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Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Qui sortira du lot?
Qui sortira du lot?
« Comme s'ils s'étaient donné le mot. Ce week-end, les ténors de la chiraquie, Dominique de Villepin en tête, ont pris un malin plaisir à déstabiliser Nicolas Sarkozy en évoquant d'autres candidatures UMP possibles à la présidentielle. Et y sont visiblement parvenus. Interrogé hier matin sur France Inter, le ministre de l'Intérieur s'est montré très irrité, multipliant piques et sarcasmes. Sur un ton sec, il a défié Villepin : s'il veut être candidat à la candidature en vue de 2007, «qu'il le dise». «(…) Les candidatures devront se faire connaître à la fin du mois de novembre, et il y aura un congrès où tous les militants de l'UMP pourront voter».
C'est sur ce point en particulier que le Premier ministre l'avait titillé la veille. Reprenant une idée lancée par Michèle Alliot-Marie lors des universités d'été de l'UMP à Marseille, en septembre, Villepin a assuré au Grand Jury RTL-LCI- le Figaro que l'UMP accordera «non pas une investiture à un candidat» en janvier «mais un soutien financier». «Si d'autres avaient le sentiment de pouvoir jouer un rôle, de pouvoir s'engager, eh bien ce choix pourrait être le leur», a-t-il ajouté. Selon lui, un vote des militants UMP en faveur de Sarkozy le 14 janvier n'empêchera pas un autre candidat de se présenter. Le chef du gouvernement a ainsi rappelé que les gaullistes ont «un héritage qui est de considérer que cette élection, c'est d'abord la rencontre entre un homme, une femme et le peuple français».
(…) Tout le travail des chiraquiens consiste donc à montrer à l'électorat de droite qu'une autre offre est possible dans leur camp. Villepin s'est autodésigné grand pilote de l'opération en prenant systématiquement le contre-pied de Sarkozy sur tous les sujets de politique intérieure comme internationale (carte scolaire, service civil obligatoire, droits de succession, relations diplomatiques avec les Etats-Unis ou la Russie, etc.). Cette stratégie a pour but de légitimer une éventuelle deuxième candidature si d'aventure le numéro 2 du gouvernement dégringole dans les sondages.»


Vanessa SCHNEIDER, Libération



Mot à Maux


Rédigé par psa le 10/10/2006 à 10:01