) le rôle impartial de la CAF –dans les faits et aussi en apparence- dans le règlement de la crise provoquée par le départ de Tata Avlessi. La FIFA a donc été alertée, directement par un Mémorandum qui a fragilisé quelque peu la position de la CAF face à l’ensemble des éléments de ce dossier litigieux. D’une certaine façon, la CAF elle-même s’est trouvée en situation de devoir prendre une distance et laisser la place, un peu plus, à la FIFA. Rien n’a pu être réglé toutefois, avant les moments de la présence de tous ces ayant cause au Ghana, à la faveur de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, la CAN-2008.
Les béquilles proposées par le CNOT notamment dans ce Comité provisoire de gestion (CPG) de la FTF s’étant consumées d’elles-mêmes, à la fin de leur période de vie utile fixée à six mois, une nouvelle opportunité s’est présentée à tous les anciens membres du bureau de la FTF de dépasser leur divergence et faire prévaloir le sens commun ainsi que les chemins de la collaboration pour faire face aux défis qui attendent le football togolais. C’est à cela qu’il faut travailler : réunir les adversaires du passé. C’est ce qui fut fait avec un relatif succès. On comprend alors très mal le rôle inélégant que voudrait se donner le CNOT pour empêcher les élus de la FTF de reprendre service en dépassant leur clivage passé au profit d’une aventure de nouvelle collaboration. Ce n’est nullement pas le rôle du CNOT de partir en guerre contre cette nouvelle expérience de retour à la normalité et aux bons sentiments entre d’anciens rivaux. Faudra-t-il rappeler au CNOT que sa fonction n’est pas du tout hiérarchique sur la FTF, à tout le moins aux yeux de la CAF et de la FIFA? Le rôle du CNOT est celui d’un organe de support, de pompier au besoin, surtout pas de pyromane. C’est là que se situe mon grand étonnement par rapport aux points litigieux passés et dépassés que le CNOT se plaît à soulever aujourd’hui, dans le seul but d’affaiblir le retour à une certaine normalité à la FTF. Faudra-il le rappeler, les adversaires d’hier se sont bien entendus qu’en cas de retour de Tata Avlessi – s’il venait à être disculpé par le Tribunal d’arbitrage des sports, celui-ci pourra réintégrer l’équipe de la FTF ? Le CNOT doit se ressaisir et faire la démonstration d’un calme olympien face à la situation de la FTF. Une analyse froide des enjeux devra l’y aider. C’est mon grand souhait ! Quant à notre ami Bernard Walla, il en fait tout simplement un peu trop. Quand on est provisoire on est pas permanent pour une place qu'il n'aurait jamais pu avoir dans la normalité des choses. La FTF se doit d'être dirigée par ceux et celles qui y ont été élus. Adversaires hier et amis aujourd'hui, même circonstanciels, nuls autres que ces gens là , de ce bureau reconstitué, ne possèdent la légitimité encore moins la légalité de diriger la FTF jusqu'à un nouveau désordre... que je ne souhaite pas, bien sûr. SVP, du calme !

Mot à Maux


Rédigé par psa le 20/02/2008 à 20:53
Tags : football togo Notez